Répurgateur

De La Bibliothèque Impériale
« Le problème n’est pas de savoir qui est innocent et qui est coupable, le problème est de savoir combien je peut en brûler. »
- le Répurgateur Adlophus Mann au Grand Théogoniste Volkmar


La pratique de la sorcellerie qui n’est pas reconnue par les Collèges de Magie est considérée comme une abomination dans tout l’Empire. La mort par les flammes est le châtiment prescrit pour les auteurs de ce crime, et les Répurgateurs sont loin d’être timorés lorsqu’il s’agit de l’administrer. Depuis la récente guerre contre le Chaos, les bucherons et les Chasseurs de Sorcières ont du pain sur la planche, car on note une recrudescence de personnes se tournant vers les sombres arts. Le peuple s’accorde sur la nécessité des Répurgateurs et de leur travail pour assurer la sécurité du Vieux Monde, mais bien rares sont les personnes qui n’éprouvent pas une once de peur quand elles aperçoivent cette silhouette caractéristique, avec sa tunique boutonnée, sa longue cape noire et son chapeau à larges bords.

Les Répurgateurs sont un ordre secret dont les membres sont dispersés à travers le Vieux Monde. Ils sont obsédés par la destruction de tout ce qui touche au Chaos, aux morts-vivants et aux Mutants, ainsi que tous les incroyants, blasphémateurs et finalement, tout ce qui n’est pas de leur ordre. Nombreux sont ceux qui trouvent ce fanatisme des plus dangereux et les Répurgateurs sont rarement les bienvenus.

Les Chasseurs de Sorcières vont d’individus d’une froide impassibilité qui ne font que leur travail, à ceux dont le zèle pour traquer les serviteurs du Chaos ne connaît aucune limite, et qui seraient prêts à faire brûler un village entier plutôt que de prendre le risque de laisser s’échapper un cultiste. Quand un Répurgateur prend de l’âge, que ses cheveux grisonnent et que le nombre d’horreurs qu’il a connues ne fait que croître, son point de vue s’avère souvent plus extrémiste, au point de rappeler le stéréotype du Templier de Sigmar tel qu’il existait trois cents ans plus tôt, celui qui estimait que tout le monde était coupable et que la seule question était de savoir à quel degré. Quelques érudits se demandent d’ailleurs si les Chasseurs de Sorcières qui suivaient ce cheminement ne s’étaient pas simplement retrouvés ligués avec le Chaos malgré eux, mais ils préfèrent ne pas s’interroger trop fort.

Histoire

Un Répurgateur en habit traditionel

Jusqu’à il y a environ deux cents ans, la majorité des Répurgateurs appartenaient à l’Ordre des Templiers de Sigmar. L’Ordre, une division très indépendante de l’Église de Sigmar, existe depuis les premiers jours de l’Empire, mais n’a accédé à son rôle actuel qu’en 1913, quand une charte officielle confia à l’Église de Sigmar la mission d’éradiquer la démonologie et l’adoration du Chaos. Cette tâche fut déléguée aux templiers, qui agirent avec zèle, et très souvent, avec beaucoup trop de zèle. Les Répurgateurs plus modérés, commandités ou approuvés par les temples de Solkan, d’Ulric et de Véréna, furent totalement écartés.

Au fil des ans, le caractère impitoyable et implacable des templiers devint légendaire, de même que leurs tactiques vicieuses, la brutalité de leurs tortures et les atrocités commises dans le cadre de leur mission. Les bases militaires et les règles initiales de leur charte furent élargies, ainsi que la liste de leurs cibles possibles, jusqu’à ce que les "Répurgateurs" - comme on les appelait désormais - soient légalement autorisés à arrêter, juger et brûler "les sorciers, sorcières, enchanteurs, diseurs de bonne aventure, nécromants, adorateurs des dieux noirs, déviants, mutants, hérétiques, blasphémateurs, pécheurs, profanateurs, serviteurs des démons ou compositeurs de musique corruptrice". Leur cible principale était les utilisateurs de sorcellerie ; pour eux, quiconque se servait de la magie était de mèche avec le Chaos.

À l’époque où Magnus le Pieux créa les Articles de la Sorcellerie Impériale et réforma les lois concernant la magie en 2304-7, les Templiers de Sigmar constituaient une des forces les plus haïes de l’Empire. Personne ne pouvait les contrôler, même leurs propres Prêtres de l’Église de Sigmar en avaient peur. Il fallait absolument réduire leur pouvoir, mais comment s’y prendre ? Quiconque osait critiquer les templiers était immédiatement accusé d’être opposé à Sigmar - un hérétique - et devait donc être exécuté.

Magnus résolut le problème non pas en réduisant les pouvoirs des Sigmarites, mais en les augmentant. Il confirma la charte de 1913, mais il attribua aussi à l’Église de Sigmar la charge de faire respecter les Articles, en particulier celui qui affirmait que les templiers étaient des unités religieuses et militaires, et que leur loyauté allait donc à l’Empire, ses Électeurs et les commandants de ses armées autant qu’à leur dieu.

Quand le Grand Théogoniste eut accepté - après maintes discussions - Magnus attribua aux chefs des Collèges Impériaux de Magie le rang de commandant militaire. Les templiers, se retrouvant sous les ordres de leurs anciens ennemis - qui avaient non seulement le droit de leur donner des ordres et de leur imposer une discipline, mais aussi les capacités magiques de réprimer toute désobéissance - n’eurent pas d’autre choix que de se soumettre à de nouvelles lois régissant leurs actions et le recrutement de nouveaux membres. Des gens compétents extérieurs à l’Ordre des Templiers purent ainsi se tourner vers cette profession, et les Répurgateurs des temples de Solkan, Ulric, Véréna et Morr obtinrent un statut équivalent. Le pouvoir des templiers ayant été brisé, Magnus retira aux Grands Sorciers leur statut militaire ; il fit cependant bien comprendre qu’il pouvait revenir sur cette décision.

Deux siècles plus tard, les templiers de Sigmar représentent encore l’essentiel des Répurgateurs, mais ils doivent s’accommoder des templiers et des anciens clercs des autres temples, d’anciens soldats, des champions judiciaires, de tous ceux qui ont un grief contre le Chaos et même d’anciens enchanteurs. Les Répurgateurs sont toujours considérés avec un respect salutaire, et ils inspirent souvent une répugnance chargée de peurs: les souvenirs des atrocités et des bûchers collectifs des débuts des templiers perdurent dans certaines régions de l’Empire, et aussi dans l’esprits de certains Répurgateurs. Ils ont peut-être juré de se soumettre aux lois de Magnus, mais certains aspirent au retour de l’ancienne tradition, estimant que l’Empereur et ses laquais ne comprennent pas le vrai danger que représente le Chaos.


Des Hommes d'Action

« Soyez prudent et fort. Qui sait quel mal se cache derrière la faiblesse d’un imbécile ? »
Devise des Répurgateurs

D’une manière générale, les Chasseurs de Sorcières sont rompus au combat, bien armées et robustes. Ils portent souvent pèlerine à capuche ou un chapeau pour dissimuler leurs traits des regards indiscrets. Certains portent des chaînes en plomb autour de la gorge pour se souvenir de leurs camarades tombés, mais aussi, d’après la superstition, pour se protéger contre la sorcellerie. La canaille qui accompagne les Répurgateurs est d’un type autrement patibulaire. Déments et pratiquants de l’auto-mutilation, ils ont perdu ou abandonné tous leurs biens matériels en même temps que leur raison.

Les Chasseurs de Sorcières, qui sont parmi les personnalités plus craintes de l’Empire, imposent le respect depuis bien longtemps, ce qui n’est pas étonnant quand on connaît la nature de leur mission. On murmure des centaines de choses sur leurs actes ; certaines ne sont guère plus que des légendes, d’autres, plus récentes mais non moins terrifiantes, paraissent plus crédibles. L’image populaire du protecteur de l’Empire au visage cruel est activement entretenue par les divers groupes de Répurgateurs, si bien que les gens ont l’habitude de penser qu’il existe bien une organisation coordonnée, quoique nébuleuse, de chasseurs du Chaos, dont l’influence s’étendent sur tout l’Empire et dépasserait même ses frontières.

La vérité est bien entendu bien plus complexe que cette simple perception des choses.

Les Chasseurs de Sorcières ne sont pas ces hommes de fer infaillibles de la vision populaire. Si la plupart sont effectivement porteurs d’un mandat "officiel" les autorisant à traquer le surnaturel, une proportion non négligeable n’est composée que de redresseurs de torts improvisés et de fanatiques. Aussi différent que l’Empire qu’ils protègent, il ne faut pas se fier à ce qu’on pourrait prendre pour un uniforme, qui ne reflète nullement leurs motivations ou leurs allégeances.


Les Mercenaires

Les Répurgateurs les plus communs (dans tous les sens du terme) ne sont rien de plus que des soudards spécialisées, mais apparaissent probablement comme les Chasseurs de Sorcières les plus abordables. Moyennant une rétribution correcte, ils patrouilleront volontiers le domaines d’un Noble pour le débarrasser des individus suspects, dangereux et perturbateurs. Selon la personnalité du propriétaire, ces hommes et ses femmes peuvent aussi bien être des enquêteurs très professionnel que des voyous aux mains souillées par le sang, engagés pour l’occasion. Il peut le arriver de se passer de l’habit traditionnel de leur fonction pour pouvoir travailler incognito, mais ils préfèrent souvent profiter la terreur et la panique que leur uniforme peut inspirer.

Il est paradoxal de constater que de nombreux scandales de corruption accompagnent ces Chasseurs Mercenaires. Les pots-de-vin ne seraient pas rares, et plus d’un Magister a échappé au bûcher grâce à quelques pièces d’or invoquées dans l’urgence. On sait également que certains Aristocrates peu scrupuleux ont engagé de tels Répurgateurs pour des missions non reconnues, qui se traduisirent en évacuations forcées, confiscations de biens, et même quelques crémations « fortuites ». S’il n’est pas question qu’ils cessent totalement, ces actes sont perçus comme « inappropriés » par les gens de la haute société et suscitent facilement attention du culte de Sigmar, si bien qu’ils restent rares.

Reconnus par la Loi

Bien qu’on ne puisse les considérer comme incorruptibles, les Répurgateurs mercenaires bénéficient du soutien de la loi. Étant les représentants légaux de leur mécène, leurs pouvoirs émanent directement de la Noblesse. Si ce n’est dans certaines circonstances exceptionnelles, ils sont tous porteurs d’un contrat qui définit où et comment ils doivent accomplir leur devoir. Cette autorisation, ou plus exactement cette procuration, les habilite entre autres choses à traquer, arrêter, juger, exécuter et emprisonner les personnes suspectes. D’un point de vue technique, ces chasseurs agissent comme s’ils étaient leur propre employeur, si bien que toutes les sanctions sont considérées comme émanant directement de l’Aristocrate commanditaire. C’est pour cette raison que les Nobles consciencieux veillent à ne pas déléguer leur pouvoir à n’importe qui, car un Répurgateur mal avisé aura vite fait de nuire à la main d’œuvre et a l’image de son employeur. La Noblesse préféré éviter de recourir à des Chasseurs de Sorcières religieux, qui ont la mauvaise habitude de mêler leurs convictions à la surveillance des terres, d’une manière qui n’est pas toujours appropriée.

Des Pouvoirs Limités

Les Magisters les plus taquins remarqueront que la sphère d’influence des Répurgateurs mercenaires est souvent fort restreinte. Leurs pouvoirs leur étant conférés par un Noble, les limites du domaine de cet employeurs définissent généralement celles de leur juridiction. Il arrive que des Aristocrates terriens en bons termes avec leurs voisins cherchent à étendre la portée de la procuration, mais ces démarches aboutissent rarement (ce qui n’est pas étranger au fait que les Nobles bien disposés sont encore plus tares que les Bretonniens propres).

Quelques Répurgateurs, surtout parmi les anciens soldats, comprennent la valeur des Collèges de Magie, même s’ils ont parfois a se plaindre de leur existence. Il peut même leur arriver de s’adresser à un Magister de l’un des Ordres de Magie pour demander du soutien dans la traque d’un Sorcier ou d’un Thaumaturge particulièrement dangereux, que seule la Magie pourra mener devant un tribunal.


Les Dévots

« Brûle l'hérétique ! Tue le mutant ! Élimine l'impur ! »
- Un Répurgateur à ses disciples

Les Répurgateurs pieux sont poussés à agir par tradition religieuse, par un appel de leur Dieu, ou simplement parce qu’ils s’inquiètent pour leurs ouailles. Ces hommes et ces femmes d’une grande ferveur « luttent pour le bien » contre toutes les formes de corruption du Chaos, et recourent indifféremment à la foi, à l’effroi et aux flammes. Certains trouvent un emploi au service d’un Noble, à la manière des Chasseurs mercenaires. Il arrive même que des Répurgateurs peu respectueux de la religion se tournent finalement vers elle après un incident particulièrement horrible, au point de devenir de vrais dévots. Il y a aussi les prêtres locaux qui se retrouvent Répurgateurs pour contrer une terrible éruption de sorcellerie. Quelle que soit leur histoire. Les Chasseurs de Sorcières sont unis au service d’un Dieu de l’Empire ou de plusieurs.

Ils vénèrent pour la plupart Sigmar (dans l’Empire), Solkan, le seigneur de la vengeance, Ulric le seigneur des loups et de l’Hiver ou encore Véréna, déesse de la connaissance et de la justice. Mais il en existe pour pratiquement chaque culte.

Les Templiers de Sigmar

De tous ces fervents Chasseurs de Sorcières, ceux du Saint Ordre des Templiers de Sigmar ont fait plus que tous les autres pour alimenter l’effroyable réputation dont jouissent tous les Répurgateurs. Le chapeau à larges bords, les bretelles à pistolets et la propension au bûcher systématique furent tous "inspiré" par ce groupe de fanatiques. Cette organisation est vouée a l’éradication des Sorcières, ce qui inclut les Sorciers de Village, les Envoûteurs, les Thaumaturges, les diseurs de bonne aventure, les Nécromanciens, les fidèles des Dieux Sombres, les serviteurs de Démon, les déviants, les mutants, les blasphémateurs et d’une manière générale, les pêcheurs. Rares sont ceux qui échappent à la vigilance de ces Répurgateurs, à l’exception, peut-être, des autres Templiers.

Soutenus et financés depuis longtemps par le culte de Sigmar, ces hommes reçoivent leurs pouvoirs de leur Église et de l’Empire. La mission sacrée du Templier consiste à protéger l’Empire et ses citoyens contre les puissances infernales, leurs alliées et ceux qui les servent. Les démons, les cultistes et sorciers du Chaos, les Nécromanciens, les adeptes non reconnus de l’occulte, les mutants, les hommes-bêtes, les morts-vivants, les Thaumaturges et les Envoûteurs entrent dans cette catégorie. De nombreux Répurgateurs se spécialisent dans un domaine spécifique et passent des années, voire des décennies, à sillonner l’Empire pour traquer les membres d’une secte donnée ou a retrouver la piste d’un prêtre d’une divinité des ténèbres.

Après la création des Collèges de Magie, Magnus limita la portée du pouvoir des Chasseurs de Sorcières d’un côté, tout en l’étendant en apparence d’un autre. Il fit des Templiers du Saint Ordre les inquisiteurs officiels de l’Empire, reconnus et financés par l’État. Les cultes de Morr et d’Ulric ont également leurs spécialistes, mais ils ne sont pas liés a l’Empire et, bien qu’ils soient tolérés, ils ne sont pas reconnus, nombreux, formés ou équipés comme le sont ceux du Saint Ordre des Templiers. D’ailleurs, ces organisations sont censées se soumettre aux Répurgateurs reconnus pour les affaires qui ont lieu sur le sol Impérial, ce qui a engendré une certaine rivalité et un ressentiment tenace. Les Chasseurs de Sorcières des autres religions sont plutôt à classer dans la catégorie des Templiers ou des Exorcistes, et non comme des Répurgateurs au sens ou nous l’entendons ici.

Nul Templier ne recourra a la magie occulte pour remplir sa mission. On leur a en effet rabâché que la magie était une force du Chaos et que l’employer pour combattre ce qui l’avait créée revenait à jeter de l’huile sur le feu dans l’espoir de l’éteindre. C’est probablement en accord avec cette perception que de nombreux Chasseurs de Sorcières sont persuadés que tous les adeptes de la magie sont souillés par le Chaos d’une manière ou d’une autre, y compris les Magisters collégiaux. Dans certaines régions septentrionales de l’Empire, les Répurgateurs sont perçus comme des éléments incontrôlables, mais les dangers qui menacent l’Empire sont tels que ceux-ci estiment que leurs actes sont parfaitement justifiés.


Tâches

« Il faut contrer avec l’ordre le flux déchirant du Chaos. Purger l’hérésie et restaurer la civilité. Ceux qui cultivent des pensées impures seront nettoyés par la flamme purifiante, c’est la seule façon. »
- Petrus Staveheart, scribe officiel de l’Ordre Saint des Templiers de Sigmar
Un Répurgateur éliminant un mutant.

Les Répurgateurs jurent de protéger l’Empire et ses citoyens « du Chaos, de ses alliés et de ceux qui le servent », parmi lesquels les démons, Démonistes, adeptes du Chaos, sorciers du Chaos, nécromants, Trafiquant de Cadavres et Pilleur de Tombes, utilisateurs illégaux de magie, Mutants, hommes-bêtes et Skavens. La plupart se spécialisent dans un domaine particulier d’investigation, consacrant des années, voire des décennies, à poursuivre dans l’Empire tous les membres d’un certain culte ou à pister un prêtre particulier d’un dieu noir. Ceux qui se spécialisent dans la chasse aux nécromants et aux démonistes sont parfois recrutés pour devenir exorcistes.

Les règles établies par Magnus obligent les Répurgateurs à travailler avec la loi : ils ne peuvent plus être à la fois procureur, jury, juge et exécuteur. Ils ont toute autorité pour arrêter les citoyens accusés de suivre les voies du Chaos et peuvent exiger qu’ils soient immédiatement jugés - une requête que très peu de conseils de cité rejettent. L’accusé a droit à un procès équitable (bien que le sens du terme "équitable" varie selon les endroits). Le Répurgateur en sera systématiquement le procureur et comme aucune loi ne leur impose de s’en tenir strictement aux preuves matérielles, certains recourent à leurs talents d’orateur, aux implications, à la suspicion et même aux menaces voilées pour convaincre le juge (et le jury s’il y en a un) de la culpabilité de l’accusé. Si… ou plutôt quand il est déclaré coupable, la condamnation habituelle pour les adeptes du Chaos est le bûcher : la seule façon de détruire le corps et de purger son âme impure en même temps.

La plupart des Répurgateurs travaillent seuls, parfois sous couverture mais le plus souvent ouvertement, leur chapeau et leur tunique noirs éveillant la peur dans le cœur des gens et la confusion dans leur tête. Ils peuvent réquisitionner la milice locale ou la garde, les prêtres des temples de Sigmar, d’Ulric, de Véréna et de Môrr, et "tous les citoyens à l’esprit sain" pour les aider à accomplir leur devoir. Magnus pensait que les Répurgateurs travailleraient de concert avec les temples, mais les tensions entre les chasseurs des différentes religions et ceux qui adoptent des attitudes différentes vis-à-vis de la magie empêchent souvent leurs forces de s’unir. Il existe toutefois quelques ligues et organisations de Répurgateurs, souvent au plus haut niveau, comme les Chercheurs de Vérité et de Justice, avec des installations dans diverses cités. Deux des plus puissantes possèdent des abbayes ou des châteaux, où les membres se rassemblent pour faire leur rapport, s’entraîner et prier ensemble.

Un des Articles de la Sorcellerie Impériale les plus controversés stipule que les biens de toute personne déclarée coupable de collusion avec le Chaos sont confisqués par le temple du Répurgateur qui l’a présentée à la justice. Dans de nombreux cas, cet article a entraîné des accusations de corruption parmi les Répurgateurs, ou de fabrication de preuve pour éliminer un rival professionnel ou pour faire pencher la balance dans des affaires de politique locale. De temps à autre, un temple modeste abritant quelques prêtres se retrouve propriétaire d’un château, d’un domaine ou - dans un cas en 2495 - d’une compagnie commerciale avec des entrepôts sur tout le Reik et une flotte de vingt bateaux fluviaux.

Certains Répurgateurs préfèrent travailler en marge de la loi, parce qu’ils savent qu’ils ne pourront jamais arrêter leur gibier et le présenter à la justice, parce qu’ils estiment que la justice de Sigmar est trop bonne pour la racaille qu’ils pourchassent, et quelques-uns commencent même à voir des signes du Chaos partout. S’ils sont pris, ces renégats sont traités aussi durement que s’ils étaient adeptes du Chaos. Certains individus se prétendent Répurgateurs : ils se rendent dans des communautés isolées, provoquent une hystérie collective contre un innocent, le font brûler, confisquent ses biens et s’enfuient avant que leur crime soit découvert. S’ils se font prendre, ils encourent la mort, car c’est ce dont est passible cette usurpation d’identité.

Aucun Répurgateur n’usera de magie séculière dans l’accomplissement de son devoir. On leur enseigne que la magie est une force du Chaos et que l’utiliser contre la chose qui l’a créée serait comme combattre un incendie en l’aspergeant d’huile. C’est en partie pour cette raison que la plupart des Répurgateurs pensent que tous les sorciers sont plus ou moins souillés par le Chaos ; même chose pour les détenteurs de licence impériale qui, selon eux, ont juste réussi à rouler les serviteurs de l’Empereur en leur faisant croire que leurs pratiques impies sont inoffensives.


Tactique de Travail

Beaucoup de gens ne voient les Répurgateurs que comme des Agitateurs nommés par l’État (ou par l’Église) qui contrôlent les foules en répandant la terreur et la suspicion, et il y a là un fond de vérité. Les Répurgateurs utilisent les ressources disponibles d’une communauté, s’entourant des soldats et de la milice locale pour les aider contre les périls qu’ils affrontent, quels qu’ils soient. S’ils ne trouve pas de gardes compétents sur place, ils utiliseront les paysan en dernier recours.

Généralement, ce genre d’activité publique n’advient que vers fin de leur enquête. Les Répurgateurs ne capturent pas leur proie s’ils ne sont pas patients et n’ont pas tous les faits en main. Aussi, à moins que la menace ne soit évidente, le Répurgateur rôdera dans la communauté, à l’affût des comportements suspects ou des indices. Pendent ce temps, il rassemblera un groupe d’assistants, des gens du cru qui connaissent les membres de la communauté et ce qui s’y passe. Avec leur aide, il pourra juger de la pureté des habitants en les ayant portée de la main. Les Répurgateurs se lient souvent « d’amitié » avec un suspect pour garder l’œil sur lui. Une fois la corruption dénoncée le Répurgateur réquisitionne le reste des habitants en se servant de leurs peurs pour capturer les mutants ou cultistes qu’il a débusqué. Une fois qu’ils sont capturés, il les interroge, usant de torture si nécessaire pour démêler les informations dont il a besoin et débusquer le complice potentiel. Les captifs qui ne meurent pas durant l’interrogatoire sont purifiés par le feu, et quiconque les a assistés est torturé et exécuté en place publique pour dissuader qui que ce soit de venir en aide aux agents du Chaos.


La Vie d'un Répurgateur

« Monsieur, j’ai reçu un message inquiétant de la part d’un villageois du Nordland… Selon lui, la corruption commence à se répandre parmi les habitants d’un petit village près de la frontière. Il dit que des gens disparaissent et qu’il peut entendre des chants étranges en provenance de la forêt, la nuit. »
Ces paroles éveillèrent la curiosité du répurgateur. Qu’un de ces paysans sache lire était déjà étrange, mais qu’il soit capable d’envoyer lui-même une missive était vraiment étonnant. Avec un peu de chance, cette affaire ne serait pas une de ces fausses alertes typiques, où le paria du village est accusé de sorcellerie par un voisin dont la vieille vache est morte ou dont l’enfant est tombé malade "sans raison".
« Prépare nos affaires, Hans ! Nous partons pour le Nordland ! »


Pour devenir Répurgateur, il faut recevoir l’autorisation spéciale d’un prêtre de haut rang d’un des quatre temples autorisés à s’occuper de l’impie : Sigmar, Ulric, Véréna ou Môrr. Cette autorisation n’est pas accordée gratuitement, mais elle est plus facile à obtenir qu’une licence magique, et il n’est pas nécessaire de la faire renouveler chaque année. Certains temples forment leurs propres Répurgateurs et les surveillent attentivement; d’autres accordent des licences à quiconque leur semble compétent et motivé. Dans certaines régions du monde, comme l’Estalie, les Répurgateurs seraient totalement incontrôlables et useraient de menace d’inquisitions pour imposer leur autorité aux temples censés les surveiller et modérer leurs actions.

Parmi les Répurgateurs, on trouve aussi bien le froidement impartial, qui considère son activité comme "un simple boulot", que ceux qui pourchassent avec un zèle illimité les sbires du Chaos et qui sont prêts à réduire un village en cendres plutôt que de laisser un sectateur impuni. Plus les Répurgateurs avancent en âge et en expérience, plus les scènes d’horreur auxquelles ils ont assisté sont nombreuses. Certains deviennent alors plus extrémistes et se rapprochent du stéréotype de l’implacable Templier de Sigmar d’il y a trois siècles, pour qui tout le monde est coupable à des degrés divers. Quelques érudits se sont demandé si les Répurgateurs qui suivent cette voie ne se retrouvent pas malgré eux de mèche avec le Chaos - mais sans faire trop de vagues. Il existe aussi dans l’Empire des Répurgateurs auto-désignés, qui agissent à leur guise et sans aucune autorisation officielle. Certains sont des renégats ou des zélotes poursuivant une croisade personnelle; d’autres sont corrompus et accusent les gens riches à seule fin de confisquer leurs biens. Le terme "Répurgateur" éveille cependant une telle terreur chez les paysans de l’Empire qu’ils sont prêts à croire quiconque prétend éliminer le Chaos. Les chefs de communautés, prêtres, hommes de loi et bourgmestres peuvent se montrer plus sceptiques, mais ils ne tiennent pas à s’opposer à un orateur enflammé, de peur d’être soupçonnés de pencher vers les forces des ténèbres.

Les Répurgateurs ne sont pas chargés de démasquer les traîtres, les révolutionnaires et autres agitateurs, et la plupart ne s’intéressent pas à eux, à moins d’une implication avec le Chaos. Les plus consciencieux peuvent signaler à un ami appartenant à la Garde la présence d’un mouvement anti-monarchiste qui prépare une révolte du côté de l’université… mais la plupart n’ont aucun ami.


Ordres Mageurs

L'Ordo Fidelis

Officiellement, cette division secrète des Templiers de Sigmar n’existe pas.[1] Censé avoir été dissout du temps de Magnus le Pieux, l’Ordo Fidelis a pourtant survécu. Peu contrôlés et parfois imprévisibles, ses membres sont en grande partie des extrémistes sadiques bien décidés à détruire toute trace du Chaos au sein de l’Empire. Leur symbole est composé d’une épée et d’un marteau croisés devant une comète à queues jumelles, le tout flanqué des lettres O et E.

Les Quêteurs de la Vérité et de la Justice

Les Quêteurs constituent un ordre dans l’ordre, une branche clandestine et ultra confidentielle de Chasseurs de Sorcières acharnés, disposant de moyens considérables. Cette organisation relativement récente tire une grande fierté du dévouement total qu’elle consacre à sa tâche. Bien qu’elle ne soit pas officiellement reconnue par la cour Impériale, elle est (ou du moins "était") secrètement financée par l’office d’Esmer, l’ex-Grand Théogoniste. S’il était tout à fait contient du zèle excessif et de l’impitoyable efficacité avec lesquels œuvrent les Quêteurs, cela ne semblait apparemment pas le déranger, au point qu’on peut se demander s’il n’encourageait pas cette approche en coulisse.

L'Antre des Quêteurs

Les locaux du Quêteurs se trouvent dans un bâtiment lugubre des plus ordinaires, relativement proche du palais Impériale d’Altdorf, sur lequel figure une unique plaque de laiton portant le symbole de la comète à double queue et de Ghal Maraz. L’accès n’est nullement ouvert au public et la porte est verrouillée la plupart du temps. Y frapper à peu de chance d’entraîner la moindre réponse, les Quêteurs ayant tous leur clef. Nombre d’entre eux ont un métier de couverture : petit fonctionnaire de la bureaucratie Impériale ou au sein de l’église de Sigmar, de préférence chez les Répurgateurs ou toute organisation qui a des contact semi-réguliers avec l’un ou l’autres des Collèges de Magie.

L’ascétisme apparent du bâtiment ne reflètent pas les installations qu’il referme. Les murs sont lambrissé, les sièges confortables et il y a toujours un domestique à portée pour vous offrir un verre de bon vin ou un repas complet préparé avec soin. On trouve des chambres pour accueillir les membres d’autres villes. Les Quêteurs s’efforcent d’avoir des agents dans chacune des citées de l’Empire, à longueur d’année, et ont récemment recruté pour s’établir dans les villes d’autres pays, comme la Tilée, l’Estalie et le Kislev.

Dans les caves que dominent ces magnifiques pièces se dévoilent la face cachée des Quêteurs. C’est là que l’on trouve les salles d’interrogatoire de leurs victimes. Ces cachots sont bien plus sinistres et effroyables que ceux des autres chapitres de Répurgateurs. On y trouve aussi un tribunal. Les procès de sorciers s’y déroulent devant un jury composé de trois juges autoproclamés. Les accusés n’ont le droit à aucun avocat ou témoin, qui ne pourraient que nuire à la bonne marche de la justice. Les procès débutent généralement par une simple question, qui se rapproche souvent de : « Depuis combien de temps êtes-vous ligué avec les puissances des ténèbres ? ».

Si cette approche en douceur ne suffit pas à susciter une confession (ce qui reste la seule chose que recherche la cour, que l’accusé soit coupable ou non), le sorcier est orienté vers la salle d’interrogatoire, où seront employées des méthodes plus musclées, à base d’écrasement de pouces, de fer rouge, de flagellations, voire pire. Une fois la confession arrachée, un procès publique peut être rendu, dans lequel la victime brisée va pouvoir avouer ses crimes devant une cour reconnue, avant d’être envoyé sur l’échafaud. Si la solution paraît plus appropriée, le sorcier peut également disparaitre sans autre cérémonie ou être retrouvé dans le Reik, flottant comme une grume. Les adeptes de l’occulte qui sortent vivant de cette mascarade sont rarissimes.

La Persécution des Puissants

La raison pour laquelle les Collèges de Magie abhorrent a ce point les Quêteurs est simple : l’organisation cible avant tout les sorciers que les autres Chasseurs de Sorcières n’osent tracasser, c’est-à-dire essentiellement les Magisters impériaux et leurs apprentis. Il parait peu probable que les Quêteurs aient jamais réussi à arrêter et faire exécuter le moindre Magister confirmé, mais de nombreux compagnons et apprentis envoyés hors d’Altdorf ont disparu depuis que les Quêteurs existent. On soupçonne même Esmer de se servir des Quêteurs pour décrédibiliser les Collèges de Magie ou pour pousser ces derniers à commettre une erreur.

L’Ordre Gris s’intéresse de près aux activités des Quêteurs et l’Ordre Flamboyant affiche son mépris total pour l’organisation, mais la discrétion des Quêteurs et la difficulté de produire des preuves contre eux leur ont jusqu’ici évité tout procès. Il faudra certainement pas attendre longtemps avant que ne se déclare un conflit ouvert entre les Collèges et ces prétendus justiciers. Pour l’instant, personne n’a su que l’organisation était financée par Esmer, mais si le Patriarche Suprême en avait eu vent, le retour de flammes n’aurai probablement pas été beau à voir.

Qui sait, c’était peut-être l’effet recherché par Esmer?

Le responsable des Quêteurs se nomme Detlef Johannson. C’est un homme à mi-chemin entre la cinquantaine et la soixantaine, au regard cruel et aux cheveux gris, toujours vêtu de noir et blanc. Proche d’Esmer, il l’a aidé pourchasser plusieurs sorciers au cours de ses trente années de carrière de Templier (même s’il dut se fier à la seule parole d’Esmer pour les identifier comme tels, ce qui ne semblait pas trop le déranger). Il est amer, paranoïaque, particulièrement haineux et montre le plus grand mépris pour tous les Elfes, qu’il considère comme d’infâmes sorciers.

On raconte qu’il aurait amassé pendant sa croisade avec ses Répurgateurs d’élite toutes sortes d’amulettes de protection, capables d’annihiler les sorts, ainsi que quelques armes destructrices de magie. Malgré les efforts déployés par les Ordres de Magie pour garder ce phénomène secret, il semblerait que les Quêteurs aient finalement appris par quelque biais que certains métaux et pierres pouvaient étouffer, voire aspirer, la Magie.

Par ailleurs, les Quêteurs ont une belle réserve d’objets plus ordinaires, mais tout aussi efficaces pour s’assurer que les sorciers ne peuvent lancer le moindre sort. Rentre dans cette catégorie tout un éventail de drogues, de menottes, de contentions de langue, de baillons et même de petites poches renfermant des insectes dont les morsures et piqûres constantes peuvent briser la plus grande des concentration, surtout quand le sorcier concerné n’a pas bu, mangé et dormi depuis des jours. Grace a ces méthodes, aux ressources financées par l’Église et aux années de discours anti-magie et d’expérience politique, les Quêteurs de la Vérité et de la Justice ont pu mener leur répression dans une impunité quasi totale.


Autres Ennemis du Chaos

Les Répurgateurs n’ont pas le monopole de la chasse aux agents du Chaos. Il existe maints groupes affiliés au culte de Sigmar ou à l’Empereur qui poursuivent le même but.

Les Frères à la Cape

« Toutes ces idioties sur les Frères à la Cape, ce sont des fadaises. Ils n’existent pas plus que les Skavens. »
- Kleber Reinhard, Répurgateur

Les mystérieux Frères à la Cape sont une branche des Templiers de Sigmar. Au lieu de massacrer et de brûler, leur tâche consiste à rassembler des informations et à épier. Ils ne se sentent aucunement obligés de tuer des mutants ou des cultistes : il doivent seulement observer, apprendre et faire leur rapport à leurs maîtres. On ne sait pas précisément quand les Frères à la Cape apparurent en tant qu’organisation, mais leur niveau d’infiltration au sein de la société impériale laisse à penser qu’ils sont là depuis longtemps. Tout au long de leur existence, ils sont restés cachés, et on les relègue au rang de simple rumeur ou de mythe. Ils ont fait surface durant l’année qui a précédé la Tempête du Chaos. S’étant infiltrés au sein de la croisade de Luthor Huss, ils ont produit un flot constant d’informations au sujet de la réincarnation de Sigmar et des déplacements de Huss dans le pays. Après la Tempête du Chaos, les Frères à la Cape se sont évanouis dans l’anonymat. Si l’on suppose qu’ils sont toujours actifs, il n’y a plus eu de contact avéré avec les agents depuis la disparition de Valten.

Les Frères à la Cape sont des agents secrets plus ou moins affiliés aux Répurgateurs de Sigmar. Bien qu’il ne s’agisse pas vraiment d’une branche des Templiers, ils ont souvent de bonnes raisons de prêter main-forte à leurs confrères parfois trop zélés. Toutefois, ils sont tout aussi susceptibles de doubler les Répurgateurs que les membres de n’importe quelle autre organisation avec laquelle ils ont affaire. Les Frères à la Cape sont les maîtres du renseignement. Ils infiltrent des organisations pour apprendre un maximum d’informations, rapportant leurs découvertes à leurs supérieurs, même si l’on ne sait pas exactement qui sont ces derniers. Cette organisation regroupe un vaste éventail de talents, qu’il s’agisse d’anciens Répurgateurs ou de mutants.

Exorcistes

« Je n’ai jamais saisi l’utilité des exorcismes. Le risque encouru par l’exorciste et la victime n’en vaut jamais la peine. Croyez-en mon expérience : le feu est la seule solution à une possession Démoniaque. »
- Kleber Reinhard, Répurgateur

Ne constituant pas véritablement une organisation, les exorcistes sont habituellement des prêtres sigmarites et des Répurgateurs formés au rituel d’exorcisme. Là où le sort exorcisme (connu de certaines prêtresses de Shallya et de quelques autres groupes religieux) chasse les Esprits, le rituel d’exorcisme est conçu pour bannir les Démons eux-mêmes, ce qui est une entreprise bien différente. Les fantômes et autres esprits peuvent prendre possession d’un individu, mais avec un peu d’efforts, il est possible de les chasser de leur hôte. Les Démons, quant à eux, sont bien plus difficiles à congédier, nécessitant des heures de prières et un environnement contrôlé, si tant est qu’on ait le moindre espoir d’y parvenir.

La pierre angulaire du renvoi d’entités Démoniaques est le rituel d’exorcisme. Rares sont ceux qui le connaissent en dehors du culte de Sigmar et des Répurgateurs qui ont suivi une formation de prêtre. Bien que la plupart des gens puissent apprendre les méthodes et les phrases appropriées, ceux qui ont le cran d’affronter le Chaos sous sa forme la plus hideuse ne sont pas nombreux. Pour devenir un exorciste sacré, il faut être au mieux de sa forme, ne pas avoir dépassé l’âge mûr et avoir une foi inébranlable. Les méthodes du Chaos sont légion et les Démons exploitent les moindres faiblesses pour vaincre les saints hommes voués à Heldenhammer. Bien trop de soi-disant exorcistes se sont retrouvés annihilés, physiquement ou psychiquement, par le pouvoir des Démons.

Quand on est confronté à un mortel possédé, la plupart du temps, il est trop tard pour l’aider et il appartient à d’autres de détruire le réceptacle et de renvoyer le Démon dans les Royaumes du Chaos. Toutefois, dans certains cas, le Démon n’a pas encore dévoré l’esprit de sa victime et un prêtre bien entraîné peut retirer l’esprit malveillant par des moyens magiques.

Sources

  • Warhammer JdR - Royaumes de Sorcellerie V2
  • Warhammer JdR - Le Tome de la Corruption
  1. Warhammer JdR - Tome de la Corruption