La Cité Vivante

De La Bibliothèque Impériale
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Construite par Alarielle la Reine Éternelle à partir de la pierre et du bois vivant des Royaumes de Jade, la Cité Vivante est un bastion naturel contre les puissances destructrices, une cité forestière cernée de tours épineuses et de murailles de ronces et de lianes étrangleuses.


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La Cité Vivante est le symbole de l'alliance renouée entre Sigmar et Dame Alarielle, la déesse de la nature. Ce furent les armées de la Reine Éternelle, aux côtés de plusieurs Chambres Guerrières de la Ghyran Guard et des Hallowed Knights, qui exterminèrent les Skavens du Clan Morbidus qui occupait la forêt, libérant ainsi le lieu où allait s'élever la ville. En canalisant les courants magiques de Ghyran afin de modeler les arbres et de façonner la pierre, la Reine Éternelle érigea les prémices de l'Éternel Renouveau, en formant des remparts de ronces, des quartiers dans la canopée et des passerelles reliant les arbres gigantesques.

Afin de remercier le Dieu-Roi pour les services rendus à son peuple, Alarielle fit de la Cité Vivante un sanctuaire pour les peuples libres, et autorisa la construction en son centre de Chênespire. Cet immense Fort de l'Orage allait devenir la principale citadelle de la Ghyran Guard, les protecteurs dédiés des Royaumes de Jade, qui considèrent la Reine Éternelle avec presque autant de révérence que le Dieu-Roi. Les Hallowed Knights ont également un fort de l'Orage mineur à la Cité vivante, et ont une grande influence sur les décisions militaires concernant la ville. En plus de ces forces sigmarites, plusieurs clairières de Sylvaneths maintiennent des sylves de guerre à l'intérieur des murs. Oakenbrow y est très présent, car cette clairière fait partie des enfants d'Alarielle les plus tolérants et les plus prolifiques. Des liens de fraternité lient ces nobles guerriers aux Stormcast Eternals, qui les considèrent comme de précieux alliés dans la lutte contre le Chaos. Même les Wanderers, des Aelfs qui avaient abandonné Ghyran pendant l'Âge du Chaos, sont revenus à la Cité Vivante, bien qu'ils soient confinés aux quartiers extérieurs: les vieilles rancunes sont longues à disparaître, et même si les Wanderers sont prêts à donner leur vie pour la Reine Éternelle, ses enfants Sylvaneths ne font pas totalement confiance à ceux qu'ils considèrent comme des traîtres et des parias.

La Cité Vivante fut la première des Graines de l'Espoir, ces trois cités fortifiées du Royaume de la Vie qui allaient être assiégées par leurs ennemis au cours de la violente Saison de Guerre. Au cours de ce conflit, de nombreuses bandes du Chaos, des hordes de peaux-vertes et d'autres forces destructrices, outrées par l'intrusion du Dieu-Roi sur leurs terres, attaquèrent ses premières villes. La Cité Vivante subit de terribles assauts. Ce n'est qu'après une campagne militaire longue et éprouvante que la Bataille de l'Éveil permit aux défenseurs de l'emporter, quand la cité elle-même s'anima pour broyer les assiégeants. Suite à ce triomphe, les branches de la Cité Vivante n'ont jamais cessé de s'étendre, même si les blessures du passé sont toujours visibles : seules les attentions permanentes des druides du Cercle de l'Éternel Renouveau permettent d'éviter la propagation des infestations de vers bilieux et de pestemouches, des insectes affreux répandus par les prêtres de Nurgle, qui rongent les défenses de la ville. Le chêne de fer fournit un bois particulièrement robuste que la cité exporte, et qu'elle utilise pour fabriquer des armes. Ce bois est prisé des artisans et des menuisiers de tous les royaumes, qui en font des objets merveilleux.

Les armées de Wanderers, de Sylvaneths et de soldats Freeguild de la ville sont appelées le Bouclier Émeraude. Elles sont entraînées à combattre dans le dédale verdoyant de l'Éternel Renouveau. Elles sont légèrement équipées pour progresser rapidement et frapper par surprise avant de se retirer. Elles ont recours à une combinaison d'assauts foudroyants, de grêles de tirs et d'attaques de flanc pour vaincre des ennemis supérieurs en nombre. Le Bouclier d'Émeraude utilise l'expression "la demeure par-delà les murs" pour parler des forêts épaisses qui entourent la Cité Vivante, ce qui montre bien qu'à leurs yeux, les fortifications de la ville ne sont qu'une extension des grandes forêts de Thyria, qui sont elles aussi une forme de protection.

Les Nomad Princes qui forment l'essentiel des chefs militaires de la Cité Vivante ont perfectionné l'art de tendre des embuscades. Les Wild Riders bondissent au combat sur leurs cerfs de guerre, et transpercent l'ennemi avec leurs lances avant de s'évanouir dans les sous-bois. Si l'ennemi est assez stupide pour les poursuivre, il se retrouve encerclé par des rangers aelfiques et rapidement exterminé. Ceux qui sont plus prudents ne s'en sortent pas mieux. Les arbalétriers Freeguild tirent et rechargent avec efficacité, et projettent des grêles de carreaux en chêne de fer sur les rangs serrés de l'ennemi. Les traits de magie bleutés des Sisters of the Watch sont encore plus meurtriers. Ces guerrières d'élite armées d'arcs longs tirent des flèches de flammes céruléennes. Si l'ennemi est largement supérieur en nombre, on souffle dans des cors sacrés taillés dans les carapaces des Wardroth Beetles. Leur son résonne dans les forêts profondes de l'Éternel Renouveau, et réveille les enfants d'Alarielle : des Sylvaneths se précipitent alors pour éliminer les intrus et éviter qu'ils souillent les terres. Il arrive même que des sylves de guerre accompagnent les armées de la Cité Vivante en campagne, accomplissant la volonté de la Reine Éternelle dans des terres lointaines.


L'Eternel Renouveau

La Cité Vivante se situe dans les étendues verdoyantes de Thyria dans l'Éternel Renouveau, un des plus grands continents du Royaume de la Vie. Depuis le retour de Sigmar dans les Royaumes Mortels, l'Éternel Renouveau est un territoire âprement contesté. Même si l'alliance entre le Dieu-Roi et Alarielle a permis de reconquérir une grande partie des terres et d'établir plusieurs forteresses de l'Ordre, le Dieu des Épidémies Nurgle n'a pas dit son dernier mot. Ses serviteurs mortels et démoniaques continuent de détenir des zones comme le Marais du Glott et l'ignoble cité de Plaguespire, d'où ils lancent des raids.

L'Éternel Renouveau est constitué des Royaumes de Jade de Thyria et de Verdia. La faune et la flore du premier sont exclusivement mâles, alors que celles du second sont uniquement femelles. Au fil des saisons, de grandes migrations ont lieu par le biais des promontoires en forme d'étamines des Îles du Triskèle, vers des lieux de chasse ou de reproduction sacrés. Une grande partie du commerce de la Cité Vivante dépend de ces migrations, car les chasseurs, les trappeurs et les prospecteurs suivent les troupeaux à la recherche de matières premières. La Reine Éternelle tolère cette pratique tant que l'équilibre de la nature est respecté. Malheur à ceux qui abusent de ses bienfaits.

Suite au nécro-séisme de Shyish, l'Éternel Renouveau a été assailli par des vagues de morts-vivants. Des osts spectraux de Hantenuits luisent sous les frondaisons, tandis que d'immenses hordes de Deadwalkers ont émergé des marécages pour assaillir les colonies vulnérables. On parle aussi de cités squelettiques qui seraient apparues dans les lieux les plus sombres…


La Colère de la Nature

La Cité Vivante est un puissant symbole d'unité, la preuve indéniable que la coexistence entre la nature et la civilisation est possible. Lorsque les fidèles d'Alarielle et du Dieu-Roi s'allient, ils deviennent une force irrésistible. Néanmoins, cette alliance est souvent mise à rude épreuve.

Le vent charriait la puanteur des maladies.

Le Prince Ferasaen mit pied à terre lestement, sans bruit. "On dirait que les Sisters of the Watch ont accompli leur mission. L'ennemi se dirige à travers les Futaies Fantômes vers le sud, comme c'était prévu." Le Nomad Prince se redressa et rabattit sa cape de feuilles. Les bois de cerf de son casque le rendaient encore plus impressionnant, si bien qu'il semblait surplomber son subordonné humain.

"Comme toujours en ce qui nous concerne," répondit Kort. Le Freeguilder frotta son menton mal rasé. Comparé à son chef, il était petit et râblé dans l'uniforme vert de son régiment. "La vraie question est de savoir si nos 'amis' arriveront au moment prévu…"

Ferasaen s'offusqua. L'humain se montrait impertinent, même si c'était compréhensible. Les Sylvaneths n'étaient guère fiables lorsqu'il s'agissait de traiter avec les hommes et les Aelfs. "Nous avons besoin d'eux et ils le savent."

"Comme la dernière fois..."

"Cette fois, c'est différent," objecta une nouvelle voix. La High Sister Ayaela se montra, l'arc à l'épaule. Elle fit un signe de tête respectueux à l'encontre de Ferasaen, qui le lui retourna. Avec Kort et ses arbalétriers, Ayaela et ses soeurs étaient ses meilleurs tireurs. "Tout dépend du point de vue," dit Kort en haussant les épaules. "Étant donné que j'ai failli voir ma tête finir fichée sur l'étendard d'un Rotbringer, on peut comprendre que je sois dubitatif," ajouta-t-il en souriant à Ayaela de presque toutes ses dents. Elle eut un petit rire sec et se détourna de lui.

"Ils sont à portée de nos cors."

"Je l'espère, parce que nos ennemis ne sont pas loin non plus, si j'en juge à l'odeur," dit Ferasaen avant que Kort puisse répondre.

"Tu peux m'en dire plus ?"

"Ils ont abandonné leur infanterie, comme on l'espérait. Il a suffi d'une volée de flèches et d'une bordée d'injures pour qu'ils galopent après nous." Elle secoua la tête. "On aurait pu penser qu'ils ne se feraient pas avoir une fois de plus…"

"Je remercie chaque jour la Reine Éternelle pour leur stupidité." dit Ferasaen en tapotant le pommeau de son épée en acier stellaire. "Combien ?"

Elle réfléchit un peu. "Trop. Plusieurs centaines."

Ferasaen grimaça. "Et leurs maîtres ?" "Quarante. Peut-être cinquante."

Ferasaen laissa échapper un soupir rassuré. "Moins que ce que je craignais. Très bien, je vais prendre la tête de la troupe. Kort… ?"

"Je sais ce que j'ai à faire," répondit-il en saluant avec négligence. "Avec votre permission, mon seigneur, je vais rejoindre les autres." Ferasaen acquiesça. "Que vos traits trouvent leurs cœurs, Kort."

"Comme toujours en ce qui nous concerne, mon seigneur…" Ayaela le regarda partir. "Quelle arrogance…" dit-elle sans aucune colère.

"Non. C'est seulement un humain." Ferasaen s'arrêta de parler alors que le vent tournait et lui amenait la puanteur de la viande avariée. Il posa la main sur le tronc d'un arbre proche et sentit l'écorce frémir. L'ennemi était proche. "C'est l'heure d'agir, ma sœur." Ils se serrèrent l'avant-bras.

"Chevauchez vite et frappez fort, mon prince," dit Ayaela. Elle disparut l'instant suivant entre les troncs, telle une ombre silencieuse, afin de rejoindre ses guerrières. Ferasaen émit un sifflement et un Wild Rider aux peintures de guerre vertes apparut en menant un cerf sellé par la bride.

"Le moment est venu, Caervad," annonça Ferasaen. "Rassemble-les." L'Aelf hocha la tête et saisit son cor de guerre alors que Ferasaen bondissait en selle. Il frémit d'excitation lorsque la note claire du cor de guerre monta dans les airs. Il avait hâte de faire ses preuves, comme les autres. De prouver à la Reine Éternelle qu'ils s'étaient rachetés pour leurs fautes passées, pour ce qu'ils avaient abandonné. Désormais, ils le défendraient jusqu'à la mort.

Il talonna doucement son cerf. Le grand animal se mit à bondir sous les frondaisons de l'Éternel Renouveau, et fut bientôt rejoint par d'autres, chevauchés par des guerriers armés de longues lances. Les Wild Riders se rassemblèrent autour de leur prince tandis qu'il négociait les pentes herbeuses et zigzaguait entre les troncs des arbres morts. Il allait si vite qu'autour de lui, buissons et feuillages se mêlaient en une fresque verte qui défilait à toute allure.

Caervad continua de souffler dans son cor jusqu'à ce que la forêt elle-même semble lui répondre. La chasse avait commencé. Des dizaines de cavaliers avaient répondu à l'appel. C'était une charge de cavalerie pareille à nulle autre. Les Aelfs émettaient des cris étranges, tout autant pour se galvaniser que pour effrayer leurs proies.

Seul Ferasaen restait silencieux. Il n'était pas un disciple de Kurnoth sous l'emprise de l'excitation de la chasse. Il n'était qu'un prince sans fief; un pénitent sous les vertes frondaisons de la Reine Éternelle. C'était son choix. Ils arrivèrent dans les futaies fantômes. Les troncs pâles des arbres parurent onduler comme pour les remercier d'être venus. Ferasaen et ses cavaliers galopaient habilement entre les arbres et se rapprochaient inexorablement de leurs proies. Il se pencha en avant sur sa selle tout en dégainant son épée. L'air était désormais lourd et chargé de mouches grasses.

Il ne put réprimer un haut-le-cœur en les voyant: un escadron de chevaliers montés, rendus bouffis par les dons de leur maître. Leur héraldique méphitique lui était familière, car ils avaient attaqué la Cité Vivante à plusieurs reprises au cours de ces dernières années. Leurs tabards miteux et leurs armures n'étaient plus que le lointain écho corrompu de l'équipement des ordres de chevalerie qui jadis avaient défendu Ihyria et l'Éternel Renouveau.

Un des chevaliers du Chaos cria pour avertir ses camarades lorsqu'il aperçut les Wild Riders, mais il était déjà trop tard. Les Aelfs étaient sur eux. Les lances enchantées perforèrent aisément les armures moisies et désarçonnèrent les chevaliers, mais pas tous. Ils étaient terriblement robustes, et pouvaient survivre à des blessures qui auraient tué net un homme ordinaire.

Ferasaen dirigea son cerf vers le chevalier le plus proche. À son signal, l'animal baissa la tête et bondit. La monture quasi reptilienne du chevalier poussa un feulement de douleur quand les bois du cerf lui déchirèrent le flanc dans un jet d'ichor. Le chevalier hurla de colère et se tourna sur sa selle.

Ferasaen esquiva l'épée corrompue du guerrier et passa sa propre lame sous sa garde. Elle pénétra l'armure juste avant que les deux combattants soient séparés par un saut en arrière de leurs montures respectives. Ferasaen tira sur les rênes pour faire volte-face. Son adversaire se lança à sa poursuite en prêtant un serment envers son dieu abominable.

Le Nomad Prince ne ralentit pas. Il rengaina sa lame et éperonna sa monture pour l'éloigner de l'ennemi. À ce signal silencieux, ses Wild Riders rompirent eux aussi le combat et le suivirent. Les chevaliers du Chaos les poursuivaient, comme Ferasaen l'avait espéré. Plus ils les éloigneraient du reste de leur force, plus ils auraient des chances de les isoler et de les vaincre.

Les Wild Riders se dispersèrent facilement entre les arbres. Leurs poursuivants eurent plus de difficultés, car ils n'étaient pas habitués à l'environnement labyrinthique de l'Éternel Renouveau. Leurs énormes montures étaient gênées. Ferasaen entendait les chevaliers pousser des jurons et taillader la végétation pour passer. Lorsque le dernier Wild Riders eût disparu dans les Futaies Fantômes, Ferasaen fit tourner bridé à sa monture. Caervad ralentit lui aussi.

"Et maintenant, mon prince? Une seconde charge?" demanda-t-il avec entrain.

"Non. C'est au tour de Kort." Ferasaen avait facilement repéré les Freeguilders, mais uniquement parce qu'il savait où ils étaient postés. Ces humains n'avaient pas l'agilité des Aelfs, mais ils étaient rusés. Ils étaient accroupis dans les buissons, l'arbalète chargée. "Donne-leur le signal."

Le cor sonna de nouveau et les Freeguilders jaillirent de leurs cachettes. Ils lâchèrent une volée de traits en chêne de fer sur les chevaliers les plus proches. Sur ordre de Kort, ils rechargèrent rapidement leurs armes avant de tirer une fois de plus. Les chevaliers aux rangs clairsemés continuaient d'avancer avec la même détermination.

Certains avaient été touchés par tant de carreaux qu'ils ressemblaient à des carnovraks couvertes d'épines, mais cela ne semblait pas les gêner en dépit du sang huileux qui s'écoulait de leurs blessures. Après une troisième salve, les Freeguilders battirent en retraite. Le cor de Caervad donna de la voix et ce fut au tour d'Ayaela. La plupart des ennemis s'étaient élancés à la poursuite des humains qui paraissaient se débander, et firent des cibles faciles pour les Sisters of the Watch. Des traits de feu bleuté tombèrent des arbres. Plusieurs chevaliers furent désarçonnés par ces flèches dont la magie rongeait leur chair corrompue.

Les derniers survivants continuèrent sur leur lancée en rugissant des cris de guerre, essayant de rattraper leurs ennemis. Ils étaient résistants, plus que ce que Ferasaen pensait. Un trop grand nombre était encore debout, ou pire, en selle, en dépit de la pluie mortelle des Sisters of the Watch. Ferasaen plongea la main dans une de ses fontes et en produisit un cor de guerre taillé dans la chitine d'un Wardroth Beetle. Il le regarda pendant une seconde, puis le porta à ses lèvres et souffla. Un son pesant se réverbéra entre les arbres.

Même les chevaliers du Chaos se turent pendant quelques secondes en l'entendant. Ils tournèrent la tête à droite et à gauche, à la recherche de l'origine de ce son. Pendant quelques instants, on ne perçut plus que le murmure de la brise et le craquement des branches. Puis il y eut un bruit similaire à une avalanche emportant une forêt.

Les Sylvaneths étaient arrivés. Ferasaen frémit en sentant les créatures des forêts le dépasser en faisant trembler le sol. Les cris de guerre des chevaliers se muèrent bientôt en hurlements de douleur.

"Fais sonner ton cor, Caervad," dit-il calmement en dégainant son épée. "La chasse n'est pas finie."


Source[modifier]

  • Order Battletome : Cities of Sigmar