Estalie

De La Bibliothèque Impériale
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L’Estalie se situe au sud-ouest de la Bretonnie, dans une région chaude et sèche, dotée de vastes plaines ondulées, chauffées par un doux soleil, et bordée par une mer d’un bleu parfait. Cette grande péninsule méridionale n’a jamais vraiment eu à souffrir des immenses Waaagh!, et elle se trouve fort loin des incursions du Chaos, bien au-delà de la menace immédiate des bandes de Maraudeurs.

La plupart des gens en dehors des Royaumes Estaliens s'y réfèrent simplement par ce nom, mais ceux qui y vivent ont cependant un point de vue tout à fait différent. Mettre les gens de Bilbali et Magritta dans le même panier peut être acceptable partout ailleurs, mais certainement pas dans l'une des deux villes en question. C'est non seulement une source inépuisable de dispute, mais aussi une bonne façon de commencer un combat, même avec les gens les plus épris de paix.

Sous la protection bienveillante de la Vierge Myrmidia, les conflits religieux qui secouent l’Empire de Sigmar sont inconnus. Elle est la Déesse tutélaire de l’art et de la science de la guerre, et les Estaliens ont bien retenu ses leçons. La culture et la science fleurissent, et l'art du crime, l’érudition, la musique, la recherche du divertissement et la vendetta ont préséance sur ​​toutes autres activités. Cependant, si les menaces extérieures sont lointaines, l'ennemi est ici à l'intérieur, et les affaires de la politique, la guerre et même l'amour sont réglé à coups de couteau dans l'obscurité, ou de lames à l'aube. Ainsi, tout homme doit être un maître épéiste s'il espère vivre jusqu'à ce que sa barbe devienne grise : les Estaliens sont prompts à la colère, lent à oublier et leurs mains ne quittent jamais leurs poignées d'épée - sauf pour boire leur doux vin au citron, ou à baiser la main d'une beauté qui passe. De plus, si la menace directe du Chaos semble plus lointaine, la corruption des cultes Chaotiques est peut-être plus profondément cachée, mais ses germes n'en sont pas moins présentes. Subtil peut-être, mais tout aussi mortel. Le Chaos ne se manifeste pas dans la force brute et la rage des hommes-bêtes, mais plutôt dans les complots cachés de sociétés et de cultes secrets qui rongent la lointaine Estalie.

Contrairement à la Bretonnie et à l'Empire, qui sont unifiés sous un seul dirigeant, l’Estalie est constituée d’un amas de nombreux petits royaumes de toutes tailles, tout comme les Principautés Frontalières. Toutefois, à la différence de celles-ci, les Estaliens ne vivent pas sous la menace quasi-permanente des Peaux-Vertes et n'ont jamais eu besoin de s'unir contre une force extérieure. Ils se battent donc surtout entre eux. Les Royaumes des montagnes d'Irranas sont le foyer de féroces combattants des collines, alors que ceux le long de la côte sud sont de prospères nations commerçantes dont les vaisseaux naviguent sur la Mer du Sud et vers l'Arabie. Les plus grandes villes et cités guerroient entre elles, ainsi que contre les Arabiens au sud, les Bretonniens au nord et les Tiléens à l'est,

Les cités Estaliennes sont solidement bâties et bien fortifiées, et généralement plus jeunes que celles du nord (bien que les Estaliens prétendent être les premiers humains à avoir colonisés le Vieux Monde). De nos jours, les deux royaumes les plus puissants sont les cités-états de Bilbali et de Magritta. Leur puissance leur vient du commerce et de leur accès à la mer, ce qui déclenche des jalousies considérables au sein des royaumes pauvres des Irranas. Il y a une grande tradition de navigation et de combats maritimes parmi les cités des côtes. Par exemple, les flottes de Maggrita contrôlent pratiquement la Mer du Sud, patrouillant à la recherche de pirates et imposant des taxes impromptus sur les navires marchands des autres nations.

Si la Tilée est connue pour ses mercenaires, l’Estalie est célèbre pour ses duellistes. Les écoles d’escrime fleurissent partout dans la région et nombreuses sont celles qui ont une longue histoire et qui entretiennent des rivalités mortelles avec leurs concurrentes. Les bretteurs Estaliens sont bien connus et les Diestro sont de plus en plus populaires.


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Géographie

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Les royaumes Estaliens - et personne ne peut être sûr de leur nombre précis à un moment donné - sont répartis à travers la grand péninsule du sud-ouest du Vieux Monde, avec la Bretonnie au nord-est, et les cités-états Tiléennes au sud-est. Au nord, au sud et à l'ouest, l’Estalie est bordée par les mers sauvages du Grand Océan et par la Mer du Sud. Le climat Estalien est chaud et sec, sans doute plus accueillant que n'importe où ailleurs dans le Vieux Monde. Les seules exceptions sont les semaines au milieu de l'été, où les même les Estaliens sont obligé de passer une bonne partie de la journée à l’abris du vent et du soleil.

Sous l'action des vents chauds et du soleil, la terre de Estalie est devenue sèche. Ses côtes sont majoritairement des falaises plongeantes donnant sur un arrière-pays rocheux, rempli de hautes montagnes, de collines nues et de promontoires rocailleux. Dans d'autres endroits, les collines donnent sur de vastes plaines vides, quelles soient naturelles où créé par la main de l’homme. Autrefois, l’Estalie était aussi couverte de forêts que l'Empire, mais il ne reste aujourd’hui plus que deux grandes zones forestières, à cause de l'énorme demande en bois pour les navires qui a conduit à des périodes d’abattages massifs, créant encore plus de plaines et de plateaux à travers le pays. Dans certains cas, cela a même donné lieu à la créations de zones désertiques, où seules des plantes rases comme l'armoise survivent dans le sable. Bien que n'étant pas de véritables déserts comme les mortels sables du sud, un visiteur de l’Empire trouverait ces zones désolées terriblement inhospitalières.

Dans ce paysage rocheux, le sol est souvent pauvre et de nombreux types de plantations que cultivent les habitants du nord ne poussent pas dans ses champs. Ceci dit, bien qu'elles ne soient pas, à proprement parler, abondantes, les récoltes n'en sont pas moins largement suffisantes pour assouvir les besoins locaux. Les plaines sont couvertes de gigantesques champs de blé et d'autres céréales, tandis que l’on fait pousser sur versants des collines des oliviers, des vignes et divers types de brassica, fournissant des quantités suffisantes d'un vin agréable, d'huile d'olive et de fruits. Les vergers sont communs, et les oranges et les citrons de Estalie sont célèbres à travers le Vieux Monde, ce qui permet d’en faire un commerce lucratif. Les liens avec les commerçants Arabiens sont particulièrement étroits dans la région des côtes du sud, ils y viennent souvent pour échanger des marchandises autant que des récits d'aventures.

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Dans les terres Estaliennes, les frontières sont presque aussi fluide que mal définie. Il y a une douzaine de grands royaumes et plus d'une vingtaine de cités-états, et souvent les marqueurs de frontières ne sont guère plus qu’une ligne dans le sable ou un signe sur un arbre. Seul un guide chevronné avec des connaissances d'experts peut être sûr du royaume dans lequel il se trouve, à un moment donné. Il n'est pas étonnant que les voyageurs venant de l'Empire - qui est doté d’un nombre incroyable de lois diverses et variées - se réfèrent parfois à Estalie en tant que le Pays de la Confusion.

Si l’Estalie est célèbre pour ses vastes plaines, ce sont ses montagnes qui ont le plus dominé son histoire et sa politique. Balayant son centre d'est en ouest, les majestueux massifs d’Irranas divise le pays entre le nord et le sud, avec au milieux des régions dénudées, habitées par de rustiques hommes des collines, des combattants féroces dont les solides forteresses gardent les passes entre les montagnes.

Bien que la mer impose une limite ferme sur les ambitions Estaliennes dans trois directions, ses frontières orientales sont moins bien définis. La plupart des Bretonniens prennent pour frontière avec l’Estalie la branche sud de la rivière Brienne, mais elle est en vérité beaucoup plus floue. Un Seigneur Bretonnien de Gasconnie ne serait pas surpris s’il venait à trouver dans son domaine quelques villages remplis d’Estaliens, et les villageois Bretonniens sont habitués à rencontrer les autorités Estalienne. Aucune des deux parties ne sent la nécessité de faire respecter leurs frontières et laissent donc la situation telle quelle, le plus souvent à l'amiable, aussi longtemps que les paysans respectent toute autorité qui vient à leur rencontre.

La frontière du sud-est est encore plus confuse. À travers les montagnes Abasko se trouve la cité-état de Tobaro. Près d’elle se trouvent plusieurs cités-états plus petites ainsi que d'autres villes et villages qui ont juré fidélité à ces épicentres urbains. Ce sont indubitablement - et effrontément - des colonies indépendantes sous contrôle Tiléen, et toute force Estalienne assez stupide pour penser le contraire goûterai à toute la force de la colère de leurs cousins ​​de l’est. Cependant, si les deux parties affirment que leur contrôle s'étend jusqu’à l'autre côté, les montagnes sont profondes et sauvages, et refusent toute délimitation.

  • La Vallée des Moulins : Située en hauteur dans les montagnes Abasko, la Vallée des Moulins a été aménagée il y a longtemps auparavant par le Roi fou Don Jurno Esparo avec comme but de nourrir son peuple. Elle fut cependant rapidement abandonnée à cause de son emplacement, et des centaines de moulins à vent y furent abandonnés, condamnés à pourrir. Ces dernières années, les rumeurs veulent que des hommes-rats insidieux aient élu domicile dans les moulins et les reconstruisent à des fins encore obscures.


Politique

«On ne peut pas avoir d'opinions sur la Vérité.»
- Raul de Torquemada, fondateur de l'Inquisition Estalienne

En l'absence d'une menace extérieure susceptible d'unir la population ou d'un chef véritablement charismatique, l'Estalie est très fragmentée. Une foule de petits royaumes indépendants se sont constitués autour des plus grandes villes et des plus grandes cités. De la même façon que leur voisins Tiléens, ils sont presque constamment en guerre, les uns contre les autres ou, occasionnellement, contre leurs voisins : les Arabes au sud, les Tiléens à l'est ou les Bretonniens au nord.

Les Royaumes Estaliens entretiennent des relations tendues avec Marienburg et ressentent ses rapports privilégiés avec leurs rivaux Tiléens, ainsi que son quasi-monopole sur le commerce lucratif avec le Nouveau Monde d'Or comme un danger risquant de les étouffer à plus ou moins court terme.

Le culte de Verena est un culte d'état en Estalie et les cultes des autres Dieux y sont subordonnés. L'Estalie dispose également d'une Inquisition créé et (logiquement) dirigée par le clergé de Verena, mais en vérité, ces répurgateurs sont totalement incontrôlables, reproduisant l'excessivité et le poids politique de leurs homologues Impériaux d'avant le couronnement de Magnus le Pieux. Ils n'ont aucun scrupule à user de menace d'inquisitions pour imposer leur autorité aux temples censés les surveiller et modérer leurs actions.


Language

Les Estaliens pratiquent l'Occidental mais avec un accent nasal et chantant. Toutefois, dans certains états du nord, adossés aux collines, un étranger pourrait rencontrer certaines difficultés à comprendre la langue locale qui est souvent émaillée d'étranges expressions venues d'un autre âge.


Population

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Les habitants des Royaumes Estaliens se distinguent par une peau mate et une chevelure noire et vigoureuse.Une fois que vous avez mis de côté les accents étranges et les goûts bizarres des habitants en terme de pilosité faciale, les terres d'Estalie peuvent être très agréables et de nombreux voyageurs ont su en tirer parti, y restant pour le temps chaud et les logements à prix raisonnable.

Les habitants de l’Estalie sont très fiers de leurs origines. Ils déclarent qu'ils ont été les premiers humains à coloniser le Vieux Monde mais personne, hors de l'Estalie, ne prend cette revendication au sérieux. Toutefois, il serait peu avisé de discuter de ce point à l'intérieur des frontières des Royaumes Estaliens. Même les paysans peuvent parfois remonter l’arbre généalogique de leur famille jusqu’avant le temps des Croisades contre l'Arabie (même si tout peut ne pas forcement être vrai). Ils sont aussi beaucoup plus attachés à leur lieux de naissance que les gens dans d'autres parties du Vieux Monde, se référant non seulement à leur ville d’origine, mais parfois aussi au quartier, ou même à la rue. Les grandes familles continuent de vivre dans la même maison ou dans des maisons les unes à côté des autres, longtemps après que leurs enfants se soient mariés et ont eu leurs propres enfants. Certaines rues des villes sont habitées par les membres d'une seule et même famille, et un quartier de Bilbali est d’ailleurs appelé Cuarto Borgeos, car il s’agit de la résidence d’une famille exceptionnellement nombreuse.

Outre la famille et le lieu de naissance, les Estaliens ont une vue très rigoureuse sur l'honneur, la fierté et le courage. Ces traits de caractère sont tenus en haute estime. Remettre en question l'honneur d'un Estalien est presque aussi dangereux que de questionner les mœurs sexuelles de sa mère. Les deux ne peuvent se finir qu’avec un duel (ou un couteau dans le dos). Quelqu'un qui se comporte de façon déshonorante est pour ainsi dire mort socialement, et sera même ignoré par ses anciens amis.

Une grande partie de l'honneur est la représentation. Le travail physique n'est pas considéré comme approprié pour un Estalien, même parmi ceux qui labourent leurs champs. Les compétences ne sont pas si importantes, comparées à un mode de vie flamboyant. Même les artisans et les commerçants ordinaires dépensent plus d'argent dans les vêtements, les serviteurs et les festivités que ce qui serai raisonnable. Pendant la pause de midi, beaucoup quittent leur travail, non seulement en raison de la chaleur, mais aussi pour flâner dans les rues.

L'importance du courage et de l’honneur signifie bien sûr que beaucoup de gens sont prêts à aller dans n'importe quelle aventure. Lâcher des mots comme «dangereux», «terrible créature» et d'autres termes du genre est susceptible d’enflammer l'intérêt de certaines personnes. Ils seront enthousiaste à l’idée de se joindre à un groupe d'aventuriers et arriveront avec le matériel d'aventurier le plus en vogue, dès le lendemain matin. Toutefois, ils sont également tout aussi susceptibles de très rapidement perdre cet intérêt soudain, en général dès qu'ils découvrent que l'aventure impliquent des randonnées, de l'escalade et de la transpiration, tout en portant de grands paquets de matériel.

La passion définit tout en Estalie. Les gens ne sont pas idiots ou suicidaire, mais ils préfèrent l'action à la pensée et l'audace à la prudence. Les Estaliens ne font jamais les choses à moitié. Ils aiment de tout leur cœur, promettent toute leur force et mangent ou boivent jusqu’à ne plus pouvoir rien avaler. Pour les Estaliens, la prudence et la parcimonie sont des signes de pauvreté, de lâcheté, de déloyauté ou de faiblesse de conviction. Ce qui ne veut pas dire les Estaliens ne pensent pas à l'avenir : ils pensent toujours à l'avenir, c'est pourquoi ils doivent donner tout ce qu’ils ont aujourd'hui, à cet instant. Mieux vaut mourir et avoir des balades chantés pour célébrer votre victoire, que de vivre avec le poids de l'échec ou du déshonneur.

Les Duels et les Diestro Estaliens

Les Estaliens adorent croiser le fer, et étant donné leurs tendances à se battre entre eux "pour l’honneur", un système juridique complexe de duels officiels a été créé il y a des siècles à travers les royaumes. Les Duellistes, connus sous le nom de Diestro, sont des spécialistes dans l'application létale de l'épée et du pistolet, se louant pour préserver l'honneur d'autrui, même si beaucoup d’entre eux viennent des rangs de jeunes nobles qui se battent en duel pour leurs propres motifs. Les Duellistes vont des bretteurs insouciants et bohèmes qui considèrent leurs exploits comme une aventure continue, aux combattants aussi graves que la mort, qui portent leur honneur sur leurs épaules et sont prompt à prendre ombrage de n’importe quels affronts, réels ou imaginaires.

Le duel formel a une structure complexe et un ensemble très précis de règles régissant son fonctionnement. Les Diestro doivent suivre toutes ces règles s'ils veulent éviter d'être jugés comme de vulgaires meurtriers, ce qui signifie qu'ils doivent connaître les règles à fond. Pour cette raison, la seule organisation vraiment importante pour tout Duelliste est une école d’escrime appropriée.

Tous les Diestro appartiennent à une école d’escrime - chacune enseignant un style différent des autres - où ils apprennent les règles et exercent également leurs compétences. Nombre de ces styles découlent directement des enseignements de Maître Figueroa, épéiste légendaire qui appliquait diverses théories scientifiques à son jeu, pour un résultat spectaculaire. Chaque école d’escrime a donc son propre style et ses méthodes de combat préférées, et un bon Duelliste peut dire l'école de l'adversaire en le regardant livrer un duel ou même s’entraîner. Les écoles d’escrime fournissent également un endroit où les nobles et les marchands peuvent aller à embaucher un Diestro - l'école prend une petite commission pour l'organisation de la réunion et pour garantir que le Duelliste est un professionnel qui se comportera en conséquence. Ils ne garantissent pas la victoire, bien sûr. Beaucoup de Diestro appartiennent également aux Associations de Duelistes. Ce sont des organisations moins formelles, simplement des réunions de Duellistes qui partagent des intérêts communs et aiment à se retrouver pour comparer leurs techniques et partager histoires et conseils.

La plupart des Associations de Duelistes n'acceptent de Diestro ne venant que d'une seule école d’escrime, et les rivalités éclatent souvent entre les différentes associations. Elles offrent également des possibilités de rivaliser avec d'autres Duellistes au cours de combat amicaux, et quelques nobles préfèrent embaucher via ces organisations plutôt que d'aller dans une école.

Certains Diestro, las de leur patrie, cherchent l’aventure ailleurs, plus particulièrement en Tilée et en Bretonnie. Les plus courageux se rendent dans le nord de l’Empire pour mesurer leur rapière à des adversaires de valeur, mais également pour voir à quoi ressemble une région située aux avant-postes de la lutte contre le Chaos.


Monnaie

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Les Estaliens utilisent trois types de pièces : les Excelentes d’Or, les Reals d’Argent et les Duros de Bronze (ou de Cuivre). La monnaie Estalienne est similaire à celle de l'Empire car les pièces ont les mêmes composants que leurs équivalentes impériales. L'avers de l'Excelente, la Couronne d'Or Estalienne, arbore un château au sommet d'une colline, alors que le revers porte le blason de la famille régnante de la cité où a été battue la pièce. Comme partout dans le Vieux Monde, c'est plutôt le Real qui est le plus souvent utilisé lors des paiements. Il porte un poisson sur l'avers et l'année de sa création sur le revers. Le Duro, équivalant au sou impérial, est quant à lui frappé sur l'avers d'une balance de marchand et du drapeau Estalien sur le revers.


Cités

Les deux plus grandes cités Estaliennes sont, ce n'est pas surprenant, les deux plus grands et plus riches royaumes d'Estalie. Il existe un grand nombre de villes et de villages mais aucune de ces agglomérations ne peut prétendre s'approcher de la taille des deux cités principales ; Bilbali et Magritta.

Bilbali

Bilbali se situe au nord d'où elle contrôle une région située entre la mer et les forêts méridionales. C'est la seconde plus grande agglomération d'Estalie et la plus grande du nord du Pays. Les côtes environnantes sont très inhospitalières avec des falaises abruptes, qui n'offrent aucun abri aux bateaux. Toutefois, à Bilbali, une pente plus douce donne accès à une baie de haut fond. La cité est adossée aux contreforts d'un escarpement criblé de cavernes.

Le trait le plus frappant de la cité est une haute tour bâtie sur une île, au milieu de la baie. Depuis son sommet, une grande cloche de bronze sonne sur le Grand Océan Occidental. Pour les marins dans la tourmente, son appel est la promesse d'un port pour s'abriter et d'une bonne chope de vin d'Estalie. La région de Bilbali est assez pauvre, à tel point que le sort de la cité dépend presque totalement de la mer et du fragile commerce maritime. C'est pourquoi la population reste très attentive au trafic maritime. Les flottes de Bilbali sont bien armées et leurs marins sont des combattants réputés, ennemis jurés des nombreux pirates qui sillonnent les côtes d'Estalie et de la Bretonnie Méridionale.

Bilbali se sent tout de même menacée par l'hégémonie de Marienburg : ses navires sont bien souvent victimes des pirates et ses dirigeants pensent que la majorité des marchandises dérobées viennent s'échouer sur les quais de Marienburg. Ces dernières années, les marchands et les capitaines de Bilbali ont lourdement insisté auprès de leur suzerain, la reine Juana la Roja, pour que quelque chose - n'importe quoi - soit entrepris contre ce danger. Les rumeurs prêtent donc à cette reine des projets de raid contre Sartosa ou de lettres de course contre les navires de Marienburg, tandis que la flotte de Bilbali redouble d'activité dans le Nouveau Monde où ses raids et contrebande risquent de susciter un conflit avec les Hauts Elfes.

Magritta

La cité de Magritta est un grand port, construit dans un site naturel aux eaux profondes, dans la Baie de la Sérénité. Sa réputation de port accueillant, alliée à la diversité de ses marchés - capables de traiter à peu près toutes les cargaisons - y attirent de nombreux marchands venus de toutes les régions du monde. Les quais sont généralement très fréquentés et, dans la diversité des marchands du Vieux Monde, on peut parfois découvrir les voiles étranges d'un vaisseau arabe ou d'autres, encore plus exotiques. La bonne réputation de Magritta est consolidée, encore, par le fait qu'aucun pirate n'y est toléré : les Magrittains sont très présents dans la mer du sud.

Les Magrittains sont des marchands efficaces et honnêtes, dont la richesse s'est accrue au fil des années. La Baie de la Sérénité forme une forteresse naturelle et les Magrittains contrôlent toute la région environnante y compris les deux caps jumeaux où deux forteresses massives gardent l'entrée du port et servent de postes de guet. Les marchands de Magritta font le commerce des marchandises venues du nord, tout comme leurs propres produits locaux, y compris l'argent extrait des montagnes Abasko qui se trouvent à l'est. L'étendue du commerce méridional de Magritta est fortement enviée par les Cités-Souveraines de Tilée qui se plaisent à se qualifier de marchands-aventuriers. Il y a de fréquentes escarmouches entre ces cités rivales. Pour protéger leur commerce, les Magrittains entretiennent une marine puissante. Ils engagent souvent des navires et des équipages du Nord pour combattre aux côtés de leurs infatigables galions. Les navires hostiles sont impitoyablement envoyés par le fond alors que les pirates sont pourchassés et leurs équipages ramenés pour être exécutés en place publique. Quant aux navires des cités rivales, il arrive souvent qu'ils soient abordés et leur cargaison "inspectée". Parfois, les capitaines sont "convaincus" de voguer vers le port de Magritta pour y vendre leurs cargaisons. Cette pratique ayant le double avantage d'accroître le commerce de la cité et de réduire du même coup celui des rivales.

Comme tous les ports libres et les cités commerçantes, Magritta accueille une population polyglotte. Ses natifs sont de rudes travailleurs, ignorants, dans l'ensemble, des tentations et des dangers du Chaos grâce à la position de leur ville dans le sud du Vieux Monde. Néanmoins, il en est certains pour qui la tentation est trop forte de profiter du laxisme des lois pour se livrer à leurs cultes et à leurs pratiques innommables, à l'adoration des démons, loin de la vigilance qui caractérise les cités du nord. Mais, malgré cela, la vénération des Dieux du Chaos est une pratique qui révolterait la majorité des Magrittains.

Magritta accepte avec plus de philosophie ses difficultés avec Marienburg, peut-être parce que ses conseils sont dominés par des marchands qui comprennent que «les affaires sont les affaires». Cette cité réalise l'essentiel de son commerce avec les califats arabes et, par les routes terrestres sud, avec l'Inja et Cathay. Leur trafic complète donc celui de Marienburg et les vaisseaux Magrittains font régulièrement escale dans le Pays Perdu. Cela n'empêche pas les marchands Magrittains de ressentir les relations amicales du Directorat avec les Doges et les conseillers Tiléens. Leurs intérêts en Mer du Sud sont bien souvent menacés par les navires tiléens et, dans ce contexte conflictuel, l'aide financière apportée par les Maisons de Marienburg à leurs rivaux suscite les rancoeurs. Si le clan des armateurs venait à prendre le contrôle du Roi Carlos IX, la marionnette qui incarne le pouvoir Magrittain, les relations avec Marienburg s'envenimeraient sans doute.


L'Histoire

L'Histoire de l'Estalie n'est pas bien connue mais elle est marquée par les guerres contre l'Arabie, ainsi que pour la Guerre du Sang, lorsque Norgul le Nécrarque a entièrement dévasté le pays, des Irranas à la mer Australe, avant d'être finalement vaincu, grâce à l'intervention de la déesse Myrmidia.


Liste d'Armée

Il existe une liste d'armée totalement non-officielle, créée par des fans, pour mettre sur pieds une armée Estalienne à Warhammer, disponible ici (en anglais) : Warhammer Armies : Estalia


Source