Pays des Trolls

De La Bibliothèque Impériale
Le Pays des Trolls abritent plus de monstres que d’hommes…
« S’ils appellent ça le Pays des Trolls, ce n’est pas pour ses renards, mon garçon. »
- Vieux Yob, chasseur d’élan

Plus on se dirige vers le nord, plus la steppe du Pays des Trolls prend l’aspect d’une toundra avant de se terminer sur les chaînes de montagnes qui marquent la frontière avec les Désolations du Chaos. Aucune espèce d’agriculture n’y est possible. Il s’agit de l’un des territoires les plus inhospitaliers du Vieux Monde. Le climat y est plus rigoureux que dans n’importe quelle autre région du Kislev : même au printemps et en automne, l’atmosphère reste glaciale. En hiver, les chutes de neige recouvrent généralement le pays d’une couverture de plusieurs mètres d’épaisseur qui rend tout déplacement impossible. L’avantage, c’est que les pillards sont eux aussi incapables de se déplacer dans ces conditions. Ce territoire aride et rocailleux est l’avant-garde des Royaumes du Chaos, la partie du monde la plus avancé atteinte par l’ombre des Dieux Obscurs. Aucun seigneur mortel ne réclame ces terres où les bande du Chaos passent leur temps à essayer de se soumettre mutuellement. Le terrain y est très accidenté, parsemé de crevasses profondes et de falaises escarpées, balayé par des vents glacés.

C’est une terre des plus inhospitalières, mais les voyageurs racontent que ce qui semble être une vaste étendue désolée grouille en fait d’oiseaux et d’animaux de petite taille. Les corbeaux y trouvent abondance de charognes, de même que les oiseaux de proie, tels que l’aigle des glaces aux plumes immaculées ou le hibou de la Norsca. Renards, ours et loups prospèrent en chassant les rongeurs qui y vivent ou en se nourrissant des cerfs qui parcourent la toundra. Tous ces animaux ne présentent que peu d’intérêt pour un citoyen de l’Empire, car ils ne diffèrent guère de leurs cousins méridionaux, à l’exception de la teinte de leur pelage. Cependant, ils vivent dans les terres corrompues du Nord, et même ces créatures inférieures arborent les signes du mal qui y réside. Renards bicéphales, saumons volants, lièvres carnivores : ce genre d’abominations est commun là-bas.

Bien qu’ils soient un peu trop communs au goût des voyageurs dans les domaines de l’Empereur, il y a peu de Trolls d’Eau dans le Pays des Trolls : les zones marécageuses et les étangs où ils vivent habituellement y sont en effet fort rares, et ceux d’entre eux qui survivent au froid se trouvent plutôt près des confluents du Lynsk.

Mais les obstacles naturels sont le dernier des soucis du voyageur assez fou pour pénétrer dans le Pays des Trolls… Car de nombreuses créatures monstrueuses écument ces terres maudites : des Chimères, des Minotaures, des Ogres, des Hommes-Bêtes et, bien sûr, des Trolls en tout genre : des Trolls marins nichant sur les côtes, des Trolls d’Eau qui hantent les rives des rares cours d’eau et autres étangs, les Trolls des montagnes (ou Trolls de Pierre), des Trolls des glaces, et enfin des Trolls nordiques, ou Trolls du Chaos comme les chasseurs les nomment parfois. Se sont des bêtes écailleuses couvertes de vase qui s’ébattent dans la puanteur de poisson de ses rivières polluées, d’implacables horreurs qui se tapissent dans ses brumes et qui arpentent leur domaine jour et nuit, toujours à la recherche d’une proie facile pour se remplir l’estomac. Les Trolls qui ont donné leur nom à cette région impitoyable, horribles monstres déformé par l’énergie bouillonnante du Chaos, sont bien plus dangereux que leur cousins du sud.

Mais les Trolls ne sont pas les seuls à y prospérer. On dénombre quelques villages et campements Ogres, des brutes qui louent leurs services pour escorter les caravanes, ou mènent une carrière de bandit de grand chemin, même si, en général, ils gagnent leur vie en se livrant à ces deux activités. Ces brigands massifs sont tout aussi susceptibles de s’allier avec les tribus du nord que de les combattre, et certains ont adopté leurs manières et adorent les mêmes Dieux malfaisants. Les derniers, et à tout point de vue les moindres, des habitants de ces contrées sont les tribus de Gobelins, présentes là-bas comme dans tout le monde connu. Il n’est pas rare que des Chevaucheurs de Loup Gobelins ou Hobgobelins quittent leurs steppes pour franchir la Haute Passe et déferler sur le nord du Kislev. Ces incursions sporadiques sont promptement repoussées par les armées locales à la discipline parfaite, et par les Nordiques recrutés pour l’occasion, et payés grassement pour chaque tête qu’ils rapportent. Toutefois, les Gobelins sont connus pour prospérer même dans les pires environnements qui soient, et les survivants de ces invasions successives ont peu à peu établi d’importantes communautés, que ce soit sur l'Oblast ou dans des grottes sises dans les montagnes.

Les pouvoirs mutagènes du Chaos n’ont cependant pas affecté que les Trolls en cette terre de ténèbres. De nombreuses hardes d’horribles Hommes-Bêtes rôdent dans ces contrées, attaquant les chasseurs aussi bien que les voyageurs. Tout comme les Trolls, leur apparence varie grandement selon leur habitat, et certains arborent de splendides fourrures. On raconte que d’abominables créatures ressemblant à un croisement impie entre l’homme et le rat résident dans les montagnes désolées du Pays des Trolls, et il se dit que de gigantesques hommes-rats, aussi gros que des Ogres et aussi féroces que des Orques, y affrontent régulièrement des Trolls (même si le caractère invraisemblable de cette affirmation pousse les érudits à croire qu’il ne s’agit là que d’affabulations d’ivrogne cherchant à amuser la galerie ou à se faire offrir à boire). En plus de ceci, des meutes de Loups des Glaces de la taille d’un poney traquent les intrus, leurs hurlements lugubres déchirant les ténèbres. Des Cockatrices cavernicoles résident dans les montagnes, survolées de haut par des Manticores en quête de proies. Les Wyrms de Givre font leur tanière dans la toundra gelée et attendent, immobiles comme la mort, jusqu’à ce que des bruits de pas déclenchent leur frénésie meurtrière.

Parfois des patrouilles Kislevites, directement mandaté par la Tsarine, chevauchent jusque là pour défier les bandes guerriers et abattre le plus de monstres possible. Mais de telles expéditions sont totalement inutiles, car les hordes du Chaos sont innombrable et le massacre de quelques malheureuses centaines d’individus ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’océan infâme de leurs armées.

Pour autant que l’on puisse en juger, il n’y a pas de véritable limite séparant le Kislev et les Désolations Nordiques. Si le fleuve Lynsk forme une barrière naturelle contre la plupart des redoutables bêtes du Pays des Trolls, de nombreuses familles Kislévites se sont installées au nord-ouest de ses eaux glacées. De même, les nomades du nord de Kislev installent souvent leur campement sous ces cieux ingrats, tout comme les Nordiques les plus méridionaux. En fait, les Impériaux ne manquent jamais de faire remarquer que les différences entre les Ungols et le barbare nordique sont plus ténues qu’il n’y parait. Des générations de mariages et d’unions entre les tribus de la région ont tissé un réseau complexe de relations entre les cavaliers Kislévites et les pillards septentrionaux. Certains partagent même leurs campements et refuges, afin de constituer des parties de chasse ou d’échanger des fourrures.

Le Pays des Trolls est donc un lieu qui abrite toutes sortes de créatures vivantes, mais les conditions de vie y sont extrêmement rudes et ses habitants constituent un grand danger pour tout voyageur ou colon qui entreprendrait de s’installer là-bas. Il est recommandé de s’entourer de solides gardes du corps avant d’envisager quelque expédition que ce soit, et il n’y a en vérité que peu de raisons de se lancer dans une aventure aussi périlleuse. Sans oublier que lorsque les Royaumes du Chaos s’apprêtent à déferler sur le monde, c’est dans le Pays des Trolls que se rassemblent leurs armées. Les Sorciers du Chaos prennent le contrôle des monstres et les envoient répandre la mort et la dévastation dans le Vieux Monde. Bien que les hommes sensés du sud abhorrent le Pays des Trolls, ce purgatoire glacé d’où bien peu reviennent, les Champions du Chaos bravent souvent ses périls. En effet, quoi de mieux, pour trouver la gloire, qu’un pays où il y a plus de monstres que d’hommes ?

La terre

Plus on se dirige vers le nord, plus la steppe du Pays des Trolls prend l’aspect d’une toundra avant de se terminer sur les chaînes de montagnes qui marquent la frontière avec les Désolations du Chaos. Aucune espèce d’agriculture n’y est possible. Il s’agit de l’un des territoires les plus inhospitaliers du Vieux Monde. On y trouve quelques forêts et deux importantes chaînes de collines mais, pour la plus grande partie, il s’agit d’une plaine presque parfaitement plane. On peut y voyager durant des jours et des jours sans apercevoir le moindre établissement humain.

Le climat y est plus rigoureux que dans n’importe quelle autre région du Kislev; même au printemps et en automne, l’atmosphère reste glaciale. En hiver, les chutes de neige recouvrent généralement le pays d’une couverture de plusieurs mètres d’épaisseur qui rend tout déplacement impossible. L’avantage, c’est que les pillards sont eux aussi incapables de se déplacer dans ces conditions. Les Kislevites qui vivent dans cette contrée passent tout l’hiver sans bouger, à se préparer pour les attaques qu’ils ne manqueront pas de subir dès la fonte des neiges. En général, le temps que le printemps arrive, ils sont impatients d’en découdre.

Les gens

La population du Pays des Trolls est en très grande majorité ungol et généralement nomade. Dans ce pays, les communautés sédentaires sont sans arrêt la cible des attaques des pillards tandis que les nomades peuvent leur échapper en se déplaçant. Dans cette contrée sauvage, la nationalité des individus est surtout une question de choix. La plupart des Ungols et presque tous les Gospodars se considèrent comme des Kislevites, mais certains ne l’entendent pas ainsi et les Boyards locaux n’y peuvent pas grand-chose. Dans l’extrême nord, on rencontre aussi des tribus norses, plus particulièrement des Sarls, qui ont choisi de s’installer à l’année plutôt que de se contenter d’y descendre pour le pillage; ces tribus représentent une menace particulièrement sérieuse.

Ici, les Ungols et les Gospodars prennent le concept d’hospitalité encore plus au sérieux que les Ungols des autres régions. Tous les voyageurs sont les bienvenus, mais on ne fait confiance à personne. Si des invités se révèlent amicaux et dignes de confiance, ils auront peut-être la surprise de découvrir un beau jour, peut-être au bout d’une année, que leurs hôtes ne les reçoivent plus lourdement armés à toute heure du jour et de la nuit.

Chamon Dharek

Il s’agit d’un très grand tumulus funéraire, puissamment imprégné de la magie de la corruption, et c’est un site sacré pour les Kurgans. Le tumulus est entouré d’un anneau de chevaux momifiés et recèle un immense trésor en objets d’or et en pierres précieuses. Toutefois, ce trésor est sous l’emprise d’une malédiction si puissante que les infâmes maraudeurs du nord eux-mêmes n’osent pas le toucher.

Des groupes de pillards appartenant aux diverses factions du nord viennent souvent hiverner dans ce lieu. Le respect que leur inspire le sanctuaire suffit à les empêcher d’entrer en conflit ouvert. Ils parviennent donc à se côtoyer sans trop verser le sang. Été comme hiver, le sanctuaire abrite des guerriers et des sorciers adeptes des Puissances de la Déchéance. Les nomades kislevites, quant à eux, évitent cet endroit maudit et passent aussi loin que possible lorsqu’ils se trouvent dans les environs.

Zamak Spayenya

Zamak Spayenya est un énorme piton de roche blanche de plus d’une lieue de large qui surgit au beau milieu de la steppe. Avec son sommet presque entièrement plat et ses flancs extrêmement abrupts, il peut constituer une excellente forteresse temporaire. Le calcaire dont il est constitué est creusé de nombreuses cavernes et galeries souvent ornées de peintures rupestres vieilles de plusieurs millénaires. Autrefois, c’était un site sacré; aujourd’hui, ce n’est plus qu’un point de repère dans la steppe ou une halte bien commode Il est possible de s’abriter dans ses cavernes et il existe un étang dissimulé au coeur des fissures du rocher, tandis que les versants abrupts du promontoire permettent de se défendre. L’été, il n’est pas rare que des groupes de nomades se rencontrent ici. Lorsque cela arrive, les dimensions impressionnantes du piton permettent aux différentes tribus ungols de conserver leurs distances.

Sources

  • Livre d’Armée des Royaumes du Chaos
  • Livre d’Armée des Guerriers du Chaos, V8
  • White Dwarf N°117 (Janvier 2004)
  • Warhammer JdR v2 - La Reine des Glaces