Lybaras

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Lybaras crest.png

Bien que plus petite que les villes de Nehekhara, Lybaras, la Cité Tombe d’Asaph, n’en est pas moins une vision de splendeur passée. Ses temples s’étirent jusqu’au ciel et ses pyramides sont recouvertes d’or. Lybaras est le lieu où repose la Grande Reine Khalida, réputée autant pour sa beauté et ses compétences martiales que pour sa haine des Vampires, la race abjecte engendrée par Nagash. Depuis le meurtre tragique de Khalida, Asaph, Déesse de la Vengeance, est devenue la divinité la plus révérée de la cité, et ses monuments funéraires sont ainsi recouverts de sculptures d’aspics. Ces serpents ondulent constamment sur la pierre et sifflent lorsqu’un intrus ose s’aventurer dans les rues désertes de Lybaras. De toutes les cités de Nehekhara, Lybaras est la plus indépendante vis-à-vis de Khemri, en raison de la distance qui la sépare de la cour de Settra. La cité est en effet encaissée sur trois côtés : par la chaîne de montagnes appelée l’Échine du Diable à l’ouest, par la Jungle Maudite au sud, et par les eaux sulfureuses du Golfe de la Peur à l’est. La seule voie praticable jusqu’à Lybaras passe par la cité maudite de Lahmia, où rôdent des esprits damnés se repaissant de tous ceux qui y pénètrent.[1]

La cité et ses environs[modifier]

La plus petite des grandes cités de Nehekhara est composée de bâtiments de pierre et de marbre de tailles variées, mais tous ont la même forme de mausolée avec de hautes tours claires visibles de loin. Les fenêtres sont des carrés noirs encastrés dans des murs plats. De longues ombres glissent dans les rues, et d'anciennes structures, recouvertes d'or, sont les sentinelles silencieuses. Les rues sont vides, sans aucun signe de personne, vivant ou mort. C'est une vision de splendeur déchue, avec de larges rues pavées bordées de grandes statues sculptées en forme de cobras, d'aspics et de serpents de toutes sortes. Des monuments funéraires bordent les places et de vastes arcades marquent les entrées de ces places et intersections. Au-delà des murailles vers l'est, le scintillement de la mer apparait derrière le port, séparé de la ville par la Porte du Sel et du Commerce. Il est rempli de l’odeur caractéristique de la Mer des Chagrins, avec sa légère touche de souffre. Le vent salé qui siffle dans les rues a une légère odeur caractéristique soufrée de la Mer des Chagrins.[2]

La Tour d'Albâtre[modifier]

La Tour d’Albâtre de Lybaras est le plus grand édifice de la cité et il abrite des trésors accumulés au cours de ces 4 derniers millénaires ; les Gardes de la Tour d’Albâtre arborent une tour blanche sur leur bouclier à filière d’or, et sont connus pour être aussi implacables aujourd’hui qu’il l’étaient jadis.[3] La Tour d’Albâtre est moins une tour qu'un palais et pas tant blanche que simplement pâle et ensoleillée. Des sculptures d'aspics marquent chaque pierre non occupée par des mosaïques complexes et colorées ou par des gravures hiéroglyphiques. Les couloirs forment un kaléidoscope de couleurs et d'images qui semblent se déplacer et se tordre au fur et à mesure que le soleil traverse les fenêtres rondes bordant le haut des murs. Les bas-reliefs des murs sont animés : les serpents se tortillent, bougent sur les murs.

En montant par de larges escaliers de pierre et des terrasses au sol décoré d’immense mosaïque, on se rapproche d’un grand dôme blanc coiffé d’or. Le chemin menant au dôme était un ensemble de portes massives en bronze, gardées par les Sentinelles de la Tour d'Albâtre, une phalange d’Ushabti à tête de serpent dirigée par Kharnak, portant des armures et d'énormes hallebardes. L’intérieur du dôme est baigné de lumière éblouissante, grâce à un réseau de miroirs. Le sol est composé d'un réseau complexe de carreaux dorés polis, dont chacun représentait une scène de l'histoire de Lybaras. Le plafond arrondi est décoré de la même manière, bien qu'il soit ponctué de grandes fenêtres circulaires bordées de miroirs de bronze poli de tailles et d'emplacements variés.

Lorsque la lumière du soleil frappe chaque disque, elle est réfléchie sur le suivant, et lorsqu'elle frappe le sol, l'or le reflète à travers les murs, jusqu’à d'immenses disques d'or qui bordent les murs courbes. Chacun a la forme d'un soleil, entouré d'un halo de rebords acérés, et flamboie sous la lumière réfléchie.

Le dôme est comme le ventre d'un vaste kaléidoscope, avec des faisceaux et des rayons de lumière qui se croisent et s'entrecroisent, créant une mer de lumière et de couleur. Des lourdes colonnes de pierre pâle s'élèvent du sol au plafond. Chacune a été sculpté pour ressembler à un serpent cambré et est aussi large que cinq hommes. De haut en bas, chaque colonne est ciselée de hiéroglyphes.

Khalida trône dans le dôme sur une estrade. Le sol devant l'estrade est recouvert de la peau d'un grand reptile, et les marches arrondies qui mènent à son sommet sont drapées de feuilles de palmier brunes et de peaux d'animaux. La niche dans laquelle repose l'estrade est sculptée en forme de bouche béante d'aspic, avec des crocs de pierre s'élevant de la marche inférieure de l'estrade et s'avançant sur le mince trône de pierre qui occupe le plateau. Le trône était obscurci par de larges feuilles de palmier, jaunies et déchirées par l'âge, tenues par deux femmes momifiées, qui sont vêtues de fines robes et de masques dorés, et qui portent des coiffes en peau de saurien et des torques en forme de serpents enroulés. Le trône lui-même n’est pas un genre de siège royal mais plutôt un simple banc avec des accoudoirs lisses. La peau d'un serpent géant la recouvre, et par-dessus, la peau d'un grand félin.

Les qanats[modifier]

Les qanats sont des tunnels qui transportaient de l'eau à l'époque où Nehekhara vivait encore. Ces tunnels en pente douce sont reliés à de nombreux puits qui fournissaient un approvisionnement fiable en eau pour l'irrigation et la boisson dans les régions les plus arides de la Grande Terre. Maintenant, la plupart sont aussi secs et en ruine que tout le reste du Pays des Morts, et les Rois des Tombes les utilisent comme des routes.

La Grande Nécropole sud[modifier]

A quelques distances au sud de Lybaras, une grande nécropole forme un réseau de voûtes et de tombes qui s'étend de l’Échine du Diable au Golfe de la Peur. Ces pierres et ce qui se trouve en dessous protégeaient autrefois les frontières de Lybaras de l'empiétement de la Clairière du Marais Maudit, qui pousse et rampe comme un être vivant. Mais les voûtes ont été brisées et pillées lors de l'invasion de Nagash. Les sorts et les rites qui s'accrochaient aux pierres ont été renversés ou déformés en de nouvelles formes plus mortelles. Des Rôdeurs Sépulcraux protègent les lieux.

On y trouve des obélisques affaissés et des mausolées usés par les intempéries, disposés le long de lignes furent autrefois des rues, mais qui ne sont plus que des chemins jonchés de gravats. Il y a aussi des statues brisées, des jambes géantes qui mènent de piédestaux carrés à des corps inexistants. C'est très différent de la nécropole bien entretenue de Lybaras. Les obélisques de pierre et les mausolées s’élèvent sur des parcelles de terrain boueux et étouffé par les mauvaises herbes. Elle marque l'endroit où le désert parcouru par les qanats cèdent la place au marais. La lisière sud est en effet envahie d'arbres tortueux, aux troncs lépreux et aux branches moussues. Des tombes ont été inondées par d'épais enchevêtrements de racines, quand elles n'ont pas été complètement englouties. Le sable s'est transformé en boue et les étendues planes de terre stérile sont séparées par des tunnels d'eau amère.

Flotte de Lybaras[modifier]

Cette flotte est trois fois plus importante que celle de la cité rivale de Mahrak, et ses galères sont remplies d'archers meurtriers. Les galères sont longues et minces, flottant bas sur l'eau car quand même plus grosses et plus lourdes que bien des navires du Vieux Monde. Elle se déplacent bien plus vite que n'importe quel navire de haute mer grâce à leurs trois grands bancs de rames de chaque côté. Chaque galère a une seule voile carrée, ornée d’un aspic stylisé, montée sur un mât épais placé juste un peu en avant du centre du navire, et une voile triangulaire plus petite montée sur un mât avant plus petit. D’étranges hiéroglyphes sont minutieusement gravés sur la proue de bronze tranchant. Sur le haut pont arrière, des squelettes battent des grands tambours.

Armées de Lybaras[modifier]

Les Rois de Lybaras voient la ville comme la vengeance incarnée: la colère, le chaos et la ruine de tous ceux qui osent défier la Grande Terre. C'est le nord que Lybaras garde, car au nord gisent la maudite Lahmia et deux fois la maudite Nagashizzar. La Reine Serpent, la Haute Reine Khalida, s'est donné pour tâche de barrer le chemin, au cas où il y aurait une tentative pour réveiller les esprits maudits qui se terrent dans les ruines de Lahmia, ou pour allumer à nouveau les forges infernales de Nagashizzar. Alors que les autres rois, reines, princes et princesses de la Grande Terre se contentent de se faire la guerre par ennui ou par dépit, Khalida perçoit un but plus important de leur malédiction. Pour elle, pour avoir abandonné leur terre, leur peuple et leur dieux, ils ont été dépouillés de l'éternité et condamnés à regarder le monde avancer sans eux. Ils ne sont plus des gouvernants, mais des geôliers, chargés de garder les ignobles trésors de Nagash afin que personne ne puisse s'en servir comme lui.

Lorsque la vie était encore présente à Néhékhara, on racontait que les Anciens Dieux Nehekhariens eux-mêmes ne prenaient jamais la forme d’un oiseau près de Lybaras, car les archers de la cité pouvaient abattre n’importe quelle cible, grande ou petite, qu’elle vole, coure ou nage, qu’elle soit divine ou démoniaque.[2] A cette époque, Lybaras était réputée pour ses machines de guerre qui mélangeaient technologie et incantation: des prototypes de Scorpion des Tombes à la queue de la taille d'un bélier et de Colosse de Nécrolithe, des bateaux volants d'où le prêtre-roi pouvait observer la bataille avec une unité d'archers, des catapultes lourdes[4], des balistes et des lances-flammes blindés[5]. Vers -1600, Lybaras fut aussi la première cité de Nehekhara à savoir travailler le fer en remplacement du bronze[6].

Les cuirasses des soldats squelettes sont en peau de reptile, et des plumes et des bijoux en os pendent à leur bras et leurs cous. Les boucliers sont des plaques de carapace de grands insectes. Les Khopesh ont un pommeau en forme de dard de scorpion et leurs arcs sont robustes, finement sculptées et bien entretenus, avec des flèches empennés de plumes noires. Certains guerriers ont un motif enroulé gravé sur le crâne, s'étendant du sommet à la mâchoire.[2]

  • Les Sentinelles d’Emeraude de Lybaras est une troupe contenant deux des plus puissants Colosse de Nécrolithe. Toutes leurs silhouettes, taillées dans la pierre et l’émeraude, sont recouvertes d’ornements mortuaires, et leurs têtes ont été sculptées pour ressembler à de grands crânes. Ils portent de grands casques à crête, des cuirasses, des brassards et des jambières ornementales, tous richement décorés et gravés de scènes complexes et de blocs de hiéroglyphe. Ils sont armés d’épées à deux mains. Usuellement, ils sont enfouis sous les sables près de la porte de Lybaras, pour prendre par derrière les armées assiégeant la cité[2]. Il y a aussi des phalanges d'Ushabtis.
  • La Légion Aspic est composée de 4 régiments : d’ébène, de la Pourpre, du Sable et Pommelé. Ces formations marchent sous des enseignes à tête de serpent, des totems qui les ont conduites vers d’innombrables victoires. Les légions d’archers de Khalida lui sont aussi fidèles dans la mort qu’elles l’étaient dans la vie, et sont réputées pour leur précision.
  • La légion de Pharkth : ces Ushabti sont les gardiens du temple de Phakth, le Dieu-faucon porteur d’une justice rapide. Ils sont équipés d’arcs si grands qu’ils tirent des flèches de la taille d’une lance.
  • Les chevaliers du temple d’Asaph : le chiffre sacré d’Asaph, maîtresse des serpents, déesse de la vengeance et de la magie, est le neuf. C’est donc le nombre de chevaliers qui gardent son temple. Au fil du temps, Khalida a appris à utiliser ses Chevalier des Nécropoles à la perfection, souvent en leur assignant comme cible des ennemis qui pourrait menacer ses rangs serrés d’archers.
  • La charrerie de Settuneb : le prince Settuneb est le fils du roi Hassep. Il mène ses auriges sur un char en ivoire pur, taillé dans les défenses d’un monstre marin tué par la flotte de Lybaras. Cette unité est toujours constituée de dix chars triés sur le volet, qui se sont rendus célèbres pour la première fois lorsque Settra a organisé de grands jeux en l’honneur du mariage de son 6e fils. Ce jour-là, le prince Settuneb et des chars ont gagnés les nombreuses courses et depuis, la formation a participé à des centaines de batailles.
  • La Légion du Cobra : la bannière à tête de cobra a semé la terreur sur d’innombrables champs de batailles de Nehekhara, non sans raison. La Légion du Cobra de Lybara est connue pour sa capacité à noircir le ciel de grêles de flèches, déchainant ainsi une redoutable pluie de destruction[3]

Nobles de Lybaras[modifier]

  • Lybaras est dirigée par Khalida, qui réveille les Roi des Tombes en fonction de leurs capacités et de ses besoins.
  • Ainsi, elle éveille le roi Rhupesh VII lorsqu'elle a besoin d'un défenseur dans un siège.
  • Zabbai des Terres du Sud est le Héraut des Tombes de la Reine Serpent.
  • Le Prêtre Liche Djubti a reçu l'ordre du Haut Hiérophante Khatep avant son exil par Settra, avec ses frères prêtres du Culte Mortuaire, de se disperser parmi les grandes villes, et de servir, de surveiller et de guider au mieux. Lors de leur première rencontre, Khalida a frappé Djubti moins comme une reine que comme la volonté d'une déesse faite chair. Elle parlait d'Asaph comme on parle d'une mère bien-aimée, et il pouvait sentir le pouvoir qui coulait à travers sa forme ratatinée par l'âge. Cela ressemble à son pouvoir, mais le dépassant de loin à certains égards.[2]
  • Beaucoup de rois des tombes de Lybaras ont été détruits au cours de la Guerre des Ossements. Parmi ceux qui subsistent, Hassep est le plus puissant. Il a régné sur Lybaras au sein de la 1ere dynastie. Ayant servi sous les ordres de Settra au cours de sa vie mortelle, il continue de le faire dans la mort. Hassep est un guerrier renommé, c’est pourquoi Khalida l’a nommé Maître de Guerre. Il se rend au combat sur un sphinx de guerre.[3]
  • Sous le règne vivant du roi Hekhmenukep, autour de -1750, la cité de Lybaras n’était pas connue pour ses prouesses guerrières. Sa divinité principale était Tahoth, et son incroyable richesse venait non pas d’exactions ou de conquêtes, mais de ses somptueuses académies et de ses grands artisans. Sa noblesse ne s’intéressait guère aux bijoux et aux riches étoffes, mais investissait toute sa fortune dans des parchemins et d’étranges instruments, des récipients de verre rare et des objets ésotériques de bronze et de bois. Il était difficile de faire la différence entre les aristocrates et les esclaves lybariens. En effet, tous se vêtaient de simples pagnes bruns et de sandales de cuir, avec une cape marron foncé qui leur tombait sous la taille.[4]
  • Son fils Khepra devint roi à sa suite. Il ressemblait énormément à son illustre père : il était grand et mince, les épaules fines et un visage de chien battu aux mâchoires carrées. Mais contrairement à son père, il avait les bras et les épaules couverts de muscles saillants, tandis que ses mains et son visage arboraient des dizaines de cicatrices gagnées au champ de bataille. Son règne fut en effet davantage militaire que scientifique, car marqué par la traque des lieutenants Immortels de Nagash, en particulier le siège de Ka-Sabar. A cette époque, la couleur de Lybaras était le bleu.
  • Vers -1600, le roi de Lybaras était Anhur. Il était moins réputé que son épouse Khalida, issue de la famille régnante de Lamhia.[6]
  • Autour de -1285, Pashet règne sur Lybaras. Sous son règne, la Cité des érudits était dans un piteux état: les célèbres collèges étaient quasiment déserts et le palais des rois-érudits était fermé aux citoyens[7]
  • Ahmenefret était roi de Lybaras en -1200, lorsque Alcadizaar le Conquérant commença à dominer tout Nehekhara. Ils se considéraient comme des alliés.[5]

Sources[modifier]

  1. Livre d’Armée des Rois des Tombes, V8
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3 et 2,4 Joshua Reynolds, Gotrek and Felix - The Serpent Queen, Black Library, 2014
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 The End Times : Nagash - Livre I
  4. 4,0 et 4,1 Mike Lee, Nagash le Sorcier, Black Library, 2009
  5. 5,0 et 5,1 Mike Lee, Nagash l'Immortel volume 2, Black Library, 2011
  6. 6,0 et 6,1 Mike Lee, Nagash l'Implacable, Black Library, 2011
  7. Mike Lee, Nagash l'Immortel volume 1, Black Library, 2011