Gobelin

De La Bibliothèque Impériale
«êtr' ou pas êtr', s'te question…»
« Hé vouzotr’ ! Kess'vous foutté là ? » mugit le chef Orque Noir.
Les Gobelins se retournèrent et tressaillirent instinctivement. « Rindutou Chef, on cassè just' la croûte Chef » gémit les plus courageux des frêles Peaux-Vertes.
« Tu m'f'ra pas kroir' ça. J’vois bien k’vous trafikez kekchoz… » L'Orque balaya suspicieusement les alentours du regard. « Où k'il é passé Ratgash ? Vous l'avé kan même pas bouffé ? »
Il y eu un silence de mort.
« Bouffé Ratgash ? » s'insurgea le Gobelin, « Ça s'rait krado Chef, cé kan même un pot’ à nous. En plus il é touplin d'gras et d'kartilaj'. Sûr qu'y nous fil'rait une anigestion. »
« Alors cé ki ça ? » demanda l'Orque Noir, en pointant du doigt une main suspecte à côté de la nourriture. « Et j'veux pas d'bobars, sinon j'vous jure qu'z'allez choper ot’choz k’une anigestion. »
« Attendez Chef. Cé un d'la band'à l'Astiko. Mè il était déjà kreuvé quand on l'a trouvé. » Le Gobelin marqua une pause. «Bien sûr, y disait k'il était just’ en trin d’roupiller… mais cé qu'une bande de menteurs, pas vrè ? » Les autres Gobelin hochèrent tous la tête en signe d'approbation. Les Peaux-Vertes ne se faisaient jamais confiance, et pour cause…
« Bon oké. » fit le Chef, « Mè si vous savez c’ki est bon pour vous, vous m’gardrez une kuiss ! »


Si la taille et les us des Gobelins varient considérablement, tous respirent la mesquinerie et la méchanceté. Ils sont petits, verts, méchants, vicieux, généralement insupportables et font de parfaits petits chapardeurs avec leurs doigts crochus et leurs mains agiles, idéales pour attraper les petits objets (ou étrangler un congénère dans son sommeil). Leurs yeux fuyants et leur allure de chien battu en feront des coupables désignés, même s'ils sont innocents - ce qui est rarement le cas. En effet, ils passent le plus clair de leur temps à commettre des actes malveillants, qu'ils nieront en bloc même s'ils n'ont pas réussi à fuir à temps. La vie d'un Gobelin est donc un danger permanent. Leur avidité et leur nature de kleptomanes impliquent que des bagarres éclatent souvent au sein de leurs propres bandes, il est d'ailleurs dangereux pour un Gobelin de tourner le dos à ses pairs, car ils n'ont aucune loyauté envers leurs congénères ou qui que ce soit d'autre, les coups en traître sont monnaie courante dans leurs campements et c'est avec joie qu'ils mutileraient, tueraient et même mangeraient leurs camarades s'ils pouvaient le faire en toute impunité. Les Gobelins sont tous de tailles très variables et une bande comporte souvent des individus deux fois plus grand que d'autres. Il est donc parfois difficile de faire la différence entre un gros Snotling et un petit Gobelin, même si du point de vue des Orques, cela ne fait aucune différence, ils sont tous bons à recevoir des coups de pied au derrière, juste pour rappeler au Gobelins qu'ils sont les plus forts, quand ce n'est pas la faim qui les motive pour s'en prendre à leurs chétifs cousins. En dépit de ces malheurs, les Gobelins accepteront ces tracasseries, tant que « cé un aut' ki trink ». En plus, s'ils ont une qualité, c'est d'être prolifique : leur nombre semble infini et peu importe combien se font tuer, il en reste toujours des tas.

Les Gobelins forment des confédérations de tribus, souvent sous le joug de quelques Orques. La raison de cette tendance au regroupement trouve ses racines dans leur croyance au fait que le nombre apporte la sécurité, car ça donne à l'ennemi d'autres personnes sur qui frapper. Cependant, et contrairement aux Skavens qui savent que « l'Union Fait la Force », les Gobelins ne sont pas plus courageux pour autant une fois regroupé, car ceux-ci se poussent mutuellement à la couardise, à la traitrise et aux basses vengeances. Quoi qu'il en soit, les Gobelins ne sont que de très médiocres combattants qui ne sont capables de défaire un ennemi qu'avec le poids du nombre en leur faveur, s'ils l'attaquent de flanc, ou mieux encore, dans le dos, ou si celui-ci est en mauvaise posture - mais de préférence les trois à la fois. Ceci étant dit, ils préfèrent généralement arroser leurs adversaires de flèches à une distance raisonnable et pourraient d'ailleurs presque être de bons archers.

Les Gobelins sont de loin les plus futés des Peaux-Vertes, ils sont malins et inventifs, ainsi que vicieusement débrouillards et ils utilisent des équipements cruels. Ils sont aussi responsables de la conception de leurs machines de guerre rudimentaires et des tours de guet bancales qui gardent leurs campements, quand ils n'en assurent pas aussi le gros œuvre. Ils cousent les peaux de bête pour en faire des vêtements, fabriquent les roues de chars et sont à l'origine de toutes sortes de choses mortellement utiles.

  • Peur des Elfes : Les Gobelins détestent affronter les Elfes qui sont arrogant, anormaux, qui "sentent bizarre" et sont très énervant (et la terrible réputation de ces guerriers n'y est sans doute pas étrangère non plus). Cela est plus qu'il n'en faut pour troubler une race aussi peureuse.


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Les Zigouillards

Les Gobelins sont toujours prompts à imaginer de sales tours : se faufiler pour attaquer un ennemi ou se liguer contre un adversaire paralysé. Certains Gobelins excellent dans l'art de bondir sur un ennemi et de frapper ses points faibles, avant de disparaître furtivement. Leur façon de surgir de nulle part semble quasi magique. Ces Gobelins particulièrement fourbes qui excellent dans l'art de frapper l'ennemi sous la ceinture (mais peuvent-ils vraiment faire autrement ?) sont appelés des Zigouillards et sont considérés comme des « sal'typ », même selon les standards Gobelins.

Sources

  • Livre d'Armée Orques et Gobelins, V8
  • Livre d'Armée Orques et Gobelins, V6