Tempête du Chaos

De La Bibliothèque Impériale

Note : Attention cher lecteur et lectrice. Cet événement est désormais non-canon et remplacé par La Fin des Temps.

404.jpg
Page en Construction

Pendant plus de deux cents ans, l’Empire prospéra sous l’administration avisée de ses Empereurs, à quelques exceptions près. Malgré la défaite de ses armées, la menace du Chaos n’avait pas pour autant disparu. De nombreux raids étaient lancés contre les communautés du nord, sur les rives de la mer des Griffes, les légions indisciplinées du Chaos s’attaquaient aux bastions kislevites et, à un rythme de plus en plus effréné, des hordes d’effroyables abominations mutantes surgissaient des Désolations du Chaos pour saccager et massacrer. Pour ne rien arranger, un grand nombre des soldats qui avaient participé à la Grande Guerre en étaient restés irrémédiablement marqués; leurs âmes étaient malades de tout le sang versé et des horreurs de la guerre. C’est ainsi que, comme par le passé, de nombreux soldats de valeur quittèrent l’Empire pour migrer vers les Désolations du Chaos afin d’y rechercher la guerre, abandonnant leurs âmes au Dieu du Sang. Malgré tous les efforts des Répurgateurs qui s’efforçaient de nettoyer la Drakwald, les bois étaient toujours infestés de bandes d’Hommes-Bêtes. L’humanité se tourna une nouvelle fois vers les Puissances de la Déchéance et abandonna ses anciennes traditions. Bien qu’elles soient considérées comme une période de stabilité, les deux cents années qui précédèrent la Tempête du Chaos ne furent qu’un bref répit avant la grande guerre.

De manière assez ironique, l’incident qui devait presque aboutir à la destruction de l’Empire ne hit pas causé par un homme-bête ou un démon des Désolations, mais trouva son origine dans l’Empire lui-même. L’homme qui devait devenir Archaon naquit quelques années après la fin de la Grande Guerre contre le Chaos et mena tout d’abord une brillante carrière de Répurgateur. Il se rendit célèbre pour son habileté à débusquer et à exterminer les cultistes et les mutants. Il était puissant, très influent et, à ce titre, avait accès à un vaste savoir interdit. Dans les chambres fortes des sous-sols du temple de Sigmar, à Altdorf, sont conservées des quantités de grimoires blasphématoires et de traités hérétiques relatifs à la nature des dieux et du Chaos. Le Recueil des Divinations Célestines est un volume qui renferme les délires d’un déséquilibré particulièrement dangereux, Nécrodomo le Dément. On ne connaît pas les détails précis de ces divagations car une simple lecture rend fou, mais on pense généralement qu’elles recèlent des révélations sur les secrets du monde et la vérité sur la nature des dieux. On sait qu’Archaon lut cet ouvrage et son esprit sombra dans la folie : il accusa les dieux d’imposture et déclara que tout ce qui lui avait été enseigné n’était qu’un affreux mensonge. Il s’enfuit de l’Empire en maudissant Sigmar et se mit à la recherche d’un moyen d’anéantir le monde. Il pensait y parvenir en retrouvant le six Trésors du Chaos, cités dans les écrits de Nécrodomo.

L’attaque annoncée se produisit finalement en 2521. Menée par Surtha Lenk et Aelric Cyanwulf, une immense armée de guerriers du Chaos, de démons et de maraudeurs fondit sur le Kislev et écrasa les braves défenseurs kislevites avant de se déverser plus au sud, dans Empire. Profitant de leur avantage, ils anéantirent Wolfenburg, taillèrent l’armée du Hochland en pièces et poursuivirent leur chemin. Il fallut attendre la bataille de Mazhorod pour que l’Empire réussisse finalement à briser l’élan des envahisseurs et à les renvoyer d’où ils étaient venus. Les habitants du Vieux Monde poussèrent un soupir de soulagement, imaginant qu’ils avaient réussi à faire reculer la menace. Ils avaient tort. L’armée de Lenk n’était qu’une avant-garde.

Volkmar le Sévère, Grand Théogoniste du culte de Sigmar, comprit le danger que représentait Archaon pour l’Empire. Il leva une cohorte de sigmarites fanatiques et persuada le Comte Électeur de Talabheim de leur accorder son soutien. Ensemble, ils formèrent une puissante armée dans l’intention d’arrêter cet arrogant seigneur de guerre. Les sigmarites se portèrent à la rencontre d’Archaon sur les terres glacées du Kislev. Ils combattirent valeureusement, mais Archaon, investi de la puissance des cruelles énergies du Chaos, tua le Grand Théogoniste d’un coup d’une brutalité inouïe avant de se retourner contre le reste des troupes qu’il massacra jusqu’au dernier homme.

Volkmar étant mort, le culte de Sigmar éleva Johann Esmer au poste de Grand Théogoniste. Esmer était très différent de son prédécesseur; il était beaucoup plus préoccupé de politique que de sauver des âmes. Luthor Huss, son principal antagoniste, se lança dans une campagne destinée à discréditer le nouveau théogoniste. En réponse, Esmer accusa le prêtre-guerrier d’imposture et, avec l’aide d’une prêtresse de Sigmar de haut rang qui contrôlait la plupart des Répurgateurs, il se mit à surveiller très étroitement les agissements de Luthor.

Huss, qui n’était pas du genre à se laisser enfermer, attira à lui des bandes de flagellants et de nouveaux convertis, un peu à la manière de Magnus deux siècles auparavant. Au cours de ses pérégrinations, il rencontra par hasard un forgeron nommé Valten qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Sigmar. En outre, le jeune homme avait la poitrine marquée du signe de la comète. Convaincu que le jeune homme était la réincarnation de Sigmar, Huss l’emmena à Altdorf pour y être reconnu par l’Empereur.

Tandis que Huss se dirigeait vers Altdorf à la tête de sa troupe, l’Empereur convoqua le Conclave des Lumières afin d’obtenir de l’aide contre les armées du Chaos. Il invita les chefs d’État de tout le Vieux Monde à cette conférence où il leur exposa la situation dans laquelle ils se trouvaient tous. Les nains et les hauts elfes lui promirent aide et assistance, tout comme de nombreux autres dirigeants. Le Conclave leur permit d’établir un plan de défense et de renouveler leurs anciennes alliances.

Huss arriva finalement à Altdorf. L’Empereur se trouva alors dans une situation gênante. Il ne pouvait reconnaître cet homme comme la réincarnation officielle de Sigmar, mais il ne pouvait pas non plus le dénoncer comme mystificateur. Dans le premier cas, il risquait de compromettre sa propre légitimité et, en conséquence, d’affaiblir l’Empire. Dans le second, il risquait de faire voler l’Empire en éclats. Il décida de recourir à un compromis et confia Ghal Maraz, le marteau de Sigmar, symbole de l’Empereur, à Valten. Les deux chefs consacrèrent ensuite leur attention à l’armée ennemie qui s’approchait.

Leur avant-garde ayant ravagé le Kislev, Archaon et ses puissants généraux, à la tête de leurs légions, traversèrent les steppes glacées sans s’arrêter, notamment parce qu’Archaon était obnubilé par l’idée de détruire l’Empire: il se moquait bien de Praag et de Kislev. Il abandonna Kislev à D’aggorn l’Exalté, ce qui lui laissa les mains libres pour se concentrer sur Erengrad. Les Kislevites réussirent à le tenir en échec pendant un temps, mais l’arrivée de berserks norses causa la perte de la ville qui fut ensuite rasée par les forces d’Archaon.

Ayant intégré les Norses à son armée, Archaon continua vers le sud et envahit l’Ostland. Là, ses légions se divisèrent en cinq armées, chacune conduite par l’un de ses Indomptables Généraux. Haargroth, un guerrier du Chaos voué à Khorne, passa non loin de Wolfenburg qui ne s’était toujours pas relevée de l’assaut qu’elle avait subi l’année précédente. Melekh, un serviteur de Tzeentch, pénétra dans les Monts du Milieu pour assiéger la Citadelle d'Airain et prendre le contrôle de la route du Nordland. Feytor, l’un des élus de Nurgle, envahit le Hochland tandis que Styrkaar, champion de Slaanesh, tenait la route de la Vieille Forêt contre les armées d’Hergig et de Talabheim.

Ayant placé ses armées, Archaon se dirigea droit vers Middenheim. Il fut retardé un moment par les chevaliers du Sang de Sigmar et l’armée du Middenland, mais les hommes-bêtes se ruèrent hors de la Drakwald et repoussèrent les défenseurs jusque sous les remparts de Middenheim. La ville fut bientôt cernée de toutes parts. Archaon ne voulait pas renoncer, même devant cette cité réputée imprenable, car il brûlait d’un désir forcené d’anéantir la religion sigmarite et il savait que, pour y parvenir, il lui fallait d’abord réduire en cendres la cité qui avait couronné Sigmar. La victoire ultime lui appartiendrait lorsqu’il éteindrait la Flamme Sacrée d’Ulric. L’humiliation serait terrible pour ce dieu et cela permettrait à Archaon de convertir ses adeptes au culte des Dieux Sombres.

L’Empire semblait condamné, mais grâce aux forces combinées des impériaux, des Elfes, des Nains et des Bretonniens, conjointes à l’invasion fort opportune des hordes des Peaux-Vertes et au soulèvement des morts-vivants, les légions d’Archaon ont finalement été vaincues. Elles ont dû battre en retraite au cœur des Monts du Milieu, dans la Drakwald et aussi dans le Pays des Trolls, où elles préparent leur prochaine attaque.

Même vaincues, les légions d’Archaon continuent à répandre la mort et la misère dans tout le nord de l’Empire. Les provinces de l’Ostland, du Hochland et du Middenland ont toutes été durement touchées et des dizaines de milliers de réfugiés essayent à présent de survivre à la famine. Les cas de folie se généralisent, les esprits fragiles cèdent devant les abominations qui servent le Seigneur de la Fin des Temps et de nouveaux adeptes des Puissances de la Déchéance apparaissent parmi les victimes. Dans la Drakwald, les bêtes du Chaos sont toujours extrêmement actives, rôdant dans les ténèbres de la forêt et s’attaquant aux villages isolés qui ont réussi par miracle à échapper aux destructions de la guerre. Mais il y a pire : les Skavens s’agitent et la Citadelle d’Airain est à présent la forteresse des guerriers du Chaos. Middenheim est toujours debout, mais elle n’est pas sortie indemne de la guerre. Les Skavens fomentent leurs complots dans le labyrinthe de galeries qui courent sous la cité et la population se débat pour réparer les conséquences du carnage de la guerre et lutter contre la corruption laissée par les assiégeants.

Les Collèges de Magie Impériaux et la Tempête du Chaos

Lors de l’invasion menée par Archaon, les Ordres furent mobilisé et mis à l’épreuve comme ils ne l’avaient jamais mis été de toute leur histoire. À l’arrivée d’Archaon. les innombrables hérétiques, mutants et autres rebuts du Vieux Monde se joignirent aux violents hommes du nord pour dévaster l’Empire, croyant peut-être trouver la rédemption en accompagnant les actes de la personnalité messianique qu’était Archaon. Les Vents de Magie soufflaient comme une tempête venue du nord, plus fort que jamais, aussi loin que pouvait remonter la mémoire. Plus fort encore, insistaient les magisters les plus érudits, qu’à l’époque de Magnus et de la dernière Grande Incursion du Chaos.

Les signes et les présages abondaient. Des grenouilles tombaient du ciel par milliers sur les contrées orientales de l’Empire. Des bourgs entiers étaient décimés par de mystérieuses épidémies alors qu’en d’autres lieux, on raconte que des colonies de lépreux récupéraient miraculeusement leurs traits d’antan. Les Hommes-Bêtes quittaient les impénétrables ténèbres de leurs forêts et rôdaient autour des communautés humaines. Divers prêtres et voyants de tout l’Empire furent investis du pouvoir de prophétie et prétendaient être capables d’entendre leur dieu leur murmurer en rêve, mais aussi à l’état d’éveil. Une rumeur avançait même que l’abbesse du couvent de la miséricorde de Shallya à Averheim se leva un matin avec des yeux dorés et se mit à parler dans une langue inconnue de tous ceux qui l’entendaient.

Alors que de nombreux cultes et temples de l’Empire prêchaient pour garder la population contre la menace, les Collèges de Magie se joignirent à la résistance. Il ne s’agissait pas d’une simple incursion de barbares du nord. Les nuages du Chaos s’accumulaient et les dieux sombres avaient une fois de plus tourné leur regard vers la civilisation humaine. Tandis que l’Empereur recevait un grand conseil dans sa capitale d’Altdorf pour discuter de la menace et formuler un plan de défense, Balthasar Gelt, le patriarche suprême des Collèges de Magie, convoqua les responsables de chacun des Ordres.

Il révéla aux patriarches réunis que le fondateur de leurs prestigieux Ordres était a nouveau dans l’Empire et qu’il souhaitait s’adresser à eux, comme c’était son droit et son privilège. Alors que l’Archimage Teclis s’avança calmement dans l’Assemblée Collégiale, qui se situe une trentaine de mètres au-dessus des souterrains de l’Arène de l’Aethyr, plusieurs patriarches laissèrent échapper une sourde exclamation de stupéfaction et d’incrédulité. Le grand maître du savoir irradiait une aura intense et colorée devant leurs yeux aethyriquement perceptifs, car telle était son immense puissance.

Il leur annonça que tout ce qu’ils craignaient était vrai. Les rejetons des dieux démons se déplaçaient à nouveau vers le sud, les Vents de Magie en poupe. Il leur assura qu’il était temps pour les magisters des Ordres de Magie, comme leurs ancêtres l’avaient fait autrefois, de se mobiliser pour se dresser contre la plus grande de toutes les menaces. Ceux qui étaient déjà dépéchés auprès des armées impériales avaient leurs directives, Teclis exhorta donc ceux qui ne l’étaient pas à agir également, sinon quoi ils perdraient tout. Puis il prit congé. Après un moment de silence abasourdi, Balthasar Gelt s’avança a nouveau. Il en appela aux serments prononcés par les patriarches réunis, à leur loyauté envers l’Empereur et l’obéissance qu’ils devaient à leur patriarche suprême, et leur ordonna de retourner auprès de leurs frères et de les mobiliser pour cette guerre. Non pas quelques-uns, non pas beaucoup, mais tous les magisters qui pouvaient être envoyés, y compris les patriarches eux-mêmes.

Et ce fut ainsi que les Collèges de Magie partirent à la guerre. Non comme une armée avec ses grandes phalanges de fantassins, mais discrètement, par groupes de deux ou trois, détachés pour aller servir où il leur semblait pouvoir être les plus utiles. Sur le front nord, les pyromanciens de l’Ordre Flamboyant s’opposèrent au siège de Middenheim, invoquant les flammes surnaturelles pour repousser et détruire les vils et monstrueux champions des puissances du Chaos. Au cœur des forêts de l’Empire, les chamans de la Confrérie d'Ambre érigèrent la nature contre les hordes guerrières d’infâmes Hommes-Bêtes, les traquant d’un bois à l’autre, pour les décimer à la moindre occasion. Au clair de lune des ruelles de villes et cités aussi distantes que Marienburg et Salzenmund, les umbramanciens jouaient à une version meurtrière du chat et de la souris avec les mages des sectes secrètes du Chaos et leurs apprentis dégénérés.

Les astromanciens de l’Ordre Céleste se dressèrent contre les sorciers déchus de Tzeentch, en scrutant l’avenir pour mieux défaire et contrer les projets machiavéliques des agents du Seigneur du Changement, tout en provoquant des pluies torrentielles et des vents mordants qui tombaient sur les armées des hommes du nord, afin de ralentir leur progression. Les magisters alchimistes de l’Ordre Doré décidèrent de mettre leurs enchantements à l’œuvre pour renforcer l’efficacité des armes et armures des soldats de l’Empire, sans oublier d’affaiblir celles de l’ennemi.

Les magisters druides de l’Ordre de Jade luttèrent contre les pandémies et les épiphyties que les sorciers de Nurgle, Maître de la peste, avaient lancées contre les champs et le peuple de l’Empire, et purifièrent les puits et fontaines à chaque fois qu’ils le purent, tout en favorisant les moissons abondantes pour nourrir les troupes impériales. Les magisters lumineux sillonnèrent la partie septentrionale de l’Empire pour bannir les esprits malveillants de l’Aethyr, soigner les souffrants, et chasser la terreur, les cauchemars et les ténèbres qui tentaient de corrompre le cœur et l’esprit des hommes et des femmes.

Quant à l’Ordre de Shyish, ses magisters s’enfoncèrent dans les armées du Grand Abîme, et où ils allaient, la mort les accompagnait.

Il est impossible de dire combien de magisters participèrent à cette grande campagne. Les Ordres ne révèlent l’effectif de leurs frères qu’au patriarche suprême et à l’Empereur, et il est peu probable que même ce dernier ait des chiffres fiables. Mais une chose est sûre: il y eut plus de magisters impériaux qui participèrent à cette guerre, que l’on appelle déjà Tempête du Chaos, que jamais dans l’histoire des Ordres, et il est tout aussi malaisé de donner une estimation du nombre de sorciers qui y perdirent la vie. Nous pouvons aussi affirmer sans risque que nombre d’entre eux croisèrent leur destin dans la lutte contre les serviteurs du Grand Abîme. Et cependant, quelles que fussent les pertes, il semble fort que ce pic d’activité magique à travers le Vieux Monde ait réveillé la sensibilité aethyrique dans la population, dans une proportion qui n’avait rien d’habituelle.

Les gens de l’Empire ont désormais de bonnes raisons de craindre et d’abhorrer la magie et son exercice, mais les récits du talent et de l’héroïsme des magisters impériaux se répandent déjà comme une traînée de poudre à travers le pays. Quel que soit le sens du vent pour les sorciers des Collèges de l’Empire, l’avenir immédiat promet de nombreux défis et perspectives pour les Ordres de Magie, comme pour les Templiers de Sigmar.

Carte de la Tempête du Chaos

Maptempetechaos.jpg

La Horde du Nord

Les premières lignes de l’Armée d’Archaon ont attaqué les étendues gelées de Kislev et se dirigent maintenant vers le sud et l’Empire. Une grande bataille a été livrée autour de la ville de Wolfenburg par les armées de Surtha Lenk et Aelfrik Cyenwulf. Malgré une défense héroïque de l’armée du Ostland, les serviteurs du Chaos ont été victorieux et la ville a été saccagée. Les combats continuèrent tout l’hiver jusqu’à ce que l’armée de Surtha Lenk soit finalement vaincue à Mazhorod au printemps mais non sans de grandes pertes dans le camp impérial. Un instant l’Empire a cru qu’il avait contenu la tempête, mais de sombres nouvelles arrivèrent du nord. L’armée qui avait été arrêtée à grand peine n’était que l’avant-garde de l’immense force qui approchait.

A l’aide des Canons Apocalypse, obtenus auprès des Nains du Chaos pour un prix inimaginable en esclaves, Archaon et ses quatre lieutenants du Chaos ont mené leurs armées contre Kislev. Des Skavens du Clan Moulder de Malefosse, il a obtenu des guerriers mutants, mélanges de rats et d’autres créatures, en échange desquelles il a conclu un pacte avec Throt pour un apport illimité en sujets d’expérimentations. Ces créatures déformées sont appelées Écorcheurs et forment une terrible troupe de choc pour le siège à venir.

Hordes du Chaos

Archaon, Seigneur de la Fin des Temps, a réussir à unir les tribus humaines des Royaumes du Chaos et leurs alliés démoniaques sous sa bannière et il mène vers le sud la plus grande armée du Chaos depuis l’époque de Magnus le Pieux. Les Hordes du Chaos combattent pour apporter gloire à leur sombres maîtres et accomplir la volonté d’Archaon, Champion Éternel du Chaos.

Légions Démoniaques

Be’lakor a canalisé les pouvoirs des Sombres Puissances et a invoqué les armées démoniaques en quantité surpassant les pires cauchemars. A cette heure, les Démons avancent déjà vers Middenheim.

Nains du Chaos

Les Nains du Chaos ont offert le Canon Apocalypse à Archaon en échange d’un nombre incalculable d’esclaves. De petits détachements de ces guerriers sans cœur ont également rejoint les rangs des armées d’Archaon et de Crom dans leur conquête du Vieux Monde.

La Terreur du Sud

Les vaisseaux nordiques voyagent loin et les plus braves capitaines sont arrivés jusqu’en Tilée et en Arabie. Certains ont même osé pénétrer en Nehekhara, la Terre des Morts. Agités par ces assauts, les Rois des Tombes s’éveillent en grands nombres. Observant le monde autour de lui, Settra, le plus puissant d’entre eux, voit les Orques se diriger vers le nord en délaissant son ancien royaume des Terres Arides. Il est peut-être temps pour lui de recouvrer certains des territoires qu’il a perdu durant de longs millénaires.

Rois des Tombes

Alors que les races du Vieux Monde s’affrontent, Settra se tourne vers le nord. Son ancien royaume des Terres Arides semble mûr pour être à nouveau reconquis. Ses armées ont été rappelées une fois encore à la vie pour se battre à ses côtés.

L’Éveil des Vampires

A l’est de l’Empire, dans les terrifiantes terres de Sylvanie, les Comtes Vampires ont eu le temps nécessaire pour rassembler leurs forces pour un nouvel assaut sur les terres des vivants. Dans les silencieux châteaux hantés de cette sombre province, les Vampires ont comploté et conspiré, heureux que l’Empire ait d’autres menaces à gérer que le mal qui repose en Sylvanie.

Le sinistre mais paisible repos des morts a été troublé par un facteur inattendu. Émergeant de l’est au col du Pic, les guerriers de Vardek Crom sont arrivés des Terres Sombres. Bien que la majeure partie de son armée sera accueillie par les Nains de Karak Kadrin, il reste des milliers de guerriers qui tentent de pénétrer les frontières de l’Empire par des voies plus traîtres et moins évidentes. Il n’est pas étonnant que ces adorateurs du Chaos traversent à leur insu les frontières des pays des Comtes Vampires.

Les von Carstein sont les gardiens jaloux de leurs frontières et ne souffriront pas la présence de ceux qui ne leur prêtent pas allégeance. Ainsi les Guerriers du Chaos ont rapidement du faire face à une défense coriace. Bien qu’accoutumés aux conditions difficiles et aux dangers des Désolations Nordiques, les Maraudeurs qui avaient suivi Crom à travers les Terres Sombres n’étaient pas préparés aux terreurs qu’il allaient rencontrer. D’anciennes tours tordues par les années étaient dotées de garnisons squelettiques en uniformes impériaux, tandis que des créatures spectrales hurlaient la mort et rodaient parmi les Maraudeurs à la nuit tombée. Les serviteurs du Chaos rencontrèrent des cimetières dont la surface semblait remuer à leur approche ainsi que des villages infestés de Zombies et de Goules affamées de chair.

Comtes Vampires

Les terres de Sylvanies sont arpentées en long et en large par de nombreuses armées alors que débute la Tempête du Chaos. Les souverains de ces terres sinistres combattent autant pour défendre leur domaine que pour festoyer du sang des morts au champs de bataille.

La Menace Verte

Ayant eu vent des prouesses des guerriers du nord, Grimgor décida de se mesurer à eux. Le Seigneur de Guerre se fraya un chemin à travers la Haute Passe, affrontant les Kurgans qui se rendaient dans l’ouest pour se joindre à l’armée d’Archaon. Des prisonniers qu’il fit au cours de ces batailles, Grimgor apprit deux choses. Tout d’abord, le monde n’allait pas tarder à devenir très intéressant : un certain Seigneur de Guerre humain nommé Archaon s’apprêtait à attaquer l’Empire. Deuxièmement, un autre champion se faisant appeler Crom le Conquérant se rendait vers la Haute Passe. Sentant qu’il s’agissait là d’un adversaire digne de lui, Grimgor envoya ses lieutenants rassembler autant de Peaux-Vertes qu’ils le pourraient, et ces renforts rejoignirent l’armée peau-verte alors qu’elle campait à la sortie est de la Haute Passe. C’est là que les forces de Crom le Conquérant affrontèrent celles de Grimgor. La bataille dura de l’aube au crépuscule, le sang des combattants des deux camps colorant de rouge la neige et la boue. Grimgor et Crom se taillèrent un chemin dans la mêlée pour se retrouver face à face, et se battirent en combat singulier. Tandis que ces deux guerriers sans pareil réglaient leurs comptes, la horde du Chaos vainquit les Peaux-Vertes et les repoussa dans la Haute Passe. Grimgor et Crom échangèrent coups et parades pendant des heures, aucun des deux ne voulant reculer. Finalement, alors que la nuit tombait, Crom fit un pas en arrière et laissa Grimgor se rendre compte que son armée avait fui. Cerné par des Maraudeurs, il dut battre en retraite. Grimgor a désormais un nouvel objectif : se racheter aux yeux de Gork et redevenir le plus coriace et le plus dangereux des Seigneurs de Guerre. Son armée a survécu à des années de combats incessants contre les humains, les Skavens, les autres tribus Peaux-Vertes, et à présent les hordes du Chaos. Bien que pas aussi nombreux qu’ils l’étaient à l’origine, les boyz de Grimgor sont désormais des vétérans de dizaines de batailles. Avec ces Durs à Kuir’, comme Grimgor aime à les appeler, le Seigneur de Guerre est revenu dans le Vieux Monde pour montrer à ce parvenu d’Archaon qui est le plus fort.

Orques et Gobelins

Grimgor Boit’en Fer a rassemblé la plus grande armée d’Orques Noirs jamais vue et s’est lancé dans le maelstrom de batailles qui s’annonce. Il se soucie peu de savoir contre qui il se battra, tant que ses boyz frappent fort, longtemps et souvent ! De même, d’autre Seigneurs de Guerre peuvent ressentir le pouvoir de la Waaagh! et se préparent eux aussi à aller à la guerre.

Middenheim

Situé au nord de l’Empire, le Middenland est l’une des contrées les plus dangereuses du Vieux Monde. Le sol y a toujours été pauvre et les conditions climatiques extrêmes, sans compter que la majorité des terres sont recouvertes d’une forêt impénétrable. Leur rude existence a fait de ses habitants un peuple robuste, habitué à lutter contre la faim, le froid et les dangers des forêts. Au nord-est de la province se dressent les Monts du Milieu, repaire de l’une des plus importantes populations de créatures monstrueuses du Vieux Monde. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’il y vit des horreurs comme des Manticores et des Jabberwocks.

Au-delà de ces montagnes s’étend la Forêt des Ombres, où le Nécromancien Dieter Helsnicht, Grand Imprécateur de Middenheim, s’enfuit suite à sa défaite devant Ar-Ulric Herrsher et sa compagnie du Loup Blanc. Son armée fut battue il y a plus de mille ans à la Bataille de Beeckerhoven mais son corps ne fut jamais retrouvé, et depuis, des légendes persistent dans les contrées superstitieuses d’Ostland et du Hochland selon lesquelles il hanterait encore les forêts, fomentant sa revanche contre la cité qui causa sa chute.

Mais le pire de tout est sans doute la Forêt de Drakwald, que peu de voyageurs osent traverser tant cet endroit est bien connu pour abriter des Orques, des Gobelins, des Hommes-Bêtes et des créatures encore plus affreuses tapies dans la pénombre. Même les péages exorbitants que prélève le Nordland pour permettre à ceux qui le veulent d’emprunter ses routes côtières ne parviennent pas à convaincre les marchands de tenter leur chance à travers la Drakwald. Quoi qu’il en soit, une fois la forêt franchie, les Landes du Milieu se dressent encore entre le voyageur et Marienburg, et si ces dernières sont trop dégarnies pour permettre des embuscades, nul n’ignore les contes sur leurs tertres enchantés et leurs marécages hantés.

Rien d’étonnant donc à ce qu’une contrée si hostile soit patronnée par une divinité aussi rude qu’Ulric. Si les habitants du Middenland vénèrent le dieu des loups, c’est certainement parce qu’il sait se montrer tout aussi impitoyable que le pays sur lequel il règne et qu’il demande à ses fidèles d’avoir la force nécessaire pour y survivre. C’est pour cela qu’Ulric n’affiche aucune sympathie pour les faibles, tandis que les plus forts gagnent son respect et ses faveurs.

Middenheim

Située à la pointe nord du Middenland se dresse la fière cité de Middenheim, construite à la cime d’un roc escarpé nommé Ulricsberg et qui surplombe la Forêt de Drakwald tel un doigt gargantuesque. Middenheim est également appelée la cité du Loup Blanc car c’est en son sein que se trouve le plus grand temple dédié à Ulric de tout le Vieux Monde. Mais le rôle d’Ulric dans cette cité va bien au-delà du simple patronage : Middenheim est son fief, car la montagne sur laquelle elle se trouve n’est autre que le cœur de son domaine. Non seulement le temple mais la ville entière est un lieu de pèlerinage pour tous les adeptes du dieu loup de par le Vieux Monde.

Middenheim n’est accessible que par quatre viaducs, tous terminés par un pont-levis de bois, et pouvant être aisément détruit en cas de danger, ce qui ajoute encore au caractère imprenable de l’édifice. Toutefois, un système de plates-formes et de paniers attachés à des poulies permet de hisser des provisions, et à l’occasion des personnes, le long des falaises escarpées que surplombe la cité du Loup Blanc.

Middenheim a toujours été la capitale du Middenland, même s’il est arrivé par le passé que certains comtes aient dirigé leur province depuis un autre lieu, par choix ou par nécessité. Carroburg a par exemple recueilli un temps une partie de la noblesse en exil. En deux mille ans, le siège du pouvoir n’a pourtant jamais cessé d’être Middenheim et à l’exception d’Altdorf, aucune cité de l’Empire n’a plus d’influence en raison des voix impériales accordées au comte du Middenland et à Ar-Ulric, sans oublier les impressionnantes ressources militaires de la province. En outre, c’est à Middenheim que se trouvent deux des plus vieux et réputés ordres de chevalerie de l’Empire : les Chevaliers du Loup Blanc, qui ne sont autres que les Templiers d’Ulric, et les Chevaliers Panthères, qui ont juré de protéger la ville et son comte. Il ne fait donc aucun doute que la cité du Loup Blanc est l’une des plus puissantes de tout le Vieux Monde.

La Cité Inférieure

Sous Middenheim se trouve un ancien réseau de tunnels et de cavernes datant d’avant l’époque de Sigmar, lorsqu’Artur, le chef des Teutogens, ordonna la construction d’une forteresse au sommet de l’Ulricsberg ainsi que le forage de tunnels destinés à y transporter matériaux et nourriture. Ce n’est qu’avec la réalisation des viaducs, des moyens de transport bien plus aisés, que les tunnels furent peu à peu délaissés, de sorte que seuls quelques-uns demeurèrent accessibles.

Lors du siège de Middenheim en 1812, les derniers tunnels furent scellés, et les Chevaliers Panthère reçurent l’ordre d’interdire à quiconque l’accès aux tunnels. Il arrive toutefois qu’un groupe d’aventuriers se voie accorder la permission d’y pénétrer à la recherche de quelque trésor nNin abandonné. À leur retour (s’ils en reviennent), ils racontent souvent que les tunnels sont peuplés et plus étendus que ce qu’ils étaient autrefois. Étant donnée la propension de ce genre d’aventuriers à altérer la vérité pour se couvrir de gloire, ils ne sont de toute façon que rarement écoutés.

Défenses de Middenheim

Contre la horde du Chaos, les armées de l’Empire ont marché pour aider la Reine de Glaces et ses loyaux kislévites. Sous leurs bannières unies, ces forces n’ont pu qu’éviter le désastre à Praag, Erengrad et Kislev et gagner du temps pour que l’Empire prépare ses défenses.

L’époque semble peu propice à l’espoir, mais l’Empire n’est pas une nation sans héros. Boris Todbringer, Comte Électeur du Middenland, a préparé ses armées pour la tourmente à venir. Avec lui les serviteurs du dieu Ulric ont répondu à l’appel aux armes de leur haut-prêtre Ar-Ulric. Les Loups Blancs et la Garde Teutogen se tiennent aux portes de Middenheim et les milices et troupes régulières ont été rassemblées de tout le Middenland et du Nordland pour assurer la défense de la ville. Les batteries de machines de guerre ont été placées de sorte à couvrir les voies d’accès à Middenheim et les Chevaliers Panthères ont été déployés en renfort au Fort d’Airain dans les Montagnes du Milieu.

Des mercenaires venus des quatre coins du Vieux Monde et au delà se sont rassemblés dans le Middenland et ses environs comme des vautours approchant une charogne. Les coffres de l’Empire ont été ouverts pour s’assurer de la loyauté de ces hommes, mais leurs épées iront au plus offrant et beaucoup ont continué leur voyage vers le nord pour rejoindre Archaon suivant les promesses de pillage des villes de Kislev et de l’Empire. Archaon ne se soucie pas de la richesse et s’amuse de voir ses serviteurs se quereller pour le butin, car son seul objectif est la destruction de l’Empire qui l’a trahi.

L’Empire

L’attaque d’Archaon semble viser la ville de Middenheim. Défendant désespérément leur ville, les hommes de Middenheim et du Middenland unis par Boris Todbringer tiennent bon face au massacre. Pendant ce temps, l’Empereur et Valten se pressent vers le nord avec une armée composée de soldats conscrits au quatre coins de l’Empire. Ils sont déterminés à repousser la vague du Chaos.

Mercenaires

La gloire et une bourse pleine d’or sont tout ce qui intéresse un mercenaire. L’Empire ou Archaon, cela n’importe pas, sinon celui des deux qui pourra s’offrir les services de ces soldats à louer.

Défenseurs de Middenheim

La fumée âcre de centaines de feux de camps noircissait le ciel. Boris Todbringer, Comte Électeur de Middenheim, pouvait sentir la puanteur des milliers de créatures qui grouillaient au pied de sa cité. Un vent glacial fouettait les remparts de l’Ulricsberg et le Comte eut soudain froid. Il se surprit à regretter de ne pas avoir sur les épaules un manteau de fourrure aussi épais que celui d’Emil Valgeir. Ar-Ulric, le Haut Prêtre du dieu des batailles et de l’hiver, marchait à ses côtés d’un pas décidé.

« Ils sont nombreux.. » Le Comte s’était arrêté pour réchauffer ses mains au-dessus d’un brasero et hocha respectueusement la tête à l’adresse des soldats autour de lui. Le tintement de chaînes un peu plus loin attira son attention, et il vit des servants attacher des haches par le manche aux rouages d’un engin étrange. L’ennemi aurait probablement des monstruosités capables de survoler la plaine et pour faire face à cette menace, les Ingénieurs Nains avaient conçu d’énormes balistes et des machines projetant des haches capables de mettre en charpie les ailes des plus grosses créatures.

Ar-Ulric acquiesça : « Oui, ils sont nombreux, mais pas assez pour nous battre. » Il haussa la voix afin que tous puissent l’entendre : « Vos guerriers sont loyaux et ils tiendront ces murs, vous pouvez en être sûr. »

« Je le sais, » répondit le Comte, « Mais une telle horde… Je n’aurais jamais cru qu’il y en ait autant si je ne l’avais vu de mes propres yeux. »

« Cette cité est la plus puissante du Vieux Monde, Monseigneur, » souligna le prêtre. Sa voix puissante qui d’ordinaire emplissait la cathédrale d’Ulric portait maintenant jusqu’aux confins de la muraille, audible par les centaines de soldats qui s’y trouvaient rassemblés. « Aucune armée n’a jamais envahi Middenheim par la force. Nous les ferons payer de leur sang chaque centimètre de mur qu’ils prendront. Et aussi bien que les bras de vos hommes, nous avons le Tonnerre d’Ulric. »

Boris Todbringer hocha la tête en signe d’approbation et se pencha par-dessus le parapet pour observer le canon titanesque qui se trouvait sous eux. La pièce d’artillerie à tête de loup était fixée sur une plate-forme rotative, et des attelages entiers de chevaux peinaient à la mettre en position de tir. Un Géant faisant plus de huit fois la hauteur d’un homme enfourna dans la gueule du canon un boulet de la taille d’une petite maison pendant que des dizaines d’artilleurs couverts de suie s’affairaient à transporter les sacs de poudre nécessaire au tir. Des rampes de bois construites derrière l’affût laissaient imaginer le recul monstrueux qu’avait l’engin lorsqu’il faisait feu, et Boris Todbringer décida de s’éloigner pour éviter une nouvelle surdité de plusieurs jours.

Il posa amicalement sa main sur l’épaule de Valgeir. « Vous avez raison Emil, jamais ces chiens chaotiques ne mettront le pied dans cette cité. »

Ar-Ulric s’inclina devant le Comte Électeur avant de poser son regard sur la horde assemblée au pied de Middenheim par Archaon, le Seigneur de la Fin des Temps. Des hommes, des bêtes et des monstres par milliers couvraient la plaine entourant l’Ulricsberg, baignés dans une cacophonie de cris, de cors de guerre et de chants gutturaux. Des idoles de bronze avaient été érigées sur des promontoires hérissés de pointes et même depuis la cité, il était possible de sentir l’odeur du sang répandu sur ces autels dédiés aux sombres dieux. Les terres au pied de Middenheim semblaient meurtries et torturées, les forêts autour de la ville rasées par les assiégeants pour alimenter les feux ou fabriquer des engins de siège et des mantelets.

Le Comte et Ar-Ulric connaissaient bien la guerre, mais la taille de l’armée d’Archaon défiait l’imagination. Leurs ennemis n’avaient pour l’instant fait que tester les défenses des murs inférieurs et de la chaussée par des attaques désordonnées facilement repoussées. Les ponts en bois qui reliaient la cité aux viaducs de l’extérieur avaient été démolis par les assiégés, les trois Maréchaux de Middenheim et le Chevalier Éternel prenant chacun en main la défense de l’un des bastions surplombant les portes. Tous les hommes en âge de prendre les armes avaient été réquisitionnés et les coffres de la cité et des temples avaient été vidés afin de recruter des mercenaires dans tout le Vieux Monde. Les Chevaliers Panthères et ceux du Loup Blanc avaient fait fi de leurs rivalités et se tenaient côte à côte sur les remparts avec les soldats de Middenheim. Les Sorciers étaient prêts à contrer la Magie impie des chamans d’Archaon. Des milliers d’hommes en armes protégeaient les murs de la ville. Leurs visages étaient austères mais Ar-Ulric fut satisfait de n’y déceler aucune peur. Les pointes des lances et des hallebardes scintillaient dans le timide soleil printanier et Emil Valgeir fut empli de fierté à la vue de ses guerriers. Avec de tels hommes pour la protéger, Middenheim ne pouvait être vaincue.

Un cor sinistre se mit à résonner, immédiatement suivi d’un autre avant que n’éclate un vacarme d’instruments de guerre tout autour de l’Ulricsberg. La horde se mit en mouvement et des milliers de barbares commencèrent à frapper leurs boucliers à coups d’épées et de haches rudimentaires, ajoutant au tumulte leurs propres cris et le martèlement du métal. Les troupes d’Archaon se regroupaient pour l’assaut.

« Nous sommes prêts. » dit fermement Boris Todbringer.

« Oui. Ulric nous protège. » ajouta Valgeir sans détourner le regard.

La Croisade

Suite au Conclave de la Lumière, des messagers sont partis vers le sud, traversant les Montagnes Grises à Helmgart et entrant en Bretonnie à Montfort. Ils se sont hâtés jusqu’à Couronne, où se trouve la cour du Roy Cœur de Lion. En monarque prêtant une grande attention aux menaces pour son pays, Louen ne fut pas surpris des nouvelles inquiétantes qu’apportaient les émissaires. Certains ducs et chevaliers dirent que les périls auxquels devait faire face l’Empire n’étaient pas les leurs et que la Bretonnie devrait plutôt sécuriser ses propres frontières et préparer ses défenses au cas où l’Empire tomberait face à la puissance d’Archaon.

En tant que roi guerrier de la plus grande tradition bretonnienne, Louen admonesta ses conseillers et leur mentionna des vaisseaux nordiques qui s’étaient aventuré au sud pour piller les villages côtiers bretonniens. Il savait que si l’Empire tombait sous les coups des hordes nordiques, la Bretonnie ne pouvait espérer tenir contre la vague qui allait se déchaîner sur son peuple.

La Fée Enchanteresse avait également guidé sa décision et annoncé à la cour que la volonté de la Dame du Lac était de prendre les armes et d’aider les hommes de l’Empire. Sa divine maîtresse était déjà apparue en rêves à de nombreux Chevaliers du Graal et ils se massaient déjà à Montfort, prêts à partir vers le nord.

Le Roy n’eut aucune hésitation à déclarer une nouvelle Croisade contre les forces d’Archaon. Il chevaucherai lui-même à la tête de ses chevaliers et prouverai au monde que la puissance de la Bretonnie n’avait pas faibli sous son règne.

La Bretonnie est un grand royaume et ses chevaliers sont dispersés. Bien que des milliers d’entre eux se rassemblent à l’appel aux armes, il leur faudra des mois pour s’apprêter à la guerre. Du nord, du sud, de l’est et de l’ouest, de jeunes chevaliers désireux de prouver leur honneur et leur valeur pour devenir Chevaliers du Royaume descendent sur les cités de Bretonnie. La marche vers le nord sera longue – traverser les Montagnes Grises ne sera pas la plus aisée des tâches – et Louen craint dans son cœur, que malgré ses efforts, il arrive trop tard et ne trouve que l’Empire dévasté et en flammes.

Bretonniens

Sur l’injonction de la Fée Enchanteresse, Messagère de la Dame du Lac, le Roy Louen Cœur de Lion a déclaré une nouvelle Croisade. Des chevaliers de tous les duchés se rassemblent pour la marche, impatients de prouver leur valeur contre les serviteurs des Dieux du Chaos.

Assaut en Lustrie

L’Empire n’est pas le seul à être la cible de cette incursion du Chaos. Loin à l’ouest, au delà du Grand Océan, une ancien pouvoir s’élève à Naggaroth. Morathi, la Suprême, a renouvelé d’anciens pactes avec Slaanesh et son Culte du Plaisir se développe à nouveau.

Le Temple de Khaine est impuissant face à cette nouvelle menace, car Morathi mène les Elfes Noirs dans des raids contre les temples Hommes-Lézards à la recherche d’artéfacts qui lui donneront plus de puissance encore dans la société de Naggaroth. De telles diversions sont douloureuses pour les Slaans, dont les énergies doivent être focalisées pour repousser le Chaos et les Démons, autrefois nés de leurs pouvoirs.

Elfes Noirs

Les habitants de la Terre du Grand Froid combattent sur deux fronts. Rendus hardis par les assauts du Chaos, des pillards ont débarqué en grand nombre des Arches Noires sur les côtes nordiques du Vieux Monde. Dans un même temps, dans les jungles luxuriantes de Lustrie, Morathi, en quête de pouvoir, mène le Culte du Plaisir en guerre contre les Hommes-Lézards.

Hommes-Lézards

En Lustrie, les anciens Slaans sont attaqués par les serviteurs du Culte du Plaisir. Les armées des Hommes-Lézards combattent les Druchii et gagnent du temps pour que leurs maîtres puissent contenir les flux chaotiques. Une rage reptilienne couve dans les cœurs des Serviteurs des Slaans alors qu’ils se défendent contre les raids des Druchii.

Conflits dans le Vieux Monde

Le monde est au bord de l’anéantissement. Il l’a été depuis l’aube des temps, lorsque la grande civilisation des Anciens fut détruite. Lors de leur chute, le portail inter dimensionnel permettant de voyager entre les planètes s’est effondré, inondant les terres d’énergies chaotiques. C’est ce jour-là que le destin du monde fut scellé. Même s’il agonise, ses fragiles civilisations s’accrochent désespérément à la vie, luttant contre la corruption intérieure aussi bien que contre les hordes qui les assaillent, désireuses de le faire tomber sous la coupe de leurs sinistres maîtres. L’ordre fera alors place à l’anarchie, les mortels aux Démons, le monde ne sera plus qu’un immense Royaume du Chaos. Il est arrivé de plus en plus souvent au cours des siècles que les flux magiques croissent en puissance, entraînant un regain d’activité chaotique. Les mutations se font alors plus fréquentes, tandis qu’au plus profond des forêts les bêtes du Chaos s’agitent et gagnent en audace. C’est alors avec inquiétude que les seigneurs des races de ce monde regardent vers le nord.

Quand cela se produit, les créatures innombrables vivant dans l’ombre du Chaos cessent de se quereller et répondent à l’appel à la guerre de leurs maîtres. Heureusement, les incursions qui en résultent sont souvent de courte durée, et lorsque l’influence du Chaos faiblit, les armées se séparent en bandes de pillards s’affrontant de nouveau entre elles. Mais de temps à autre, un Seigneur de Guerre choisi par les sombres divinités parvient à s’affirmer et à unir les tribus. Le danger qu’il fait peser sur le monde est immense, car ses suivants dépassent largement en nombre et en férocité toutes les armées des nations civilisées.

Alors même que les barbares nordiques se rassemblent, les Vents de Magie balaient les terres et les armées du Chaos sont rejointes par leurs plus terribles serviteurs : les Démons, dont la forme physique est modelée par les peurs, les fantasmes et les espoirs des mortels, et maintenue dans l’univers matériel par la puissance des Vents de Magie. Ces osts démoniaques émergent des Royaumes du Chaos, à leur tête s’avancent Démons Majeurs et Princes Démons, leur présence augurant mort et destruction jusqu’à ce que leurs dieux sanguinaires règnent sans partage.

Aujourd’hui un nouveau champion des Dieux se dresse pour mener les armées de la Ruine. Archaon, Seigneur de la Fin des Temps, a rassemblé une force telle que l’on n’en a plus vu depuis la Grande Guerre Contre le Chaos, il y a plus de deux cents ans. Il a frappé vite et fort vers le cœur de l’Empire. Poussé par la soif de détruire tout ce que l’Empire représente, son armée marche vers la ville de Middenheim, plus grand bastion du Vieux Monde. Là, Archaon pense profaner le temple d’Ulric, dieu des loups et des batailles, et faire sienne la puissance de l’ancienne divinité. Archaon deviendrait alors un dieu.

Mais, malgré la puissance apparemment insurmontable des légions regroupées sous la bannière d’Archaon, tout espoir n’est pas perdu. Les armées de ceux qui veulent que la raison triomphe de la folie se forment devant lui. Les hommes de l’Empire et de Bretonnie, les Nains des montagnes, et même les arrogants seigneurs d’Ulthuan sont prêts à se battre. A leur tête se tient Valten, avatar du dieu fondateur de l’Empire Sigmar. Archaon, Élu des Dieux Sombres, peut-il défaire un dieu incarné ?

La Menace Souterraine

Dans le bastion de Malefosse et dans les cavernes sous Middenheim, les Skavens sont en marche, cherchant une opportunité de développer leurs sombres desseins. On raconte que le Seigneur de la Mort Snikch du Clan Eshin, sur ordre du Conseil des Treize,est revenu dans le Vieux Monde depuis l’Orient lointain. La mission secrète qu’il s’est vu confiée n’est pas connue, mais il est évident que la présence des Skavens sera confirmée dès le début des combats. Leur plan est-il d’assister ou de trahir Archaon, la plupart des Skavens eux-mêmes ne le savent pas…

Skavens

Les Skavens rongent les fondations de l’Empire, cherchant à gagner plus de pouvoir encore dans la confusion et la folie de Tempête du Chaos. Il est difficile de dire si les Skavens vont aider ou gêner les actions d’Archaon… Seul le temps le dira.

Les Renforts

L’Empereur Karl Franz a forgé une solide alliance avec les Hauts Elfes et les Nains pour se dresser contre la horde des Ténèbres, de sorte qu’ainsi, ils aient une chance de soutenir la furie d’Archaon. Il en est un autre qui se dressera entre l’Empire et l’ennemi qui veut le réduire en cendres au nom des Dieux Sombres. Son nom est Valten, le Héraut de Sigmar, vénéré par beaucoup comme la réincarnation du dieu lui-même. Personne ne peut dire quel destin les dieux ont réservé au jeune homme, mais il est certain que de lui dépendra le futur de beaucoup dans la guerre à venir.

Bien que leur île soit assiégée par les Druchii, les Hauts-Elfes savent que la chute de l’Empire annoncera celle du Vieux Monde et la leur. Bien que le gros de leurs forces se dresse contre les Elfes Noirs ravageant leurs côtes, des flottes elfiques patrouillent dans le Grand Océan et la Mer des Griffes, repoussant les vaisseaux nordiques qui attaquent l’Empire et la Bretonnie. La Garde Maritime s’est rassemblée en force, guidée par les Rangers de Lothern, elle cherche ses ennemis chaotiques et les attaque dès que possible.

La cour du Roi Phénix n’est pas la seule à reconnaître que la chute de l’Empire entraînera la sienne. Sous l’ordre de la Fée Enchanteresse, Messagère de la Dame du Lac, Louen Cœur de Lion a déclaré une Croisade. Des chevaliers de tous les duchés se mettent en marche pour affronter les serviteurs des Dieux Sombres.

Hauts Elfes

Le Roi Phénix des Hauts Elfes est suffisamment sage pour savoir que le destin d’Ulthuan est lié à celui de l’Empire. Avec cette certitude à l’esprit, le Seigneur des Mers Aislinn mène autant d’hommes que possible pour assister Karl Franz sur les océans du Vieux Monde.

Middenheim

Ulric est le dieu des batailles, des loups et de l’hiver. Bien que vénéré à travers tout le Vieux Monde, les racines de son culte sont à Middenheim, la cité du Loup Blanc. Dieu pragmatique, son culte reste moins ostentatoire que celui de Sigmar, croisades et prosélytisme n’y sont donc pas monnaie courante. En revanche, Ulric est le saint patron des soldats et chacun de ses initiés est un guerrier accompli. L’influence politique de son culte combinée à la nature martiale de ses membres implique qu’Ar-Ulric, son Grand Prêtre, est capable de lever une imposante armée en cas de besoin. Lorsque les autorités ne peuvent ou ne veulent pas s’occuper d’une menace ennemie, Ar-Ulric peut rassembler ses disciples et faire jouer ses atouts politiques pour les renforcer de contingents impériaux. Les vastes armées ainsi constituées sont alors en mesure de détruire les ennemis de l’Empire.

L’Ulricsberg

Les frères Taal et Ulric étaient les plus puissants des dieux et leurs cultes étaient largement répandus parmi les hommes. Mais Ulric ressentait un trouble grandissant, car en toutes choses son frère aîné le devançait, aussi se décida-t-il à lui en parler franchement. Taal lui demanda ce qui apaiserait ses tourments, et Ulric répondit qu’il souhaitait un royaume qu’il pourrait entièrement considérer comme sien.

Taal considéra la requête de son jeune frère et y accéda : il lui donna une imposante montagne entourée de forêts profondes fourmillant de bêtes féroces. Ulric fut ravi du présent, et tout en remerciant son frère pour sa gratitude, il frappa la montagne de son poing, aplatissant ainsi sa pointe et créant un plateau. Il ordonna alors à ses fidèles d’y construire un grand temple et une ville, où ses feux brûleraient éternellement et où les hommes viendraient de loin pour lui payer tribut. C’est pourquoi l’Ulricsberg était jadis appelée Fauschlag, ce qui dans le langage des Teutogens signifie Coup de Poing.

Le Dieu des Loups et de l’Hiver

Ulric est l’une des nombreuses divinités du Vieux Monde. Comme les autres, il fut il y a bien longtemps le dieu de l’une des peuplades humaines qui fondèrent les nations actuelles. La tribu qui vénérait Ulric, celle des Teutogens, peuplait les terres qui occupent de nos jours le nord de l’Empire.

De même que Sigmar ou la Déesse de la Guerre Myrmidia, Ulric est un dieu guerrier. Toutefois, tandis que Myrmidia prêche la science et l’art du combat et que Sigmar incarne la juste puissance contre le mal, Ulric représente l’honneur, le courage et les prouesses martiales. La couardise et la faiblesse sont à ses yeux les pires défauts, et il attend de ses disciples droiture et indépendance en toutes choses de la vie.

Ulricans et Sigmarites

Ces divers cultes guerriers sont animés de philosophies dont les différences sont parfois à l’origine de frictions. Sans se livrer une guerre ouverte, Ulricans et Sigmarites éprouvent les uns pour les autres une suspicion évidente. Bien qu’en de nombreux points les deux cultes soient d’accord, comme en ce qui concerne la haine du mal et le respect de la force, certains différents demeurent profondément ancrés. Par exemple, Sigmar place la résolution et la force d’âme au dessus de la force physique, tandis qu’Ulric fait confiance au courage plutôt qu’à la protection à outrance. Il n’en demeure pas moins que c’est l’histoire davantage que les dogmes qui se trouve à l’origine de cette animosité.

Avant la venue de Sigmar, Ulric était la plus puissante divinité du Vieux Monde. Ce fut en effet son Grand Prêtre qui couronna Sigmar premier Empereur il y a 2500 ans, même si le Culte d’Ulric s’obstina longtemps à nier le caractère divin de Sigmar. Aujourd’hui, ses disciples le reconnaissent comme l’égal des autres dieux. On raconte toutefois qu’il existe une secte secrète dérivée du Culte d’Ulric clamant que Sigmar ne fut jamais qu’un puissant héros mortel, et donc implicitement que l’Empire est fondé sur une hérésie. Mais par-dessus tout, les Ulricans ont du mal à digérer le fait que les Sigmarites disposent de trois voix impériales tandis qu’ils n’en ont qu’une seule, alors qu’à leurs yeux, si un culte devait prévaloir sur les autres ce devrait être le leur. À l’opposé, les Sigmarites les plus dévoués sont notoirement sectaires, aussi n’accordent-ils aucune confiance à quiconque n’est pas un fervent serviteur de Sigmar. À l’encontre des Ulricans, leur suspicion est renforcée par la méfiance qu’éprouvent ces derniers envers l’Empereur déifié.

Cette animosité mutuelle demeure cependant peu répandue et les relations entre les deux cultes sont amicales, même si leurs divergences d’opinions peuvent agir comme catalyseur et transformer de simples contentieux en conflits ouverts. Ce genre d’incident se produit plutôt en période d’élections impériales, lorsque les votes du Grand Théogoniste et ceux des deux Archidiacres de Sigmar sont presque toujours attribués au Comte du Reikland, tandis que le Grand Prêtre d’Ulric soutient invariablement celui de Middenheim pour marquer son désaccord.

Les relations d’Ulric avec les autres divinités sont paisibles et il trouve même un précieux allié en son frère Taal, dieu de la nature et du nord, à tel point qu’il existe de nombreux autels dédiés à eux deux en tant que dieux des quatre saisons. Ceci dit, Ulric ne s’intéresse que de loin aux affaires des autres dieux, et ces derniers prennent à leur tour soin de ne pas entrer en conflit avec lui. Seul le Culte de Ranald provoque régulièrement le courroux d’Ulric, qui considère ses méthodes comme sournoises et déshonorantes.

La Guerre Cachée

Tandis que le Tempête du Chaos fait rage à travers le Vieux Monde, une guerre secrète se livre parmi les ombres de vieilles forêts. Au cœur des sombres bosquets, les Hommes- Bêtes se rassemblent autour des Pierres de Hardes et se préparent au combat. Au sud des Montagnes Grises, profondément au sein d’Athel Loren, le royaume des Elfes Sylvains, les guerriers d’Orion se préparent eux aussi à la bataille. D’innombrables Hommes-Bêtes se dirigent vers le nord, appelés par le carnage promis par le Chaos. En défendant leur terre, les Elfes d’Athel Loren aident également l’Empire, car chaque Homme-Bête qui tombe est un de moins qui renforcera les forces du Chaos.

Les Elfes Sylvains ne se battent pas seulement pour se défendre, mais aussi par vengeance. Les Hommes-Bêtes corrompent les forêts par leur seule présence et apportent la mort, la maladie partout où ils rôdent. Les Hommes-Bêtes ne cherchent que le pillage et risquent tout pour rejoindre la horde d’Archaon dans son offensive sur le Vieux Monde. Les Bêtes n’ont aucune pitié pour les Elfes qui sont en travers de leur route.

Bêtes du Chaos

L’arrivée du nord des Forces du Chaos est une opportunité pour les hardes d’Hommes-Bêtes qui accroissent la fréquence de leurs raids sur l’Empire. Le tumulte de la Tempête du Chaos marque également le retour d’une ancienne guerre avec les Elfes Sylvains d’Athel Loren.

Elfes Sylvains

Les guerriers d’Orion sont souvent forcés de défendre leur royaume contre les déprédations renouvelées des Hommes- Bêtes. Les efforts des Elfes Sylvains aident l’Empire en réduisant la vague infinie de bêtes chaotiques.

La Guerre à l’Est

L’Empire n’est pas seulement menacé par le nord. A l’est, à travers les Montagnes du Bord du Monde, une horde de guerriers Kurgans est prête à lancer son attaque, soutenue par d’infernales machines de guerre et de maîtres esclavagistes Nains du Chaos. Menés par Vardek Crom, dit le Conquérant et Héraut autoproclamé d’Archaon, cette horde barbare est à deux doigts de traverser la Passe des Pics et de frapper les peuples de l’Averland et du Stirland. Contre eux se dresse Ungrim Poing de Fer, Roi Tueur de Karak Kadrin. Répondant à d’anciens serments d’honneur et de loyauté envers l’Empereur, le roi et ses guerriers doivent tenir la passe afin que l’Empire puisse mener la pleine puissance de ses troupes contre Archaon et l’offensive venant du nord.

Alors que Ungrim Poing de Fer tient la Passe des Pics contre Vardek Crom, son fils suit une voie différente. Karak Kadrin s’est rempli de milliers de Tueurs Nains et Garagrim s’apprête à les mener vers Kislev et même peut-être vers les Désolations Chaotiques. Porteur du titre de Maître des Deuils, Garagrim a fait le serment du Tueur avant de devenir roi, dans l’espoir de mettre un terme à ce devoir double, celui du roi devant protéger son peuple et celui du Tueur devant mourir glorieusement à la bataille, que sa lignée n’a jamais pu remplir parfaitement. Alors qu’il s’avance vers le sud, Archaon ignore que d’innombrables Nains aux cheveux oranges et au corps tatoué marchent vers lui.

Nains

Liés par d’anciens serments, les Nains ont une fois encore marché depuis leurs forteresses montagneuses pour assister l’Empire en danger à la bataille. Cherchant une mort honorable, les Tueurs se sont rassemblés en un nombre sans précédent pour se lancer contre les hordes du Chaos.

Compte rendu de batailles

Jour 1

Les légions du Seigneur de la Fin des Temps se sont abattues sur l’Empire dans une orgie de meurtre sans précédent. Face à cette marée de barbares, les soldats de Boris Todbringer et ses alliés ont tenu bon, résistant au premier assaut. Dans les ruines de Wolfenburg, les bandes d’Archaon ont été détruites sans pitié par une poignée de défenseurs, et à Ferlangen des groupes de chasseurs ont infligé de lourdes pertes à l’ost chaotique lors de son approche par les bois. Cependant, ces deux points de défense improvisée ne peuvent pas tenir éternellement, car de plus en plus de guerriers maléfiques descendent du nord. A Zundap et à Bohsenfels, les combats ont été terribles, les serviteurs des Dieux Noirs ont à peine pu être contenus par les vaillants hommes de l’Empire, dont bon nombre y ont laissé la vie. A Kurst, la présence du Tank à Vapeur von Zeppel, mobile mais capricieux, a néanmoins été prépondérante pour repousser les hordes du Chaos, mais des rumeurs alarmantes veulent que de monstrueux Canons Apocalypse soient acheminés vers le village pour s’occuper de cet obstacle imprévu.

Jour 4

Le Nordland et l’Ostland sont à feu et à sang, du nord au sud, et les forces d’Archaon se taillent un chemin de pillages et de massacres vers Middenheim. Des guerriers corrompus, des bêtes difformes et des monstres horribles sont tombés par dizaines de milliers sur les braves défenseurs de l’Empire. Face à ces assauts, les défenses humaines s’affaiblissent. A Zundap, les soldats du Comte von Raukov ont été repoussés vers l’ouest, car leurs positions fortifiées près du moulin à vapeur ont été prises par des Dragons-Ogres et des Géants mutants. Cultistes, Maraudeurs et guerriers des Dieux Sombres avancent chaque jour un peu plus dans les ruines de Wolfenburg, mais ils paient chaque mètre de terrain gagné de leur sang. La Forteresse de Bohsenfels tient bon. Ses défenseurs ont pu conserver les catacombes qui conduisent jusqu’aux fondations du château, et ils tiennent à présent les murs face aux assauts de l’ennemi. A Ferlangen, les premiers succès impériaux s’effacent déjà des mémoires au fur et à mesure que les chasseurs sont repoussés vers leur foyer, certains s’étant réfugiés dans les montagnes tant ils croient la chute de leur ville imminente. Pire, une explosion de la chaudière du Tank à Vapeur von Zeppel l’a immobilisé, ce qui a permis aux forces du Chaos attaquant Kurst d’avancer en nombre et de peu à peu submerger les défenseurs. Kurst est à présent réduit à l’état de ruines tourmentées, et la puissance du Chaos broie tous ceux qui osent s’opposer à elle. Pendant ce temps, au nord et à l’est, des rapports venus de Kislev signalent que Garagrim Poing de Fer et son armée de Tueurs ont traversé le Lynsk. Ils se battent en ce moment même contre les bandes guerrières et les monstres qui se rendent dans le sud et suivent le sillage de l’armée d’Archaon.

Jour 5

Les décombres de Wolfenburg demeurent le théâtre de combats acharnés : des bandes de vaillants soldats surveillent les rues, jaillissant des caves et des ruines pour attaquer l’ennemi avant de se replier tout aussi rapidement. Ces attaques surprise ont considérablement ralenti la progression du Chaos, et font gagner un temps précieux aux défenseurs qui se préparent plus à l’ouest. Un silence étrange a recouvert le Château Bohsenfels, perturbé par de brèves attaques venues des bois : Melekh le Remodeleur rassemble ses forces avant une attaque majeure. Les cris des suppliciés à Tzeentch retentissent dans la nuit comme le Sorcier rassemble encore plus d’énergie magique pour réduire la forteresse. Il est peu probable que la garnison résiste à un assaut massif du Chaos.

Ferlangen s’affaiblit, et les généraux impériaux doivent à présent décider s’ils y envoient des troupes, affaiblissant ainsi d’autres secteurs, ou s’ils abandonnent la ville (et du coup, selon toute probabilité, Bohsenfels) à l’envahisseur, se repliant pour tenir les cols des montagnes. Zundap a subi moult combats, et a changé trois fois de mains lors des deux derniers jours. A l’instar de beaucoup d’autres champs de bataille, une attaque concertée des guerriers de Styrkaar pourrait écraser une fois pour toutes la résistance impériale.

Jour 6

Bien que les combats soient loin d’être terminés dans le nord de l’Empire, les forces du Chaos sont sur le point de triompher sur de nombreux champs de bataille, car leurs effectifs semblent illimités. A Wolfenburg, les ruines de la cité sont occupées par de plus en plus de sombres guerriers, tandis que le Château Bohsenfels est désormais coupé de ses alliés, et menace de tomber d’un instant à l’autre.

Hors de nos frontières, les Hommes-Bêtes tentant de traverser la forêt de Loren se sont heurtés à une tempête de pièges et de flèches, et ils sont tombés par centaines sous les tirs et les lames des Elfes Sylvains. Des rumeurs prétendent qu’Orion rassemble ses guerriers en ce moment même, décidé à chasser les intrus de son royaume sylvestre.

Les Rois des Tombes ont fait d’importantes conquêtes, car les armées de Settra sont sorties de Numas et de Khemri pour récupérer d’antiques nécropoles près des Marais de la Folie et vers la Mer de Fiel. Mais la résistance s’intensifie alors que ses légions progressent vers le nord et l’est. Des Gobelins venus de la Montagne du Nuage Rouge se sont heurtés aux Morts-Vivants au pied des Montagnes du Bord du Monde alors qu’Orques et bêtes du Chaos peuplant les Terres Arides s’enfuyaient devant cette armée spectrale.

Dans les jungles humides de Lustrie, les Elfes Noirs et leurs alliés barbares ont dépassé Tlaxtla et poursuivent vers le sud, livrant sans cesse bataille à des éclaireurs Skinks, à d’immenses lézards et à la jungle elle-même. Face à ces incursions, les Slanns sortent peu à peu de leur méditation, et ce n’est qu’une question de temps avant que les Hommes-Lézards ne ripostent avec la férocité qui est la leur. Mais en attendant, chaque temple pillé, chaque autel profané ne fait que servir la cause des Elfes Noirs.

Jour 7

Après sept jours d’âpres combats, le Comte von Raukov a demandé aux vaillants soldats de Wolfenburg de se retirer de la capitale de l’Ostland. Quelques âmes valeureuses resteront en arrière pour continuer à harceler les forces combinées d’Archaon, de Feytor et d’Haargroth, balisant leur chemin de pièges et d’embuscades, car de plus en plus de guerriers chaotiques investissent les ruines de la cité. Surpris par l’ampleur de l’attaque, le Comte Électeur a préféré abandonner la cité pour pouvoir organiser une défense plus efficace autour du Château Lenkster et du pont qu’il protège.

Le temps gagné à Wolfenburg signifie que ces nouvelles positions, déjà fortifiées, résisteront encore mieux à l’ennemi. Malheureusement, tenir le Château Lenkster ne suffira pas. Si Zundap vient à tomber, les défenseurs, hâtivement rassemblés, de Struhelspan auront bien du mal à tenir en respect les sombres légions, ce qui risque de laisser la voie libre aux forces du chaos pour pénétrer au cœur du Middenland et dans sa capitale, Hergig. Encerclée et assaillie de toutes parts, mais aussi de ses sous-sols, Bohsenfels risque de ne pas tenir longtemps. Les magies de Melekh le Changeur ont commencé à faire leur effet, corrompant et déformant les fiers guerriers qui défendent l’approche nord des Monts du Milieu. Sachant que derrière eux la ville de Ferlangen est également mise à rude épreuve, les gardiens de la forteresse se battront jusqu’à la mort, qui à présent ne saurait tarder.

Jour 8

Les lignes tiennent bon depuis une semaine, épuisées et meurtries mais encore vaillantes. Cependant, les hordes d’Archaon semblent inépuisables, et le futur de l’Empire reste incertain. Si la ligne de défense se brise, peut-être à Zundap, les terres fertiles du Middenland seront prêtes à tomber. Bohsenfels tient bon, bien que ses commandants débattent pour savoir s’il ne vaut pas mieux se replier vers Ferlangen. Plus les discussions s’éterniseront, et plus grands seront les risques de voir la ville finalement noyée sous une marée d’assaillants. Zundap n’est désormais plus qu’un champ de ruines, et les vestiges du moulin à vapeur rendent compte de la férocité des combats. C’est du reste un miracle qu’elle ait tenu là où Kurst est tombée si vite. Le Château Lenkster demeure le bastion de l’espoir, un roc sur lequel les vagues du Chaos viennent se briser. Si Lenkster venait à être pris, Breder serait sûrement la suivante, ce qui laisserait le Nordbergbruche à la merci d’une attaque sur deux fronts. Bien que Ferlangen et le Château Lenkster soient séparés par plusieurs lieues, leurs destins semblent inextricablement liés.

Jour 11

Mauvaises nouvelles en provenance du nord. Bien que le donjon de Bohsenfels reste aux mains des impériaux, ses murailles sont âprement contestées depuis plusieurs jours, et les défenseurs ne se comptent plus que par dizaines tant le carnage a été grand. Heureusement, une telle bravoure a sûrement prélevé un lourd tribut parmi les rangs ennemis. A Zundap, les attaques répétées des forces du Chaos commencent à durement éprouver les soldats de l’Empire, et l’arrivée récente de Grimgor Boît’en Fer et de ses Durs à Kuir’ ne va pas arranger les choses. Si ce petit village a su s’illustrer par une résistance inouïe, il est fort probable qu’un nouvel assaut ait raison de sa garnison. Prêts depuis leur retrait progressif de Wolfenburg, les soldats du Comte von Raukov ont encaissé les premières attaques sur le Château Lenkster avec des pertes minimes. Ragaillardis par le fait que Bohsenfels tient encore, les défenseurs se préparent à vendre chèrement leur vie avant qu’Archaon et ses suivants ne pénètrent dans le Middenland. Seul un assaut massif pourrait avoir raison de la forteresse.

Jour 13

Après plusieurs jours de combats meurtriers, les forces du Chaos ont finalement pu effectuer quelques percées chèrement acquises au nord et au sud. Au pied des Monts du Milieu, la ville de Ferlangen est désormais aux mains de Kordel Shorgaar, le porte-étendard du Seigneur de la Fin des Temps. L’armée du nord a marqué une pause dans sa progression, en attente de nouvelles de Bohsenfels, et la rumeur veut qu’Archaon soit très déçu des performances de Melekh. Il est même probable qu’Archaon se rende en personne dans le nord pour régler ce problème. Plus au sud, le moulin à vapeur de Zundap a été transformé en palais des tortures pour le plus grand plaisir de Styrkaar, le bien-aimé de Slaanesh. Tandis que les forces impériales se regroupent à Struhelspan, les fidèles du Prince du Chaos rassasient leurs appétits contre-nature sur leurs prisonniers de guerre, mais Archaon risque de leur demander très bientôt de reprendre leur progression vers Middenheim.

Jour 14

Archaon arriva au crépuscule devant le château assiégé de Bohsenfels, accompagné des chevaliers des Épées du Chaos, et les combats s’interrompirent alors qu’il ordonnait aux guerriers de Melekh de se retirer. Des cris de joie mêlés d’insultes s’élevèrent alors des remparts, les plus virulents émanant des mercenaires qui avaient initialement été payés pour tenir le château et se battaient à présent pour leur vie. Archaon amena le courroux des Dieux du Chaos sur les suivants de Tzeentch pour les punir de leur incompétence, et cinq cents guerriers périrent des mains des Épées du Chaos pour servir d’exemple. Les têtes furent empilées pour former un grand bûcher, et Archaon affronta Melekh. La Tueuse de Rois feula en s’enfonçant dans le cou du Sorcier, le décapitant d’un revers. Un silence de mort descendit sur l’armée rassemblée lorsqu’Archaon ordonna au fils de Melekh, le mutant Cyspeth, de ne laisser qu’une force réduite devant le château et de poursuivre sa progression vers le Nordbergbruche. Cyspeth est à présent conscient du danger qu’il encourt s’il vient à faillir.

Avec la chute de Zundap, les forces impériales se sont repliées à l’extrémité est du pont de Struhelspan. Les excès de Styrkaar et de ses adorateurs de Slaanesh ont laissé le temps à ces troupes de se rassembler et de rejoindre la garnison de Struhelspan. Ainsi, lorsque les guerriers déments de Styrkaar sont tombés sur les défenseurs du pont, ils se sont heurtés à des tirs groupés de canon et d’arquebuse, et ils se sont pour l’instant réfugiés dans les bois.

Des Guerriers du Chaos, renforcés par des Hommes-Bêtes venus des Monts du Milieu, ont rapidement franchi les cols qui séparaient Ferlangen du Nordbergbruche. Des groupes de chasseurs impériaux et de troupes régulières ont accouru pour repousser l’attaque, mais ils n’ont pu la ralentir que de quelques heures. Les soldats de l’Empire se sont retrouvés pris de flanc par une force de Skavens, un contingent commandé par un Prophète Gris nommé Skoll, qui avait joué un rôle déterminant dans la prise de Ferlangen. Le Nordbergbruche semblait prêt à tomber, jusqu’à ce qu’un détachement de Nains sorte des mines et des enclaves des Monts du Milieu et vienne se rassembler près du pont, en grommelant sans doute sur sa fragile architecture elfique. Ces alliés imprévus ont été d’une grande aide pour retarder l’avance du Chaos.

Au Château Lenkster, les exploits du Seigneur Jared von Strudt ont permis de contrer un assaut visant à traverser la rivière en amont. Couvert par le bombardement du von Brunel, le Seigneur Jared, avec d’autres, s’est battu comme un lion jusqu’à ce qu’une sortie de la forteresse vienne à sa rescousse et repousse les envahisseurs. A l’aide de ces renforts, amenés par le capitaine Kaufmann, Jared a ensuite lancé une contre-attaque qui a repoussé les attaquants du mur nord. von Raukov, comte de l’Ostland, reste en possession du château, et le pont de Lenkster reste sûr.

Plus loin au sud, à l’insu de tous, les guerriers non-vivants de Settra continuent d’affronter les Peaux-Vertes et les communautés humaines des Terres Arides. Bien qu’elles aient mis du temps à réagir, les tribus des Monts du Dos du Dragon et de petites armées de Gobelins des marais ont commencé à se rassembler, freinant la progression des Rois des Tombes à travers les étendues désolées. Mais Settra continue sa poussée vers le nord et l’est, vers la Mer de Fiel, et nul ne sait ce qu’il cherche dans cette région désolée.

Jour 15

Au cœur des Monts du Milieu, au Nordbergbruche, les forces du Chaos ont fait des progrès considérables, aidées par leurs alliés hommes-rats qui leur ont indiqué des tunnels et autres passages secrets pour contourner les défenseurs du pont. Mais prendre le pont ne sera pas aussi difficile que de l’emprunter. En effet, il est surveillé par des équipes de mortiers, et il se situe au sortir d’un défilé étroit qui empêchera le Chaos et ses alliés Skavens de faire peser leur supériorité numérique. Seul un assaut rapide ou une longue guerre d’usure permettra aux serviteurs d’Archaon de remporter la victoire. Au sud des montagnes, les hommes, les Nains et les Elfes du Château Lenkster - qui garde la voie vers le Nordbergbruche - subissent des attaques incessantes des forces des ténèbres. Après l’exécution sommaire de Melekh, on raconte qu’Archaon va retourner à Lenkster pour superviser personnellement l’assaut. Vu l’exemple qu’il a fait de son ancien allié à Bohsenfels, son arrivée prochaine risque de faire redoubler d’intensité les assauts sur la forteresse comme sur les machines de l’École des Techniques qui la défendent. Pendant ce temps, à Struhelspan, le Prophète Gris Verminous Fang a mis en œuvre un plan machiavélique pour creuser un tunnel sous la rivière même et assaillir l’ennemi par derrière. Les premières attaques sur les fortifications du pont ont été lancées par des troupes de piètre qualité, et les hommes d’Ostland et du Middenland ont réussi à renforcer les défenses. Hélas, Styrkaar est momentanément rassasié et son armée a repris sa marche vers Struhelspan. Loin des malheurs du Middenland, des événements plus sinistres se déroulent.

A l’est, les armées de Crom ont pu pénétrer dans le Col du Pic, submergeant deux positions défensives tenues par les Nains de Karak Kadrin. Lors des deux prochains jours, l’avant-garde de sa horde de Kurgan aura sûrement atteint les lignes préparées par Ungrim Poing de Fer pour interdire la passe à l’ennemi. Si elles échouent, le Roi Tueur sera sans doute forcé de se replier dans sa forteresse.

Au sud, au-delà des Montagnes Grises, Athel Loren est devenue un lieu de péril et d’effroi pour les milliers d’Hommes-Bêtes qui ont été attirés sous ses frondaisons par l’appel du Chaos. Les Elfes Sylvains ont réagi à cette invasion avec célérité et colère, et chacune de leurs embuscades fait des dizaines de victimes chez l’ennemi. Le grand cor d’Orion résonne sous les branches séculaires et il rassemble la Grande Chasse pour se débarrasser une fois pour toutes des intrus, dans une orgie de fureur animale…

Jour 16

Les Monts du Milieu résonnent constamment du vacarme des combats. Kordel Shorgaar a mené une première charge contre le pont, qui a bien failli submerger les défenseurs Nains et humains, mais ceux-ci ont repoussé l’assaut avant que le porte-étendard d’Archaon ne puisse poser le pied sur le pont. Shorgaar s’est replié et attend désormais l’arrivée de Cyspeth et de son armée de Tzeentch, tandis que les Skavens qui attaquent l’Empire en son heure de faiblesse continuent de se battre dans les vallées environnant la passe. A Lenkster, l’arrivée d’une force de l’École des Ingénieurs a ralenti les dernières attaques, cependant que le Comte von Raukov exhorte les défenseurs à tenir bon. Mais une rumeur épouvantable circule dans le camp impérial : Archaon en personne marcherait vers Lenkster avec ses Canons Apocalypse. Si cela est vrai, les murs du château ne tiendront pas longtemps sous le pilonnage de ces machines diaboliques. A Struhelspan, les combats ont redoublé d’intensité avec l’arrivée de Styrkaar, le bien-aimé de Slaanesh. Il a parlé à ses guerriers des villes et des villages qui les attendent au-delà de la rivière, et leur a promis qu’ils pourraient en faire ce qu’ils désiraient s’ils parvenaient à les atteindre en moins de cinq jours. Ces promesses de pillages et de débauche sans bornes ont précipité les dévots de Slaanesh dans une frénésie meurtrière.

De l’autre côté du Grand Océan, au-delà de l’île d’Ulthuan, les jungles de Lustrie sont devenues un champ de bataille sanglant. Les Maraudeurs alliés à Morathi ont mené une grande excursion vers les ruines de Xhotl, tandis que ses cultistes de Slaanesh continuent de se battre dans les temples des faubourgs de Tlanxla. Dans les Bassins de Frai qui reposent sous les bâtiments des Hommes-Lézards, de nouvelles générations de Saurus, plus forts et plus féroces, se développent. La bataille continue…

Jour 19

Dans tout le Middenland, les Monts du Milieu et l’Ostland, les forces du Chaos se pressent aux portes des villes et villages impériaux, tels des loups en maraude. Les défenseurs de la Cité du Loup Blanc tiennent pourtant bon, et refusent de céder un pouce de terrain aux envahisseurs. Les armées d’Archaon et de ses lieutenants doivent de plus faire face à des attaques de Peaux-Vertes. Il semblerait qu’Orques et Gobelins aient tous quitté leur repaire pour venir contrecarrer Archaon, le maître de Crom, afin de soutenir l’assaut de Grimgor. Les rumeurs veulent que Boît’en Fer en personne se taille un chemin vers le Château Lenkster, réunissant les bandes et les tribus qu’il croise, son but étant de prouver qu’il est plus fort qu’Archaon en atteignant Middenheim avant lui. Nul ne sait ce que ces actes représentent aux yeux des Peaux-Vertes, et eux-mêmes semblent ignorer quelle sera la prochaine étape. Comme on pouvait s’y attendre, les combats de Bohsenfels ont dégénéré en une série de petites escarmouches et d’excursions dans les catacombes de la part des mercenaires qui tiennent le fort. Mais Cyspeth et ses fidèles de Tzeentch tournent à présent leur regard vers le Nordbergbruche, et les survivants des premiers assauts vivront peut-être pour voir la fin de la Tempête du Chaos ; de plus, une sortie vigoureuse depuis les murs du château a de bonnes chances de ralentir les forces qui se dirigent vers le sud pour soutenir l’attaque sur les Monts du Milieu. Appuyés par des contingents éparpillés d’Elfes et de Nains, les soldats impériaux de Struhelspan ont su repousser nombre d’attaques de Styrkaar, le fidèle de Slaanesh. Ses guerriers dépravés semblent se lasser de cette guerre d’usure, ces affrontements répétés ne satisfaisant pas leurs sens déviants et les empêchant de se lancer dans des conquêtes plus excitantes. Et qu’en est-il de Feytor ? L’élu de Nurgle n’a pas fait parler de lui depuis la chute de Kurst, même si certains de ses guerriers participent à l’attaque du Château Lenkster. Cet être immonde prépare-t-il quelque ruse imprévue ?

Loin au nord, dans la toundra kislevite, les armées de la Tzarine se battent contre les hordes de D’aggorn l’Exalté, et les forces du champion du Chaos se rapprochent de la capitale. Des messagers ont été envoyés aux quatre horizons, à la recherche de l’armée de Tueurs de Garagrim : l’occasion de gagner une mort honorable face aux monstres mutants qui assaillent la cité de la Reine des Glaces poussera certainement ces nains condamnés à venir en aide à Kislev.

Jour 20

Le pilonnage du Château Lenkster a commencé juste après l’aube. L’air même a été lacéré par des hurlements tourmentés lorsque les premières rafales arcaniques sont venues s’abattre sur les murs, brisant pierre et chairs. La canonnade se poursuit depuis une demi-journée : une partie de la tour est n’est plus que ruines, tandis que des brèches balafrent le mur nord. Mais malgré les dommages infligés, Archaon retient ses troupes, attendant peut-être quelque signe des dieux pour lancer l’assaut final. Au cœur des Monts du Milieu, des hommes-rats mutants et des guerriers barbares s’apprêtent à poser pied sur le Nordbergbruche. Des combats désespérés contre les hommes et les Nains qui le défendent les en séparent encore, mais privé du soutien des mortiers du Middenland, qui manquent de munitions et n’ont pas pu être ravitaillés en raison d’infiltrateurs Skavens, il semblerait que le pont n’en ait plus que pour quelques jours. Une attaque déterminée lancée dès maintenant risque de briser l’ennemi, qui ne pourra alors plus se retirer vers l’est et sera massacré dans sa fuite. A Struhelspan, les combats faiblissent. Les défenseurs arrivent à endiguer la marée de guerriers qui les assiègent, tandis que Styrkaar semble distrait par des préoccupations autres que la bataille. Son comportement risque de ne pas échapper au Seigneur de la Fin des Temps.

A Athel Loren, le cor d’Orion retentit entre les arbres comme les Elfes Sylvains continuent de lutter contre les Hommes-Bêtes qui corrompent leurs terres.

De l’autre côté du Grand Océan, dans les marécages grouillants de Lustrie, les Slanns sont sortis de leur contemplation lorsque des Maraudeurs et des Druchii à la peau pâle ont mis à sac les ruines des temples environnant Tlanxla et Quetza. Du fait de cette perturbation de leur concentration, les Royaumes du Chaos se sont étendus et les incursions démoniaques sont de plus en plus fréquentes. Le futur est sombre, car le plus redoutable des Démons chevauche à présent les vents de magie : le Maître Ténébreux, Be’lakor !

Jour 21

Tout a commencé à la nuit tombée par une quinte de toux. Une autre a suivi, puis tous les soldats du parapet, les uns après les autres, sont tombés à genoux, en proie à des spasmes et cherchant à retrouver leur souffle tandis que leurs estomacs se révulsaient, recrachant ce qu’ils avaient absorbé la veille. Même les robustes Nains venus aider à la défense du château ont été affectés par cette étrange maladie, sans que leur extraordinaire constitution arrive à les protéger. Alors que l’épidémie se répandait dans le Château Lenkster, les Canons Apocalypse ont recommencé à tonner et, à la lueur de leurs rafales, les assaillants ont pris les brèches du mur. Seuls les efforts des Ingénieurs impériaux et de leurs canonnières ont permis de retarder la prise du pont, ce qui a permis au Comte von Raukov de transformer la déroute en retraite plus ou moins disciplinée. Le courageux discours de l’Électeur semble bien loin alors que lui et ses troupes se replient vers Breder dans le Middenland.

Une petite force de Bretonniens a été aperçue dans la direction de cette retraite chevauchant vers les Monts du Milieu, guidés par leur Dame vers le Nordbergbruche pour en assurer la défense. Ils ont été interceptés par les guerriers de Tzeentch du Seigneur Asil Yarp, qui a pu essayer son Canon Apocalypse sur les nouveaux venus, dispersant les braves chevaliers aux quatre horizons. Il semblerait du coup que Cyspeth et ses alliés Skavens puissent emprunter le pont d’ici quelques heures. Au sud, la rivière qui passe sous Struhelspan se remplit une nouvelle fois de cadavres car les suivants de Styrkaar ont lancé une nouvelle offensive. Aiguillonnés par ses promesses de gloire et de luxure, les serviteurs déments de Slaanesh se sont jetés à plusieurs reprises sur les défenseurs, dont les effectifs ont été sapés par les demandes de renfort venues du Château Lenkster. Mais les assauts chaotiques ont été vains, car le pont est encore entre les mains de l’Empire.

Jour 22

Pendant que les Middenlanders et les Chevaliers du Loup Blancs de Boris Todbringer allaient renforcer les défenseurs d’Esk, le Comte von Raukov, chassé de sa patrie, enrageait à Breder. Éprouvait-il quelque regret suite à son geste d’orgueil sur les murailles du Château Lenkster, ou seulement de l’amertume à l’idée que barbares et monstres profanaient désormais sa terre natale ? Quoi qu’il en soit, von Raukov a rassemblé ses hommes et a lancé un assaut pour reprendre le château. Bien qu’audacieux, ce plan n’était que pure folie car les forces d’Archaon et de Feytor ont traversé la rivière en nombre durant la nuit, et l’aube les a vus avancer rapidement sur Breder. Pris au dépourvu, sa garnison a bien du mal à repousser la marée de sauvages, de bêtes et de monstres qui déferle sur eux, et Archaon, sentant que la victoire est proche, pousse ses guerriers à davantage d’ardeur pour prendre le bourg. Une petite troupe a été envoyée par Feytor pour tenir les terres proches d’Esk, et des escarmouches ont éclaté un peu partout le long des routes et des villages environnants.

Cependant, du nord de Breder arrivent de funestes nouvelles : le Nordbergbruche est tombé ! Assaillis de dos par des Skavens ayant creusé un tunnel, les hommes et les Nains défendant le pont se sont retrouvés pris au piège. Les magies de Tzeentch ont empli la vallée comme Cyspeth et sa cabale de sorciers libéraient le pouvoir du changement sur leurs ennemis, les transformant en épaves mutantes et caquetantes. La férocité et la fureur de l’attaque ont balayé toute résistance, et le pont a été pris en une heure. Les célébrations de victoire ont toutefois tourné court, car les serviteurs de Tzeentch savent qu’ils ont encore du chemin à parcourir avant de se racheter aux yeux du Seigneur de la Fin des Temps, et une épreuve difficile les attend : si la prise de Bohsenfels s’est révélée ardue, que dire de l’attaque sur le Fort d’Airain…

Bien que peu défendu, le pont de Struhelspan tient bon, en grande partie grâce au manque de conviction des attaques lancées contre lui. Ce qui n’aurait dû être qu’un délai mineur dans la progression de Styrkaar s’est mué en dernier bastion de défense du sud en raison de l’indolence du protégé de Slaanesh. Un temps précieux a été perdu par les forces du Chaos, qui leur aurait permis de prendre le pont rapidement et d’attaquer les positions mieux défendues de Hergig et de Fort Schippel.

Jour 23

Une contre-offensive à l’échelle de la province entière, menée par Boris Todbringer et le Comte von Raukov, a ralenti la progression du Chaos, depuis Esk dans le sud, jusqu’au Fort d’Airain dans les Monts du Milieu. Ramenant des troupes fraîches depuis l’ouest, l’Électeur du Middenland chevauche avec un contingent de Chevaliers du Loup Blanc et de Gardes Teutogens, bénis par Ar-Ulric. Au Fort d’Airain, une sortie des Chevaliers Panthères a exterminé l’avant-garde de Cyspeth alors qu’elle approchait depuis le Nordbergbruche. Les renforts sont lents à rejoindre le front, car les deux camps ont à lutter contre le terrain difficile des Monts du Milieu. Au sud, Styrkaar a frappé. Enragé par le manque de performances de ses guerriers, il a mené l’attaque en personne, afin d’étaler son pouvoir à la vue de tous. Le combat a été acharné mais bref, le champion de Slaanesh massacrant tous ses ennemis. Cet assaut à la fureur sans précédent n’aurait toutefois pas été suffisant mais, pendant ce temps, des renforts humains se précipitant vers l’ouest du pont ont vu le sol se dérober sous leurs pieds, et des dizaines de soldats ont chuté dans un gouffre avant d’être attaqués par une marée de vermine.

Debout près des restes fumants de sa foreuse géante, Verminous Fang se réjouissait de son triomphe tandis que ses guerriers et ses Vermines de Choc éliminaient les derniers soldats : Struhelspan était à lui !

A Breder, les premiers assauts d’Archaon et d’Haargroth ont repoussé les forces de von Raukov, et sans sa présence autoritaire, la ville semblait prête à tomber au premier assaut. Mais alors que le soleil montait vers son zénith, quelque chose s’est mit à briller au nord, se rapprochant de Breder. Les défenseurs ont d’abord été pris de panique, pensant qu’il s’agissait de nouveaux agresseurs venus du Nordbergbruche, mais leur peur s’est muée en espoir lorsqu’ils ont vu que les nouveaux venus étaient une armée d’Elfes, commandée par Talaananthes Silverfall. Les Elfes ont attaqué sur-le-champ, engageant une force de bandits et de guerriers de Khorne. Les défenseurs ont reprit courage à ce spectacle, et ensemble ils sont parvinrent à repousser les forces du Chaos hors des limites de la ville.

Repoussées de plus en plus vers l’ouest, les forces des Nains, des Elfes et des humains protégeant Middenheim sont étirées. Cependant, les lignes de ravitaillement se font de plus en plus courtes, et les vétérans des premiers assauts se regroupent au sein de la deuxième ligne de défense, aussi se renforce-t-elle. Ceci est particulièrement vrai dans le cas d’Esk, pourtant un point faible potentiel dans le dispositif impérial. Jadis un hameau doté au mieux d’une simple clôture, il accueille à présent une garnison de milliers de soldats. Au-delà reposent les richesses du Middenland central, et Middenheim même. Les premières attaques sur Esk ont toutefois été menées non pas par les troupes du Chaos, mais par les vils hommes-rats du Clan Deathbite et leur chef Skritchskritch, désireux de garder le butin pour eux seuls. Combiné aux succès de Verminous Fang à Struhelspan, il semblerait que les plans mystérieux et parfois conflictuels des Skavens sont prêts de se réaliser.

Jour 24

Khazrak attaque ! Depuis les profondeurs de la Drakwald, le Seigneur des Bêtes borgne lance l’assaut sur les lignes impériales. Aux petites heures de la nuit, son armée, composée de nombreuses bandes de guerre Hommes-Bêtes, a fondu sur les murailles d’Untergard. Pris par surprise, les défenseurs ont été incapables de repousser les Gors, Ungors et Minotaures en maraude, et leurs efforts désespérés ont été anéantis par l’apparition de deux Dragons-Ogres Shaggoths. Khazrak s’est frayé un chemin jusqu’au pont, et attend à présent l’arrivée de renforts pour traverser la rivière et poursuivre le sac d’Untergard. On murmure que Boris Todbringer a déjà ordonné à ses troupes de se replier hors de Breder, bien que le Comte von Raukov ait insisté pour rester et défendre la ville. Les vivres se font rares, une grande partie ayant été perdue lors d’une attaque voilà quelques jours, et il est peu probable que les Ostlanders puissent résister sans aide.

Les deux électeurs essaient de faire prévaloir leur autorité, mais une telle division ne peut en aucun cas être bénéfique à l’Empire. Sentant la victoire proche, Archaon est, dit-on, parti pour Esk afin d’y changer le cours des combats, laissant la direction de l’assaut sur Breder à Haargroth l’Ensanglanté. Le Fort d’Airain se dresse à présent contre les hordes de Cyspeth, malgré les progrès de la horde tzeentchienne et de ses alliés hommes-rats. Dernier bastion entre l’ennemi et Middenheim, il est plus que probable que c’est là que se jouera le destin de la cité. Pendant ce temps, les attaques de Feytor et des serviteurs de Nurgle ont réussi à atteindre Esk, et un assaut groupé des agresseurs n’aura sûrement aucun mal à prendre le village. A Fort Schippel, l’avance des guerriers de Slaanesh n’a été que peu concluante, car elle s’est retrouvée confrontée à un réseau complet de barricades et d’emplacements d’artillerie. Aidés par des Nains venus de tout l’Empire, les défenseurs du Fort attendent confortablement l’ennemi derrière leurs murailles et dans leurs fortifications naines. Les grands remparts de Hergig, capitale du Hochland, sont tout aussi intimidants pour l’ennemi, et c’est là que Styrkaar prépare de faire son prochain assaut, sans doute motivé par les visions des plaisirs qu’il pourra accorder aux milliers d’habitants qui y sont retranchés.

L’objectif de Settra se précise comme les Rois des Tombes poursuivent vers le nord et l’est à travers les Terres Arides. Les ruines de plusieurs de leurs antiques cités ont déjà été reconquises, mais l’Aigle du Désert continue d’avancer, et son armée est à présent en vue de la Mer de Fiel. Au-delà se dresse la millénaire et épouvantable citadelle de Nagashizzar. Peut-être Settra a-t-il d’autres buts que la simple conquête...

Dans les mangroves et les marais de Lustrie, les adorateurs slaaneshi de Morathi commencent à ressentir les effets éprouvants du royaume des hommes-lézards. Des attaques d’éclaireurs skinks, puis de colonnes de guerriers saurus, ont arrêté l’avancée des Druchii juste au nord-est de Quetza. Ils risquent d’attendre longtemps avant de recevoir de l’aide, car les alliés barbares de la Matriarche Suprême ont subi de lourdes pertes à cause des maladies, des prédateurs indigènes et des attaques des Hommes-Lézards.

La Chasse Sauvage a atteint son apogée en Athel Loren, et Orion mène des purges sanglantes contre les Hommes-Bêtes qui se cachent sous les frondaisons de son royaume. Aidés par les arbres mêmes, les elfes sylvains ont démoralisé plus d’une bande de guerre, et il semble que les rejetons du Chaos soient incapables de former une armée pouvant les menacer.

Au nord de la frontière, un noble déshérité a commencé à rallier les troupes de la Tzarine. Alexi Makarev, fils d’un boyard d’Erengrad à présent décédé, a lancé un appel aux armes à tous les hommes de Kislev. Alors que les armées de D’aggorn l’Exalté se rapprochent de la capitale, et que Praag subit une fois de plus un siège éprouvant, les kislevites doivent une fois de plus se dresser contre l’adversité et protéger leurs foyers, comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles.

Jour 26

Le Comte Todbringer s’est retiré de Breder, laissant les hommes de von Raukov dans une position délicate. Les forces du Chaos se déchaînent, la ville risque de tomber d’ici quelques heures et l’électeur d’Ostland rassemble ses hommes pour une marche forcée vers Esk. Mais ils risquent de ne pas trouver de répit au village, car il semble que Boris ne compte pas défendre les petits villages du Middenland oriental, et ses forces poursuivent vers l’ouest le long de la Vieille Route de la Forêt. Les défenseurs n’auront guère le temps de se regrouper, car le Seigneur de Guerre Leth-dar, émissaire de Cyspeth, a rassemblé une armée au nord de la ville et s’en prendra probablement à quiconque tente de la quitter. D’autres osts ennemis se retirent dès maintenant de ce lieu condamné afin de se concentrer sur d’autres proies. Si les armées du Chaos sont assez rapides, Krudenwald et Immelscheld risquent fort de tomber peu après Esk. Comme on pouvait s’y attendre, les premiers assauts sur le Fort d’Airain ont été timides, ne visant qu’à éprouver la solidité des défenses ennemies. L’une des attaques initiales a été contrée par les Nains de Ragargrim Skund, ses arquebusiers et machines de guerre causant de lourdes pertes chez l’ennemi et abattant même un Démon Majeur qui venait de se manifester grâce au puissant champ magique entourant l’armée de Tzeentch. Ces tentatives n’ont trouvé aucune faille dans le dispositif impérial, et les défenseurs se préparent à un long siège. Les forces de Cyspeth auront à déployer des trésors de férocité ou de ruse pour prendre le château rapidement.

Se remettant rapidement de l’attaque surprise de Khazrak, les armées autour d’Untergard sont entrées dans la ville et ont attaqué le quartier du pont pour essayer de déloger les Hommes-Bêtes qui rôdent à présent dans les entrepôts en ruines et les relais de diligence qui surplombent l’extrémité du pont. Un assaut sur l’édifice même a été repoussé par une contre-attaque des bêtes mutantes des Dieux Sombres, mais le Borgne risque de devoir bientôt imaginer un plan d’évasion. A moins, bien entendu, que le Seigneur des Bêtes veuille que Boris Todbringer le croie pris au piège...

Le Comte Ludenhof est arrivé, et la défense de Hergig continue. Peu habitué aux sièges, l’Électeur du Hochland prépare, dit-on, une sortie avec le Jaegerkorp pour briser les lignes ennemies et porter le combat aux envahisseurs qui marchent vers sa capitale. Comment le décadent Styrkaar réagira à cet assaut, nul ne peut le prévoir. Bien que moins sûr que le Fort d’Airain, Fort Schippel reste un formidable bastion qui se dresse sur la route des suivants de Styrkaar. Conscient du destin qui les attend s’ils tombent entre les mains des fidèles de Slaanesh, les défenseurs ont juré de mourir au combat, et il semble que les dévots du Prince du Chaos veuillent les y aider tant les attaques se succèdent à un rythme rapide, de nuit comme de jour.

Jour 27

Comme on pouvait s’y attendre, les défenses de Breder ont été submergées par les guerriers déments de Haargroth l’Ensanglanté. Des combattants frénétiques, ivres de carnage, se sont répandus dans les rues, tuant tous ceux qui se dressaient sur leur chemin. Les restes désorganisés de la garnison se sont repliés vers Esk, les soldats du Seigneur des Crânes sur les talons. Les combats autour du Fort d’Airain s’intensifient, et les deux camps sont renforcés par des troupes rejoignant les Monts du Milieu : les armées de Cyspeth espèrent remporter une victoire décisive, tandis que les défenseurs savent que derrière eux s’étend une route dégagée jusqu’à Middenheim. La panique et la confusion semées à Esk par le départ hâtif de Valmir von Raukov ont permis à Feytor et à ses disciples purulents de gagner du terrain, détruisant plusieurs bâtiments des faubourgs et entrant dans le village même. La sortie prévue par le Comte Ludenhof a dû être retardée, car les forces du Chaos menacent de submerger la porte nord de la cité. Chaque, homme, Elfe et Nain est appelé à tenir les murs, le comte a écouté les conseils avisés de son entourage et choisi de rester dans sa capitale. Il faudra pourtant encore plusieurs jours de combat avant que le destin de Hergig ne soit décidé.

Les attaques sur Fort Schippel continuent d’éprouver les défenses, chacun des deux camps tentant de trouver une ruse pour triompher rapidement. Davantage d’ennemis arrivent à présent de Breder, et le Kommandant du Fort, Kristophe Gohlinghost, tourne un regard inquiet vers le nord, ne sachant pas s’ils viendront renforcer l’assaut sur sa propre porte ou se concentrer sur les défenses plus faibles d’Esk.

À l’ouest, Khazrak le Borgne a lancé ses guerriers bestiaux sur le pont d’Untergard, et a pénétré à l’intérieur de la ville. A présent qu’elles tiennent la rivière, les forces éparses du Seigneur des Bêtes ont capturé les biens en partance pour Middenheim, et sont maintenant équipées des armes destinées aux troupes de Boris Todbringer...

Sources