Naggarond

De La Bibliothèque Impériale
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Naggarond, la plus vaste et la plus ancienne cité des Elfes Noirs, probablement le lieu le plus maléfique au monde.
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Naggarond, la plus vaste et la plus ancienne cité des Elfes Noirs, est probablement le lieu le plus maléfique au monde. Après la Déchirure, l’Arche Noire qui était autrefois le palais de Malékith accosta sur le rivage pierreux de Naggaroth et fusionna avec l’ardoise et les roches ferreuses qui bordaient l’eau pour devenir la cité la plus sinistre du monde, et la capitale du Royaume des Elfes Noirs. Ses murailles de pierre noire culminent à plusieurs centaines de pieds et sont percées de quatre portes gigantesques fermées par des battants d’acier hauts de cinquante pieds. Les remparts comptent une centaine de tours deux fois plus hautes que les murs, l’ensemble semblant émerger directement de la roche. Au sommet de ces tours flottent les bannières noires du Roi Sorcier. Les têtes des victimes sacrifiées sur les autels de Khaine sont empalées sur des piques réparties le long des remparts et la peau des écorchés vifs est suspendue aux murs, pour rappeler ce qu’il en coûte de désobéir à Malékith.

Derrière ses murailles impénétrables, Naggarond s’étend jusqu’au pied des Montagnes de Fer. La cité est un amalgame de manoirs, de casernes, de temples, de fosses à esclaves et de ruelles tortueuses, qui s’élève de plus en plus jusqu’à la Tour Noire, situé en son centre et qui se dresse très haut au-dessus de la cité. Ce n’est pas qu’une simple forteresse, mais une cité dans la cité, un dédale de palais et de tours niché derrière de hautes murailles, constellée de chemins de ronde sinueux et de tourelles aux formes agressives. De sa haute tour, autour de laquelle danse en permanence un halo de Magie Noire, Malékith dirige son domaine d’une main de fer dans un gant en acier trempé. Naggarond est perpétuellement nimbée d’un linceul de fumée échappée des feux des sacrifices effectués en l’honneur de Khaine, le Dieu du Meurtre. Sur ses autels, les Matriarches écartèlent hommes et Elfes tout au long de la froidure du jour ou du gel nocturne, elles arrachent les cœurs encore battant des corps toujours en vie, extirpent les entrailles des ventres et les jettent dans le feu sacré du Dieu du Meurtre. Dans les temples, le sang coule jour et nuit, rendant hommage au Dieu à la Main Sanglante plus que partout ailleurs, sauf peut-être dans la cité de Har Ganeth, où les rues elles-mêmes sont rouges de sang. Ainsi, à Naggarond, l’air lui-même est chargé des effluves du meurtre.

Rares sont ceux qui parcourent les rues sans défiance, car les ravisseurs en quêtes de victimes ne font pas de discrimination. Khaine a soif aussi bien du sang des Dynastes que des esclaves.Les meurtre et le vol sont monnaie courante, car le Roi Sorcier tolère tous les méfaits, tant qu’ils ne présentent pas de risque pour son hégémonie. En fait, Malékith entretient la dissension, car l’anarchie facilite l’élimination des déficients, ce qui renforce globalement son peuple.

C’est à la Tour Noire que résident les nobles qui jouissent du crédit de Malékith, un honneur qui leur vaut fortune et soutien, mais non sans danger. Le Roi Sorcier a toujours été un monarque capricieux, généreux quand la fortune lui sourit, mais parfaitement impitoyable si tout ne se déroule pas selon son idée. La cour de Naggarond est donc le lieu des ascensions les plus fulgurantes comme des chutes les plus brutales. Peu de courtisans durent longtemps à ce jeu, et aucun ne meurt de façon naturelle.

Le donjon central appartient à Malékith seul, et nul n’y accède sans sa permission, hormis la Garde Noire. Les torches et les lanternes ne sont pas admises ; sans qu’il veuille le reconnaître, le Roi Sorcier se sent gêné en présence d’une flamme nue. Nombre de pièces et de couloirs sont plongés dans les ténèbres, et les autres sont faiblement éclairés par le rougeoiement de sceaux maudits. Peu d’Elfes Noirs se hasardent dans ces ténèbres poussiéreuses sans un motif pressant, à cause de leur ambiance lourde de mépris et de mélancolie. Lorsque Naggarond fut fondée, le Roi Sorcier voulait que sa citadelle rivalise avec la splendeur et le raffinement des plus grandes maisonnées d’Ulthuan. Or, au fil des millénaires, Malékith a perdu le goût du luxe et de l’ostentation. Les chambres inférieures, jadis inondées de lumière et du rire des courtisans, ne contiennent plus que des toiles d’araignées et des tapisseries décolorées, hantées par le silence. Il n’y a guère que les niveaux supérieurs qui fassent écho aux riches heures d’antan. C’est là, dans des pièces emplies de trésors pillés dans le monde entier, que le Roi Sorcier tient sa cour et conçoit ses desseins haineux contre Ulthuan.

On dit que les pouvoirs magiques du Roi Sorcier lui permettent de voir le monde entier depuis sa tour, de poser son regard maléfique là où son esprit tortueux le désire. Si ses yeux se posent sur un homme, ce seul regard peut lui foudroyer l’esprit ou séparer sa chair de ses os, tant les pouvoirs du Roi Sorcier sont grands. Il peut surveiller ses armées qui vont au combat, et apercevoir ses messagers vêtus de noirs qui traversent la contrée, portant sa parole aux quatre coins de son domaine. Cependant, son regard revient constamment aux brumes magiques d’Ulthuan et il sent alors la haine brûler en son cœur, car il s’agit de son héritage légitime qu’il souhaite désespérément s’approprier, ou détruire à défaut.

Dans les salles tachées de sang, au cœur de la cité se trouvent les casernes de la Garde Noire, les guerriers élus du Roi Sorcier. Une armée d’esclave se tient à leur disposition pour assouvir leur moindre caprice, et ils passent leurs journée et leurs nuits à s’entraîner au combat. Les cours sont le théâtre d’entraînement sanglants lors desquels ils démembrent leurs captifs avant d’offrir leurs restes au Dieu du Meurtre. Les autres Elfes Noirs évitent soigneusement les baraquements de la Garde Noire, car ses membres sont réputés pour tuer sur-le-champ quiconque pose les yeux sur eux sans faire montre d’une humilité suffisante. Leurs halls restent le plus souvent silencieux, si l’on excepte les cris des mourants et le rire sec de leur capitaine, le terrible Kouran.

Sources

  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V8
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V7
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V6
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V5
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V4