Duché de Gisoreux

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Blason de Gisoreux
« Nous sommes tous Gisorois, et c’est notre diversité qui fait notre force. »
- Duc Hagen, dans un discours prononcé devant les Gisorois du nord durant lequel il les encourageait à abandonner la pratique barbare des mariages simulés de la Fête du Lis.


Le duché de Gisoreux est divisé en quatre zones géographiques. La première, la plaine de Gisoreux, est en réalité une région pastorale, très vallonnée. Elle comprend la ville de Gisoreux et s’étend entre la Grismerie, la Forêt d’Arden, les Sœurs Pâles et les Montagnes Grises. Un peu plus de la moitié de la population du duché vit dans cette petite région.

La deuxième région est le Gisoreux du nord. Ces terres, situées entre la Sannez et les Sœurs Pâles, sont essentiellement constituées de pâturages, mais comportent une considérable étendue de terres cultivées le long du lit de La Sannez. Elles faisaient partie de la Forêt d’Arden mais furent défrichées durant un millénaire par la famille de l’actuel dirigeant de la région, le Comte Baldhelm d’Harran. Ce processus se poursuit vers le sud-ouest de la région. Le Gisoreux du nord abrite près d’un quart de la population.

La troisième région est la forêt d’Arden. Les zones situées au sud et à l’est du fleuve sont relativement civilisées. Les routes qui relient les villages sont surveillées par les nobles du cru, ou au moins par leurs Hommes d'Armes, et les voyages n’y sont pas plus périlleux que sur les autres voies du Vieux Monde. Les villages disposent de palissades, mais les bonnes années, ils n’ont à essuyer aucune attaque. D’un autre côté, personne ne quitte les zones défrichées de la forêt sans avoir une bonne raison, et ceux qui le font reviennent rarement.

Au nord du fleuve, là où la forêt grimpe le long des Sœurs Pâles, les choses sont bien différentes. Aucun village fondé ici n’a survécu plus d’un an. Récemment, les Seigneurs Bretonniens ont même abandonné toute tentative. Les habitants humains sont tous nomades et on ne trouve aucune route plus large qu’un simple sentier. Les arbres de la région sont particulièrement vieux, grands et beaux, ce qui amène parfois les nobles à organiser des campagnes d’abattage. Parfois, les bûcherons réussissent à ramener un arbre ou deux. La plupart du temps, ils disparaissent tout simplement.

La dernière région du duché est couverte de montagnes, divisée entre les Sœurs Pâles à l’ouest et les Montagnes Grises à l’est. Les deux chaînes sont bien distinctes. Les Sœurs Pâles sont des montagnes de pierre blanche, composées de sommets arrondis, de falaises à pic et de nombreuses vallées encaissées. Toutefois, l’accès à ces vallées est difficile et il faut souvent gravir des falaises pour s’y rendre. Les Montagnes Grises sont faites de roche gris sombre et caractérisées par leur terrain accidenté. Les sommets et les arêtes sont étroits, tout comme les nombreux cols. Par conséquent, il y a plus d’habitants dans les Sœurs Pâles que dans les Montagnes Grises.

Les Habitants[modifier]

Le Gisorieux
« Tant de différences : il est facile pour le Chaos de s’y dissimuler. Ces gens ont beaucoup à apprendre. »
- Ermengarde de Krungenheim, Chasseuse de Sorcières

Les habitants de la province de Gisoreux sont aussi divisés que leur patrie. La plaine de Gisoreux est le cœur du duché et c’est à ses habitants que pensent la plupart des étrangers quand ils évoquent la région. Les Gisorois sont des gens amicaux, qui accueillent poliment même les plus complets étrangers, et bien des habitants offrent à manger à ceux qu’ils rencontrent. Toutefois, leur prodigalité a ses limites. Après un repas et une nuit passée gracieusement, on attend des visiteurs qu’ils payent en retour tout surplus de générosité. Les gredins rusés que les voyages ne rebutent pas s’arrangent pour profiter des largesses des Gisorois pendant des années, mais bien plus nombreux sont ceux qui sont percés à jour et finissent par être méprisés de tous.

Ces coutumes s’étendent jusqu’aux régions les plus civilisées de la Forêt d’Arden, mais là, les nouveaux arrivants sont censés prendre un bain dès le début de leur visite. Ils sont surveillés durant leurs ablutions par des villageois armés. Le bain est offert gracieusement, les gardes ne sont là que pour la sécurité de l’invité, et le fait qu’il soit impossible de cacher la plupart des mutations quand on est nu comme un ver n’est que pure coïncidence. Les séduisantes jeunes femmes en visite trouveront de très nombreux hommes qui les protègeront volontiers pendant leur toilette. Les femmes qui se font passer pour des hommes découvriront que les habitants de la région ne prêtent généralement pas attention à ce genre de détails.

Les nomades de la forêt sont généralement des chasseurs et des trappeurs, et ils viennent régulièrement faire du commerce dans les villages qui bordent la région. La plupart se rendent à la ville de Gisoreux au moins une fois tous les deux ou trois ans, car ils ont des contacts occasionnels avec les villages isolés de l’Artenois et ne veulent pas devenir comme leurs habitants. Ils gardent un œil sur les hommes-bêtes et les autres monstres, et envoient des coureurs avertir les villages en cas d’attaque. Par conséquent, presque aucun autre Gisorois n’entretient de préjugés à leur égard.

Dans les vallées des Sœurs Pâles, les habitants se groupent en petites communautés. Étant donné l’aspect labyrinthique de la région et ses hivers redoutables, peu de gens ont les moyens ou même l’envie de quitter leurs petites demeures de pierre. Rares sont ceux qui connaissent les autres habitants de ces montagnes, sans compter ceux du reste du monde. En raison de cet isolement, chaque communauté a des coutumes qui lui sont propres, bien que la menace des Peaux-Vertes et du Chaos force tous les villages à se concentrer sur la défense.

On trouve des habitants humains dans les Montagnes Grises, mais en Gisoreux, ces hauteurs sont trop déchiquetées et infestées de monstres pour que de réelles communautés s’y installent. La plupart de ceux qui vivent là sont des nomades solitaires, bien qu’on les trouve occasionnellement par familles entières. Ils vivent de la chasse et en guidant les voyageurs dans les montagnes. Quelques rares nobles ont des terres dans la plaine de Gisoreux et des forteresses dans les montagnes, ainsi que la responsabilité de les défendre contre les monstres. En bien des endroits, ils peuvent tout juste entretenir et approvisionner leur forteresse, mais les nobles situés le long de la trouée de Gisoreux sont fiers de la rendre aussi sûre pour les voyageurs que n’importe quelle autre route.

La politique interne du duché a récemment été bouleversée. Pendant des siècles, le Gisoreux du nord était essentiellement coupé du Duc au sud, ce qui permettait aux Comtes d’Harran de gérer les choses à leur manière. Ils s’habituèrent à cette indépendance de fait et quand le Duc Hagen décida de s’installer en Couronne pour y passer la majeure partie du temps, ce fut un choc. Désormais, le Duc peut aisément gérer le Gisoreux du nord et c’est dans la plaine qu’il doit compter sur son intendant. L’intransigeance du Duc en matière de vertu personnelle n’arrange rien : il continue à s’insurger contre des pratiques qu’il juge inacceptables, mais que les habitants du Gisoreux du nord perpétuent depuis des générations.

Les habitants du Gisoreux, comme ceux de tous les duchés qui jouxtent cet endroit maudit, aimeraient que le Moussillon soit envahi et nettoyé. Cependant, leurs relations avec le Duché de Bastogne sont également tendues. Les nobles de la plaine de Gisoreux ont affronté à de nombreuses reprises les seigneurs Bastognois pour étendre leurs domaines au-delà du fleuve. Depuis que le Duc Hagen s’est établi dans le nord, ces seigneurs se sont montrés prêts à prêter serment d’allégeance au Duc de Bastogne pour obtenir des terres dans son duché. Par conséquent, un certain nombre de seigneurs Gisorois disposent également de terres en Bastogne, ce qui rend les relations entre les duchés d’autant plus complexes.

Expressions du Gisoreux

  • « Il a traversé le fleuve » : il a pris une décision irrévocable. La plupart des cours d’eau du Gisoreux constituent des frontières importantes.
  • « Il a un cheval rouge et un cochon noir » : il vit dans la misère la plus crasse. Issue d’une légende très populaire il y a deux siècles. Aujourd’hui, seuls les érudits la connaissent encore.
  • « Un visiteur d’hiver » : un événement complètement inattendu. Expression originaire de la région des Sœurs Pâles.

Sites Notables[modifier]

« Un endroit idéal pour travailler. Les aubergistes vous y accueillent à bras ouverts, et non pas comme un simple porteur qui amène des clients par hasard. Si la plupart des itinéraires ne passaient pas par la forêt, je travaillerais tout le temps là-bas. »
- Eldegar de Busreq, Cocher

Source[modifier]

  • Warhammer JdR : Les Chevaliers du Graal