Kislevarin

De La Bibliothèque Impériale
« Leurs chants sont tous tristes et leurs guerres toutes heureuses. »
- Dicton Tiléen au sujet des Kislevites

La langue parlée par la population du Kislev porte le nom de Kislevarin. C’est un mélange d'Ungol ancien et de Roppsmenn, ainsi que des divers idiomes amenés par les Gospodars. Au fil des siècles, cette langue hybride s’est imposée sur les trois autres, agrémentée de quelques mots et conventions de Reikspiel.

Bien entendu, les dialectes ne manquent pas au Kislev et la langue est pratiquée différemment d’une région à l’autre du pays, même si les nuances restent légères. La compréhension est presque toujours fluide entre locuteurs, et une personne qui ne parle pas le Kislevarin sera incapable de distinguer ces dialectes, à moins de tendre une oreille particulièrement fine. Ces différences régionales correspondent essentiellement aux vieilles divisions tribales, qui datent de centaines d’années. Les dialectes dominants (ceux qui ont le plus de locuteurs) sont le Sudevarin, parlé au sud, le Krevarin, pratiqué au centre et à l’est du pays, et le Dolvarin qui est la langue du nord et des pillards tribaux qui harcèlent les fermiers. Dans les Stanitsy du lointain nord, les vieilles tribus et familles perpétuent le dialecte Górelsk, plus particulier, qu’elles présentent comme l'idiome préservé des Roppsmenns. Ces hommes tirent une grande fierté de leur culture et de leur langue, qu'ils veulent plus musicale que le Kislevarin classique. Certains citadins parmi les plus modestes ont leur propre dialecte. Le tzavarin en fait partie; on le parle encore dans certains quartiers de Kislev, mais la plupart de ces dialectes urbains ont pratiquement disparu, au profit des formes plus répandues de la langue.

On dit souvent que le Kislevarin est l'une des langues les plus difficiles à apprendre pour un locuteur étranger. Si c'est franchement le cas pour ceux qui pratiquent le Reikspiel dit classique, ça l'est moins pour ceux qui ont grandi au nord et à l'est de l'Empire, car le dialecte régional d'Ostland et d'Ostermark est largement influencé par le Kislevarin originel. C'est la variété des catégories de mots qui rend le Kislevarin d'une maîtrise si délicate. La plupart des mots ont en effet un genre comme dans beaucoup d’autres langues (masculin, féminin ou neutre), mais également une personnalité (personnel ou impersonnel) et une vitalité (animé ou inanimé).

Au cours des siècles, le Kislevarin a emprunté un grand nombre de mots à d'autres langues, principalement le Reikspiel, d'autant que l'Empire et le Kislev ont une frontière commune et qu’une grande proportion des habitants des villes Kislevites est issue de l'Empire. La plupart de ces mots ont subi une altération de leur orthographe pour conserver la prononciation, écrits selon la phonétique Kislevite. C’est ainsi que les locuteurs étrangers repèrent çà et là de tels mots et expressions dans la conversation. C’est le cas de Tzak (pour tank). Autres exemples de mots empruntés: Szlachta (issu du mot Reikspiel Adelsgeschlecht : noblesse) et Burmistrz (de Burgomeister : Bourgmestre en Reikspiel).

Lexique du Kislev

  • Ataman : le chef du village
  • Atamanka : la chef du village
  • Bachór : garçon ou enfant indiscipliné ; également employé pour décrire un guerrier trop stupide ou incompétent pour survivre.
  • Berdysh : adaptation de la hallebarde conçue par les Streltsis d’Erengrad. Connue sous le nom de bardiche dans l’Empire, cette hampe d’un mètre cinquante de long présente un large fer de soixante centimètres intégrant un cran pour stabiliser une arme à feu.
  • Blyad : femme de petite vertu
  • Boyard : noble seigneur
  • Burmistrz : bourgmestre
  • Chapka : toque fourrée
  • Dewastacja : dévastation ; essentiellement employé sur un ton solennel pour décrire une terre après une incursion du Chaos
  • Dovoiska petrenya : Le souffle des Seigneurs Noirs. Lorsque le vent vient du nord et que les rivières qui coulent depuis le nord peuvent être corrompues: certaines charrient alors de l'huile, du sang ou encore du goudron[1]
  • Do widzenia : au revoir, ou bonne mort ; le contexte définit le sens précis
  • Droyaska : maître ; titre octroyé aux maîtres d’armes dont les compétences surpassent celles des autres
  • Druzhina : aristocrate
  • Dziea dobry : bonjour
  • Kibitkas : tente portative composée de plusieurs épaisseurs de peaux animales lourdement décorées, étayée par des piquets de bois (ou de grands os). Les Kibitkas sont normalement rectangulaires, avec un accès encadré d’amulettes et pendentifs aux couleurs vives
  • Kika : coiffe élaborée que femmes mariées
  • Koniushy : dresseur de chevaux attitré de la Reine de Glace
  • Korzna : cape à la taille rectangulaire ou en demi-cercle de la noblesse
  • Koszmar : cauchemar, période de déchaînement des esprits sombres
  • Koumiss : boisson fortement alcoolisée obtenue à partir de la fermentation du lait de jument
  • Kozhukhi : pardessus en peau de mouton
  • Krashenin : lin teint destiné au aristocrates
  • Krowa : une vache ou un personne particulièrement stupide
  • Krug : cercles (littéral) ; employé pour décrire des troupes de cavaliers Ungols
  • Kvas : liqueur claire distillée à travers tout le Kislev, appréciée pour son taux élevé d’alcool et ses propriétés médicinales
  • Kyazak : hors-la-loi ou pillard, nom donné au Maraudeurs
  • Lapti : chaussures à bout carré tissées à la main
  • Mazurka : danse galante ancienne, imageant l’amour et la passion par des attitudes suggestives
  • Nekulturny : personne inculte qui se comporte mal et sans respect pour son prochain
  • Oblast : vaste région vide et gelée
  • Prospekt : rue
  • Pulk : armée
  • Raspashnoe : vêtement s’ouvrant par l’avant
  • Raspotitsa : époque pendant laquelle la neige recouvre la steppe; «absence de route», littéralement
  • Rota : unité militaire ; Kossars, Streltsis, Archers Montés ou Cavaliers Ailés
  • Rubakha : chemise ample descendant jusqu’aux chevilles, portée par les hommes ou comme sous-vêtement par les femmes
  • Samogon : alcool de contrebande de piètre qualité
  • Stanitsa : communauté Kislevite de taille respectable, levant au moins une rota d’archers montés, de Kossars, de Streltsis ou de Cavaliers Ailés par an (pluriel : Stanitsy)
  • Svolich : insulte au sujet des ascendants douteux ou de la lignée inférieure d’un individu
  • Swinia : cochon ou personne détestable qui ne respecte pas les traditions
  • Szlachta : tiré du Reikspiel adelsgeschlecht, synonyme de noblesse
  • Tirsa : petit village
  • Urtza : cycle de quatre années du calendrier Ungol
  • Venet : coiffe raffinée portée par les jeunes filles
  • Yésaül : intendant d’un ataman
  • Yourte : tente facilement transportable en perches de bois et peaux animales. Les modèles les plus petits sont souvent simples et d’une imperméabilité parfois douteuse. Les yourtes plus grandes, certaines pouvant accueillir une famille entière de nomades, présentent des flancs verticaux et un toit conique
  • Zal : lieu de rassemblement principal du village
  • Zza : de l’au-delà ; surtout employé pour évoquer l’origine des maraudeurs du Chaos, pour éviter de prononcer le nom de leur royaume

Source

  • Warhammer JdR v2 - La Reine des Glaces
  1. Gav Thorpe, Slaves to Darkness 1 : The Claws of Chaos, Black Library, 2002