Magritta

De La Bibliothèque Impériale

La cité de Magritta est un grand port, construit dans un site naturel aux eaux profondes, dans la Baie de la Sérénité. Sa réputation de port accueillant, alliée à la diversité de ses marchés - capables de traiter à peu près toutes les cargaisons - y attirent de nombreux marchands venus de toutes les régions du monde. Les quais sont généralement très fréquentés et, dans la diversité des marchands du Vieux Monde, on peut parfois découvrir les voiles étranges d'un vaisseau arabe ou d'autres, encore plus exotiques. La bonne réputation de Magritta est consolidée, encore, par le fait qu'aucun pirate n'y est toléré : les Magrittains sont très présents dans la mer du sud.

Les Magrittains sont des marchands efficaces et honnêtes, dont la richesse s'est accrue au fil des années. La Baie de la Sérénité forme une forteresse naturelle et les Magrittains contrôlent toute la région environnante y compris les deux caps jumeaux où deux forteresses massives gardent l'entrée du port et servent de postes de guet. Les marchands de Magritta font le commerce des marchandises venues du nord, tout comme leurs propres produits locaux, y compris l'argent extrait des montagnes Abasko qui se trouvent à l'est. L'étendue du commerce méridional de Magritta est fortement enviée par les Cités-Souveraines de Tilée qui se plaisent à se qualifier de marchands-aventuriers. Il y a de fréquentes escarmouches entre ces cités rivales. Pour protéger leur commerce, les Magrittains entretiennent une marine puissante. Ils engagent souvent des navires et des équipages du Nord pour combattre aux côtés de leurs infatigables galions. Les navires hostiles sont impitoyablement envoyés par le fond alors que les pirates sont pourchassés et leurs équipages ramenés pour être exécutés en place publique. Quant aux navires des cités rivales, il arrive souvent qu'ils soient abordés et leur cargaison "inspectée". Parfois, les capitaines sont "convaincus" de voguer vers le port de Magritta pour y vendre leurs cargaisons. Cette pratique ayant le double avantage d'accroître le commerce de la cité et de réduire du même coup celui des rivales.

Comme tous les ports libres et les cités commerçantes, Magritta accueille une population polyglotte. Ses natifs sont de rudes travailleurs, ignorants, dans l'ensemble, des tentations et des dangers du Chaos grâce à la position de leur ville dans le sud du Vieux Monde. Néanmoins, il en est certains pour qui la tentation est trop forte de profiter du laxisme des lois pour se livrer à leurs cultes et à leurs pratiques innommables, à l'adoration des démons, loin de la vigilance qui caractérise les cités du nord. Mais, malgré cela, la vénération des Dieux du Chaos est une pratique qui révolterait la majorité des Magrittains.

Magritta accepte avec plus de philosophie ses difficultés avec Marienburg, peut-être parce que ses conseils sont dominés par des marchands qui comprennent que «les affaires sont les affaires». Cette cité réalise l'essentiel de son commerce avec les califats arabes et, par les routes terrestres sud, avec l'Inja et Cathay. Leur trafic complète donc celui de Marienburg et les vaisseaux Magrittains font régulièrement escale dans le Pays Perdu. Cela n'empêche pas les marchands Magrittains de ressentir les relations amicales du Directorat avec les Doges et les conseillers Tiléens. Leurs intérêts en Mer du Sud sont bien souvent menacés par les navires tiléens et, dans ce contexte conflictuel, l'aide financière apportée par les Maisons de Marienburg à leurs rivaux suscite les rancœurs. Si le clan des armateurs venait à prendre le contrôle du Roi Carlos IX, la marionnette qui incarne le pouvoir Magrittain, les relations avec Marienburg s'envenimeraient sans doute.

Source

  • Warhammer JdR v1 - Livre des règles