Chevaliers de la Rose Noire

De La Bibliothèque Impériale
« J'ai senti le tremblement de terre et les piques s'agglutiner au fur et à mesure que les vibrations se renforçaient. De l'autre côté de la colline venait l'Ordre de la Rose Noire, qui se dirigeait droit vers un mur de lames. Nous n'arrivions pas à y croire : c'était du suicide que de charger à cheval des piques de front, mais ils étaient là, en pleine pente, avec leurs lances abaissées. Je n'ai jamais eu aussi peur. C'était comme faire face à des dieux vêtus de métal, pas un pouce de chair n'était visible. On a laissé tomber les piques et on s'est dispersés. Qui ne le ferait pas ? »
- Un soldat anonyme à la bataille du Champ de Guildfried, où l'Ordre de la Rose Noire a mis en déroute une phalange de deux mille hommes. [1]

Les Chevaliers de la Rose Noire sont un Ordre de Chevalerie fondé au Wissenland pendant l'épisode de la Peste Noire par un ancien Reiksknecht. L’ordre se considérant trop pauvre pour avoir un Grand Maître, ce fondateur était le Capitaine Aldinger. Après avoir fait campagne sans relâche pour libérer Pfeildorf des Skavens, ils rejoignirent l’armée de Mandred von Zelt au Stirland pour combattre Vanhal, et participèrent ensuite au reste de sa campagne. Ils étaient alors environ trois douzaines.[2]

A la bataille de la Talabec, en 1360, cet ordre, alors fort d’une centaine de membres, servit de garde du corps à Ottilia du Talabecland, comme il l’avait déjà fait dans le passé. Ils étaient alors réputés dans tout le pays. Recrutés parmi les meilleurs guerriers de la province, leurs rangs étaient toujours maintenus à cent hommes. C'était un grand honneur d'être choisi, et chaque homme était payé et équipé aux frais de la province. Chaque chevalier apportait avec lui son expertise et ses connaissances du combat pour enseigner à ses compatriotes. De cette façon, les prouesses de combat des hommes étaient complètes et uniques. C'était le devoir juré du chevalier de rester avec la comtesse et de la protéger du mal.[1]

L'ordre a perdu en taille et s'est effondré au cours des ans.[3] Il a été fondé pendant l'époque des Trois Empereurs en tant que garde du corps de l'un des prétendants au trône, le Comte Électeur du Stirland. Les chevaliers ont une longue histoire jalonnée d'épisodes plus ou moins reluisants, ayant changé d'allégeance pas moins de trois fois au cours de la guerre civile. Bien qu'ils portent encore aujourd'hui l'emblème de leur fondateur, leur loyauté va d'un noble à l'autre. En effet, les Grands Maîtres de la Rose Noire ont la réputation d'être des intrigants politiques qui savent mettre à profit leur puissance militaire pour arriver à leurs fins.[4]

Cet ordre nimbé de mystères a pour devise Ne craignez pas la mort. Les chevaliers arborent des symboles associés à Morr, le dieu de la mort.[3] Ils sont tous vêtus d'armure de plaques au métal noirci d’une couleur terne et fuligineuse, à l'exception de leurs gantelets qui sont rouges, signifiant le sang versé de leurs ennemis. Aussi frappante que soit l'armure noire, ce sont les masques macabres que portent chacun des cavaliers qui les rendent si remarquables. Les masques d'acier de leurs casques sont moulés en forme de crânes lugubres.[2] Ils portent de lourdes lances, des masses, des épées et des boucliers en forme de cerf-volant ornés d'une rose et d'épines entrelacées autour d'un cœur ensanglanté. Ce qui rend les chevaliers uniques, c'est l'armure de leurs chevaux. Le caparaçon des destriers suggère l'affiliation de l'ordre avec le dieu Morr : crânes, Morr lui-même et d'autres motifs sont prévalents. Un tel rappel de la mortalité d'un homme, associé à l'imagerie redoutable sur le caparaçon, est une vision terrifiante pour tout ennemi.[1]

Sources

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 The Empire at War
  2. 2,0 et 2,1 C.L. Werner, The Black Plague 3 : Wolf of Sigmar, Black Library, 2014
  3. 3,0 et 3,1 Uniform and Heraldry of the Empire
  4. White Dwarf France 138

Note: il y a deux histoires de la fondation de l'ordre: pendant la Peste Noire (1111) dans la majorité des sources, ou pendant l'âge des Trois Empereurs (1547-1979). Comme l'ordre a beaucoup varié en taille et en loyauté, on peut supposer qu'il a complètement disparu après 1360 pour être ensuite refondé par le souverain du Stirland.