Karl Franz Ascendant, l’Empereur Restauré : Différence entre versions

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L’esprit de Karl Franz était consumé par la frustration en songeant que ses troupes se trouvaient à des milles de là, privées de sa présence. Au lieu de leur donner espoir, il avait abandonné ses hommes, qui subodoreraient qu’il avait péri au combat. C’était une pensée bouleversante, mais Karl Franz n’avait pas le choix. Alors qu’il se faufilait dans les bois, il abattit les bandes ennemies envoyées pour le retrouver, cheminant lentement mais sûrement vers l’ouest, vers son trône. Ignorant le sort de ses armées, mais espérant que Huss, Schwarzhelm et Valten les préserveraient, l’Empereur entamant son périple laborieux vers Altdorf, accompagné d’un Griffe Mortelle boîteux. Le temps jouait contre lui, car si la nouvelle de sa chute se répandait, l’Empire s’effriterait sous l’effet de la division des Comtes Électeurs qui avaient toujours cherché à le dominer.
 
L’esprit de Karl Franz était consumé par la frustration en songeant que ses troupes se trouvaient à des milles de là, privées de sa présence. Au lieu de leur donner espoir, il avait abandonné ses hommes, qui subodoreraient qu’il avait péri au combat. C’était une pensée bouleversante, mais Karl Franz n’avait pas le choix. Alors qu’il se faufilait dans les bois, il abattit les bandes ennemies envoyées pour le retrouver, cheminant lentement mais sûrement vers l’ouest, vers son trône. Ignorant le sort de ses armées, mais espérant que Huss, Schwarzhelm et Valten les préserveraient, l’Empereur entamant son périple laborieux vers Altdorf, accompagné d’un Griffe Mortelle boîteux. Le temps jouait contre lui, car si la nouvelle de sa chute se répandait, l’Empire s’effriterait sous l’effet de la division des Comtes Électeurs qui avaient toujours cherché à le dominer.
  
Karl Franz n’était pas seul à redouter une telle scission. Le Reiksmarshal Kurt Helborg, un homme doué d’un intellect aussi acéré que sa lame, savait qu’avec la disparition - ou pire - de Karl Franz, l’Empire était sur le fil du rasoir. Il réquisitionna le [[Pégase]] de '''Janosch Feldtstiel''', un de ses officiers subordonnés, et consentit un immense sacrifice pour un homme issu de la noblesse d’épée. Jurant de voir l’Empire l’emporter quel qu’en fût le coût, il laissa le commandement des armées à Schwarzhelm, son rival de toujours, et s’envola pour [[Altdorf]]. Toutefois, Helborg était un guerrier, pas un homme d’état, et son habileté à la cour apparut comme émoussée comparée à la diplomatie aiguisée avec laquelle Karl Franz gouvernait.
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Karl Franz n’était pas seul à redouter une telle scission. Le [[Reiksmarshall]] Kurt Helborg, un homme doué d’un intellect aussi acéré que sa lame, savait qu’avec la disparition - ou pire - de Karl Franz, l’Empire était sur le fil du rasoir. Il réquisitionna le [[Pégase]] de '''Janosch Feldtstiel''', un de ses officiers subordonnés, et consentit un immense sacrifice pour un homme issu de la noblesse d’épée. Jurant de voir l’Empire l’emporter quel qu’en fût le coût, il laissa le commandement des armées à Schwarzhelm, son rival de toujours, et s’envola pour [[Altdorf]]. Toutefois, Helborg était un guerrier, pas un homme d’état, et son habileté à la cour apparut comme émoussée comparée à la diplomatie aiguisée avec laquelle Karl Franz gouvernait.
  
 
Pendant ce temps, dans la Grande Forêt, l’Empereur suivait sans le savoir un chemin à peu près parallèle à celui de ses armées qui retournaient à Altdorf. La guerre dans l’est avait connu une conclusion victorieuse, encore que le prix en vies humaines fût exorbitant. Ludwig Schwarzhelm et Kurt Helborg envoyèrent tous deux des équipes de secours à la recherche de l’Empereur, archers et chasseurs bravant les embuscades en ratissant routes et sentiers.
 
Pendant ce temps, dans la Grande Forêt, l’Empereur suivait sans le savoir un chemin à peu près parallèle à celui de ses armées qui retournaient à Altdorf. La guerre dans l’est avait connu une conclusion victorieuse, encore que le prix en vies humaines fût exorbitant. Ludwig Schwarzhelm et Kurt Helborg envoyèrent tous deux des équipes de secours à la recherche de l’Empereur, archers et chasseurs bravant les embuscades en ratissant routes et sentiers.

Version actuelle datée du 13 juillet 2019 à 19:00

Karl Franz Ascendant, l’Empereur Restauré
Peu comprennent à quel point les liens qui préservent l’Empire de la dissolution sont fragiles. Le sujet est tabou, même à la cour impériale. Les cartographes sont tenus au secret, les prêtres obéissent font vœu de silence en ce domaine, et les Comtes Électeurs se garent de la terrible vérité en revêtant leur armure d’arrogance. Mais le fait est là : les cités de l’Empire ne sont que des îlots dans une mer de forêts hantées. Si les forces des ténèbres attaquaient en même temps, le monde des hommes serait totalement détruit. Seuls les règnes de fer des Empereurs Griffons assurent l’unité de la nation et la cohésion des provinces. Des siècles durant, la lignée de Karl Franz a engendré des hommes d’état capables de tenir ce rôle. Or, le dernier d’entre eux, l’incomparable Karl Franz, a disparu.

Lors des événements tumultueux de l’automne et de l’hiver 2524, l’Empereur Karl Franz emmena la majeure partie de ses bataillons pour aller renforcer les défenses de l’Empire à l’est du Talabecland. Dans l’ombre du Bastion Doré de Balthasar Gelt, les régiments disciplinés de Karl Franz s’employèrent à combattre les hordes d’adorateurs barbares du Chaos, d’infâmes Morts-Vivants et de Démons abjects. Luthor Huss, le Prophète de Sigmar, menait des osts de Flagellants contre les adversaires les plus terrifiants, au côté de son protégé Valten, un forgeron guerrier en qui beaucoup voyaient la réincarnation de Heldenhammer. L’Empereur nettoyait les cieux des monstres ailés avec son imposant Griffon, Griffe Mortelle, tandis que ses précieux officiers et fidèles champions Kurt Helborg et Ludwig Schwarzhelm dirigeaient les manœuvres des forces au sol contre les hordes de Nordiques. Les Grands Maîtres envoyèrent dans la mêlée toutes les colonnes de leurs Ordres de Chevalerie, chaque formation caparaçonnée abattant cinq fois son propre nombre, et Karl Franz prit lui-même la tête de la Reiksguard lors de la charge la plus glorieuse de toutes. La terre boueuse se teinta du sang des Nordiques, et l’espace d’un instant, il sembla que l’Empereur pourrait arracher la victoire.

Puis la tragédie survint. Alors qu’il coordonnait ses armées depuis les cieux, Karl Franz dut livrer un duel aérien contre l’épéiste Vampire Walach Harkon, le Dragon de Sang vêtu de plates fondant sur lui sur le dos d’une monstruosité sans nom, faite de chair morte et d’ailes en lambeaux. L’issue du combat eût été différente si Karl Franz avait eu Ghal Maraz, car jadis le marteau de Sigmar avait eu raison de Nagash lui-même. Mais l’Empereur avait confié l’artéfact à Valten afin d’asseoir la réputation de Heldenhammer ressuscité du jeune homme. Même si l’Empereur avait débuté son entraînement à l’escrime dès qu’il avait su marcher, et même s’il maniait une des puissantes reliques qu’étaient les légendaires Crocs Runiques, son adresse pâlit face à la maîtrise du seigneur Mort-Vivant. Le Vampire passa Karl Franz au fil de sa propre lame enchantée, blessant grièvement Griffe Mortelle au passage, et l’Empereur et sa monture plongèrent vers le sol, derrière les lignes des envahisseurs.

Miraculeusement, Karl Franz survécut à sa mésaventure. L’intervention de Griffe Mortelle le sauva - et c’était loin d’être la première fois - en se disloquant l’épaule pour amortir la chute de son cavalier. Une masse de chiens de Norsca fut sur Karl Franz en quelques secondes, et bien qu’il souffrît de plusieurs fractures et d’une plaie béante au thorax, il replongea dans la bataille. Le Croc Runique s’abattait et se plantait, le sang giclait en gerbes abondantes comme Karl Franz repoussait ses persécuteurs avec un rugissement. Griffe Mortelle reprit conscience, et les deux compagnons blessés claudiquèrent jusqu’à l’abri d’un bosquet voisin. Ils luttèrent encore contre des guerriers, des Trolls et des Enfants du Chaos, entre autres horreurs mutantes. Ils finirent par s’échapper dans les bois en profitant de la confusion générale et du couvert de la nuit.

L’esprit de Karl Franz était consumé par la frustration en songeant que ses troupes se trouvaient à des milles de là, privées de sa présence. Au lieu de leur donner espoir, il avait abandonné ses hommes, qui subodoreraient qu’il avait péri au combat. C’était une pensée bouleversante, mais Karl Franz n’avait pas le choix. Alors qu’il se faufilait dans les bois, il abattit les bandes ennemies envoyées pour le retrouver, cheminant lentement mais sûrement vers l’ouest, vers son trône. Ignorant le sort de ses armées, mais espérant que Huss, Schwarzhelm et Valten les préserveraient, l’Empereur entamant son périple laborieux vers Altdorf, accompagné d’un Griffe Mortelle boîteux. Le temps jouait contre lui, car si la nouvelle de sa chute se répandait, l’Empire s’effriterait sous l’effet de la division des Comtes Électeurs qui avaient toujours cherché à le dominer.

Karl Franz n’était pas seul à redouter une telle scission. Le Reiksmarshall Kurt Helborg, un homme doué d’un intellect aussi acéré que sa lame, savait qu’avec la disparition - ou pire - de Karl Franz, l’Empire était sur le fil du rasoir. Il réquisitionna le Pégase de Janosch Feldtstiel, un de ses officiers subordonnés, et consentit un immense sacrifice pour un homme issu de la noblesse d’épée. Jurant de voir l’Empire l’emporter quel qu’en fût le coût, il laissa le commandement des armées à Schwarzhelm, son rival de toujours, et s’envola pour Altdorf. Toutefois, Helborg était un guerrier, pas un homme d’état, et son habileté à la cour apparut comme émoussée comparée à la diplomatie aiguisée avec laquelle Karl Franz gouvernait.

Pendant ce temps, dans la Grande Forêt, l’Empereur suivait sans le savoir un chemin à peu près parallèle à celui de ses armées qui retournaient à Altdorf. La guerre dans l’est avait connu une conclusion victorieuse, encore que le prix en vies humaines fût exorbitant. Ludwig Schwarzhelm et Kurt Helborg envoyèrent tous deux des équipes de secours à la recherche de l’Empereur, archers et chasseurs bravant les embuscades en ratissant routes et sentiers.

Près d’un an passa avant qu’on retrouve Karl Franz - non par un agent quelconque de la couronne, mais par le Patriarche Suprême élu à la suite de la disgrâce du traître Balthasar Gelt. Gregor Martak, un Sorcier d’Ambre aux capacités hors pair, entendit parler d’un homme et d’une grande bête blessée, dotée d’une tête d’aigle et d’un corps de lion, qui traversaient l’Empire. Martak se hâta de partir à leur rencontre, et effectivement, il trouva Karl Franz qui se traînait péniblement en direction de la capitale. Martak soigna Griffe Mortelle et fit de son mieux pour panser les blessures de l’Empereur. Les deux héros revinrent à Altdorf, juste à temps, car les forces du Chaos n’étaient pas restées inactives, et les mâchoires d’un piège gigantesque se refermaient rapidement. Ce fut le retour opportun de Karl Franz qui sauva la cité de la destruction. Néanmoins, dans son for intérieur, l’Empereur croit que ce n’est pas lui qui a sauvé l’Empire, mais une puissance magique, d’origine divine, dont il a été l’instrument et qui continue de le fortifier…

Source

  • La Fin des Temps - Glottkin