Catégorie:Panthéon Saurien

De La Bibliothèque Impériale
(Redirigé depuis Anciens)
J’ai consacré toute ma vie adulte à l’étude des grandes œuvres des races aînées. On peut dire, sans aucun doute possible, que l’aspect le plus mystérieux de leurs écrits est celui qui concerne les "Anciens".
Par exemple, les récits des Hauts Elfes mentionnent les Anciens, mais ce qu’ils en disent semble entrer en contradiction directe avec leurs propres mythes de création liés à deux de leurs Dieux : Asuryan et Isha. Dans son Grimoire des Jours Anciens, le Maître du Savoir Finreir déclare que ce sont les Anciens, dénommés « ceux qui sont venus d’au-delà des cieux », qui ont créé le monde tel que nous le connaissons et qu’ils ont également créé la race des Elfes. Pourtant, le Maître du Savoir Beldryal contredit cette théorie dans La Flamme Éternelle, son œuvre majeure, lorsqu’il déclare qu’Asuryan, "l’Empereur des Cieux" Elfique (celui dont tous les Elfes sont supposés suivre les intentions divines), fut le créateur primordial et qu’Isha, Déesse de la Nature, fut la mère (c’est-à-dire la créatrice) de la race Elfe. Qui plus est, les Elfes ne voient apparemment aucune contradiction entre les deux textes.
La seule conclusion raisonnable à laquelle je sois arrivé est que les Dieux des Elfes doivent en réalité être les Anciens et que les deux livres ne font que rapporter deux versions différentes de la même histoire. Pourtant, lorsque j’ai soumis cette hypothèse à Felanthian, un érudit Elfe de Marienburg avec lequel je communique depuis de nombreuses années, sa réponse énigmatique ne fit que me jeter dans une plus grande perplexité :
« Mon ami, vous êtes dans l’erreur, les Anciens ne sont pas les Dieux de mon peuple. Cependant, afin d’apaiser votre esprit, je puis vous confirmer que les deux textes Asur que vous citez dans votre instructive missive ne se contredisent pas l’un et l’autre. »
Mes traductions seraient-elles erronées ?
- Extrait des journaux du Père Igyori Rhyurvic de Brünmarl, Prêtre de Véréna


Il y a des millions d’années de cela, le monde était une vaste étendue glacée, battue par les vents et plongée dans l’obscurité. La banquise recouvrait la plus grande partie de sa surface, et seule une bande de terre au niveau de l’équateur abritait quelque ébauche de vie. Des créatures sauvages parcouraient cette région et se mesuraient à des choses horribles et sans âge dans leur lutte pour la survie. En dehors des Dragons et des Dragons-Ogres, nul ne sait quelles civilisations grandirent et redevinrent poussière en ces temps oubliés, car leurs ruines sont aujourd’hui recouvertes par le passage des millénaires.

Tout cela fut bouleversé lorsque les Anciens arrivèrent sur le monde. Ces êtres dont les pouvoirs égalaient ceux des Dieux naquirent alors que l’univers était jeune. Ils régnaient sur un empire qui s’étendait à travers les étoiles et le temps, car pour ses créatures mystiques aux connaissances sans limites, l’astrologie et l’astronomie, la Magie et la science tout autant que l’art et la réalité ne faisaient qu’un. Toutes les planètes de l’empire des Anciens étaient reliées par des portails. Certains étaient petits et ne permettaient qu’à un seul individu de voyager de plusieurs années-lumière en quelques secondes, mais d’autres, généralement situés dans le vide spatial, étaient si grands que d’immenses armadas de vaisseaux pouvaient les franchir. C’est ainsi qu’un de ces portails fut bâti dans le ciel au-dessus du monde afin que des vaisseaux d’argent venus de tout l’empire galactique des Anciens apportèrent de nouvelles races et des objets appartenant à une technologie très avancée.

En effet, les Anciens avaient détecté l’extraordinaire potentiel de ce monde, si bien qu’ils avaient décidé de lui donner une importance primordiale, même si on ignore laquelle. Mais avant qu’ils puissent mettre leurs plans à exécution, il fallait qu’ils modifient son orbite afin de réchauffer son atmosphère. Rapidement, la banquise se mit à fondre et des forêts verdoyantes recouvrirent les terres.

Les Dieux Créateurs

Les Anciens trouvèrent sur les plaines du monde les créatures qui allaient devenir les races des hommes, des Elfes et des Nains. Ils en découvrirent d’autres qui s’avérèrent incompatibles avec leurs plans et créèrent donc les Saurus afin qu’ils deviennent leurs soldats : lorsque le climat fut favorable, de grandes armées d’Hommes-Lézards partirent en guerre contre les races que les Anciens voulaient exterminer, et menèrent une série de conflits qui sont depuis tombés dans l’oubli.

Sous la supervision des Anciens, le monde devint un paradis. Comme ils l’avaient fait ailleurs, ils modelèrent les races pour en faire des serviteurs adaptés à leurs besoins. La première ainsi créée fut celles des Prêtres-Mages Slanns. Ils devinrent les vizirs des Anciens, des compagnons fidèles chargés d’administrer leur royaume et de guider les races inférieures dans leur développement. Les Slanns étaient les seules créatures capables de survivre en présence des Anciens, car ils étaient eux-mêmes des êtres à l’intellect et aux pouvoirs magiques prodigieux. Tandis que les Saurus accomplissaient leur tâche, les Anciens passèrent à la deuxième phase de leur plan, et donnèrent naissance au Skinks afin qu’ils fassent office d’artisans et d’administrateurs pour leur empire naissant. C’est aussi à cette époque que virent le jour les premiers Kroxigors, qui reçurent pour tâche d’ériger les Cités-Temples. En commençant par la région équatoriale et qui allait devenir la Lustrie et les Terres du Sud, les Hommes-Lézards bâtirent des villes et des monuments sur toute la surface du globe, chacune de ces constructions se situant sur un nœud du réseau de pouvoir qui parcourait le monde.

La phase suivante du plan des Anciens fut le réalignement des plaques tectoniques. À partir de l’unique continent révélé par la fonte des glaces, ils modelèrent les mers et les îles selon un schéma conforme à leur vision. De telles modifications allaient prendre des millénaires pour s’achever et seuls les Anciens savaient quels buts elles servaient. Pendant plusieurs millénaires, les Anciens firent de fréquentes visites dans ce monde, apportant de nouvelles plantes, de nouveaux animaux et aidant le développement de ceux qui y existaient auparavant. Ils manipulaient la génétique - peut-être pour répondre à une nécessité connue d’eux seuls - créant et détruisant un certain nombre d’espèces à partir des formes de vies indigènes. Ils s’assurèrent que leurs créations jouissent d’un territoire qui leur fut propre, de sorte que chacun pouvait poursuivre son évolution avec un minimum d’interaction avec les autres.

Le Paradis Perdu

Cependant, des problèmes survinrent dans l’empire galactique des Anciens. La source de leurs pouvoirs provenait d’une dimension purement psychique nommée les Royaumes du Chaos, et leurs portails menaient directement dans les salles enténébrées et les profondeurs abyssales de ce domaine démentiel. Des choses commencèrent à s’agiter dans les Royaumes du Chaos, des êtres maléfiques qui se mirent à jalouser l’hégémonie des Anciens. Alors que la vie s’épanouissait dans toute la galaxie, souvent sous l’impulsion des Anciens, la dimension du Chaos s’agitait sous l’effet des passions et des émotions qui parcouraient l’univers.

Finalement, les Anciens furent confrontés aux créatures engendrées par ces émotions au cœur des Royaumes du Chaos et durent livrer une guerre pour le contrôle de cette dimension intangible. Peut-être que les races auxquelles les Anciens donnèrent vie à cette époque étaient destinées à combattre les créatures du Chaos. La première à voir le jour fut celle des Elfes, qui apprirent la Magie sous l’influence des Anciens. La seconde fut celle des Nains, qui ne pouvaient apprendre la Magie, mais qui l’appréhendait de façon instinctive. C’est peut-être à cause de l’intensification de ce conflit que les Anciens créèrent précipitamment d’autres races à partir des tribus sauvages qui écumaient les terres comme les hommes, puis les Halflings et les Ogres. Quoi qu’il en soit, elles vinrent elles aussi prendre place aux pieds de leurs Dieux.

La Venue du Chaos

Puis un désastre survint lorsque les portails dimensionnels s’effondrèrent. Nul ne sait si les Anciens tentèrent de sceller ses entrées ou si ce furent les attaques constantes de leurs ennemis qui provoquèrent la catastrophe. La matière brute du Chaos se déversa sur le monde et de nombreux Prêtres-Mages Slanns se sacrifièrent en l’espace de quelques secondes pour éviter sa totale destruction. Malgré tout, ils ne parvinrent pas à fermer la faille, si bien qu’un milliard de créatures vociférantes se frayèrent un passage dans le monde réel depuis leur royaume infernal.

Lorsque les portails s’effondrèrent, les Anciens quittèrent ce monde. Nul ne sait s’ils l’abandonnèrent à son destin ou s’ils furent détruits par leurs ennemis, mais comme ils étaient des êtres d’ordres et de vie, ils ne pouvaient survivre en présence du Chaos. L’énergie brute qui s’écoulait du portail prit forme en tombant sur les terres, empoisonnant tout ce qu’elle touchait et donnant naissance à des choses difformes et torturées. Aux deux pôles, d’immenses débris s’écrasèrent au sol, probablement les restes des portails stellaires. Partout ailleurs, des météorites aux traînées multicolores et incandescentes zébrèrent le ciel et l’illuminèrent d’une lueur malsaine. Aucune région ne fut épargnée, car de la poussière de Malepierre recouvrit les terres et entraîna des mutations horribles chez toutes les créatures qu’elle touchait. Dans le ciel, la matière du Chaos s’agglutina et donna naissance à une deuxième lune verdâtre et menaçante.

Les Hommes-Lézards se préparèrent à faire face aux horreurs qui se déversaient sur le monde. De nombreuses Cités-Temples furent détruites par les hordes de Démons au cours de ces premiers jours funestes. Mais d’autres résistèrent, bien qu’entourés par un océan d’abominations.

La Fin d’un Âge

La guerre contre le Chaos dura encore de nombreuses années. Les Hommes-Lézards furent peu à peu repoussés vers Itza, Hexoatl et une poignée d’autres Cités-Temples. Ils furent incapables d’aider les Elfes et les Nains, et les deux jeunes races furent décimées, car elles n’avaient jamais connu les affres de la guerre. Finalement, ce furent les Elfes d’Ulthuan qui sauvèrent le monde de la destruction grâce à leur Grand Rituel, qui créa un vortex magique au cœur de leur île-continent. Aujourd’hui encore, ce vortex continue d’évacuer l’énergie magique qui souffle sur le monde. La résistance acharnée des Hommes-Lézards avait monopolisé de nombreuses légions démoniaques, ce qui donna aux Elfes acculés le temps nécessaire d’achever le Grand Rituel. La Magie qui recouvrait le monde reflua vers les pôles et les Démons s’évanouirent dans l’éther. La première guerre contre le Chaos était terminée, et avec elle l’âge des Anciens.

Les Dieux Perdus

De longs et sanglants millénaires se sont écoulés depuis l’effondrement des portails et le départ des Anciens. Aucun Prêtre-Mage Slann encore vivant ne peut parler pour eux, ils sont donc passés du souvenir à la légende. Les énigmatiques Anciens ne sont plus perçus comme les souverains bienveillants d’un ordre universel, mais comme des Dieux lointains et perdus.

Les Hommes-Lézards actuels n’ont jamais eu le moindre contact direct avec les Anciens, et leurs archives sont dispersées et incomplètes depuis le Grand Cataclysme. Par conséquent, ils n’ont qu’une image imparfaite de leurs créateurs. Les Plaques Sacrées sont parsemées de références obliques et obscures aux divers Anciens et à leurs agissements, et c’est d’elles que les Hommes-Lézards en sont venus à associer certains traits avec des Anciens particuliers.

Tlanxa, par exemple, est un Ancien que de nombreux glyphes décrivent comme une incarnation de la nature belliqueuse de Hommes-Lézards. En outre, deux séquences de glyphes assorties à Hexoatl et Itza le montrent partant au combat dans un char céleste. Quetli est désigné comme étant un Dieu guerrier dans les Plaques d’Hexoatl, et la Prophétie de Xhalo le qualifie de « Protecteur de la Vraie Voie ». Xhotl, l’Ancien qui a donné son nom à une Cité-Temple, est décrit dans toutes les séquences qui parlent de lui comme « Celui Qui Choisit les Êtres Destinés à la Grandeur ».

Alors que les Hommes-Lézards sont entrés en conflit avec de plus en plus de races, les Anciens associés à la guerre sont naturellement devenus prééminents.

Vénération

La vénération des Anciens est très ritualisée, mais sa forme exacte dépend de la divinité en question et de la nature de celui qui la vénère. Les Prêtres-Mages Slanns, par exemple, président à toutes les cérémonies, mais restent impassibles lors de leur déroulement. Ils peuvent être juchés sur leur trône de pierre pour diriger la cérémonie, sans jamais sortir de leur transe méditative ni se soucier des événements qui se déroulent autour d’eux. Ce sont les Prêtres Skinks qui se chargent des processions, des pénitences et des cérémonies du rituel. Les Saurus rendent aussi hommage aux Anciens, mais ces guerriers entêtés le font à leur façon. Ils peuvent par exemple créer une pile de corps devant le totem de Quetzl, le Dieu Protecteur, ou avaler le cœur encore vivant de leurs ennemis en l’honneur de Tzcatli, afin que ce dernier renforce leur bras. Même les Kroxigors vénèrent les Anciens en entonnant des chants gutturaux dans la jungle alors que le soleil se lève.

Jadis, avant le Grand Cataclysme, les Hommes-Lézards communiaient peut-être directement avec leurs maîtres, ou n’avaient aucun besoin de le faire, car tous leurs besoins étaient anticipés et couverts. Cependant, si longtemps après le départ des Anciens, les Hommes-Lézards vont de plus en plus loin pour accomplir la volonté de leur maître. Une puissante armée peut partir en guerre parce que l’alignement de deux étoiles l’exige. Un ennemi vaincu, dos à la mer, peut être épargné parce qu’un Prêtre-Mage Slann a lu que telle était la volonté des Anciens dans les traces laissées sur le rivage par un requin des sables.

Temple-Bastion

Les temples dans lesquels les Hommes-Lézards honorent leurs Dieux peuvent revêtir différentes formes. La plupart existent depuis l’époque des Anciens, et beaucoup ont été agrandis au fil des millénaires, de nouvelles couches de pierre venant élargir leurs pyramides. À l’intérieur s’ouvre un dédale de tunnels et de chambres. Chacun est de fait facile à défendre, et leur architecture unique les rend invulnérables face aux assauts de la plupart des machines de guerre. Un agresseur qui parviendrait à entrer dans une Cité-Temple des Hommes-Lézards devrait ensuite s’attaquer à toutes les pyramides, autant de bastions défendus par des centaines de guerriers.

L’aspect de ces temples est cependant très varié. Beaucoup consistent en des pyramides à degrés, mais même en prenant ceci en compte, il n’en est pas deux pareils. Le Grand Temple du Serpent à Itza semble, de loin, fait de terre cuite, alors qu’en réalité, il est couvert du sang séché des milliers d’ennemis qui ont été sacrifiés sur ses flancs.

Les Prêtres-Mages Slanns estiment que certains Anciens sont particulièrement réceptifs à leurs prières à des moments précis de l’année, lors de la présence de certains phénomènes célestes. Leurs temples sont alors pris d’une activité fiévreuse. De grands rituels sont accomplis et l’air autour du temple bouillonne d’énergie magique. Des vagues de puissance irradient du sommet de la pyramide. Des nuages se tordent et se déchirent, et des tempêtes spectaculaires ravagent le ciel. On raconte que si le rituel est scrupuleusement accompli, l’Ancien auquel le temple est dédié entendra les prières des Hommes-Lézards et, s’il les juge méritantes, leur accordera une fraction de son incommensurable puissance.

Sacrifices

Lors des siècles qui se sont écoulés depuis la venue du Sotek, le Dieu Serpent, les Hommes-Lézards sacrifient de plus ne plus souvent les guerriers ennemis qu’ils vainquent et capturent lors d’une bataille. En versant rituellement le sang de leurs adversaires, ils cherchent à prouver leur dévotion à la poursuite du Grand Dessein et à se montrer dignes des bénédictions de leurs Dieux.

Lorsqu’arrive une heure bien précise du cycle de la lune, les captifs sont drogués et traînés un par un jusqu’au sommet de la pyramide pour être amené devant un Prêtre Skink qui invoque le nom de l’Ancien, lui offrant le sacrifice à venir. La manière dont le prisonnier est mis à mort varie d’une Cité-Temple à l’autre et à qui va cette offrande. La plupart sont dédiés à Sotek, le prisonnier est alors précipité dans un puits servant de nid à un python gigantesque. D’autres cérémonies se terminent par l’incinération vivante du sacrifié, l’arrachage de son cœur ou son exsanguination.

Les Prêtres Skinks estiment qu’il est approprié que des êtres vivants offrent leur vie de cette manière, car les Anciens ont tout sacrifié lorsque les portails se sont effondrés, sauvant ainsi la planète de la destruction.

Les Disparus

Bien que Sotek soit désormais le Dieu Principal des Hommes-Lézards, bien d’autres sont vénérés. De certains, on ne sait que très peu de choses. Xholankha est seulement appelé l’Égaré, mais les autres références le concernant sont vagues et contradictoires au possible, et ne parlent qu’aux esprits les plus brillants du continent. Le nom de Rigg, aussi appelée l’Exilée, est mentionné sur quelques glyphes, mais n’est vénéré par aucun Homme-Lézard, bien que son unique temple, situé à l’embouchure du fleuve Amaxone, soit tout de même entretenu avec soin. Étrangement, cette divinité semble revêtir un aspect féminin ; en outre, une séquence de glyphes particulière la nomme aussi « Mère des Kalith », terme qui n’a aucun sens dans le langage des Hommes-Lézards. Certains Dieux ne sont connus que par un nom, tels que Conalxa, Inhamex et Yuxa, les Plaques Sacrées ne donnant aucun autre détail que ces patronymes. Il est probable que nombre d’autres Dieux existent encore, et que même les Prêtres-Mages Slanns ignorent le nom de tous les Anciens.

Après Sotek, une dizaine d’Anciens sont vénérés comme panthéon secondaire des Hommes-Lézards. Parmi eux, les plus puissants sont Chotec, le Dieu Solaire, Tepok l’Insondable, Dieu de la Magie et de la Sagesse, et Potec, qui protège ses ouailles du surnaturel. Chacun de ces Anciens dispose de pyramides dans maintes Cités-Temples, et des armées entières invoquent leur nom avant de partir au combat.

Certains de ces Dieux sont associés avec des qualités martiales particulières, et une abondance d’offrandes leur est faite en temps de conflit. Outre Sotek, Tlanxa et Xhotl, les guerriers rendent hommage à Tzunki, le Dieu de l’Eau, l’agile maître des eaux à l’œil de lynx ; Tlazcolt l’Impassible, le patient, l’opiniâtre ; Huanchi, le Dieu Jaguar de la Terre et de la Nuit, Quetzl, le robuste Dieu Protecteur et Xapati dont le nom est invoqué avant d’exercer une vengeance sur un ennemi.

Outre les Dieux précités, beaucoup d’autres Anciens sont vénérés, en fonction de la période de l’année et de l’alignement des constellations. Itzl, par exemple, est le Dieu des Bêtes, et on raconte qu’il accorde aux intrépides qui chevauchent des Sang-Froid et des Carnosaures la domination sur leur monture. Xokha est l’Esprit de la Pierre, le Donneur de Force et l’Arbitre du Devoir. Uxmac est le Messager des Dieux, qui reviendra un jour sur le monde pour porter la parole des Anciens. Caxuatn est le Prédateur, celui qui arpente les profondeurs de la jungle et dont le passage fige les bêtes comme le vent.

Pour les Hommes-Lézards, chacun de ces êtres est un Dieu, chacun joue un rôle crucial dans la création et la protection d’un empire qui couvre à la fois l’espace et le temps. Bien que les Anciens aient disparu, les Hommes-Lézards continuent de guetter leur retour. Des sacrifices et des prières leur sont adressés quotidiennement pour qu’ils puissent un jour revenir et guider leurs enfants lors de l’ultime bataille contre l’influence corruptrice du Chaos. Ce n’est qu’alors que l’empire des Anciens pourra être restauré, et que le temps et l’espace seront unis pour enfin exécuter le Grand Dessein des Dieux Créateurs.

Sources

  • Livre d’Armée des Hommes-Lézards, V7

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