Myrmidia

De La Bibliothèque Impériale
«J'ai servi au côtés de mercenaires de Tilée. C'était tous des guerriers épatants, mais ils passaient vraiment trop de temps le nez dans leur bible de Myrmidia. Je n'avais jamais rien vu de pareil. Ces gars planifiaient tout dans les moindre détails. Ils avaient des tactiques toutes prêtes pour faire face à n'importe quelle situation sur le champ de bataille. Ils avaient même des schémas pour creuser leur latrines ! Malheureusement, tout leurs préparatifs n'ont servi à rien quand les démons nous ont attaqué. Mais au moins, ils se sont enfuis dans l'ordre et la discipline !»
- Lewis Heigermann, mercenaire


Myrmidia, Déesse de la Guerre
  • Siège : Magritta, en Estalie
  • Chef du Culte : La Aguila Ultima Isabella Giovanna Luccelli
  • Ordres Principaux: Ordre du Soleil, Ordre de l’Aigle, Ordre de la Lance de Vertu
  • Fêtes Religieuses Principales : Aucune dans l'Empire, mais il est coutumier pour les fidèles de prier et d’offrir des sacrifices au début et à la fin d’une campagne, ainsi qu’avant et après une bataille.
  • Livres Saints : Bellona Myrmidia, Bellum Strategia, L’Art de la Guerre
  • Symboles Sacrés: Le symbole de Myrmidia est une lance levée derrière un bouclier. La majorité de ses fidèles le portent en pendentif, avec la conviction qu’il leur portera chance au combat. Ses Prêtres portent un capuchon bleu par-dessus leurs robes blanches à liseré rouge, avec son symbole brodé sur le sein gauche ou sous forme d’agrafe de manteau.


Myrmidia est une Déesse des populations méridionales du Vieux Monde. Elle entend leurs prières et les protège de l’invasion. On peut voir ses statues à presque tous les coins de rue dans les cités de Tilée et d’Estalie. Les gens du sud invoquent son nom pour se protéger de tout, depuis la maladie jusqu’à la mort aux mains des hommes-bêtes. Les populations de l’Empire ont beau montrer une intense dévotion pour Sigmar, celle-ci paraît presque morne comparée à l’amour inconditionnel et passionné que les populations de Tilée et d’Estalie portent à leur dame, leur championne, leur Déesse, Myrmidia. On la représente le plus souvent comme une grande jeune femme aux proportions admirables, armée et équipée dans le style des soldats du sud du Vieux Monde. Elle peut également revêtir la forme d’un aigle.

Comme son culte s’est étendu à d’autres régions, elle est souvent considérée par les autres civilisations comme une Déesse vengeresse. Alors qu’Ulric représente la force du combat et la furie de la bataille, Myrmidia représente l’art et la science de la guerre ; et à la différence d’Ulric qui contemple les batailles et laisse les hommes survivre ou mourir selon leurs talents, Myrmidia raffermit réellement les cœurs et encourage les vertueux pour qu’ils anéantissent leurs ennemis. Le rôle de Myrmidia au sein du panthéon fait l’objet de débats et de polémiques passionnées dans tout le Vieux Monde. Dans l’Empire, les érudits pensent qu’elle était une héroïne mortelle qui apparut en Tilée ou en Estalie et qui défendit ces peuples contre l’invasion des barbares descendus du nord (les ancêtres des peuples de l’Empire), contre les envahisseurs venus de l’Arabie au-delà des mers et contre les gobelins se déversant des montagnes de l’est. Dans l’Empire, on la considère comme une Déesse régionale. Bien que les gens la traitent avec respect, ils ne la vénèrent pas, pas plus qu’ils ne vénèrent les Dieux régionaux de Kislev et de Bretonnie.

Le Bellona Myrmidia (Myrmidia la Déesse de la Guerre) commence avec la légende de Tylos, père légendaire du peuple Tiléen, un individu affligé de tragiques défauts de caractère. Tylos conclut une alliance avec Myrmidia à la chevelure d’ébène, une Déesse de la Civilisation, de la Beauté et de l’Honneur, et elle l’aida à bâtir une grande cité pour sa tribu. Cependant, cela ne suffit pas à satisfaire l’ambition de Tylos qui rêvait d’éclipser les tours blanches et élancées qui s’élevaient au sud. Il ordonna alors à son peuple de construire une tour immense, si haute que même les elfes en seraient frappés de stupeur. Myrmidia, horrifiée devant cette entreprise aussi vaine que coûteuse, abandonna Tylos après de nombreux avertissements, proclamant qu’elle reviendrait lorsque son peuple aurait retrouvé le sens de l’honneur. On ne sait pas très bien ce qu’il advint de cette cité, mais certains érudits affirment qu’elle est tombée aux mains des Sombres Puissances et que sa corruption s’est répandue autour d’elle pour former ce que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Marais Putrides.

Les siècles s’écoulèrent et les survivants du peuple anéanti de Tylos se réfugièrent dans les autres tribus du sud. Après une grande guerre contre le peuple Nain, les Elfes abandonnèrent le Vieux Monde et l’humanité s’installa prudemment à leur place, édifiant lentement de nouvelles civilisations sur les ruines des anciens bastions de la race aînée. Pour des raisons qui font encore l’objet de débats enflammés dans son culte d’aujourd’hui, Myrmidia revint parmi les descendants de Tylos ; néanmoins, elle ne revint pas sous la forme d’une Déesse, mais sous celle d’une mortelle. Selon la légende, elle apprit de rudes leçons au cours de ses jeunes années, des expériences qui l’incitèrent à abandonner ses opinions pacifistes et à prendre les armes afin de combattre l’injustice. Au fil des ans, bataille après bataille, de grands héros vinrent se ranger à ses côtés. En une décennie, elle parvint à réunir l’Estalie et la Tilée sous son gouvernement et écrasa toutes sortes de rébellions et d’invasions. Hélas, au moment où elle était sur le point d’être couronnée reine, elle fut abattue d’une fléchette empoisonnée. Mourante, elle ordonna alors que l’on construise un grand navire et le mythe nous dit qu’elle vogua vers l’ouest afin d’aller reprendre sa place au panthéon des Dieux pour y être connue, pour l’éternité, comme la Déesse de la Guerre.

Cette image de Myrmidia en vierge guerrière surgissant pour sauver son peuple persiste encore de nos jours dans toutes les légendes, excepté en Tilée et en Estalie ou la suite de l’histoire est très différente. Là, le peuple prétend que Myrmidia était la fille de Véréna et de Mórr qui avait été confiée à des parents mortels pour qu’ils l’élèvent. En Tilée, les gens insistent sur le fait que ses parents étaient Tiléens. En Estalie, ils affirment naturellement qu’ils étaient Estaliens. Dans tous les cas, le bébé grandit pour devenir une puissante vierge guerrière qui unit les peuples des deux contrées contre tous leurs ennemis. Encore aujourd’hui, elle est adorée et révérée comme la sainte patronne des deux nations, mais aussi comme une Déesse née de deux divinités majeures.

Plus de deux millénaires se sont écoulés et l’on peut dire que le culte de Myrmidia est de loin le culte organisé le plus important du Vieux Monde. En Estalie et en Tilée, elle influence quasiment tous les aspects de la société, car le peuple ne fait pas uniquement appel à sa bien-aimée Myrmidia en temps de guerre ou d’injustice, mais dans toutes les circonstances et particulièrement dans les domaines de l’art, de la vengeance ou de l’honneur, trois aspects de sa vie mortelle qui sont particulièrement illustrés par de nombreuses légendes. Les populations du nord ont beaucoup de mal à comprendre l’adoration presque universelle dont cette Déesse fait l’objet dans le sud.

Myrmidia est une Déesse des populations méridionales du Vieux Monde. Elle entend leurs prières et les protège de l’invasion. Toutefois, comme son culte s’est étendu à d’autres régions, elle est souvent considérée par les autres civilisations comme une Déesse vengeresse. Alors qu’Ulric représente la force du combat et la furie de la bataille, Myrmidia représente l’art et la science de la guerre. À la différence d’Ulric qui conTemple les batailles et laisse les hommes survivre ou mourir selon leurs talents, Myrmidia raffermit réellement les cœurs et encourage les vertueux pour qu’ils anéantissent leurs ennemis.


Expressions Liées à Myrmidia
  • «Il est parti vers le couchant.» ou «Il est parti vers l'ouest.» : Il est mort.
  • «Suis l'aigle et non la tour.» : Exhortation à faire preuve de bon sens.
  • «La flèche n'est pas à côté de la cible.» : Réponse à une révélation effrayante.
  • «Les aigles et les femmes.» : La religion et les femmes sont à la source de tous les conflits. C'est une réponse courante à la question «Pourquoi la guerre a-t-elle éclaté ?»
  • «Buvez longuement à la Source de Myrmidia ou n’y buvez pas du tout.» : La Source de Myrmidia est une source qui donne à celui qui en boit la résolution et le courage nécessaires pour exécuter des ordres impossibles.


Le Culte

«Vous ne pouvez pas comprendre. Elle n'est pas comme les autres Dieux. Elle nous comprend. Ella a marché parmi nous. Elle a enduré la souffrance pour nous. Elle est morte pour nous. Elle n'est pas comme vos Dieux indifférents. C'est notre Myrmidia.»
- Iulius Innocenti Giovanelli, marchand Tiléen

Le culte de Myrmidia a très peu d’influence dans l’Empire. Myrmidia ne bénéficie pas de l’aura de séduction viscérale d’Ulric dans toute sa fureur, pas plus qu’elle ne projette l’impression de solidité et de loyauté qui est l’apanage de Sigmar. Aux yeux de certains, et plus particulièrement des hommes de troupe, Myrmidia est «la Déesse des Officiers». L’importance particulière qu’elle accorde à l’éducation et à la pensée ne cadre pas avec le comportement de la plupart des soldats ; pour eux, ce sont la force et la passion qui ont permis à l’Empire de traverser d’innombrables guerres ; cela n’a rien à voir avec la stratégie ou avec «ces drôles de manières venues de l’étranger». En vérité, si le culte de Myrmidia siège au Grand Conclave, c’est uniquement parce que les Chevaliers du Soleil furent les premiers templiers à soutenir Magnus le Pieux durant la Grande Guerre. En fait, la nature de la divinité de Myrmidia est même remise en question à l’intérieur des frontières de l’Empire. De nombreux érudits affirment qu’elle ne saurait être la fille de Verena et de Morr, contrairement à ce que l’on prétend partout dans le sud, mais plutôt une mortelle ayant connu une ascension divine, à la manière de Sigmar. Toutefois, ces affirmations sont assez gênantes pour le culte de Sigmar car elles contredisent son credo selon lequel l’ascension de Sigmar à la divinité fut un phénomène unique.

Pourtant, quelles que soient les croyances des uns et des autres, la plupart des cités de l’Empire possèdent un Temple géré par l’Ordre de l’Aigle. Là, des Prêtres au regard perçant enseignent la stratégie et l’art de la guerre lors de classes ouvertes à tous ceux qui désirent y assister. Ils organisent également des offices réguliers pour les expatriés originaires du sud (le jour varie suivant les coutumes locales, mais ces offices se tiennent souvent tous les cinq jours). Ces cérémonies, souvent conduites en classique, en Estalien ou en Tiléen, sont plus animées que les autres offices de ce genre car les Prêtres encouragent leurs ouailles à s’exprimer et n’hésitent pas à poser des questions aux membres de la congrégation. Les bonnes gens de l’Empire, qui ont l’habitude qu’on leur prêche la bonne parole mais pas qu’on leur pose des questions et qui comprennent rarement autre chose que le Reikspiel, trouvent généralement cette manière de faire exagérée. La plupart d’entre eux évitent ces sermons bien trop excentriques à leur goût. C’est ainsi que, pour la majeure partie des citoyens de l’Empire, Myrmidia n’est rien de plus qu’une Déesse de la Stratégie et de la Guerre.

L’Ordre de la Lance de Vertu possède plusieurs chapitres dans l’Empire et bien que beaucoup d’entre eux utilisent des noms différents (comme les chevaliers du Champ Verdoyant de Talabheim), ils font tous partie de l’ordre. En règle générale, chacun de ces chapitres est chargé de protéger l’un des Temples de l’Aigle, bien qu’ils soient libres de défendre toute cause honorable quand ils le désirent et comme il leur convient. Ainsi, on voit rarement les templiers de l’ordre en dehors de la zone dont ils ont la protection. On rencontre les chevaliers de l’Ordre du Soleil beaucoup plus souvent que ceux de la Lance de Vertu, même s’ils sont moins nombreux dans l’Empire. Ceci résulte d’une coutume bien particulière à l’ordre. À la fin de sa formation, un initié doit voyager dans le Vieux Monde durant une année au moins ; cette période est censée représenter de manière symbolique le temps passé par Myrmidia sous sa forme mortelle pour apprendre à connaître le monde. C’est la raison pour laquelle on rencontre des chevaliers du Soleil aux quatre coins du Vieux Monde, prêtant le concours de leurs épées à de justes campagnes et enseignant les subtilités de la stratégie à ceux qui en ont besoin. Selon l’adage, un seul chevalier du Soleil fait plus pour la réputation de Myrmidia dans l’Empire que tous les Temples de l’Aigle réunis. En outre, en tant que seul ordre de chevalerie Myrmidéen à avoir été fondé par des individus originaires de l’Empire, l’Ordre du Soleil est responsable de la surveillance des routes de pèlerinage reliant l’Empire à Magritta. Cette charge s’est révélée extrêmement lucrative car il s’agit de routes commerciales très importantes. À ce que l’on dit, l’ordre serait l’un des plus riches du Vieux Monde. Seuls les chevaliers Panthères, grâce à leurs croisades, pourraient rivaliser avec lui.

Zone d’Influence

Myrmidia fait l’objet d’une dévotion fanatique dans tout le sud du Vieux Monde, spécialement en Tilée et en Estalie. Dans d’autres régions du Vieux Monde, les guerriers qui trouvent les manières d’Ulric trop brutales se tournent vers le culte de Myrmidia. Cela est particulièrement vrai pour ceux qui utilisent la poudre noire, proscrite par la foi d’Ulric. Ces nouveaux adeptes acceptent la croyance selon laquelle Myrmidia est la fille de Verena et de Morr et ils ne la considèrent pas comme une divinité régionale.

Une Déesse Étrangère

Malgré le nombre de soldats qui ont adopté son culte, Myrmidia n’est pas réellement une Déesse impériale. La plupart des gens de l’Empire considèrent d’un oeil profondément suspicieux ceux qui pratiquent un culte étranger, particulièrement quand il s’agit d’une Déesse aussi bizarre que Myrmidia. Après tout, beaucoup de ses Temples sont ornés de statues franchement indécentes, tout à fait capables d’attirer les Sombres Puissances ! Ainsi, un membre du culte du Myrmidia pourrait être regardé de travers par les impériaux. Cependant ce ne s'applique qu’aux membres du culte et non à ceux qui arborent les symboles de Myrmidia ; après tout, le fait de respecter une divinité, même très étrange, est une attitude que les populations de l’Empire comprennent très bien et considèrent comme sensée.


Dogme

«J'avais l'intention d'étudier l'histoire de la guerre, mais quand j'ai découvert que l'Art de la Guerre de Myrmidia avait fait l'objet de vingt-sept traductions différentes, toutes accompagnées d'annotations fondamentales de différents généraux, tous aussi respectés les uns que les autres, je me suis découragé.»
- Gebberd Pesche, étudiant en littérature impériale, université de Nuln

Le récit des douze plus importantes batailles de Myrmidia, accompagné de ses commentaires personnels, constitue la base de L’Art de la guerre. Ce livre recèle toute la doctrine de base du culte. De nombreux Myrmidéens l’emportent partout avec eux afin de pouvoir l’étudier et méditer sur les paroles et les actes de leur Déesse.

L’honneur est une notion essentielle pour le culte, car c’est le principe sur lequel reposent toutes les actions de Myrmidia. Dans la vie, la Déesse se pliait à un code de conduite très strict, auquel elle donnait le nom de «Protocole de Guerre» et elle traitait tous ses adversaires avec l’équité réclamée par ce code, même si ceux-ci avaient déjà démontré leur perfidie dans le passé (et ce fut le cas plus d’une fois). De la même façon, les Myrmidéens traitent leurs adversaires avec respect, particulièrement lorsque ceux-ci se rendent, car ils considèrent la reddition de l’ennemi comme l’un des objectifs d’une bataille. La structure hiérarchique est également l’un des points-clefs de son enseignement, mais on connaît un certain nombre de légendes où l’on voit la Déesse ou ses vierges guerrières choisir d’agir selon ce qu’elles estiment juste et non suivant les ordres reçus. Pour cette raison, et bien que les Myrmidéens respectent strictement les ordres, ils n’hésitent pas à les outrepasser si ceux-ci risquent de les forcer à trahir leur code d’honneur. À ses adeptes, Myrmidia enseigne également la maîtrise de l’art de la guerre. En tant que femme, elle était physiquement plus faible que bon nombre de ses opposants ; elle dut ainsi apprendre à utiliser ses forces au mieux et à dissimuler ses faiblesses. Contrairement aux autres Dieux guerriers, elle se concentre sur les moyens d’éviter les conflits inutiles par la mise en place d’habiles stratégies. C’est une manière de voir qui a la faveur de nombreux guerriers car peu d’hommes se délectent des horreurs de la guerre après les avoir connues. Les Ulricains et les Sigmarites y voient de la lâcheté. Les Myrmidéens n’y voient que de la circonspection.

Cela dit, Myrmidia est assez populaire auprès des femmes dont les fils et les maris sont à la guerre. Elles vont prier la Déesse pour que celle-ci inspire des choix judicieux aux officiers, dans l’espoir que cela permettra aux êtres qui leur sont chers de survivre. Comme elles le disent souvent : «Sigmar vous conduit à la guerre, mais c’est Myrmidia qui vous permet d’en revenir.» Elles ont également le sentiment que Myrmidia, en tant que femme, est mieux à même de comprendre leurs craintes et les peines qu’elles ressentent pour leurs hommes ; ce sont là des croyances que le culte de Sigmar désapprouve.


Les Commandements
  • Agissez avec honneur et dignité en toutes circonstances et avec tous, ennemis comme amis
  • Respectez les traités et les prisonniers
  • N’ayez aucune pitié pour les ennemis de l’humanité.
  • Respectez les ordres de votre maîtres
  • Si vous devez désobéir à un ordre, ne le faites qu’en cas d’absolue nécessité (par exemple si celui-ci devait vous conduire à contrevenir à un autre commandement).

Fausses Croyances

Dans le monde paranoïaque et obtus de l’Empire, le nombre de pratiques associées à de «fausses croyances» est considérable. Ce qu’on trouve normal et acceptable dans certaines régions (ou au sein d’un courant religieux précis) peut être jugé comme une pratique déviante dans une autre. Schismes et branches dissidentes naissent spontanément tous les deux ou trois siècles au sein de chacune des religions principales, toutes disposant de leurs propres méthodes pour décider de ce qui constitue une croyance dangereuse, de la punition appropriée et de la façon de l’empêcher de ressurgir.

Soumis à une discipline militaire et accomplissant la volonté de Myrmidia au pied de la lettre, les membres de ce culte sont toujours à l’affût de la corruption dans leurs propres rangs. Les Myrmidéens sont comparables aux Sigmarites en matière d’éradication des brebis égarées au sein de leur propre troupeau. Les renégats potentiels sont jugés par des cours qui ressemblent à des tribunaux militaires et comprennent un jury et un avocat de la défense (choisi par la cour). Ils peuvent y plaider leur cause. Les adeptes de Véréna accusent souvent les Myrmidéens de monter de faux procès pour punir les suspects sur des preuves particulièrement minces ou indirectes. Les Verenéens pensent que les méthodes des Myrmidéens sont irresponsables et mettent en danger l’esprit de la loi. Les procès débouchent parfois sur des exécutions, mais la plupart des coupables sont simplement emprisonnés à vie pour leurs crimes.


L'initiation

Dans l’Empire, la plupart des gens pensent que le culte de Myrmidia n’est ouvert qu’aux militaires ou aux expatriés Estaliens et Tiléens. Il faut pourtant savoir que n’importe qui, ou presque, peut y entrer du moment que le candidat démontre un intérêt suffisant pour les principes Myrmidéens, qu’il mène l’existence honorable requise et qu’il parvient à faire suffisamment bonne impression sur le Prêtre du Temple local.

Bien que Myrmidia soit la Déesse de la Guerre, les rites d’initiation de son culte n’impliquent presque jamais de combat. Cela ne veut pas dire que les gens ne sont pas choisis pour l’initiation à cause de leurs prouesses martiales, mais plutôt que cette estimation a lieu avant le rite en lui-même. Presque tous les rites impliquent la présentation d’armes et d’armure aux nouveaux Prêtres, presque toujours en public. Les détails varient énormément d’un endroit à l’autre, et selon les occasions, car il est courant que le rite implique une référence aux exploits d’un initié particulier. Par exemple, un initié peut se voir présenter une épée destinée à remplacer celle qu’il a perdue en combattant des Orques.

Une fois acceptés, les initiés reçoivent une robe blanche sans capuchon et sont placés sous la tutelle d’un Prêtre qui peut former jusqu’à cinq initiés à la fois. Ces initiés constituent une «escadrille» et ils font tout collectivement, y compris manger, dormir, assister à leurs cours et pratiquer l’éducation physique. Si un Temple possède suffisamment d’initiés pour avoir plusieurs escadrilles, on les fait s’affronter au cours de toutes sortes de jeux guerriers et de compétitions. Comme il est aussi important d’affûter l’esprit que d’entraîner le corps, les longs sermons au cours desquels les initiés écoutent les préceptes de Myrmidia sont souvent accompagnés de séances de méditation durant lesquelles ils inhalent une fumée sacrée ou de périodes de contemplation et d’isolement prolongés. Le meilleur élève d’une escadrille obtient bientôt le titre de «premier aigle», le chef de l’escadrille. Aucun initié ne peut accéder à la prêtrise sans avoir d’abord été premier aigle et s’être distingué par une action méritoire. Les critères diffèrent d’un Temple à l’autre. Il peut s’agir de quelque chose d’apparemment simple, par exemple de faire à la fois preuve de sagesse et de perspicacité lors d’une épreuve particulièrement difficile ou de démontrer des qualités de meneur d’hommes. Il peut également s’agir d’un défi un peu plus stimulant, comme de surpasser les succès de Myrmidia elle-même en recréant l’une de ses batailles au moyen de figurines peintes pour représenter les armées en présence. Quoi qu’il en soit, un initié doit faire ses preuves pour se révéler digne d’accéder au grade de Prêtre ; s’il se révèle incapable, on le convoque en privé et on lui demande de quitter le culte. Ceux qui sont acceptés doivent accomplir une épreuve dont la nature varie en fonction du Temple. On peut leur demander de s’orienter dans un labyrinthe truffé d’énigmes, dans les sous-sols du Temple, ou encore d’échapper, de manière rituelle, à une puissante créature issue des légendes de la saga de Myrmidia, un taureau ou un sanglier par exemple. Il peut également devoir trouver le moyen de survivre après avoir été abandonné dans un environnement hostile ou entreprendre une quête afin de découvrir les secrets d’un lointain site sacré. Quoi qu’il en soit, une fois qu’il a triomphé de son épreuve, l’initié est ordonné Prêtre et un sergent du Temple le prend en main pour continuer sa formation.

Les Rites

Quand une prêtresse se réveille le matin, son premier devoir est de s’armer pour la journée. On prend ce devoir au pied de la lettre, en mettant une armure et en prenant effectivement les armes. Chaque étape de ce rituel est accompagnée de prières à Myrmidia, lesquelles rappellent la fonction de chaque arme ou armure. Dans bien des cas, les activités de la journée ne requièrent pas d’armure, et il ne reste plus au prêtre qu’à la retirer. Ce n’est que si les circonstances rendent peu pratique le port de l’armure dans leurs quartiers que les prêtres accomplissent le rituel symboliquement, traitant leurs vêtements comme une armure et les outils qu’ils ont sous la main comme des armes. La plupart des superstitions des Myrmidéens tournent autour de la stratégie militaire. Par conséquent, beaucoup refusent d’entrer dans les voies sans issue ou dans toute pièce qui ne comporte qu’une sortie, et ils ont toujours un plan d’évasion à l’esprit. De même, prendre une décision impulsive est censé porter malheur ; les prêtres doivent toujours être vigilants afin de ne manquer aucun élément. On peut facilement pousser ce comportement à l’extrême.

Selon une superstition très répandue, un prêtre ne devrait jamais être désarmé. L’arme peut être très petite, mais il faut qu’elle soit fonctionnelle et ne constitue pas un simple symbole. Ceci peut poser problème quand un prêtre désire s’entretenir avec un individu puissant et prudent. Un ensemble de superstitions tournent autour des aigles. Tuer un aigle (et même simplement en voir un mort) porte affreusement malheur. À l’inverse, voir un aigle prendre son envol au matin est un excellent présage, alors que beaucoup de prêtres renoncent à voyager s’ils voient un aigle se poser juste avant de partir. Beaucoup d’éleveurs de moutons considèrent les aigles comme un fléau, et comme le culte de Myrmidia se répand dans l’Empire, il est probable que cela pose de plus en plus de problèmes.

Les prêtres Myrmidéens aiment la hiérarchie, même s’ils ne sont pas aux commandes. Ils détestent faire quoi que ce soit, fût-ce aller à la taverne, sans avoir un plan, et ils sont prêts à suggérer un projet si nécessaire. Ils accordent une grande importance à la loyauté et à la morale de groupe, et ils n’abandonnent jamais un camarade, même si celui-ci s’est montré inconscient dans ses actes.


Les Cultistes

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Quand une Prêtresse se réveille le matin, son premier devoir est de s’armer pour la journée. On prend ce devoir au pied de la lettre, en mettant une armure et en prenant effectivement les armes. Chaque étape de ce rituel est accompagnée de prières à Myrmidia, lesquelles rappellent la fonction de chaque arme ou armure. Dans bien des cas, les activités de la journée ne requièrent pas d’armure, et il ne reste plus au Prêtre qu’à la retirer. Ce n’est que si les circonstances rendent peu pratique le port de l’armure dans leurs quartiers que les Prêtres accomplissent le rituel symboliquement, traitant leurs vêtements comme une armure et les outils qu’ils ont sous la main comme des armes.


Dans le Livre des Transformations du Bellona Myrmidia, la Déesse prend la forme d’un aigle royal à l’oeil perçant pour aller inspecter les positions ennemies. L’Ordre de l’Aigle s’identifie à cet oiseau majestueux et le représente souvent avec les ailes déployées et levées haut au-dessus de sa tête. On arbore ce symbole sur le sein gauche ou sous la forme d’une broche utilisée pour retenir la cape blanche des Prêtres. Dans l’Empire, les membres de l’ordre portent également un capuchon bleu bordé de rouge et une robe blanche. Ailleurs dans le Vieux Monde, les capuchons peuvent être de couleurs différentes, en fonction du régiment auquel appartient le Prêtre (vous en saurez plus en lisant le paragraphe suivant, Structure). Chez les Aigles, le grade est marqué par de petites épingles en forme de serres d’oiseau, portées au col.

Les membres de l’Ordre de la Lance de Vertu portent une armure de plaques polie, avec un tabard blanc à l’insigne des armes favorites de Myrmidia, la lance et le bouclier. Toutefois, l’ordre s’est divisé en une multitude d’ordres mineurs éparpillés dans tout le Vieux Monde, chacun avec son uniforme particulier, son style de combat et ses préférences en matière d’armes. Le seul élément commun à ces ordres disparates est le symbole de la lance et du bouclier qui apparaît toujours quelque part sur leur tenue.

Les Chevaliers du Soleil, eux, portent une armure de plaques noir et or très ouvragée, soigneusement astiquée, et arborent souvent le symbole de l’ordre (un soleil stylisé d’où partent seize rayons de lumière ondulés) en guise de cimier ou de blason. Les membres du cercle intérieur de l’ordre, une poignée d’hommes extrêmement riches, n’hésitent pas à exhiber leur fortune avec beaucoup d’ostentation en portant des armures d’une somptuosité stupéfiante, ornées d’or, de jais, d’obsidienne et de diamants. De nombreux templiers de l’ordre portent des boucliers polis comme des miroirs qu’ils utilisent pour refléter la lumière dans les yeux de leurs ennemis afin de les aveugler.

  • Pour plus d'informations l'Ordre de Chevalerie sus-cité, voir l'article sur les Chevaliers du Soleil

Signes et Gestes Sacrés de Myrmidia

Les adeptes ont différentes manières d’afficher leur foi, que ce soit aux yeux des non-initiés ou à ceux de leurs pairs. L’utilisation de signes, de gestes de la main et de salutations sacrées est une démonstration de respect à l’égard des autres adeptes et des Dieux. Ces saluts sont couramment utilises quand les adeptes se rencontrent pour la première fois de la journée, et on les reproduit quand on se sépare. Chaque culte dispose de son éventail de signes secrets qui ne sont connus que des adeptes de confiance. Ils peuvent exprimer la détresse, une grande admiration, ou d’autres choses qui ne peuvent être comprises que par les fidèles.

Le salut de Myrmidia consiste à tendre les doigts de la main en éventail pour représenter les rayons du soleil, un symbole courant au sein de ce culte. On commence avec la main ouverte devant la poitrine, puis on l’écarte sur le côte. Les fidèles plongés dans la méditation maintiennent souvent les deux paumes dans cette posture devant le front tout en fermant les yeux, dans l’espoir d’accéder à la compréhension spirituelle. En Estalie, les fidèles de Myrmidia se donnent une claque sur le cou quand ils se sentent trahis, tandis qu’en Tilée, ils s’inclinent en direction de l’ouest quand ils sont gagnés par le désespoir.

Par ailleurs, le culte militariste de Myrmidia utilise des saluts répandus au sein des armées de l’Empire. Le plus courant consiste a tenir le poing ferme devant le cœur, avec le bras parallèle au sol. Pour afficher une approbation totale, les fidèles tiennent les bras bien droits le long du ventre tout en serrant les poings. Ce signe est également répandu chez les compagnons d’armes : il s’agit là d’une démonstration de respect ordinaire, et presque familière. Parmi les fidèles, placer le dos de la main sur le pommeau de son épée est une façon subtile et personnelle de montrer sa désapprobation par rapport à une situation donnée.


Structure

En Estalie et en Tilée, le culte de Myrmidia représente une puissance énorme et contrôle d’innombrables positions de pouvoir à travers la multitude de ses ordres. Dans l’Empire en revanche, où le culte est beaucoup moins représenté, il offre un aspect beaucoup plus sobre.

Bien que l’Ordre de l’Aigle soit organisé comme une immense armée dans laquelle les inférieurs doivent obéir aux ordres de leurs supérieurs, la sagesse et la clairvoyance, qui sont les dons de la mère et du père de Myrmidia, y restent extrêmement estimées. Les officiers de rang supérieur ne se contentent pas d’écouter les avis de leurs inférieurs, mais ils n’hésitent pas à leur demander conseil. Dans l’Empire, l’officier de plus haut rang est l’aigle du Nord, actuellement basé à Nuln, qui commande le Régiment Nord de l’Ordre de l’Aigle. Ce régiment est divisé en dix unités, une par province impériale et une pour le Kislev, chacune commandée par un grand Prêtre. L’unité rattachée à un grand Prêtre est divisée en autant de districts qu’il se trouve de Temples sous son autorité, chacun commandé par un Prêtre principal. Ce Prêtre principal est assisté d’un ou plusieurs sergents du Temple qui peuvent avoir jusqu’à dix Prêtres sous leur autorité. Enfin, chaque Prêtre peut diriger jusqu’à cinq initiés.

Dans l’Empire, la progression d’un individu au sein de l’ordre dépend essentiellement du bon vouloir de ses chefs et des postes disponibles. Toutefois, la plupart des Prêtres de rang supérieur réfléchissent longuement sur leurs options pour être certains de faire le meilleur choix. Dans le sud, au contraire, la plupart des nominations à un poste élevé nécessitent l’appui de l’Ordre de la Clairvoyance Véritable qui a la réputation de posséder la meilleure compréhension de la stratégie élaborée par Myrmidia pour le culte. L’impartialité des oracles n’est jamais ouvertement remise en question, mais on entend parfois murmurer que l’argent et les faveurs pourraient avoir plus d’influence que les révélations reçues de Myrmidia au gré de transes prophétiques suscitées par les fumées sacrées. En réalité, il n’est pas rare de voir différents oracles soutenir différents candidats, chacun clamant que c’est Myrmidia qui l’a guidé dans ses choix.

La structure de l’Ordre de l’Aigle subit des modifications mineures d’une année sur l’autre, suivant la conviction selon laquelle il doit s’adapter aux évolutions du monde environnant. À l’heure actuelle, l’Aigle du Nord se trouve dans une position équivalente à celle d’un gouverneur de province en Tilée ou en Estalie. Il reporte au haut aigle de Miragliano (L’Alta Aquila di Miragliano) qui commande également la moitié des régiments de l’ordre en Tilée.

L’Ordre de la Lance de Vertu est l’un des ordres templiers les plus importants du Vieux Monde. La plus grande partie de ses effectifs est stationnée en Tilée et en Estalie, mais on trouve des chapitres de l’ordre partout dans l’Empire, en Bretonnie, dans les Principautés Frontalières et même en Arabie. Au sein de l’Empire, les templiers se bornent à protéger et à soutenir leurs Temples, mais l’ordre grandit lentement en popularité. Il est divisé en nombreux ordres mineurs, chacun dirigé par son propre grand maître et portant un nom particulier, mais ils rendent tous des comptes au glorieux commandant (El Lider Glorioso) qui dirige l’ordre depuis la cité de Magritta. Chacun des grands maîtres de l’Empire se soumet aux ordres de l’aigle du Nord, mais le glorieux commandant peut passer outre s’il le désire. Tous les chapitres de la Lance de Vertu sont dirigés par un capitaine templier qui est toujours un chevalier du cercle intérieur.

L’Ordre du Soleil paraît minuscule comparé à celui de la Lance de Vertu. C’est durant les croisades que soixante chevaliers impériaux aux abois firent le voeu de se consacrer au service de Myrmidia lorsqu’une violente secousse sismique fit basculer une gigantesque statue de la Déesse sur les centaines d’Arabiens qui s’apprêtaient à les charger, les sauvant ainsi d’une mort certaine. À leur retour dans l’Empire, ils édifièrent un chapitre et un Temple à leur Déesse étrangère, aux environs de Ravenstein dans l’ouest du Talabecland. Avec l’aide d’autres ordres de chevaliers croisés, comme les chevaliers Panthères et ceux du Lion d’Or, ils travaillèrent d’arrache-pied à ouvrir des routes de pèlerinage et de commerce vers l’Estalie et les contrées au-delà. Aujourd’hui, l’ordre s’est enrichi grâce à ses tractations menées à l’étranger ; c’est au Middenland que son influence est la plus forte et c’est de là que le grand maître de l’ordre dirige ses chevaliers, depuis son chapitre de Carroburg. L’ordre répond directement à La Aguila Ultima en Estalie, car c’est à elle que les tout premiers chevaliers impériaux jurèrent allégeance. C’est là une situation très irritante pour l’aigle du Nord qui convoite depuis longtemps leurs coffres emplis d’or et apparemment inépuisables.

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Sectes

Le culte de Myrmidia est déchiré par de nombreuses divergences doctrinales. Fort heureusement, la plupart de celles-ci se manifestent dans les nations du sud et ne remontent jamais aussi loin que l’Empire. Toutefois, l’une de ces divisions est si fondamentale qu’elle affecte le culte dans son entier.

L’Opposition Est–Ouest

Le culte de Myrmidia est un culte divisé. À l’est, on trouve les Tiléens. Ils sont convaincus que Myrmidia est née à Rémas, ce qui fait d’elle une Tiléenne. Plus important encore, ils sont persuadés que Myrmidia, en tant que Tiléenne, a conquis l’Estalie. Pour leur part, les Estaliens, à l’ouest, affirment que Myrmidia est née à Magritta et qu’elle était donc Estalienne. En vertu de cela, ils pensent que Myrmidia, en tant qu’Estalienne, a conquis la Tilée. Chacune des deux nations soutient ses affirmations grâce à sa propre version des textes saints de Myrmidia et chacune est convaincue d’être dans le vrai. Au fil des siècles, ce différend fondamental a servi de cause ou de prétexte à bien des hostilités entre les royaumes Estaliens et les cités-états Tiléennes. En fait, le culte a même failli éclater à plus d’une reprise à cause de cette dispute.

À l’heure actuelle, Magritta est considérée comme le coeur de la religion Myrmidéenne, bien que le grand Temple de Rémas fasse tout son possible pour saper sa position à la moindre occasion. La Aguila Ultima (ou l’Ultima Aquila, comme les Tiléens préfèrent l’appeler), qui dirige l’Ordre de l’Aigle, est Tiléenne ; les Tiléens s’attendaient donc à ce qu’elle soutienne Remas et en fasse le futur centre du culte. Pourtant, dans un mouvement qui a suscité de vives disputes, elle a juré de se conformer à la version Estalienne et elle est allée s’installer à Magritta où elle fait tout son possible pour apaiser ces anciennes querelles.

Cette situation suscite toutes sortes de problèmes au sein de la branche impériale du culte. L’Ordre de l’Aigle a juré allégeance à un haut aigle originaire de Tilée et utilise les textes Tiléens. Mais les templiers reçoivent leurs ordres de Magritta et acceptent donc les textes Estaliens par défaut. Pour compliquer un peu plus les choses, l’aigle du Nord, qui a autorité sur l’Ordre de la Lance de Vertu dans l’Empire, a reçu l’ordre de s’assurer que les templiers suivraient les textes Tiléens, ce qu’ils contestent, évidemment.

Ces divergences constituent un immense fossé et il semble que le culte doive inévitablement finir par se diviser en deux, ce qui risque de plonger plus de la moitié du Vieux Monde dans une guerre très cruelle, car les Rémasiens/Magrittois sont prêt à aller très loin pour arriver à leurs fins.


Cultes Mineurs

Les principaux ordres de Myrmidia sont tous deux basés au Temple de Magritta. Ses initiés et ses Prêtres appartiennent à l’Ordre de l’Aigle, qui tire son nom de la forme que Myrmidia adoptait parfois avant les batailles pour effectuer des reconnaissances. Qu’ils soient membres des armées de Tilée ou d’Estalie ou qu’il s’agisse des compagnies de mercenaires du sud qui combattent partout dans le Vieux Monde, le clergé de cet ordre prend soin des soldats. Les membres de l’ordre considèrent que combattre aux côtés des soldats fait partie de leurs devoirs sacrés et constitue un grand honneur, de même qu’apporter leurs conseils aux officiers supérieurs, autant dans le domaine martial que spirituel.

Les templiers de l’Ordre de la Lance de Vertu forment le second groupe. Cet ordre dispose de chevaliers dans toutes les régions du Vieux Monde, souvent sous des noms différents, comme les chevaliers du Bouclier Étoilé ou les chevaliers du Titan Impitoyable. Ces ordres de chevalerie mineurs, tous fervents adeptes de Myrmidia, rendent hommage à l’ordre principal des templiers et peuvent être appelés à combattre par le Glorieux Commandant, comme ils le furent lorsque le Temple de Magritta les rappela pour mener la guerre contre l’Arabie. Dans cette guerre, ce fut l’Ordre de la Lance de Vertu qui mena les assauts et qui combattit le plus férocement.

L'Ordre de la Furie

Et elle apprit ce qui était advenus, alors elle vint à Elle et lui dit : «À cause de ce que l'on t'a fait, à partir de ce jour, je renonce à mon nom, je serai désormais connue sous le nom de la Furie.»
- Bellona Myrmidia, "Histoire de la Furie"

Alors qu’elle était encore mortelle, Myrmidia vit beaucoup de grands héros se ranger à ses côtés, mais aucun n’est aussi célèbre que la Furie, l’une de ses vierges guerrières. Sa légende est consignée dans le Bellona Myrmidia et c’est une histoire pleine d’horreur, de souffrances et de traîtrises. Les événements racontés dans cette triste histoire menèrent une jeune fille à abandonner son propre nom et à faire le serment de venger toutes les horreurs commises dans ce monde, un devoir auquel elle s’attaqua avec une fureur et une passion inégalées. Malgré son chagrin, Myrmidia ne put se résoudre à l’arrêter car elle comprenait de manière très profonde à quelle source s’alimentait la rage de la Furie. Alors Myrmidia fit ce qu’il y avait à faire : elle utilisa les talents de la jeune fille sur le champ de bataille. Là, la Furie tua, encore et encore, à coups redoublés, jusqu’à ce que tous ses ennemis fussent tombés et qu’elle s’effondre en pleurs. Le dernier combat de la Furie se déroula dans la chaîne de montagnes des Abasko. C’est là que Myrmidia retrouva son cadavre, entouré de monceaux d’Orques et de Gobelins morts. Le site est aujourd’hui sous la protection du grand Temple de l’ordre.

La Furie est l'incarnation de la sainte colère de Myrmidia à rencontre des agissements des suppôts du mal. Dans l'art, la Furie est représentée sous les traits de l'une des vierges guerrières de Myrmidia, le visage tordu par la rage et la lance levée, prête à frapper. La Furie plaît aux guerriers qui se laissent dominer par leur colère dans le feu de la bataille, plutôt que d'aborder le combat de façon plus calculatrice, en gardant la tête froide. La Furie est vénérée par une petite secte surtout présente au Reikland et sa popularité a augmenté depuis les défaites successives subies par les forces Ulricaines au cours de la guerre. Ces défaites en ont conduit certains à se demander si le culte du Loup Blanc ne serait pas en déclin.

Bien qu’en Estalie et en Tilée l’Ordre de la Furie soit essentiellement composé de femmes, dans l’Empire il est pratiquement exclusivement composé d’hommes. La popularité de cet ordre grandit de plus en plus, surtout depuis les défaites successives subies par les forces Ulricaines au cours de la guerre, et il possède déjà quatre Temples au Reikland. Un grand Prêtre de l’ordre, un personnage charismatique du nom de Janos Enescu, est récemment arrivé à Delberz. Les Stirlanders ont survécu à quelques-uns des pires conflits de la récente Incursion du Chaos. Enescu collecte des aides financières afin de fonder un Temple de la Furie dans cette cité, non sans rencontrer une résistance acharnée de la part des Ulricains locaux. Tout cela en a conduit certains à se demander si le culte du Loup Blanc ne serait pas en déclin.

Le Saint Ordre de la Clairvoyance Véritable

Avant de décider d'une stratégie, il faut d'abord rechercher la conseil d'un oracle. Les sombres serviteurs de Morr proclament que la seconde vue est du domaine de leur Dieu, mais comme ils ne comprennent guère les vicissitudes de la guerre, ils peuvent se tromper et prononcer de fausses prédictions. Recherchez un oracle qui soit versé dans les usages de Myrmidia, car c'est seulement ainsi que l'honorable général pourra trouver la véritable clairvoyance.
- Bellum Strategia, "Avant que les Lames ne Quittent le Fourreau"

Alors qu’elle était encore mortelle, Myrmidia consultait souvent les augures du culte de Morr car elle accordait beaucoup de prix aux conseils prophétiques de son lointain géniteur. Aujourd’hui, les fidèles de Myrmidia perpétuent cet usage et l’on voit souvent les Augures de Morr marcher aux côtés des armées Tiléennes et Estaliennes. Cependant, le culte de Myrmidia possède ses propres oracles. Le Saint Ordre de la Clairvoyance Véritable accueille les adeptes ayant la réputation d’avoir reçu la bénédiction de la Déesse et ses révélations. Ils se regroupent dans des Temples isolés, peu peuplés, afin de rendre leurs prophéties aux âmes honorables qui viennent rechercher leurs conseils.

On ne peut accéder à cet ordre que par sollicitation de ses membres dont la majorité sont des femmes au crépuscule de leur vie. La plupart résident dans des Temples retirés du monde où elles étudient les saintes écritures de Myrmidia et méditent dans des pièces enfumées, examinent de problématiques stratégies et les points les plus épineux de la doctrine Myrmidéenne. Même si l’ordre ne possède encore aucun Temple dans l’Empire, sa présence s’y fait tout de même ressentir car nombreux sont les membres de l’Ordre de l’Aigle qui refusent d’entreprendre toute campagne importante sans avoir d’abord consulté les oracles de la Clairvoyance Véritable. Trois Prêtresses prophétesses (une jeune, une d’âge mûr et une vieille) sont récemment arrivées à Nuln afin de conseiller l’aigle du Nord; cependant, aucune d’entre elles n’est vraiment sûre du genre de campagne qu’il désire préparer.


Temples

Les Temples principaux de Myrmidia se trouvent dans la cité estalienne de Magritta et dans la cité tiléenne de Rémas. Le peuple d’Estalie croit dur comme fer que Myrmidia fut élevée à Magritta, tout comme les Tiléens sont convaincus que Rémas fut son premier foyer. Le Temple de Magritta, qui fut en première ligne pendant les guerres arabiennes, est en plein essor et c’est celui qui est considéré comme le centre spirituel du culte. À notre époque, tous les Temples Myrmidiens du Vieux Monde sont soumis à celui de Magritta, mais la dernière fois qu’il a fait usage de ses prérogatives remonte au temps où il lança un appel général au début des guerres avec l’Arabie.

On trouve au moins un Temple dédié à Myrmidia dans les citadelles de toutes les villes d’Estalie et de Tilée, la plupart des villes d’importance en possédant plusieurs. On en trouve également dans les régions méridionales de Bretonnie et de l’Empire, de même que dans les endroits où l’on emploie couramment les services de mercenaires venus du sud.

Les Temples fortifiés des Myrmidéens sont généralement bâtis suivant les principes architecturaux de l’Estalie et de la Tilée, lesquels sont fortement influencés par les immenses ruines Elfiques que l’on peut trouver dans ces deux nations. C’est la raison pour laquelle on voit beaucoup de toitures pointues et de tourelles au sommet de tours élancées et de grandes salles coiffées de larges dômes. Le matériau le plus apprécié est le marbre blanc mais dans l’Empire, il est plus courant d’utiliser les matériaux disponibles localement, particulièrement le granit. La plupart des Temples sont décorés de grands bas-reliefs à motifs de boucliers et d’armes, souvent sculptés sur les murs d’enceinte des terrains d’entraînement qui entourent les lieux saints dédiés à Myrmidia.

À l’intérieur, on trouve généralement des amphithéâtres circulaires exigus, utilisés pour les leçons de science guerrière et de stratégie. Ils paraissent minuscules à côté de l’immense salle commune dont les gradins entourent une zone centrale surbaissée où les Prêtres conduisent les offices pour leur Déesse (généralement par groupes, afin de mettre l’emphase sur le concept de travail d’équipe). Sur le pourtour de cette grande salle centrale, on peut voir des statues de Myrmidia, entourée de ses vierges guerrières, de ses compagnons et de héros locaux. Souvent, ces personnages sont représentés portant des armes archaïques typiques des contrées du sud et ne sont vêtus que d’une grande écharpe de soie drapée à la taille ; beaucoup de citoyens de l’Empire trouvent ces représentations scandaleuses. Au-dessus de la grande salle, de nombreux Temples installent également de petits oratoires privés où les fidèles peuvent venir se recueillir afin de méditer sur les questions les plus difficiles et prier Myrmidia afin qu’elle leur accorde l’inspiration.

On trouve généralement un chapitre de l’Ordre de la Lance de Vertu (quel que soit le nom qu’il a choisi de se donner) dans l’enceinte de la plupart des Temples de l’Aigle, ce qui ne facilite guère la tâche à ceux qui voudraient s’attaquer aux lieux saints dédiés à Myrmidia.


Personnalités

La grande Prêtresse de Myrmidia est appelée La Aguila Ultima (ou L’Ultima Aguila en Tilée). Actuellement, il s’agit d’une femme aux cheveux noir corbeau du nom d’Isabella Giovanni Luccelli. Elle est originaire de Tilée mais a prêté serment au Temple d’Estalie, ce qui a soulevé de furieuses controverses. Elle essaie d’apaiser les disputes incessantes qui s’élèvent entre les fidèles au sujet du lieu de naissance de Myrmidia.

Le chef de l’Ordre de la Lance de Vertu est appelé le Glorieux Commandant. En ce moment, le Glorieux Commandant est un Estalien du nom de Juan Franco. Il est connu pour tenir son ordre d’une poigne de fer et on murmure qu’il lorgne à nouveau sur l’Arabie.

Cependant, les plus importants membres du culte de Myrmidia sont immensément éloignés des affaires de la plupart des Myrmidéens de l’Empire. Des personnalités de la magnitude de la formidablement influente Aguila Ultima Isabella Giovanna Luccelli ou telles qu’El Lider Glorioso Juan Franco ne sont rien de plus que des noms difficiles à prononcer et sans véritables liens avec les réalités locales. Ce sont les dirigeants de l’ordre qui vivent à l’intérieur des frontières de l’Empire qui ont le plus d’importance, les personnes dont les décisions au jour le jour sont les plus susceptibles d’influencer la vie quotidienne des populations.


Sources

  • Warhammer JdR - Le Tome de la Rédemption
  • Warhammer JdR - Les Héritiers de Sigmar
  • Warhammer JdR - Le Livre de Règles V2
  • The Tome of Benedictions ( JDR officiel V3 )