Kurdoss Valentian, le Roi Veule

De La Bibliothèque Impériale
Kurdoss Valentian, l'Usurpateur, le Faux Seigneur, le Roi Veule…

La funeste présence de Kurdoss Valentian est annoncée par des trompettes lugubres et la sinistre énumération de ses hauts faits. Le Roi Veule siège, immobile et muet, sur son trône flottant jusqu'à ce qu'il soit suffisamment proche de l'ennemi. Alors, il brandit son Sceptre Sépulcral et terrasse sans pitié quiconque est désigné par sa reine.


Nagash avait besoin d'un lieutenant approprié pour servir sa Mortarch du Deuil nouvellement couronnée. Kurdoss Valentian s'avéra le choix idéal — terrifiant garde du corps et conseiller tactique pertinent pour Lady Olynder, leurs fiançailles posthumes furent en outre cruellement plaisantes aux yeux de Nagash. De son vivant, Kurdoss était animé d'un brutal désir de régner, et se rendit coupable de bien des méfaits pour prendre le pouvoir, dont l'assassinat d'alliés, la trahison d'armées entières et le meurtre de ses propres frères. Alors que Kurdoss arrachait la couronne à son dernier parent, Nagash s'empara de son âme. À l'inverse de ses frères, Kurdoss ne vénérait pas Nagash, mais le Dieu-Roi Sigmar — une raison suffisante pour susciter l'ire du Grand Nécromancien.


Même en tant que spectre prisonnier de l'au-delà, Kurdoss était soutenu par son implacable ambition. Nagash fut impressionné par le dynamisme et les talents du Roi Veule, mais il n'avait nul désir de voir Kurdoss régner sur un sous-monde. Le Grand Nécromancien chassa Kurdoss du royaume de l'au-delà qu'il s'était arrogé, le récompensant d'une caresse d'Alakanash, le Sceptre de Pouvoir. Ce faisant, Nagash octroya à Kurdoss une grande puissance, assortie d'une malédiction éternelle. Nagash s'assura que le rêve de Kurdoss restât à jamais un simulacre en le fiançant à Lady Olynder, et en le condamnant à obéir à cette dernière. Guère plus qu'un homme de main, il souffre depuis de la farce amère d'être à deux pas de ce qu'il a toujours désiré, sans jamais pouvoir y accéder.


Kurdoss porte les symboles de ce nouvel office, dont le trône qu'il a convoité toute sa vie. Il porte aussi le Sceptre Sépulcral — une arme qui, dans ses mains, peut fendre aussi bien le roc que le crâne d'un gargant. Kurdoss ne prononce pas un mot comme il flotte sur son trône. Ce n'est que lorsqu'il souhaite châtier l'adversaire qu'il daigne abandonner sa posture abattue. Mais il n'en est pas de même pour ses domestiques spectraux. Ceux-ci sont les esprits de deux victimes des trahisons de Kurdoss au cours de sa quête de pouvoir. Ces hérauts sont condamnés à le servir et à annoncer ses triomphes pour l'éternité. Néanmoins, ils prennent un plaisir cruel à énoncer ses titres diffamatoires — l'Usurpateur, le Faux Seigneur et le Roi Veule — et à vanter les ignobles méfaits qui ont ponctué sa poursuite de la suprématie.


La malédiction de Valentian, jadis énergique et autoritaire, l'empêche de s'exprimer autrement qu'en murmurant — les jours où il hurlait ses ordres et menait ses charges sont révolus. Avisé, il prodigue des conseils tactiques hérités de ses nombreuses victoires au combat, mais lorsqu'il tente d'en dire plus, seule de la poussière sort de sa bouche. L'aura d'amertume qui exsude de Kurdoss est si puissante qu'elle peut étouffer les officiers ennemis alors même qu'ils tentent de lancer leurs ordres, et les mots échouent et meurent, inaudibles, sur leurs lèvres tremblantes.


Source[modifier]

  • Death Battletome : Nighthaunt