Véréna

De La Bibliothèque Impériale
« Tout ceci est peut-être vrai, mais aucun homme ou femme, pas même Dame Véréna, ne peut prononcer une sentence avant que la partie adverse n’ait exposé ses arguments. Ensuite, une fois que les deux demandeurs se seront exprimés, le jugement sera rendu. »
- Juge Wilhelm Manfred


Véréna, Déesse de l’Étude et de la Justice
  • Siège : Aucun
  • Chef du Culte : Aucun, bien que le grand Prêtre Manfred Archibald et la grande Prêtresse Marieka van der Perssen, deux personnages très importants, soient des figures d’autorité assez dominantes.
  • Ordres Principaux : les Porteurs de la Balance, les Gardiens des Lois, l’Ordre des Mystères
  • Fêtes Religieuses Principales : La plus grande fête de Véréna est la Bénédiction de l’Année Nouvelle, qui se tient le premier jour de chaque année, quand ses adeptes prient pour que l’année à venir soit illuminée par sa sagesse et son érudition et qu’elle échappe au sectarisme et à l’injustice. On observe des jours sacrés moins importants au commencement de chaque mois et de chaque semaine.
  • Livres Saints : tous les livres sont considérés comme des objets sacrés par le culte de Véréna.
  • Symboles Sacrés : la Chouette, qui incarne la sagesse, est le principal symbole de Véréna. Dans son rôle de Déesse de la justice, Véréna est symbolisée par une balance. Ce motif est parfois combiné avec celui de la chouette. Une épée, pointe en bas, rappelle l’arme qu’elle est censée utiliser pour réparer les injustices quand elle adopte son aspect le plus martial.


L’Empire et le Vieux Monde dans son intégralité doivent affronter la guerre, les épidémies et toutes sortes de calamités avec une alarmante régularité, mais ce sont les lois et la bonne organisation de la société qui leur permettent de survivre et même de prospérer. En vérité, bien que ceux qui vénèrent Ulric et, dans une moindre mesure, Sigmar soient surtout préoccupés de violence et de guerre, il n’en reste pas moins que ce sont les doctrines philosophiques de la justice prônées par les Prêtres de Véréna qui empêchent l’Empire de basculer dans la tyrannie la plus absolue.

Dans le panthéon des Dieux, certains mythes présentent Véréna comme l’épouse de Morr. Bien que cette association puisse paraître improbable à première vue, ces deux entités se partagent le concept de jugement. Elles l’envisagent simplement sous des aspects différents. Alors que Morr juge les défunts, il revient à Véréna de juger les vivants. On pense également que Véréna est la mère de Shallya et, dans certaines régions du Vieux Monde, de Myrmidia. C’est une Déesse stoïque et pleine de gravité mais pourtant bienveillante et à laquelle bien des gens en appellent afin qu’elle les libere du despotisme.

Véréna n’est pas simplement la sainte patronne de la juste décision et de l’équilibre. Elle est également considérée comme une éducatrice avisée, car on dit que c’est elle qui à permis à l’humanité de s’élever au-dessus de ses origines barbares en lui donnant l’écriture. C’est pour cela qu’elle est vénérée en tant que mère du savoir, de la raison et du discours savant. Son plus grand désir est que les mortels développent leur savoir et leur sens de la justice et se libèrent de la tyrannie. Elle préfère inspirer les gens afin qu’ils découvrent la vérité par eux-mêmes plutôt que de leur faire des révélations.

Néanmoins, en dépit de sa bienveillance et de son affabilité, Véréna reste animée d’un esprit assez martial, très perceptible dans son aspect de Déesse de la Justice. Selon certains théologiens, il n’en à plus toujours été ainsi, mais lorsque le Chaos se déversa sur le monde et qu’Ulric tenta de rallier les Dieux contre cette menace, Véréna fut la seule à prendre son avertissement au sérieux. Prenant l’épée de Morr, elle chevaucha vers le combat aux cotés d’Ulric. Voyant cela, les autres Dieux furent saisis de honte et se décidèrent à agir eux aussi. Ses Prêtres affirment que, comme elle comprend mieux que n’importe qui l’importance de la sagesse et de l’érudition, elle est également consciente de l’urgence qu’il y a à les défendre de l’ignorance et de la destruction, par la force des armes si nécessaire.


Expressions Liées à Véréna
  • « Les affaires de famille. » : Le procès et l’exécution.
  • « Dis la vérité. », « Sois la vérité. » : Échange d’adieux courant chez les Vénéréens. La première est prononcée par le premier interlocuteur, et la deuxième par le second.
  • « Embrasser la chouette. » : Jurer devant Véréna, en embrassant généralement le symbole sacré d’un Prêtre. Également utilisé comme une malédiction ou un juron.
  • « L’affaire est lourde. » : Expression avertissant d’une situation déséquilibrée.
  • « La Parole triomphe du Glaive. » : Proverbe Vénéréen.


Le Culte

« Une fois, j’ai vu l’incendie d’une bibliothèque à Marienburg… ces idiots de Vérénéens étaient tellement occupé à courir dans tous les sens pour sauver les livres qu’ils ne voyaient même pas que leurs robes étaient en flammes ! Que de la cervelle et pas de bon sens. »
- Yevgny Pvovic, marchand Kislevite

Malgré sa vocation à maintenir l’ordre, la loi et la justice, la hiérarchie du culte n’est pas très formelle. Il est constitué d’un réseau de petites cellules implantées dans les grands centres de la civilisation, essentiellement dans les quartiers consacrés aux domaines de l’érudition et de l’éducation, ou ses Prêtres dirigent ou financent des universités afin de promouvoir l’enseignement et le savoir. Le culte de Véréna dispose d’une grande influence dans l’Empire. Ses membres servent en tant que conseillers dans bien des cours seigneuriale, et dans certaines localités, comme à Nuln, ce sont eux qui exercent le pouvoir judiciaire et s’efforcent sans relâche de faire appliquer la loi.

Certaines cellules particulières ont parfois des objectifs différents, mais elles sont toutes animées d’un même désir : préserver la connaissance. Le culte s’efforce d’acquérir autant de manuscrits que possible, et sur tous les sujets, afin de rassembler le savoir dans ses gigantesques bibliothèques et de pouvoir restituer une partie de ce savoir aux communautés qu’il soutient. Du fait de leur attachement à la préservation du savoir, les incursions du Chaos sont particulièrement odieuses aux yeux des Vérénéens. Chaque guerre amène son lot de destructions, anéantissant des réceptacles de connaissances, privant les générations futures de pans entiers de l’érudition humaine. Par conséquent, lorsque de pareilles menaces se profilent à l’horizon, les Vérénéens sont prompts à se porter au secours de l’Empire et n’hésitent pas à monter en première ligne pour mettre les parchemins et les grimoires en lieu sûr, allant parfois jusqu’à enjamber des blessés hurlants pour parvenir plus rapidement à leur but.

La conséquence directe de cette obsession du savoir fait que le culte de Véréna à tendance à se retrouver au centre des controverses plus souvent qu’à son tour et en tout cas plus souvent qu’il n’est de coutume pour les autres cultes. Certains de ses membres les plus radicaux pensent que tout ce qui est écrit, quelle qu’en soit la nature, est digne d’être protégé. À cause de ce genre de convictions, le culte se trouve souvent en délicatesse avec les Répurgateurs et plus particulièrement avec le culte de Sigmar qui préférerait voir les traités hérétiques jetés sur un bûcher purificateur. C’est là un sérieux sujet de discordes pour les Vérénéens : néanmoins ils sont tous prêts à mettre leurs querelles de côte pour protéger les intérêts supérieurs de leur culte.

Pour ne rien arranger, le culte de Véréna n’hésite pas à susciter les polémiques au sein des autres religions, car certaines des interprétations les plus radicales de ses textes sacrés sont franchement hérétiques aux yeux des autres confessions. Cette situation aboutit souvent à des conflits avec les autres cultes et peut mener à la formation d’alliances improbables. Le culte place ses convictions au-dessus des traditions et des liens d’amitiés, sans se soucier des conséquences à court terme, tout comme ses membres qui ont le devoir de se montrer impartiaux en tout et de de jamais favoriser injustement leurs amis ou leurs alliés contre leurs ennemis. C’est la raison pour laquelle les étrangers trouvent parfois les Vérénéens inconstants et peu fiables.

Les relations sont très tendues entre ce culte et celui de Sigmar car ces deux organisations rivalisent pour le contrôle du système légal de l’Empire et ont chacune des opinions diamétralement opposées quant aux mesures applicables aux œuvres les plus douteuses de la littérature. Ayant trouvé les dirigeants d’Altdorf plus réceptifs à son approche moins doctrinale, le culte de Véréna a tiré profit des troubles qui ont récemment agité le culte de Sigmar pour s’assurer une meilleure position dans la cité.

Par bien des aspects, les cultistes de Véréna ressemblent beaucoup à leur Déesse et cette ressemblance est bien plus marquée chez eux que dans d’autres clergés (a l’exception de celui de Ranald, bien sûr). Les Vérénéens sont presque toujours des personnes pleins de sagesse ayant suivi de longues études, de sorte qu’il est possible de faire appel il eux sur toutes sortes de sujets. Ils n’hésitent jamais à dispenser leurs conseils ou à s’engager dans un débat, une attitude qui incite bien des gens à les taxer d’arrogance. Pourtant, ils s’efforcent d’être aussi diplomates que possible et, malgré l’opinion populaire, sont rarement catégoriques, car ils préfèrent envisager tous les aspects d’une argumentation avant de former une opinion. On les brocarde souvent pour leur propension à réfléchir longuement et ils font l’objet de toutes sortes de plaisanteries qui les présentent comme des gens un peu lents et indécis. C’est un travers qui les met parfois en difficulté, lorsqu’ils prennent un temps infini pour peser le pour et le contre et sont incapables d’agir avant d’avoir évalué toutes les facettes d’une situation.

Les Vérénéens placent la justice au-dessus de toutes les autres valeurs. Aucun d’eux ne saurait tolérer de laisser un crime impuni ou de permettre à un criminel de s’échapper sans qu’il ait payé pour ses méfaits. Quelques rares Vérénéens poussent leurs convictions au-delà de la simple administration de la justice : ces fanatiques s’attribuent à la fois les rôles de juge, de jury et de bourreau et infligent des châtiments à tous ceux qui ont le malheur de croiser leur chemin. Cependant. la plupart des Vérénéens préfèrent remettre l’accusé entre les mains des autorités locales afin que la justice puisse suivre son cours. Toutefois, en certaines occasions, dans les régions où les autorités locales sont corrompues ou partiales, on à vu des Vérénéens organiser leurs propres tribunaux clandestins et conduire les procédures eux-mêmes.

Zone d'Influence

Véréna est honorée partout dans le Vieux Monde, particulièrement dans les villes universitaires comme Altdorf et Nuln où de grands Temples lui sont dédiés. Elle a des Temples plus modestes dans la plupart des villes et cités, le plus souvent dans les quartiers administratifs.Toutes les académies et les autres lieux d’enseignement lui consacrent une chapelle ou un autel. On peut également rencontrer des autels privés dans les demeures des magistrats, des administrateurs, des diplomates et des intellectuels de toutes sortes, y compris chez un grand nombre de sorciers. Certains de ses adeptes les plus fidèles sont des Sorciers Célestes.

Les Missionnaires Vérénéens

Afin d’assurer l’une des missions du culte, qui est d’encourager le goût du savoir et de promouvoir la justice, certains Prêtres Vérénéens choisissent de parcourir le Vieux Monde en tant que missionnaires. Ils se rendent dans les contrées gouvernées par des tyrans (par exemple le Kislev, la Bretonnie ou les Principautés Frontalières) ou ces idées sont soit ignorées soit réprimées pour favoriser le despotisme. Ces missionnaires ne sont pas très bien vus des dirigeants de ces territoires qui sont nombreux à persécuter les Prêtres de Véréna de manière très active, que ceux-ci soient des missionnaires ou non. Tout récemment, trois missionnaires ont été exécutés à Brionne après avoir été accusés d’être de dangereux dissidents fomentant un complot anarchiste. Ils ne furent pas exécutés par la noblesse, mais par les paysans eux-mêmes qui ne voulaient pas que ces Prêtres un peu trop portés sur l’incitation à la révolte attirent l’attention de leurs seigneurs. Leurs accusations n’étaient pas sans fondement car nombre de tyrans ont été renversés à la suite de révolutions inspirées par la rhétorique des Vérénéens. Beaucoup de dictateurs préfèrent agir préventivement, au risque d’encourir la colère du culte de Véréna plutôt que de subir celle de leur peuple.


Le Dogme

« Après la mise à sac de Wolfenburg, les Vérénéens ont versé encore plus de larmes que les Shalléens. Mais ils pleuraient pour les bouquins, pas pour les gens. »
- Alfred Finnch, fossoyeur de l’Ostland

Pour le culte de Véréna, les deux principes fondateurs de toute civilisation sont l’éducation et la justice. L’Église croit que l’humanité ne peut s’améliorer qu’en épousant les notions de sagesse, de vérité et de justice, mais que l’homme doit également apprendre à s’élever par lui-même plutôt que de se voir imposer ces principes.

Les Vérénéens prêchent l’importance du savoir et de l’enseignement et considèrent que toutes les connaissances se valent, même si elles paraissent insignifiantes ou dangereuses aux yeux de certains. Ils croient en la vérité en tant que concept et en tant qu’idéal, mais reconnaissent qu’elle est par essence subjective et inconnaissable.

Les Vérénéens défendent également le caractère sacré de la justice. Ils ne croient pas à la lettre de la loi, car cela pourrait induire à penser que les paroles et les idéaux d’un homme en particulier peuvent primer sur ceux de tous les autres, mais ils croient en l'esprit de la loi. La justice est aveugle ; comme elle, les Vérénéens doivent se placer au-dessus des préjugés et des amitiés personnelles pour statuer sur une affaire en se basant uniquement sur les faits et les preuves. Selon le culte de Véréna. à justice doit être vue pour être rendue ; pour beaucoup de personnes, la procedure est plus importante que l’issue. Les Vérénéens s’opposent à la tyrannie et à l’oppression tout autant qu’à l’injustice.

Pour un Vérénéen, le plus grand de tous les crimes serait de laisser une injustice se produire en toute connaissance de cause et de permettre volontairement à la connaissance de se perdre.

Certains d’entre eux croient qu’il est possible d’atteindre illumination par la quête de la connaissance et de la vérité, mais ce n’est pas le courant dominant.


Les Commandements

Le clergé de Véréna doit se plier aux règles suivantes :

  • Préservez la connaissance, car elle constitue le fondement de toute civilisation.
  • Tous les savoirs ont une égale importance.
  • Préservez votre jugement de toute peur et de toute faveur.
  • Arbitrez les disputes lorsque vous le pouvez.
  • Ne vous laissez jamais utiliser comme instrument de l’injustice ou de l’héresie.
  • Le combat est un dernier recours, mais ne craignez pas de manier l’épée de justice

Fausses Croyances

Dans le monde paranoïaque et obtus de l’Empire, le nombre de pratiques associées à de « fausses croyances » est considérable. Ce qu’on trouve normal et acceptable dans certaines régions (ou au sein d’un courant religieux précis) peut être jugé comme une pratique déviante dans une autre. Schismes et branches dissidentes naissent spontanément tous les deux ou trois siècles au sein de chacune des religions principales, toutes disposant de leurs propres méthodes pour décider de ce qui constitue une croyance dangereuse, de la punition appropriée et de la façon de l’empêcher de ressurgir.

Le culte de Véréna est voué à la justice, à l’équité et aux débats. Par conséquent, les cultistes ont la permission et même le devoir de discuter des préceptes de leur foi avec leurs pairs. Pour d’autres cultes, cette attitude même sent la corruption, mais les adeptes de Véréna les font taire en rappelant que leurs débats ne débouchent jamais sur des schismes graves. Quand apparaît une croyance particulièrement persistante et qu’on ne peut ignorer, le culte organise des tribunaux pour débattre des mérites et des défauts de la théorie en question. Si elle est jugée indigne, ce qui est souvent le cas, ceux qui l’ont proposée sont exclus.


L'Initiation

« Pour notre ordre, la redécouverte du savoir perdu est un devoir tout aussi sacré que la préservation de l’histoire de notre Empire. Êtes-vous consumé par la soif de connaissance ? Êtes-vous capable de dévorer tome après tome à la recherche du plus petit détail ? Seriez-vous prêt à vous battre pour la protection de la vérité ? »
- Dietrich, grand Prêtre de Véréna, à un novice potentiel

Comme dans beaucoup d’autres cultes du Vieux Monde, le chemin qui mène à devenir un serviteur de Véréna n’est pas des plus faciles. Il faut une immense patience et de longues études pour y parvenir, car le culte ne tolère pas les écervelés. Des l’instant ou le candidat se rend au Temple pour prendre part à sa recherche de la connaissance, il se retrouve engagé dans un rigoureux programme composé de cours magistraux, de recherches et d’apprentissages. À partir de ce moment, son existence sera consacrée à l’acquisition de la sagesse.

Les postulants les plus intelligents étudient d’abord quelque temps à l’université avant de chercher à se faire admettre dans le culte, car cela permet d’accélérer le processus d’admission. Ils étudient le plus souvent à l’universite de Nuln, mais ils peuvent aussi passer par d’autres institutions d’avant-garde telles que celles d’Altdorf. Ceux qui ont étudié afin de devenir érudits ou avocats sont ceux qui réussissent le mieux lorsqu’ils entrent dans le culte de Véréna.

Lorsque le grand Prêtre estime que les initiés ont reçu une formation suffisante, ceux-ci passent devant une commission composée des Prêtres les plus érudits. Afin de juger de leur clarté de pensée, les membres du comité les interrogent sur toutes sortes de sujets allant des matières les plus générales aux lus spécialisées, puis ils engagent des débats avec les initiés et les écoutent discourir de manière à évaluer leurs talents oratoires et leurs capacités de raisonnement. Les candidats qui parviennent à satisfaire le comité sont ordonnés Prêtres.

Les rites et les pratiques des Prêtres Vérénéens varient encore plus que ceux des autres, au point qu’on peut seulement donner quelques exemples. Si les Prêtres restent fidèles aux préceptes de leur divinité, leur façon de les exprimer varie d’un endroit à l’autre.

À Nuln, l’initiation d’un nouveau Prêtre ressemble beaucoup à la cérémonie de remise des diplômes de l’université (les historiens débattent pour savoir laquelle a copié l’autre). C’est le grand Prêtre qui la préside et le nouvel initié est présenté par un Prêtre qui lui fait office de mentor. Il déclare que son pupille est de bonne moralité et de bonne éducation, et par conséquent digne d’être Prêtre de Véréna. Le mentor donne ensuite un bref résumé (deux phrases, tout au plus) des études de l’initié. Ce dernier s’agenouille alors devant le Grand Prêtre, qui pose une main sur sa tête et déclare qu’il fait désormais partie des Prêtres. À Kemperbad, deux initiés s’avancent en même temps et se livrent à un débat devant le public. Chacun doit faire valoir ses arguments en critiquant ceux de l’autre, et à la fin, la foule décide qui doit accéder à la prêtrise. Le perdant peut retenter sa chance plus tard.

Les Rites

Les prêtres de Véréna lisent presque tous avant d’aller dormir, et certains lisent aussi dès qu’ils se lèvent, avant même de sortir du lit. Par conséquent, leur journée tout entière est marquée par l’étude et une volonté d’accumulation de savoir.

Les deux superstitions les plus répandues chez les prêtres de Véréna concernent la mémoire et l’équité. En premier lieu, beaucoup croient qu’oublier quoi que ce soit, aussi insignifiante soit l’information, est une insulte à la déesse. Certains se laissent emporter et s’efforcent de prendre des notes toute leur vie durant. Dans certains cas, le prêtre passe plus de temps à enregistrer son existence qu’à la vivre vraiment. Cependant, la plupart essayent simplement de se souvenir de la majorité des choses qu’ils apprennent, et prient pour être pardonnés de tous les détails qu’ils ont oubliés.

Deuxièmement, beaucoup pensent qu’ils doivent toujours prendre la décision la plus juste, et pas celle qui leur convient le mieux. Par conséquent, ils peuvent choisir d’acheter leur manteau chez le tailleur qui a le plus besoin de clients plutôt que chez celui dont ils apprécient le style. Comme les artisans les plus pauvres sont ceux qui ont besoin de travail, ces Vérénéens sont souvent mal habillés. D’autres estiment qu’un artisan talentueux mérite plus de clients, et ces prêtres économisent afin de pouvoir se payer ce qui se fait de mieux.

Les prêtres mettent l’accent sur le fait de rassembler des informations sur un sujet avant d’agir, puis d’en tenir compte pour élaborer un plan minutieux. Ils méprisent les décisions hâtives, et considèrent les émotions comme une malencontreuse distraction dont on doit faire abstraction autant que possible. Ils pensent que la lecture transmet la sagesse du passé, et citent souvent de vieux ouvrages pour appuyer leurs décisions.


Les Cultistes

« Je vais vous dire une bonne chose : si vous cherchez une réponse rapide, vous risquez d’être déçu. »
- Herta Reinbad, une Prêtresse de Véréna très patiente
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Il existe deux niveaux hiérarchiques dans le clergé de Véréna : Prêtre et grand Prêtre. Chaque Temple est dirigé par un grand Prêtre qui conduit les rituels et tient le rôle d’administrateur en chef de la bibliothèque du Temple. Les Prêtres d’un Temple choisissent le grand Prêtre par consensus en élisant celui qui est le plus savant et le plus sage.

Les Prêtres de Véréna lisent presque tous avant d’aller dormir, et certains lisent aussi dès qu’ils se lèvent, avant même de sortir du lit. Par conséquent, leur journée tout entière est marquée par l’étude et une volonté d’accumulation de savoir.

Les deux superstitions les plus répandues chez les Prêtres de Véréna concernent la mémoire et l’équité. En premier lieu, beaucoup croient qu’oublier quoi que ce soit, aussi insignifiante soit l’information, est une insulte à la Déesse. Certains se laissent emporter et s’efforcent de prendre des notes toute leur vie durant. Dans certains cas, le Prêtre passe plus de temps à enregistrer son existence qu’à la vivre vraiment. Cependant, la plupart essayent simplement de se souvenir de la majorité des choses qu’ils apprennent, et prient pour être pardonnés de tous les détails qu’ils ont oubliés.

Deuxièmement, beaucoup pensent qu’ils doivent toujours prendre la décision la plus juste, et pas celle qui leur convient le mieux. Par conséquent, ils peuvent choisir d’acheter leur manteau chez le tailleur qui a le plus besoin de clients plutôt que chez celui dont ils apprécient le style. Comme les artisans les plus pauvres sont ceux qui ont besoin de travail, ces Vérénéens sont souvent mal habillés. D’autres estiment qu’un artisan talentueux mérite plus de clients, et ces Prêtres économisent afin de pouvoir se payer ce qui se fait de mieux.

Les Prêtres mettent l’accent sur le fait de rassembler des informations sur un sujet avant d’agir, puis d’en tenir compte pour élaborer un plan minutieux. Ils méprisent les décisions hâtives, et considèrent les émotions comme une malencontreuse distraction dont on doit faire abstraction autant que possible. Ils pensent que la lecture transmet la sagesse du passé, et citent souvent de vieux ouvrages pour appuyer leurs décisions.

Certains Prêtres, plutôt que de servir dans un Temple, rejoignent l’Ordre des Mystères qui se consacre à la récupération de connaissances oubliées ou étouffées. Cet ordre s’allie fréquemment avec les sorciers Blancs et recrute des aventuriers car les secrets qu’il recherche se trouvent souvent dans des endroits dangereux. L’ordre ne publie pas obligatoirement d’informations sur ses découvertes car certains mystères, en particulier ceux qui concernent le Chaos, ne sont pas toujours bons à mettre entre toutes les mains. Ces connaissances ne disparaissent pas, mais elles sont archivées dans l’une des bibliothèques du culte, où seuls ceux qui sont à la fois bien informés et studieux pourront les retrouver.


Les cultistes de Véréna forment une population très hétérogène composée d’une grande variété d’universitaires, d’érudits, d’hommes de loi et de Prêtres, tous dévoués au culte du savoir et de la justice. Leurs tenues sont également très diverses, depuis les robes de bure élimée et criblées de trous jusqu’aux robes d’universitaires, en passant par de coûteux costumes taillés sur mesure. Pour les Prêtres de Véréna, les tenues les plus courantes sont de grandes robes flottantes d’érudits ou des robes blanches pour représenter la lumière de la connaissance et de la raison. Tous les cultistes affichent leur dévotion en portant des amulettes en forme de chouette de balance ou d’épée. Les juges et les grands Prêtres Vérénéens portent souvent une robe plus volumineuse et plus décorée que leur entourage, afin de bien montrer leur statut, généralement accompagnée d’une perruque poudrée. La plupart des cultistes portent une épée symbolisant l’épée de justice, surtout dans les grandes occasions. Les Prêtres font rarement usage de ces armes, excepte pour souligner un argument lors d’un débat, mais pour les membres les plus militants du culte, ces armes sont loin d’être uniquement décoratives.

Les cultistes les plus dévots ont l’habitude de décorer leurs vêtements de fragments de textes. Ils copient des extraits de manuscrits et de grimoires sur des bandes de parchemin qu’ils épinglent à leurs robes, ils peignent des citations sur leurs armures ou vont jusqu’à se tatouer de citations des textes sacrés.

Signes et Gestes Sacrés de Véréna

Les adeptes ont différentes manières d’afficher leur foi, que ce soit aux yeux des non-initiés ou à ceux de leurs pairs. L’utilisation de signes, de gestes de la main et de salutations sacrées est une démonstration de respect à l’égard des autres adeptes et des Dieux. Ces saluts sont couramment utilises quand les adeptes se rencontrent pour la première fois de la journée, et on les reproduit quand on se sépare. Chaque culte dispose de son éventail de signes secrets qui ne sont connus que des adeptes de confiance. Ils peuvent exprimer la détresse, une grande admiration, ou d’autres choses qui ne peuvent être comprises que par les fidèles.

Les adeptes de Véréna se saluent en plaçant les deux mains en coupe au niveau de la taille puis en les écartant sur les côtés pour représenter la balance de la justice. Les fidèles usent de bien des signes et des saluts durant leurs débats et quand ils représentent quelqu’un devant une cour de justice. Pour montrer leur désapprobation, les fidèles tendent le bras gauche, la paume de la main tournée vers le bas. La main droite tendue, paume vers le haut, est un signe d’approbation. Le fait se se tapoter la gorge exprime de manière polie et silencieuse le désir de parler, tandis que celui qui se frotte l’oreille montre qu’une autre personne ferait mieux de se taire.

Quand les Vérénéens pensent qu’une personne ment, ils se frottent le menton. Bien des adeptes de Véréna ferment également les yeux avant de prendre une décision, pour signifier que la justice est aveugle.


Structure

« Sa seule chance, ce serait que Véréna devienne aveugle. »
- Dicton populaire signifiant qu’un individu est pratiquement déclaré coupable avant d’être jugé.

C’est un culte à la structure inhabituelle, très relâchée, presque organisé de manière ponctuelle. Il ne possède pas de pouvoir central, pas de chef suprême ni même de hiérarchie établie. Au lieu de cela, il est organise localement et les délégations de chaque cité (parfois même de chaque Temple) gèrent leurs propres affaires comme le ferait un culte miniature. Il faut se souvenir que Véréna favorise la sagesse contre la bureaucratie et oppose la justice à la tyrannie pour comprendre clairement la logique qui sous-tend cette organisation (ou ce manque d’organisation).

Selon le point de vue des Vérénéens (bien que l’on puisse toujours trouver des individus autocratiques et arrogants pour la contester), il serait injuste et peu judicieux de laisser un Temple ou un grand Prêtre imposer arbitrairement son opinion à tous les autres Temples. Dans la pratique, la question est peut-être plus liée au fait qu’un culte entièrement compose d’intellectuels aux opinions très arrêtées (et souvent fort pédants) à peu de chance de jamais parvenir à un accord unanime sur la moindre question, ce qui réduirait les activités de ce culte à une suite de chicaneries ininterrompues.

Chaque Temple abrite des initiés et des Prêtres, regroupés sous l’autorité d’un Grand Prêtre qui supervise les activités quotidiennes, conduit les rituels et à la haute main sur la bibliothèque du Temple Le grand Prêtre est choisi dans les rangs des Prêtres du Temple qui doivent parvenir à un consensus pour déterminer lequel est le plus avisé et le plus érudit d’entre eux. Le grand Prêtre conserve son poste tant que le consensus des Prêtres se maintient en sa faveur. Un grand Prêtre dont les arguments ont trop souvent le dessous lors des débats ou qui prend trop de décisions inconsidérées perd rapidement son autorité et la considération de ses subordonnés, et peut être déchu de son rang.

Le culte de Véréna est divisé en plusieurs écoles philosophiques et idéologiques aux contours assez flous qui partagent des objectifs similaires (mais qui ne sont pas plus organisées que le culte lui-même). Ces écoles de pensée ne s’excluent absolument pas les unes les autres : certains Prêtres appartiennent à plusieurs d’entre elles tandis que d’autres ne font partie d’aucune. Les deux écoles les plus connues sont celles des Porteurs de la Balance et des Gardiens des Lois.

Les Porteurs de la Balance privilégient Véréna sous l’aspect de juge et d’arbitre. Pour eux. la justice est plus importante que le savoir : ils agissent souvent en tant que médiateurs. Ils sont parfois assistés dans leurs devoirs par les templiers de l’Ordre de l’Epée et de la Balance.

Les Gardiens des Lois voient surtout Véréna sous son aspect de gardienne de la connaissance. À leurs yeux, le savoir est plus important que la justice ; ils occupent souvent des postes de bibliothécaires ou d’érudits. Ils sont très lies à l’Ordre des Mystères et aux Chevaliers du Parchemin (que l’on rencontre plus rarement).

En plus de ses différents courants de pensée, il existe plusieurs ordres officiels dans le culte. Les plus connus sont l’Ordre des Mystères et l’Ordre de la Lumière Éternelle. Le plus souvent, ces ordres ont commencé leur existence comme des cultes Vérénéens et ont fini par devenir trop importants pour leur Temple d’origine ou ont assimile plusieurs Temples partageant les mêmes idées. Dans la pratique, ces ordres fonctionnent comme n’importe quel Temple de Véréna, avec un grand Prêtre supervisant un certain nombre de Prêtres subalternes et d’initiés.

L'Ordre des Mystères

« Tout comme Véréna l’avait promis : le dernier fragment de la dix-septième page du Codex Astronomus. Maintenant, tout ce qu’il nous reste à faire est de trouver les fragments éparpillés des cent quarante-sept autres pages. »
- Frère Philippe, de l’Ordre des Mystères

L’Ordre des Mystères est l’un des quelques organismes officiels du culte. Il à pour vocation de récupérer le savoir perdu ou oublie et de redécouvrir les connaissances ayant été interdites ou censurées. Ses recherches conduisent parfois ses membres à fouiller les tréfonds d’anciennes bibliothèques envahies de moisissures, mais en d’autres occasions, il leur faut explorer des ruines lointaines ou des tombeaux hantés. Les dangers inhérents à ces recherches poussent fréquemment l’ordre à s’allier avec des sorciers Blancs ou des groupes d’aventuriers. La majorité des Prêtres aventuriers Vérénéens en font partie ou travaillent pour lui.

De temps à autre, l’Ordre des Mystères publie Les Mémoires Mystérieux, un journal qui raconte ses expéditions et ses découvertes. Au départ, la publication de ce journal était destinée à favoriser la diffusion du savoir auprès des Vérénéens ainsi que de tous les érudits intéressés. Les aventuriers en quête de dangereux trésors le lisent très souvent car les Vérénéens ne s’intéressent qu’aux grimoires de grande valeur et ils sont bien connus pour leur propension à abandonner toutes sortes d’artefacts derrière eux.

L’ordre reconnaît néanmoins qu’il ne publie pas les détails relatifs à toutes ses découvertes car toute connaissance n’est pas bonne à diffuser au sein du grand public. Néanmoins, comme les y obligent les commandements de Véréna, toutes ces découvertes sont conservées dans les bibliothèques de l’ordre, à la disposition des érudits les plus consciencieux, en qui les Prêtres peuvent avoir toute confiance.

Le grand Prêtre et fondateur de l’ordre. Manfred Archibald est également grand Prêtre du Temple de Véréna à Altdorf.

L'Ordre de la Lumière Éternelle

C’est le plus connu des ordres de chevalerie de Véréna, non pas pour ses exploits légendaires, mais pour sa triste réputation. Les chevaliers de l’ordre, principalement issus de la noblesse, dévouent leur existence à la recherche de la justice, mais il s’agit bien souvent d’une justice vue par les yeux de l’aristocratie, qui peut se révéler très différente de la justice telle que la conçoivent les paysans. Malgré tout, cet ordre est tout de même la pour défendre le peuple quand personne d’autre ne veut le faire.

Pourtant, ce n’est pas par ses actes que l’Ordre de la Lumière Éternelle se différencie des autres ordres de chevalerie. C’est plutôt la malédiction qui s’attache à l’ordre tout entier qui à fait leur exceptionnelle célébrité dans tout l’Empire. Ils sont désarçonnés au moment le moins opportun, leurs épées se brisent alors qu’ils vont porter le coup fatal, ou la terre se change en boue ou en sables mouvants sous les sabots de leurs destriers.


Temples

« Des hérétiques ! Des cultistes du Chaos ! Les Temples de Véréna devraient être réduits en cendre pour les dangereux manuscrits interdits qu’ils abritent ! »
- Berhard Loebstein, fanatique Sigmarite et Agitateur

Les Temples de Véréna sont généralement de grands bâtiments de pierre à la façade garnie de colonnes, avec un bas-relief représentant une chouette au-dessus de la porte d’entrée, et aux intérieurs bien aérés et bien éclairés. Leurs vastes salles sont éclairées par de nombreuses fenêtres étroites placées haut dans les murs. Elles sont dominées par de grandes statues de pierre représentant Véréna, généralement assise sur un trône avec un livre ouvert sur les genoux, une chouette sur l’épaule, une plume et un encrier posés sur l’un des bras du trône. La grande salle s’ouvre sur un certain nombre de pièces plus petites, comprenant les logements des Prêtres et les bibliothèques qui font la réputation des Temples de Véréna. Dans chaque Temple, on trouve au moins une salle de réunion où se tiennent les rencontres et les négociations sous les auspices de la Déesse. Les Prêtres acceptent volontiers d’assister à ces négociations et tout ce qui se dit ou s’écrit dans ces salles de réunion fait l’objet du secret professionnel le plus strict.

Les services du Temple sont ouverts à tous. N’importe quel citoyen peut avoir accès aux bibliothèques d’un Temple, mais seuls les cultistes sont autorisés à emprunter les livres. Les Prêtres Vérénéens sont toujours disposes à aider les visiteurs dans leurs recherches ou à répondre aux questions.

Il est possible d’organiser des réunions ou des transactions dans les salles prévues à cet effet, sous le regard de Véréna. Des Prêtres sont souvent présents lors de ces pourparlers, afin d’arbitrer les disputes ou de négocier pour le compte de l’une des parties présentes. Tout ce qui se déroule à l’intérieur d’un Temple de Véréna est soumis à la plus stricte confidentialité. Dans les villes et villages qui ne possèdent pas de tribunal, c’est le Temple de Véréna qui tient ce rôle et ses Prêtres qui siègent comme magistrats lors d’un procès.

Les oratoires de Véréna sont habituellement des versions miniatures de ces Temples, avec un toit posé sur d’élégantes colonnes, abritant une petite statue de la Déesse. Parfois, les colonnes sont reliées par des murs sur l’intérieur desquels on peut voir des bas-reliefs représentant des étagères chargées de livres et de parchemins.


Sectes

On pourrait dire que chaque Temple de Véréna constitue une secte à l’intérieur du culte. Comme chaque Temple est soumis à ni propre juridiction, les manières d’honorer Véréna et d’interpréter ses commandements peuvent varier grandement dans l’Empire et parfois d’un Temple à l’autre dans une même cité. Dans toute autre religion, le culte aurait déjà implosé déchiré par d’innombrables schismes, mais les Vérénéens acceptent ces différences ou plutôt s’en délectent.

Le culte possède pourtant quelques factions ou ordres plus fanatiques que les autres, des groupuscules dont les adeptes plus conventionnels préféreraient ne pas entendre parler. Ces radicaux sont beaucoup moins tolérants que les autres envers les différents courants d’opinion et tentent activement d’imposer leurs points de vue à tous ceux qui croisent leur chemin, Vérénéens ou pas. Suivant la philosophie d’ouverture d’esprit du culte, ils sont tolérés même s’ils ne sont pas totalement approuvés.

Ces extrémistes sillonnent l’Empire en s’attribuant le rôle de magistrats itinérants et donnent bien du fil à retordre aux autorités locales. Ils soulèvent les masses populaires et les incitent à s emparer de ceux qui leur ont soi-disant fait du tort pour les trainer devant un tribunal de fortune préside par ces fanatiques, afin de rendre leur propre version de la justice. Les Vérénéens modérés font de leur mieux pour mettre un frein aux excès de ces Prêtres qu’ils considèrent comme une aberration du système judiciaire.

L’un de ces groupuscules de fanatiques se donne le nom de Parcheminiers. Ces individus sont profondément convaincus que le pouvoir réside dans le savoir et ils sont terriblement avides de pouvoir. Ils se le procurent en collectant et en accumulant autant de parchemins, de grimoires et de livres en tous genres qu’ils peuvent en obtenir, par tous les moyens possibles, allant jusqu’à voler les ouvrages qu’ils ne peuvent acheter. Les Parcheminiers ne sont pas des philanthropes. Ils gardent jalousement leurs collections pour empêcher quiconque d’y accéder. La plupart des Vérénéens, qui pensent qu’il faut rendre le savoir accessible il tous, les considèrent avec dédain. Il y a pourtant des Vérénéens qui rêvent avec une envie non déguisée du prodigieux trésor de connaissances cachées qui dort entre les mains des Parcheminiers.

Plusieurs sectes mineures vénèrent Véréna sous d’autres aspects. La secte de Clio est populaire chez les historiens et les explorateurs qui l’honorent en tant qu’exploratrice du Passé, on connaît également un aspect masculin de Véréna, Renbaeth, qui représente l’Avocat Exemplaire traquant sans relâche la vérité. Récemment Scripsisti, Déesse de la Calligraphie et de l’Écriture, est devenue plus belliqueuse dans ses diatribes contre l’usage grandissant de la presse à imprimer.


Ordres Mineurs

En plus de ses écoles et de ses sectes, le culte de Véréna possède quelques ordres particuliers. même si tous sont considérés comme des ordres mineurs à l’exception de l’Ordre des Mystères. En premier lieu, on trouve les Templiers de Véréna. La Déesse ne recommande guère l’usage des armes, sauf en dernier recours lorsque la rhétorique et la sagesse ont échoué ; toutefois, ses commandements précisent que l’Épée de Justice doit être utilisée si le besoin s’en fait sentir. En plus de l’Ordre de la Lumière Éternelle, bien connu pour ses infortunes, il existe deux autres ordres templiers : l’Ordre de l’Épée et de la Balance et les Chevaliers du Parchemin.

Les Chevaliers du Parchemin

On les rencontre beaucoup moins fréquemment que les Chevaliers de l’Épée et de la Balance. Ils sont très proches des Gardiens des Lois. leur mission est de sauvegarder la connaissance et ils le font en protégeant les bibliothèques, les universités et les Temples Vérénéens. Lorsque se répandent des rumeurs au sujet de tel ou tel opuscule contestable ou grimoire interdit qui serait conservé dans un Temple, les chevaliers sont là pour empêcher les fanatiques ou les Répurgateurs de s’emparer de ces ouvrages.

On les envoie aussi quelquefois en quête de documents perdus dans des endroits dangereux, par exemple en cas de guerre. Ses chevaliers sont souvent enrôlés comme gardes du corps par les Prêtres de l’Ordre des Mystères lorsqu’ils entreprennent leurs expéditions.

Un Chevalier du Parchemin se reconnaît immédiatement aux bandes de parchemin et aux feuillets qui recouvrent chaque centimètre carré de son armure et qui bruissent dans le vent, ou encore aux citations peintes sur ses armes et son armure.

L'Ordre de l'Épée et de la Balance

C’est le plus important des ordres guerriers de Véréna. Ses membres se considèrent comme des représentants de la justice. Son principal devoir est de garder les Temples et les dignitaires du culte. Ses membres sont parfois affectés à la garde des prisonniers en attente de jugement ou à la sécurité d’un tribunal lors de procès particulièrement houleux.

Les membres de l’ordre ne sont pas de simples gardes et peuvent être appelés à manier le glaive de la justice. Ils peuvent alors aider les Prêtres Vérénéens à faire respecter leurs édits en les appliquant à la pointe de l’épée ou en combattant les séides des tyrans. En temps de guerre ou de croisade, ils marchent au combat aux côtes des autres ordres de chevalerie.


Personnalités

Les grands personnages du culte de Véréna sont généralement d’illustres universitaires, souvent plus connus pour leurs activités dans leur sphère de connaissance que pour leur appartenance à un Temple. De nombreux Prêtres, par exemple, sont de remarquables experts dans un domaine spécialisé. Plusieurs membres de l’Ordre des Mystères sont célèbres pour leurs découvertes historiques particulièrement fascinantes. Les grands Prêtres des plus grands Temples, particulièrement ceux d’Altdorf, Marienburg et Nuln, sont consideres comme des penseurs tout à fait prééminents.

L’une des sommités du culte est Manfred Archibald, grand Prêtre du haut Temple d’Altdorf. C’est un homme d’une taille imposante, mesurant plus de deux mètres, qui porte des lunettes et une chevelure d’un noir d’encre avec une barbe méticuleusement taillée. Il est le fondateur de l’Ordre des Mystères et a passé plusieurs années à tisser des liens entre le culte et le collège de magie de l’Ordre Lumineux à Altdorf. Les hiérophantes se sont montrés réceptifs et ont accepté de partager leur bibliothèque et leurs recherches avec le culte. Le grand Prêtre Archibald dîne fréquemment avec les hiérophantes et on murmure qu’il s’intéresse lui aussi aux arts occultes.

Les deux personnalités présenté ci-dessous sont des figures plutôt connue dans le culte :


Sources

  • Warhammer JdR Le Tome de la Rédemption
  • Warhammer JdR Le Livre de Règles V2