Guerriers du Chaos

De La Bibliothèque Impériale
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Les Guerriers du Chaos raffolent des combats sanglants, où ils peuvent massacrer les meilleurs combattants adverses, car ils ont été améliorés par les énergies du Chaos, et nourris par les carnages et les bains de sang.
Dans les Désolations du Chaos, tous les hommes vénèrent l’une ou l’autre des Puissances de la Ruine, mais bien que leurs vies soient rudes et le sang souvent versé, même le plus belliqueux des Maraudeurs peut jouir de temps à autres du repos du Guerrier dans les bras d’une femme en éclusant une corne d’hydromel. Toutefois, certains hommes d’une tribu ressentent plus que les autres l’appel du Chaos, et ils abandonnent les futilités que sont le confort, la chaleur d’un feu et l’amour. Ils deviennent des Guerriers du Chaos, échangeant leur humanité contre une vie de batailles au nom de leurs Dieux.

Pour attirer le regard bienveillant de leurs maîtres, ces combattants rejoignent des bandes chaotiques. Un Guerrier du Chaos n’a pas besoin de manger, de boire ou de dormir, car il est nourri par les carnages qu’il provoque. Sa demeure est sous le ciel froid et implacable. Sa couche est l’Armure du Chaos ouvragée qui recouvre sa peau. Il n’a d’autre famille que les compagnons qui marchent à ses côtés, et tous sont aussi dérangés et sanguinaires que lui. Son épée est sa maîtresse, et chacune de ses victimes est l’assouvissement de ses pulsions violentes. Les Guerriers du Chaos ne sont plus vraiment humain, ils sont des armes vivantes, aiguisés à la perfection pour les tâches sanglantes auxquelles ils sont voués, et en tant que tels, ils acceptent une vie de carnage et de violence en échange d’une chance d’obtenir les faveurs des Dieux. De telles faveurs, une fois accordées, ne sont pas toujours les bienvenues, car les Dieux du Chaos sont inconstants et inhumains et leurs cadeaux prennent souvent la forme de grossières difformités physiques.

La majorité des Guerriers du Chaos provient des tribus de Maraudeurs mais certains d’entre eux sont d’une toute autre extraction. Des rangs de l’armées impériales, de Kislev ou même de Bretonnie viennent des nobles blasés en quête de divertissement, d’aventure et de gloire. D’autres sont des marginaux et des parias : des brigands, des bandits et des hommes ruinés qui n’ont plus rien d’autre vers quoi se tourner. Le sentiment d’appartenance est agréable, même quand on doit le payer de son âme.

Lorsqu’un homme vend son âme au Chaos de cette façon, il devient une icône de peur et de respect pour le reste de sa tribu. Et les autres combattants ont raison de le craindre, car sa force est décuplé et son corps devient aussi dur que le chêne. Il porte aussi les stigmates de son allégeance : ses yeux peuvent devenir aussi noir que le charbon ou aussi brillant que les flammes, des ébauches de cornes peuvent pousser sous sa peau, ou la puanteur du soufre accompagner chacun de ses pas. Il mesurera un pied de plus que ceux qu’ils avait coutume d’appeler ses frères, et n’aura que du mépris pour les faibles et les lâches. La valeur martiale de chaque Guerrier du Chaos vaut celle de dix hommes ordinaires.

Les Guerriers du Chaos sont des combattants silencieux et impavide, capable de cheminer pendant des semaines sans se fatiguer à travers le blizzard le plus mordant ou à travers la forêt la plus impénétrable. Toutefois, quand ils se battent, ils deviennent des êtres tonitruants et implacables, les flèches et les carreaux rebondissent sans effets sur leurs armures infernales tandis qu’ils s’enfoncent dans les rangs de l’ennemi. Les pointes des lances et les lames des hallebardes sont déviées par leurs cuirasses, que le sang de leurs adversaires éclaboussent lorsqu’ils lèvent et abattent leurs armes avec une rage méthodique.

Chaque Guerrier du Chaos prie pour que son Dieu le choisisse un jour afin d’en faire un Élu, ou même l’un de ses Champions. En tant que tel, il recevra de nouveaux dons et peut-être même un jour l’ultime récompense : l’élévation au rang de Démon immortel. Il n’est en effet rien qu’un Dieu ne puisse faire, et il n’est pas de vœu qu’il ne puisse exaucer.

Guerriers de Nurgle[modifier]

Une puanteur insupportable annonce l'approche de ces puissants champions du Seigneur de la Peste. Ils sont vêtus d'une armure rouillée, ornés de têtes d'ennemis vaincus, et leurs casques portent souvent de grandes cornes flétries, imitant celles du Seigneur de la Peste. Certains possèdent de viles mutations : un tentacule visqueux, ou une gelée translucide qui révèle leurs organes internes en décomposition. Parfois, la chair corpulente de leur corps se déverse des ruines de leur armure. Ce sont des combattants mortels, imperméables à la douleur, qui continuent à se battre malgré les blessures les plus horribles.[1]

Guerriers de Slaanesh[modifier]

Les guerriers du Chaos dédiés au Prince Noir du Chaos sont considérés par les habitants du Nord comme des avatars ambulants de leur dieu. Leurs corps sont revêtus de l'armure du Chaos qui leur a été offerte par leur mécène déchu et sont soudés à leur peau dans une hideuse union symbiotique. Beaucoup laissent à nu des parties de leur peau pâle, comme pour titiller leurs adversaires par l'illusion de la faiblesse, l'invitant à tenter de frapper ce point faible imaginaire. Les guerriers du chaos de Slaanesh marchent vraiment sur le chemin de la damnation et de l'excès et les plus forts sont destinés à devenir de puissants champions. Consumés par leurs propres sombres passions, ils semblent distants et autres qu'humains. Leurs disciples baignent dans cette gloire de l'autre monde, poussés par la nécessité d'obtenir l'approbation du maître pour commettre de nouvelles atrocités. Les ennemis sont souvent frappés de mutisme à la vue des champions de Slaneesh, incapables de lever un bouclier pour parer le coup qui les condamne.[2]

Guerriers de Tzeentch[modifier]

Les Guerriers du chaos de Tzeentch sont très individualistes et ne se ressemblent pas. La plaque d'armure et le bouclier d'un Guerrier du Chaos peuvent être gravés de signes aux motifs complexes qui rayonnent de puissance brute, ou s'écoulent avec des yeux clignotants ou des bouches charnues, ou peut-être sont-ils inscrits d'un minuscule texte obscur, faisant littéralement du porteur un grimoire ambulant.

Les cornes de son casque peuvent se tordre pour former le symbole de son maître, et un arc-en-ciel de lumière peut briller sur sa visière. Des mutations ravagent sa chair, son armure du Chaos fond et se reforme autour de tout appendice supplémentaire qui jaillit de son corps. Certains Guerriers du Chaos de Tzeentch sont des lanceurs de sorts accomplis, ce qui en fait des ennemis mortels et imprévisibles.[3]

Guerriers de Khorne[modifier]

Les spécialistes de l'histoire des démons débattent sans fin de la question, mais certains spéculent que Khorne est le plus puissant de tous les dieux du Chaos, du moins à l'époque actuelle. Certains vont même jusqu'à affirmer qu'il a peut-être été moins puissant que le sorcier Tzeentch, mais cette époque est révolue depuis longtemps et aucun autre pouvoir ne semble aujourd'hui éclipser celui du dieu du sang. Parmi les sauvages Norses, les Kurgans ou les Hungs, il n'y a guère de tribu dont les guerriers n'incluent pas ceux qui honorent le Dieu du Sang. Ils le connaissent sous de nombreux noms, comme Kharnath, Khorghar ou Akhar, et sous une centaine de noms honorifiques, comme celui du Seigneur des Batailles ou du Maître du Trône de Crâne.

Khorne est la rage incarnée et son appréciation de la force et des prouesses guerrières, ainsi que les récompenses qu'il offre à ceux qui massacrent en son nom, font de lui un dieu populaire parmi les guerriers sauvages des terres du Nord. Le mode de vie des sociétés de maraudeurs dans des endroits tels que le Pays des Trolls ou les steppes sauvages s'accorde parfaitement avec le comportement que le dieu du sang attend de ses adeptes. Ceux qui choisissent de vénérer Khorne considèrent simplement son patronage comme une considération pratique, et c'est ainsi qu'il faut souvent commencer, car ceux qui rendent hommage à leur redoutable seigneur se trouvent rapidement bénis avec force et férocité. Cependant, chaque fidèle de Khorne se trouve sur la voie d'une soif de sang dévorante à laquelle seuls les plus forts peuvent résister, et que seuls les meilleurs peuvent espérer assouvir.

Les guerriers de Khorne montrent leur dévotion à travers leurs vétements, préférant les couleurs du dieu du sang, le rouge, le noir et le laiton. Ses guerriers renoncent souvent à l'utilisation de boucliers au profit d'une arme supplémentaire ou d'une massive arme à deux mains, pour mieux verser le sang au nom du Dieu du Sang. Leurs bannières sont des icônes en cuivre, décorées de parties de corps démembrés et trempés dans du sang. Elles arborent la rune du crâne de Khorne sur leurs étendards et sont estampées sur leurs cuirasses.

Il n'y a pas de temple connu de Khorne, et son culte est accompagné de peu de cérémonie. Les champs de bataille et les lieux de massacres sont considérés comme ses lieux saints, et la seule prière que ses disciples prononcent est de crier "Du sang pour le Dieu de sang" lorsqu'ils se lancent dans la bataille.

Les guerriers de Khorne considèrent qu'un jour sans massacre est un jour perdu. Une armée qui contient de nombreuses troupes dévouées au Dieu du Sang doit régulièrement se trouver de nouveaux ennemis, car chaque jour qui passe sans effusion de sang voit la tension monter dans les rangs. Sans objectif clair ni promesse de nouvelles batailles, les guerriers de Khorne peuvent même se retourner contre leurs alliés ou les uns contre les autres afin d'étancher leur soif de violence.[4]

Sources[modifier]

  • Livre d’Armée des Royaumes du Chaos v5
  • Livre d’Armée des Guerriers du Chaos, V7
  1. Warhammer RPG v3 - Liber Infectus : The Book of Plague (traduit par un ostlandais égaré)
  2. Warhammer RPG v3 - Liber Ecstatica : The Book of Pleasure (traduit par un ostlandais égaré)
  3. Warhammer RPG v3 - Liber Mutatis : The book of Change (traduit par un ostlandais égaré)
  4. Warhammer RPG v3 - Liber Carnagia : The Book of Blood (traduit par un ostlandais égaré)