Duché de Couronne

De La Bibliothèque Impériale
Révision datée du 27 février 2019 à 19:47 par Un ostlandais égaré (discussion | contributions)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Blason de Couronne
« Leurs chevaux sont superbes. Mais ils ne sont quand même pas aussi bons qu’ils le croient. Achetez-les à L'Anguille, le prix sera plus raisonnable. »
- Wolfgang von Ilsbach, marchand Impérial


La Couronne est l’un des plus vastes duchés et le schisme qui la déchire lui confère un statut unique. Elle est située au nord de la Sannez, autour d’un cap qui se jette dans la Mer du Chaos. Les marches de la Couronne s’étendent vers l’est, bordant les Montagnes Grises jusqu’à la frontière plus ou moins définie du Pays Perdu.

La Couronne est essentiellement composée de terres arables, avec quelques régions pastorales dans le sud et à l’est à mesure qu’on s’approche des Sœurs Pâles et des Montagnes Grises. Sa côte est déchiquetée et mal adaptée au commerce, constamment battue par les tempêtes de la Mer du Chaos. Elle est également sujette aux fréquents raids des Norses, qu’il s’agisse de serviteurs du Chaos ou simplement de barbares. Les villages côtiers sont toujours protégés au moins par une palissade, ceux qui sont dépourvus des défenses les plus élémentaires ne survivant pas à une saison de pillages.

Les Marches de la Couronne comprennent les avancées septentrionales des Montagnes Grises et de vastes étendues de plaines qui sont trop arides pour la plupart des cultures. Par conséquent, les habitants des Marches sont les meilleurs éleveurs de chevaux de Bretonnie, ce qui n’est pas peu dire quand on considère la qualité des autres éleveurs.

Les Marches sont harcelées par les Peaux-Vertes venues des Montagnes Grises, lesquelles poussent leurs raids jusqu’au sud-est de la Couronne elle-même. Ces Orques sont montés sur d’étranges chevaux carnivores qui semblent capables de galoper aussi bien dans les montagnes que dans les plaines. Les Couronnois ne savent pas d’où viennent ces créatures et toutes les tentatives visant à les capturer, les dompter ou les pousser à se reproduire ont débouché sur de lamentables échecs.


Les Habitants[modifier]

Le Couronne
« Ils ne peuvent supporter la simple pensée qu’il existe une créature ressemblant vaguement à un cheval qu’ils ne puissent monter. »
- Marietta, mercenaire Tiléenne

Malgré les rumeurs qui prétendent le contraire, les Couronnois ne naissent pas sur une selle. Quelques femmes ont tenté l’expérience, mais cela semble physiquement impossible.Toutefois, ils sont initiés à l’équitation avant d’apprendre à marcher et ils la pratiquent tout le reste de leur vie. Les Couronnois sont sans conteste les meilleurs cavaliers de Bretonnie.

De plus, presque tous portent un grand intérêt aux chevaux et ont de vastes connaissances en la matière. Le meilleur ami de beaucoup de Couronnois est leur cheval. On dit qu’un Brionnois peut vous combattre jusqu’à la mort pour sa femme et vous prêter son cheval, tandis que pour un Couronnois, c’est exactement le contraire. (C’est tout à fait faux, du reste : les Chevaliers Brionnois ne prêtent leurs chevaux à personne.)

Les Couronnois détestent marcher quand ils peuvent prendre leur cheval à la place. C’est vrai aussi des paysans : la tradition d’élevage implique que la plupart d’entre eux disposent d’un cheval, même s’ils n’en sont pas officiellement les propriétaires. La plupart des Couronnois veulent le meilleur cheval possible et il n’est pas rare de voir de nobles dames délicates chevaucher des destriers. Elles affirment qu’elles se sentent en sécurité sur ces énormes créatures et il se peut qu’elles soient amenées à les monter au champ de bataille. Cependant, en temps normal, elles s’en servent uniquement pour faire l’aller-retour jusqu’au marché, quand bien même celui-ci se tient juste aux portes du château. Certains Couronnois commencent à penser que se servir d’un cheval pour de simples trajets entre le foyer et le marché est indécent, et s’en vont donc chercher l’aventure ailleurs. Les Chevaliers Errants veulent naturellement faire étalage de leurs talents en équitation.

Toutefois, nombre d’aventuriers couronnois détestent les chevaux ou y sont même allergiques. Tout à fait incapables de s’adapter à la vie dans leur patrie, ils l’ont quittée pour aller à la rencontre de gens qui ne sont pas obsédés par les chevaux.

Cette obsession des Couronnois fait de l’élevage et des courses de chevaux un élément primordial de leur culture et même de leur politique. Les machinations visant à affaiblir les chevaux d’un rival ne sont pas rares et les vendettas qu’elles suscitent sont légion. En été, le calendrier de la cour se calque sur le rythme des courses importantes et même le Roy assiste à la plupart d’entre elles.Toutefois, contrairement à la plupart des Couronnois, le Roy Louen pense que ses devoirs de monarque sont plus importants que de regarder courir une dizaine de chevaux.

La politique de la Couronne tourne essentiellement autour des querelles mesquines suscitées par les chevaux. L’exception principale concerne la Marche de la Couronne. Le Comte Adalbert, Seigneur de la Marche, est un vassal du Duc. Il préférerait de loin être un vassal direct du Roy. Comme ces deux postes sont occupés par la même personne, il pense que le moment est particulièrement opportun pour présenter ses doléances. Le Roy, lui, craint d’accorder à un seigneur aussi puissant l’indépendance d’un Duc.

Expressions de Couronne[modifier]

  • « Comme caparaçon sur un palefroi » : se dit de quelque chose de coûteux gaspillé par quelqu’un qui n’en a pas l’utilité. (Un palefroi est un petit cheval de selle qu’utilisent les dames.)
  • « La selle et tout le harnachement » : la meilleure tenue.
  • « Il ne ferait pas la différence entre un Orque et un fer à cheval » : Il est complètement saoul ou stupide (ou les deux).


Sites Notables[modifier]

Source[modifier]

  • Warhammer JdR - Les Chevaliers du Graal