Valten

De La Bibliothèque Impériale
Valten affronte avec courage les Hommes-Bêtes.
Valten naquit dans un village du Reikland appelé Lachenbad. Fils du forgeron, il eut une enfance sans histoire et apprit le métier de son père comme tous les autres garçons de son âge. Quoiqu’il fût fort et vif d’esprit, la seule chose qui le différenciait des autres était l’étrange marque de naissance qu’il portait sur la poitrine, dont la forme évoquait la comète à double queue de Sigmar.

Ce détail eut néanmoins une importance à sa naissance, car la comète est un symbole puissant, qui peut annoncer espoir ou malheur selon les caprices des dieux. Les villageois étaient persuadés que d’une façon ou d’une autre, Valten amènerait des bouleversements à Lachenbad, et qu’ils pourraient très bien s’en passer. Ils voulurent l’abandonner dans les bois à la merci des bêtes sauvages qui les peuplaient, ou le noyer pour éviter le désastre, mais le père de Valten, Kurt le Forgeron, était suffisamment respecté et craint des gens du coin pour leur imposer sa volonté de garder son cher fils en vie.

Il devint rapidement clair que Valten était un enfant doué. Même avant de savoir parler, certains sentaient que ses yeux clairs trahissaient une compréhension intime de toute chose sur laquelle ils se posaient. Il était plus grand et plus fort que les garçons de son âge, et les surpassait facilement, que ce soit à la course ou à la lutte. Il y en eut pour dire pour dire que cette constitution robuste n’était que la preuve de son anormalité et qu’il aurait mieux valu le tuer à la naissance, mais Valten était un enfant joyeux doté d’une bonne humeur communicative. Il sut s’attirer l’affection de tous et les mauvais augures entourant sa naissance furent bientôt oubliés.

Ce ne fut qu’à la veille de son dix-huitième anniversaire que ces sinistres présages se révélèrent fondés. Des profondeurs de la sombre Reikwald vint une bande d’Hommes-Bêtes, menés par un puissant Seigneur des Bêtes nommé Rargarth. De mémoire d’homme, Lachenbad n’avait jamais subi d’attaque aussi important, ni même d’un dixième de sa violence. Surgissant pour piller et tuer, les Hommes-Bêtes semblaient impossible à arrêter, surtout pas par des paysans dont seule une petite partie savait manier les armes. La horde écumante descendit sur le village en hurlant, les villageois terrifiés s’enfuirent à leur approche mais les Hommes-Bêtes ne firent preuve d’aucune pitié et tuèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, homme, femme, vieillard ou enfant, avant d’incendier les chaumières en glapissant de joie.

Valten refusa de fuir. Il se fraya un passage jusqu’à la forge de son père, écartant de ses poings nus ceux des monstres qui lui barraient le chemin. Il y prit deux lourds marteaux et, poussant un grand cri de colère et de vengeance, se jeta sur la horde tel un ouragan. Il broya des dizaines de crânes bestiaux sous ses marteaux, et tous les Hommes-Bêtes qui l’attaquèrent moururent les uns après les autres. À la vue de tant de bravoure, la panique des villageois se mua en farouche détermination et, s’armant de fourches, de gourdins, de haches et de faux, ils se rangèrent à ses côtés et l’aidèrent à repousser la marée nauséabonde, jusqu’à ce que Valten se retrouve face à Rargarth.

Le jeune homme se jeta sur le chef ennemi, faisant décrire un arc meurtrier à son marteau, Rargarth parvint à parer le coup de son cimeterre, mais son arme se brisa sous la force de l’impact. Sans se laisser abattre, la bête répliqua avec ce qui en restait. Valten se jeta en arrière, mais pas assez vite, le tronçon rouillé lacéra sa poitrine et le fit reculer. Exposant ses crocs gâtés dans un rictus triomphant, Rargarth abattit sa demi-lame pour achever son adversaire, mais Valten leva son deuxième marteau au dernier moment et bloqua le coup dans un fracas métallique. Si la force monstrueuse du seigneur homme-bête le força à s’agenouiller, sa garde tint pourtant bon. La stupéfaction se peignit sur les traits difformes de Rargarth comme il ne parvenait pas à vaincre le jeun homme, et contre toute attente, Valten commença à se relever, chacun de ses muscles tremblant sous l’effort. Il parvint à se remettre debout et repoussa violemment l’homme-bête du pied, qui recula en titubant maladroitement. Avant que le monstre n’ait le temps de se remettre, Valten lança un marteau sur lui avec une force titanesque. L’arme l’atteignit entre les yeux telle une comète, brisant son crâne et le tuant sur le coup.

Leur chef mort, les derniers Hommes-Bêtes prirent la fuite et regagnèrent la forêt d’où ils étaient sortis, tandis que les villageois exultant chantaient le nom de leur sauveur. Bien que la moitié de Lachenbad eût été rasée par les assaillants, le village avait néanmoins survécu grâce au courage d’un jeune homme. L’histoire du combat épique se répandit comme un feu de broussaille dans tous les villages et les bourgades des alentours, et de nombreuses faction commencèrent à s’intéresser de très près au garçon qui, du jour au lendemain, était devenu un héros…

  • Inflexible : Le courage de Valten n’a pas de limites et même les situations apparemment désespérées ne l’effraient pas.
  • Charismatique : Valten n’est pas un officier militaire, il ne promet ni médailles, ni butin, n’adresse pas de discours enflammés à ses troupes, ne donne jamais d’ordres ni ne profère de menaces. Au lieu de cela, sa simple présence pousse ses hommes à se battre avec acharnement, tandis qu’il abat ses ennemis les uns après les autres.
  • Volonté de Fer : À l’instar de ses muscles, la volonté de Valten est d’acier trempé. Il continuera à se battre malgré des blessures qui auraient raison de tout autre que lui.

Source

  • White Dwarf 109