Gobelin

De La Bibliothèque Impériale
« T’fè moin l’malin maint’nant, hein ? »
« Y’a rien de plus cruel que trois Gobelins en train de torturer un cerf blessé qui s’est pris la patte dans un de leurs sales pièges. J’ai rien contre les braconniers, vu que je pose moi-même des pièges, mais il faut vérifier régulièrement les collets pour faire souffrir la bête le moins possible. La meilleure méthode que j’ai trouvée cette fois-là, c’était de planter une flèche dans chaque Gobelin et d’en garder une pour le cerf. J’aurais préféré m’occuper du cerf en premier, mais je voulais tuer les Gobelins avant qu’ils voient que j’étais là. Je peux vous assurer que la venaison fut succulente cette nuit-là et en plus, j’ai eu droit à une prime pour les têtes des Gobelins. »
- Fritz Bodger, Forestier

Si la taille et les us des Gobelins varient considérablement, tous respirent la mesquinerie et la méchanceté. Ils sont petits, verts, méchants, vicieux, généralement insupportables et font de parfaits petits chapardeurs avec leurs doigts crochus et leurs mains agiles, idéales pour attraper les petits objets (ou étrangler un congénère dans son sommeil). Leurs yeux fuyants et leur allure de chien battu en feront des coupables désignés, même s’ils sont innocents - ce qui est rarement le cas. En effet, ils passent le plus clair de leur temps à commettre des actes malveillants, qu’ils nieront en bloc même s’ils n’ont pas réussi à fuir à temps. La vie d’un Gobelin est donc un danger permanent. Leur avidité et leur nature de kleptomanes impliquent que des bagarres éclatent souvent au sein de leurs propres bandes, il est d’ailleurs dangereux pour un Gobelin de tourner le dos à ses pairs, car ils n’ont aucune loyauté envers leurs congénères ou qui que ce soit d’autre, les coups en traître sont monnaie courante dans leurs campements et c’est avec joie qu’ils mutileraient, tueraient et même mangeraient leurs camarades s’ils pouvaient le faire en toute impunité. Cet aspect et leur penchant pour la fuite en cas de bataille qui tourne mal font des Gobelins des menaces toutes relatives, mais leur cruauté et leur perversité leur assurent le statut de croquemitaines des paysans.

Les Gobelins sont tous de tailles très variables et une bande comporte souvent des individus deux fois plus grand que d’autres. Il est donc parfois difficile de faire la différence entre un gros Snotling et un petit Gobelin, même si du point de vue des Orques, cela ne fait aucune différence, ils sont tous bons à recevoir des coups de pied au derrière, juste pour rappeler au Gobelins qu’ils sont les plus forts, quand ce n’est pas la faim qui les motive pour s’en prendre à leurs chétifs cousins. En dépit de ces malheurs, les Gobelins accepteront ces tracasseries, tant que « cé un aut’ ki trink ». En plus, s’ils ont une qualité, c’est d’être prolifique : leur nombre semble infini et peu importe combien se font tuer, il en reste toujours des tas.

Les Gobelins forment des confédérations de tribus, souvent sous le joug de quelques Orques. La raison de cette tendance au regroupement trouve ses racines dans leur croyance au fait que le nombre apporte la sécurité, car ça donne à l’ennemi d’autres personnes sur qui frapper. Cependant, et contrairement aux Skavens qui savent que « l’Union Fait la Force », les Gobelins ne sont pas plus courageux pour autant une fois regroupé, car ceux-ci se poussent mutuellement à la couardise, à la traîtrise et aux basses vengeances. Quoi qu’il en soit, les Gobelins ne sont que de très médiocres combattants qui ne sont capables de défaire un ennemi qu’avec le poids du nombre en leur faveur, s’ils l’attaquent de flanc, ou mieux encore, dans le dos, ou si celui-ci est en mauvaise posture - mais de préférence les trois à la fois. Ceci étant dit, ils préfèrent généralement arroser leurs adversaires de flèches à une distance raisonnable, avec plus ou moins de succès, et pourraient d’ailleurs presque être de bons archers.

Les Gobelins sont de loin les plus futés des Peaux-Vertes, ils sont malins et inventifs, ainsi que vicieusement débrouillards et ils utilisent des équipements cruels. Ils sont aussi responsables de la conception de leurs machines de guerre rudimentaires et des tours de guet bancales qui gardent leurs campements, quand ils n’en assurent pas aussi le gros œuvre. Ils cousent les peaux de bête pour en faire des vêtements, fabriquent les roues de chars et sont à l’origine de toutes sortes de choses mortellement utiles.

Les Zigouillards

Les Gobelins sont toujours prompts à imaginer de sales tours : se faufiler pour attaquer un ennemi ou se liguer contre un adversaire paralysé. Certains Gobelins excellent dans l’art de bondir sur un ennemi et de frapper ses points faibles, avant de disparaître furtivement. Leur façon de surgir de nulle part semble quasi magique. Ces Gobelins particulièrement fourbes qui excellent dans l’art de frapper l’ennemi sous la ceinture (mais peuvent-ils vraiment faire autrement ?) sont appelés des Zigouillards et sont considérés comme des « sal’typ », même selon les standards Gobelins. Ceci étant dit, même les raclures Peaux-Vertes les plus haineuses regardent les vives manigances de ces Gobelins avec une certaine admiration. Une fois qu’un Zigouillard s’est jeté sur une unité ennemie, il lui empoisonnera l’existence, tranchant la gorge de ses guerriers et tailladant leur chair pour finalement se faire attraper et piétiner à mort.


  • Peur des Elfes : Les Gobelins détestent affronter les Elfes qui sont arrogants, anormaux, qui "sentent bizarre" et sont très énervants (et la terrible réputation de ces guerriers n’y est sans doute pas étrangère non plus). Cela est plus qu’il n’en faut pour troubler une race aussi peureuse.


Les Archers Gobelins peuvent arroser leurs ennemis à distance, avec plus ou moins de succès.

Sources

  • Livre d’Armée des Orques et Gobelins, V8
  • Livre d’Armée des Orques et Gobelins, V6