Catégorie:Ordres Impériaux de Chevalerie

De La Bibliothèque Impériale
Les guerriers de sang noble de l’Empire combattent dans les Ordres de Chevalerie, des fraternités héroïques qui se lancent au combat sur le dos de chevaux de guerre bardés.

Les guerriers nobles de l’Empire n’ont point l’habitude de rejoindre l’armée régulière de leur province, car cela les contraindrait à se mêler aux soldats du rang. Ils choisissent de se battre au sein de l’un des Ordres Impériaux de Chevalerie, des confréries d’héroïques combattants qui chargent au combat sur de puissants destriers caparaçonnés. Juché sur leurs montures, leurs corps protégés par de brillantes armures de plates complètes forgés par les Nains et leurs bras armés des meilleurs aciers, ces chevaliers sont une inspiration pour tous. La vue de ces cavaliers lourds chargeant sur la plaine telle une déferlante de muscle et de métal dans un bruit de tonnerre est terrifiante, tout comme leur impact lorsqu’ils percutent leurs ennemis, et ceux qui ne sont pas empalés sur les pointes acérées de leurs lances de cavalerie finissent invariablement piétinés à mort sous les sabots dur comme l’acier de leurs montures. Demandez à un chevalier quelles sont ses armes et son armure préférées et il vous répondra certainement que sa foi est son bouclier, ses croyances son armure et sa vertu son épée. Bien évidemment, tout cela est purement théorique : en réalité, seuls les fanatiques montent au combat nus et désarmés, et rares sont les chevaliers qui se battent sans une armure lourde, un bouclier et différentes armes.

Afin de rejoindre l’un de ses Ordres, un noble doit renoncer à ses responsabilités féodales et passer un rite d’initiation strict et souvent difficile. Maints fils de la noblesse - souvent des puinés - choisissent de rejoindre l’un des nombreux Ordres disséminés à travers l’Empire. Ces derniers varient en taille, certains ne sont qu’une poignée de chevaliers et leurs membres appartiennent à la communauté locale, mais d’autres sont de grandes organisations avec des membres à travers tout le pays et dans de nombreuses principautés. Certains sont dédiés à la mémoire d’un héros des temps anciens, tandis que d’autres sont les templiers d’une divinité particulière, tels les zélés Chevaliers du Sang de Sigmar, réputés pour leur zèle. Chaque Ordre dispose d’une commanderie principale établie dans une cité ou une province, toutefois la plupart maintiennent des bases secondaires disséminées à travers tout l’Empire.

Les Ordres Impériaux de Chevalerie sont organisés selon une hiérarchie très stricte, chaque novice étant entraîné au maniement des armes et instruit dans le code strict de la Chevalerie jusqu’à ce qu’il soit jugé digne de devenir un chevalier à part entière. Puis, à mesure que le chevalier prouve sa valeur sur le champ de bataille, il pourra gravir les échelons au sein de son Ordre et se forger un nom.

Chaque chevalier arbore les symboles de son Ordre sur son bouclier ou son armure, ainsi que d’autres icônes revêtant une signification importante, ces héraldiques et ces icônes funestes remontant à la fondation des confréries. Les Ordres de Chevalerie les plus célèbres ont été fondés il y a des siècles et leur commanderie abritent pléthore de trophées de batailles et d’antiques bannières qui furent brandies alors que l’Empire était jeune et que Sigmar foulait encore ses terres.


Histoire

Comme pour la plupart des thèmes académiques dans l’Empire, les origines et l’histoire des Chevaliers sont des sujets âprement contestés. Ce qui suit est un extrait de Les Invincibles Armées de l’Empire, de Bertram Lehrer, un expert auto-proclamé dans ce domaine.

J’affirme que l’histoire des Chevaliers remonte aux douze tribus qui s’installèrent sur ces terres quelque trois millénaires plus tôt. L’historien Sapherien Allurian nous fait savoir, dans son Études sur les Guerres Elfiques, que les Elfes ont, depuis des millénaires, une tradition d’unités de cavalerie de choc. Il postule que, comme les Elfes vivaient dans le Vieux Monde quand les humains ont commencé à s’y installer, ces peuplades ont pu en avoir copié l’idée, ou bien le concept a été préservé au cours des siècles via la tradition orale ou la mémoire collective. Si cela est vrai, cette théorie suggère que les Ordres de Chevalerie de notre glorieux Empire seraient une filiation de la fameuse cavalerie Elfiques, tels les illustres Heaumes d’Argent.
Il est certain qu’au temps de Sigmar, les membres de la noblesse combattaient sur des chevaux ; il est même possible que Sigmar lui-même ait mené de telles unités de cavalerie. Même s’ils n’étaient pas vraiment les Chevalier tels qu’on les connaît aujourd’hui, ces cavaliers devaient être lourdement protégés selon les standards de l’époque, et armés des précurseurs primitifs des lances de cavalerie. Le haut statut d’un noble de sang reste un emblème important pour la chevalerie jusqu’à ce jour : être un noble depuis des générations sera toujours un élément indispensable pour être membre d’un Ordre de Chevaliers. Mais l’histoire de la Chevalerie n’a pas toujours été emprunte de noblesse. Quand les effets de la Peste Noire commencèrent à déstabiliser le pays au début du 12ème siècle, certains Chevaliers ont commis des actes sordides en ravageant des villages, ce qui ne peut être considéré comme n’étant rien d’autre que du pillage. Que l’Empereur Boris l’Avide ait approuvé ou non de telles activités n’est pas connu mais il n’a certes rien fait pour les arrêter, et il était si aisément corruptible qu’il est concevable d’imaginer qu’il ait pu accepter des pots-de-vin afin de fermer les yeux.
Ces actes indignes ne parvinrent qu’à rendre la relation entre les Chevaliers et la paysannerie encore plus incommode : d’un côté, les paysans voient les Chevaliers comme les sauveurs de l’Empire, mais de l’autre ils doivent endurer les déprédations de ces mêmes Chevaliers lors des guerres privées entre Nobles querelleurs. Quoi qu’il en soit, les Ordres de Chevaleries fournissent aux armées de l’Empereur des troupes de choc aux charges dévastatrices, et les récits de glorieux hauts-faits où les Chevaliers furent acclamés en héros ne manquent pas. Par exemple, ils étaient aux premières loges lors de la libération de l’Estalie, alors sous l’occupation des forces du Sultan Jaffar en 1450, mais leurs plus grandes victoires furent celles gagnées pendant la Grande Guerre Contre le Chaos, quelques 800 ans plus tard.
Les Chevaliers sont le joyau de la couronne des armées de l’Empire. Malgré la prolifération d’armes à poudre noire, comme les arquebuses et les canons, peu de manœuvres sont aussi décisives que la charge bien minutée d’un régiment de Chevaliers sur un champ de bataille. Ils sont véritablement notre bastion contre nos ennemis et les plus grands combattants de l’Empire.

Les propos de Bertram Lehrer ne font naturellement pas l’unanimité. Ses détracteurs sont nombreux, comme on peut le voir par exemple dans cet extrait des textes du bien nommé Harald Gunn, publiés au Journal des Technologies Militaires de Nuln.

Les théories du Sieur Leher doivent plus à une inconvenante fixation sur tout ce qui pourrai être lié aux Elfes qu’à un quelconque bagage scientifique véritable. Que cet Allurian, qui - selon ses propres écrits - n’a jamais quitté Ulthuan, puisse être présenté comme possédant une connaissance supérieure à nos propres historiens sur le sujet de l’histoire de l’humanité est parfaitement ridicule. Il est un fait avéré que les anciennes tribus utilisaient les chevaux comme moyens de transport, et non pas comme des montures de guerre. La Reine Freya des Asoborn conduisit, comme chacun le sait, son fameux char lors de la bataille du Col du Feu Noir, et ceci est la référence la plus proche que nous puissions trouver aux troupes de Chevaliers tant désirées par Leher. Cela peut sembler très patriotique de qualifier Sigmar de premier Chevalier, mais rien ne saurai être plus faux.
Les Chevaliers tels que nous les connaissons n’auraient pas pu exister avant que les technologies liées à la Chevalerie ne voient le jour : une tendance vu et revu par les universitaires et les ingénieurs de l’Empire. La création des armures de plates complètes forgées par les Nains et l’élevage de destriers suffisamment fort pour supporter le poids d’un homme équipé d’une telle armure nous a donné les régiments de Chevaliers que nous voyons aujourd’hui.
Et l’Histoire les verra disparaître tout aussi sûrement. Bien que l’influence de leurs victoires dans les chroniques de l’Empire ne peut être nié, ce serai une erreur de croire que la Chevalerie possède quelques valeurs surnaturelles qui la protégerait de la marche du progrès : un fait que Leher est bien trop prompt à occulter. Aucune armure, Naine ou non, ne peut stopper un boulet de canon, et quand on considère les avancées spectaculaires des techniques relatives à nos armes à poudre noire au cours des derniers siècles, on ne peut pas ne pas imaginer un temps où tous les soldats seront équipés d’arquebuses et soutenu par de l’artillerie. Les Tanks à Vapeur et les Pistolkorps, voilà les Chevaliers du futur !

Les Ordres de Chevalerie

Être un Chevalier dans l’Empire c’est être un membre d’un des Ordres de Chevalerie. Les Ordres sont diversifiés, chacun ayant sa propre histoire, ses traditions et ses armoiries. Certains, comme les Chevaliers du Loup Blanc, ont même leur propre style de combat distinctif. D’autres, comme les Chevaliers Panthères, ont été fondés dans des contrées lointaines et exotiques. Sans exceptions par contre, les Ordres de Chevalerie sont de puissants groupes de combattants et leur apparition sur un champ de bataille peut faire pencher la balance en faveur de l’Empire.

Chacun des Ordres de Chevalerie est une organisation autonome qui ne répond qu’à son Grand Maître, un Chevalier choisi par ses pairs du Cercle Intérieur de l’Ordre pour devenir leur dirigeant. Les familles nobles et les différents cultes de l’Empire supportent les Ordres de Chevalerie avec de nombreuses contributions et autres donations, tout ça bien sûr dans l’espoir d’apparaître comme de bons et loyaux sujets de l’Empereur et demander aux Ordres de l’aide ou de la protection. Malgré ces "cadeaux", les Ordres ne sont pas aux services de leurs mécènes : un grand seigneur peut apporter une contribution de grande taille avec lui lorsqu’il vient supplier le Grand Maître pour son aide, mais les Chevaliers ne sont pas des Mercenaires qui peuvent être achetés. On a déjà vu un Grand Maître conserver l’argent mais refuser de partir en guerre.

Saintes Armoiries

Chevalier dont l’armure et le caparaçon arborent l’héraldique de la Reiksguard.
Au combat, une armée de chevaliers et de croisés offre un spectacle haut en couleurs, chacun affichant fièrement son tabard, son armure et sa barde arborant les armes de son ordre. Ces armoiries servaient jadis aux officiers à différencier les unités placées sous leurs ordres. Nombre de couleurs portées aujourd’hui au champ de bataille furent officialisées lors des croisades contre l’Arabie, lorsqu’un même officier avait parfois sous ses ordres des hommes issus d’une dizaine d’Ordres. Au fil des victoires des chevaliers, les couleurs et symboles de ceux-ci devinrent des sources de fierté et de prestige, incarnant tout ce que représentait leur Ordre.

Les symboles revêtaient souvent une grande importance ; ils permettaient de se souvenir d’exploits ou de victoires (comme les félins des Chevaliers Panthères, prouvant ainsi leur courage et leur endurance), mais représentaient aussi leur foi et leurs croyances (comme le loup des Loups Blancs, symbolisant leur loyauté envers Ulric). Certains symboles ne sont pas de simples motifs héraldiques abstraits mais ont aussi un avantage purement pratique, comme dans le cas du Bouclier Poli des Myrmidéens.

Un aventurier appartenant à un Ordre est censé porter les couleurs et les armoiries de ses camarades quand il est en mission, afin d’être aussitôt identifié par tous ceux qui ont les connaissances adéquates.

Organisation

Tandis qu’il existe certaines variations, tous les Ordres de Chevaleries sont généralement organisés de la même façon. Chaque Ordre est dirigé par un Grand Maître, qui se tourne vers les Chevaliers du Cercle Intérieur pour leur demander conseils et suggestions. Quelques Chevaliers sont nommés Précepteurs et leur sont confié les commandes d’une unité ou d’un chapitre de chevaliers. Sous les Chevaliers même sont les palefreniers, forgerons, valets et autres membres du personnel qui sont nécessaires pour permettre un homme dédié au combat d’être prêt à se battre à tout moment. Des érudits auraient calculé que chaque Chevaliers nécessite une douzaines de citoyens de l’Empire pour le soutenir.

Recrues

Les Ordres de Chevaleries recrutent généralement d’un seul groupe d’aspirants : le Pistolkorp. Ceux qui se surpassent parmi les rangs des Pistoliers attirent généralement l’attention des Ordres de la Chevalerie. C’est à ce moment que la famille de l’aspirant est tenue de faire des donations de bonne taille et de façon répété à un Ordre en échange de quoi, leur fils aura peut-être une chance de prouver sa valeur dans une série de tests et d’épreuves qui varient en difficulté selon l’Ordre mais qui seront toujours très exigeantes. Le Reiksguard, par exemple, organise un énorme tournoi dans lequel les aspirants doivent démontrer leur compétence à cheval avec une lance avant de mériter leur titre de Chevalier. Il existe une rumeur comme quoi les Chevaliers du Loup Blanc enverraient leur aspirants seuls dans les bois, en plein hiver, avec comme ordre de ne pas revenir tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas chassé et tué un loup blanc à mains nues. Ces épreuves peuvent souvent durer des années et sont souvent fatales.

Plusieurs aspirants échouent à leur épreuves, ne possédant ni la volonté ni l’endurance nécessaire pour rejoindre les rangs de l’Ordre (malgré tout, l’Ordre va conserver toute contributions monétaire effectué par la famille). Dans l’éventualité où l’aspirant démontre qu’il a les compétences et la discipline requise, il deviendra Écuyer et sera intronisé dans l’Ordre.

À partir de ce moment, il assistera un tuteur Chevalier, à la ville comme au champ de bataille. Bien que les écuyers ne soient parfois rien de plus que des domestiques, servant à manger et à boire à leur seigneur ou s’occupant de l’armure et du cheval de celui-ci, ce travail éreintant est censé les endurcir et les préparer à la chevalerie. En retour, leurs seigneurs doivent leur apprendre à se battre, mais certains semblent faire montre de laxisme en la matière. Pour les enfants chéris des nobles, cette période peut durer pendant quelques mois au pire, mais les moins fortunés s’y embourbent pendant des années avant de pouvoir faire leurs preuves.

Chevaliers

La plupart des membres d’un Ordre auront le rang de Chevalier (ceux issus d’Ordres Religieux soient connus sous le nom de Templiers). Leurs tâches varient selon l’Ordre ou les circonstances : de nombreux chevaliers ont par exemple jurés de protéger les classes populaires, d’autres - comme les Chevaliers Griffons - auront le devoir de protéger et garder les temples, mais il est attendu de tout chevalier qu’il soit prêt à chevaucher vers une bataille à tout moment et dans les plus brefs délais. De la sorte, ils passent la majorité de leur temps à s’entraîner et à perfectionner leur compétence à l’épée, la lance et autre armes communément utilisées par leur Ordre. Quelques chevaliers peuvent être assignés d’autres tâches, détaché de leur salle capitulaire et envoyés comme messager vers d’autres propriétés de l’Ordre ou relégués à s’assurer des intérêts de celui-ci à la cour ou dans une campagne. Il est attendu des chevaliers détachés de leur Ordre qu’ils se comportent en adéquation avec l’honneur militaire de leur Ordre tandis qu’ils sont en campagne. Parfois des citoyens, des bourgmestres ou des seigneurs mineurs vont quémander tel chevalier pour de l’aide. Dans un certain sens, un chevalier détaché de son Ordre est souvent indiscernable de quelqu’un qui vit une vie d’aventurier.

Le Cercle Intérieur

Les chevaliers vétérans, parmi les plus puissants combattants de l’Empire, forment le Cercle Intérieur de l’Ordre. Ce sont des héros qui personnifient les valeurs de leur institution et ont accompli des faits d’armes élogieux en terrassant leurs ennemis sur d’innombrables champs de batailles. Lorsque ces derniers s’en vont en guerre, leur valeur prend toute sa mesure car ils n’affrontent que les ennemis les plus dangereux! L’entrée dans le Cercle Intérieur est perçue comme un but auquel la plupart des membres de l’Ordre aspirent, une fois qu’ils se sont révélés des guerriers courageux, des défenseurs de l’honneur et des valeurs de l’Ordre. Beaucoup d’Ordres peuvent exiger la réalisation d’un exploit ou d’une quête particulière afin d’entrer dans leur Cercle Intérieur. Ces prouesses sont habituellement adaptées au caractère de l’Ordre lui-même. Par exemple, on peut s’attendre à ce qu’un Chevalier de la Rose Noire détruise une puissante créature mort-vivante, alors qu’un Chevalier du Soleil Flamboyant pourrait devoir se montrer capable de commander sur le champ de bataille.

Le Cercle Intérieur est donc composé des meilleurs combattants de l’Ordre, ainsi que ceux que les Grands Maîtres reconnaissent comme étant dignes de confiance et de bon caractère. Les Chevaliers du Cercle Intérieur se battent parfois côte à côte sur le champ de bataille et fournissent les meilleures unités de combat qu’un général de l’Empire peut espérer mettre en jeu. Les Chevaliers du Cercle Intérieur sont aussi au courant de tous les secrets les plus intimes de leur Ordre. De ce fait, il y a souvent une distance qui se crée avec les autres hommes.

Précepteurs

Le Grand Maître est bien sûr trop occupé pour surveiller les tâches, la formation et la discipline de son Ordre de chevaliers, et il s’appuie donc sur ses Précepteurs pour s’occuper des affaires quotidiennes du commandement des hommes. Les Précepteurs peuvent être au commandement d’une maison de chapitre, ou d’une petite unité de chevaliers assignés pour soutenir une armée impériale dans une ville particulière, une caserne ou une campagne. Quelle que soit la nature de ses responsabilités, un Précepteur est également censé diriger ses hommes dans la bataille quand l’occasion l’exige, et les Précepteurs vétérans qui ont été marqués par des décennies de guerre sont des adversaires formidables.

Les Précepteurs sont choisis dans les rangs de l’Ordre, qu’ils soient membres ou non du Cercle Intérieur. Ils sont toujours des chevaliers chevronnés qui ont montré un talent pour le commandement, les stratégies militaires et sont généralement bien respectés par leurs pairs et les autres chevaliers.

Grands Maîtres

Plus puissant encore que les Chevaliers du Cercle Intérieur, le Grand Maître est celui qui dirige l’Ordre. À la fois combattant hors pair et chef charismatique, c’est un vétéran de centaines de batailles possédant une expérience inégalable de l’art du combat et dont le parcours est jonché des cadavres des adversaires terrifiants qu’il a occis. Un Comte Électeur peut faire appel à un Ordre de Chevalier pour qu’il se joigne à ses forces, mais en définitive, la décision de combattre ou non reste celle du Grand Maître. Cela fait de ce dernier un puissant allié, mais également un individu très influent, et tout le monde prend grand soin de ne point l’offenser. Lorsqu’un Comte Électeur demande son aide à un Ordre de Chevalerie, il n’est pas rare que son Grand Maître impose comme condition au soutien de son Ordre que le commandement de l’armée entière lui soit transmis. Les troupes régulières qui suivent un Grand Maître à la guerre sont souvent rassurées par le fait qu’ils sont sous le commandement d’un homme qui a vu nombre de conflits, en plus d’être un combattant de renom lui-même. Le fait que lorsqu’un Grand Maître marche à la guerre, il le fait en compagnie d’un grand nombre de Chevaliers solidement blindés n’y est sans doute pas pour rien non plus. En vérité, les Comtes-Électeurs acceptent la plupart du temps avec joie, car il est bien connu que les Grand Maître sont d’extraordinaires meneurs d’hommes, mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois l’ego, l’ambition ou la folie font qu’un Ordre de Chevalerie refuse d’apporter son aide, comme ce fut le cas lors de ce qu’on appela par la suite « la Folie d’Hertwig ».

À la Bataille de la Route Noire, Wolfram Hertwig, Comte-Électeur de l’Ostermark, refusa catégoriquement que le Grand Maître des Chevaliers de la Lumière Éternelle prenne le commendement de son armée. En conséquence, le Grand Maître Kessler et ses Chevaliers firent demi-tour et regagnèrent leur commanderie principale, laissant Hertwig et son armée affronter seuls une invasion de Peaux-Vertes. Bien que la Waaagh! fut finalement vaincue, l’armée du Comte subit des pertes prodigieuses, si bien que durant plusieur années, l’Ostermark dût dépendre du Talabecland pour sa survie. La Folie d’Hertwig est aujourd’hui encore une histoire dont la morale s’impose à tous les arrogants qui sont prêt à laisser leur fierté les aveugler. Avoir à ses côtés les meilleurs combattants de l’Empire est une chose qui n’a pas de prix !

L’Entraînement des Chevaliers

Certains individus grossiers prétendent que le danger que les chevaliers affrontent pendant la bataille est un petit prix à payer pour une vie de privilèges et de luxes. C’est injuste et faux. Les chevaliers subissent des entraînements rigoureux pour exercer leurs fonctions. Malgré leur association avec la Noblesse, les chevaliers mènent une vie dure et austère, consacrée à devenir des guerriers accomplis. Pour devenir un chevalier efficace, un aspirant doit devenir un cavalier expert, apprendre à porter et à entretenir une armure lourde de plaque forgé par des maîtres Nains, et être en mesure de frapper un adversaire avec une lance de cavalerie au galop. Pour affiner leurs compétences de combat, les chevaliers s’entraînent aux combats simulés les uns avec les autres en utilisant des armes contondantes. Pour être précis avec une lance, ils s’entraînent sans relâche à se frapper les uns des autres à dos de cheval, à pleine vitesse.

Ces entraînements sont des spectacles dramatiques en eux-mêmes, et dans les rares occasions où les citoyens de l’Empire sont autorisés à voir ces affaires normalement privées, ils attirent l’attention de beaucoup de gens dans les environs. Les spectacles publics ou les tournois coïncident généralement avec les célébrations tenues pour marquer Mitterfruhl, (l’Équinoxe de Printemps) et le premier jour d’été (18ème Sigmarzeit). Ils sont habituellement tenus dans les cours austères et militaires de la maison de chapitre de l’Ordre.

Les Chevaliers Impériaux et Bretonniens

S’il existe une autre nation avec une tradition de chevalerie aussi sophistiquée et avancée que celle de l’Empire, il s’agit bien sûr de la Bretonnie. Dans les deux cas, les chevaliers montent de superbes chevaux, portent des armures de plates complètes et combattent du haut de leur monture, habituellement - mais pas toujours - avec une lance de cavalerie. C’est bien là, par contre, que toute similitude s’arrête. En Bretonnie, les chevaliers sont tenu de se comporter en conformité avec le Code de la Chevalerie. Les Chevaliers Bretonniens croient que la vertu et la pureté les protègent de toutes attaques et les rapprochent de leur divine patronne, la Dame du Lac. Certain Chevaliers entreprennent la Quête du Graal, ils jurent ainsi de le chercher pour l’éternité, jusqu’à ce qu’ils deviennent si purs que la Dame elle-même se présente à eux et qu’ils puissent ainsi boire à son Graal.

Pour les Chevaliers de l’Empire, les apparats et la poursuite du code de conduite des Bretonniens sont au mieux ridicules et extravagantes, ou de dangereuses distractions au pire. Les Chevaliers Impériaux ont leurs propres standards de vertu et de pureté. Tout ce qui est nécessaire pour être un bon et vertueux Chevaliers de l’Empire, c’est de détester ses ennemis, s’entraîner vigoureusement et se battre vaillamment pour les détruire.

Les Ordres

Les Ordres de la Chevalerie peuvent varier considérablement en taille, puissance, croyance et tradition. Certains Ordres peuvent être aussi petits que dix hommes, consacrés à la défense d’une ville ou d’une tour unique et être désespérément pauvres. D’autres peuvent être innombrables, avec des maisons de chapitre dans chaque ville importante de l’Empire et tenant de vastes étendues de terre et des revenus associés. Certains se consacrent à un Dieu particulier, d’autres à une vertu abstraite ou une région, voir seulement à la prouesse martiale (ou comme le non charitable pourrait dire : "eux-mêmes"). Le nombre d’Ordres dans l’Empire est inconnu et il serait impossible de les décrire tous. Certains des plus importants et notables, cependant, sont décrits ici.

L’Ordre des Chevaliers du Soleil

Bannière de l’Ordre du Soleil Flamboyant

Chapitre principal : Carroburg, Middenland

Grand maître : Siegfried Trappenfeld

Couleurs : Noir et or, avec un motif en forme de soleil doré

S’ils constituent le plus célèbre des ordres chevaleresques de Myrmidia, les Chevaliers du Soleil n’ont pas toujours été les plus pieux. Jadis, il s’agissait d’un ordre séculier de l’Empire qui ne prêtait allégeance à aucun Dieu précis, mais durant la période qui précéda les croisades contre l'Arabie, il connut une conversion miraculeuse entrée depuis dans la légende. Soixante des chevaliers étaient stationnés en Estalie lors de l’attaque du sultan. Ils étaient acculés par ses forces, sans possibilité de recevoir de l’aide, lorsqu’une soudaine secousse sismique provoqua la chute d’une gigantesque statue de Myrmidia sur leurs ennemis, ce qui leur permit de renverser le cours de la bataille et de conduire plusieurs centaines d’Estaliens en lieu sûr. Ils se convertirent alors au culte de Myrmidia et entreprirent la croisade contre l’Arabie au nom de la déesse de la Stratégie et de la Guerre, accumulant ainsi énormément de gloire, pour eux mais également pour le compte de leur culte. Bien que certains ne leur accordent que peu de crédit en raison de leur adoration d’une divinité étrangère, les Chevaliers du Soleil n’en restent pas moins des défenseurs inflexibles de l’Empire depuis des siècles, et sont des alliés appréciés à leur juste valeur par les Comtes Électeurs.

L’Ordre

Bien protégés sous leurs armures éclatantes, les Chevaliers du Soleil lancent une charge féroce et destructrice.
Les Chevaliers du Soleil ne constituent pas le plus vaste des ordres myrmidéens, loin de là. L’Ordre de la Lance de Vertu, plus ancien, et bien d’autres sont beaucoup plus importants. En revanche, ils sont les plus connus et les plus respectés, mais également les plus riches de tout l’Empire.

L’Ordre est basé au beau milieu de l’Empire, mais il gagne soutien et influence dans le sud, où il détient un grand pouvoir politique. Ces dernières années, le culte de Myrmidia a étendu son influence parmi les guerriers, si bien que la déesse a remplacé Ulric dans les prières de nombreux soldats. L’Ordre a ainsi profité de la progression du culte.

Les principaux devoirs de l’Ordre consistent à entretenir et à protéger les grandes routes de pèlerinage qui séparent l’Empire et les sites saints de Magritta. Ce travail est des plus lucratifs car de nombreux soi-disant pèlerins de la haute société sont prêts à payer cher pour que leurs Dieux les tiennent à l’abri durant leur périple, les Myrmidéens étant dans ce cas de figure la manifestation terrestre de la protection qui leur est accordée.

Les Chevaliers

Les Chevaliers du Soleil portent une armure de plaques richement décorée d’or et de noir. Le symbole de l’Ordre, un soleil doré irradiant seize rayons, apparaît bien en évidence, sur la poitrine ou le casque. Les armures les plus complexes s’accompagnent d’un casque en forme de soleil stylisé surmonté d’une couronne hérissée de seize pointes. Chaque chevalier manie l’épée, la lance d’arçon et la lance, sans oublier un bouclier parfaitement poli qui réfléchit la lumière du soleil et lui permet d’éblouir ses ennemis.

Les Chevaliers du Soleil passent le plus clair de leur temps loin de leurs chapitres et de leurs temples car ils entreprennent souvent des croisades et autres quêtes pour le compte de leur ordre. Ils voyagent en petits groupes, parfois seuls, et soutiennent les expéditions militaires qui ont besoin d’eux, qu’il s’agisse de galvaniser des unités de soldats cernées au beau milieu d’un champ de bataille, de prendre la tête de compagnies privées de leurs Officiers, de prodiguer leurs conseils aux généraux et nobles, ou encore d’entrainer une milice locale. Chaque chevalier doit passer les premières années qui suivent son initiation à exécuter ce type de mission. Ce n’est qu’ensuite qu’il s’en retourne à son chapitre pour devenir un membre à part entière de l’ordre.

  • Bouclier Poli : Les templiers de Myrmidia partent en guerre armés d’un grand bouclier poli en bronze, utilisé pour renvoyer la lumière du soleil et donner l’impression qu’une horde embrasée arrive au combat, surtout dans les zones où la lumière du soleil est très vive où son reflet éblouit alors les assaillants.

Le Grand Ordre de la Reiksguard

Bannière du Grand Ordre de la Reikguard
« Chevalier de la Reiksguard, l’Empereur vous appelle ! La mort ou la gloire nous attend, mais si nous trépassons, ce sera en guerrier, l’épée à la main, et il n’existe pas de mort plus noble que celle-là ! »
- Kurt Helborg, le Reiksmarshall

Les armées de l’Empire sont composées de différentes forces issues de plusieurs contingents provinciaux. Cependant l’épine dorsale de la Garde Impériale de l’Empereur, aussi bien au palais que sur le champ de bataille, est la Reiksguard. Fondée durant le règne de Wilhelm, premier Empereur de la lignée des princes d’Altdorf, la Reiksguard recrute parmi les fils de la haute noblesse. Contrairement aux autres ordres, la Reiksguard combat aussi bien à pied qu’à cheval. Dans tous les cas, son équipement est d’une excellente facture. Ses membres sont protégés par des armures de plates complètes polies et brillantes, et arborent des panaches aux couleurs de l’Empereur Karl Franz.

Cet Ordre de Chevalerie recrute dans tout l’Empire des membres issus de riches ou puissantes familles nobles. C’est un honneur considérable pour une famille d’avoir son fils aîné au service de la Reiksguard. En tant que meilleure troupe d’élite à la disposition de l’Empereur, ils accompagnent ce dernier en temps de guerre comme en temps de paix, formant sa garde du corps personnelle sur le champ de bataille et durant ses devoirs protocolaires. Le corps d’infanterie de la Reiksguard est formé de plusieurs Régiments de Reiksguard. Ce sont les propres troupes de l’Empereur et la chose qui ressemble le plus à une armée d’état. Par tradition, le Grand Maître de la Reiksguard porte également le titre de Reiksmarshall, ce qui fait qu’il ne répond qu’à l’Empereur en personne en matière de guerre. L’ordre est basé près du palais de l’Empereur et les chevaliers peuvent être vus défilant dans les rues, escortant l’Empereur dans les déplacements officiels, et patrouillant sur les murs de la citée.

Contrairement à ce que peuvent dire certains, les Chevaliers de la Reiksguard ne sont pas des Templiers de Sigmar mais seulement des chevaliers ayant prêté serment de protéger l’Empereur, que ces mêmes zélotes considèrent comme l’incarnation vivante de Sigmar. En dépit de son influence l’Ordre a toujours su rester apolitique, loyal avant tout à l’Empereur régnant. Par le passé, cette conduite l’a souvent placé en désaccord avec des Ordres moins intransigeants.

L’histoire impériale est jalonnée de batailles remportées par une charge décisive des Chevaliers de la Reiksguard, des histoires qui ont rendu l’Ordre très populaire à travers l’Empire. Quand un jeune et impétueux Chevalier de la Reiksguard retourne dans sa ville natale pendant ses permissions, il est salué par les acclamations du peuple et des festivités tapageuses se poursuivent tout au long de la nuit.

Au combat, la Reiksguard forme des régiments imposants afin d’impressionner l’ennemi par ses rangs de guerriers en armures resplendissantes - comme un miroir - richement ornée, coiffés de plumets rouges et blancs et de rubans écarlates. Quand ils accompagnent l’Empereur dans ses nombreuses processions d’usage, ils ajoutent à la splendeur et à la magnificence de l’occasion quelque chose par leur bouleversante prestance ainsi que leur fabuleuse et coûteuse armure. Durant le tournoi Impérial annuel, les membres de la Reiksguard s’affrontent les uns aux autres pour l’honneur d’être choisi par l’Empereur. Ces événements sont des points culminants principaux de l’année, attirant les habitants de tout l’Empire et d’au-delà.

Les Chevaliers de la Reiksguard étant eux même des fils de la noblesse, nombre d’entre eux ont bon espoir d’hériter du titre et des propriétés de leur père un jour ou l’autre. Pour les plus jeunes d’entre eux qui ne seront jamais héritiers, la plupart quittent l’armée pour poursuivre d’autres intérêts et les autres restent dans la Reiksguard, devenant ses officiers, commandants ou généraux.

Équipée des meilleures armures et des armes les plus efficaces, la Reiksguard lance une puissante charge, puis reste se battre au beau milieu de la troupe.

Les Chevaliers du Sang de Sigmar

Les Chevaliers du Sang de Sigmar ont un passé glorieux. Leur Grand Maître, Hans Leitdorf, n’est autre que le frère du Comte Électeur d’Averland, et ses membres sont recrutés dans toutes les maisons nobles de l’Empire. Le processus de sélection est encore plus long et difficile que dans la plupart des autres ordres, et chaque aspirant doit passer une année à étudier le prêche sigmarite avant d’être interrogé par un conseil de prêtres qui juge de son mérite.

La Garde Noire

Bannière de la Garde Noire
Dieu tutélaire : Morr

Chapitre principal : Luccini

Grand maître : Lavarro San Andera

Couleurs : Noir

Les Gardes Noirs sont les templiers de Morr. Leur premier devoir est de protéger les jardins de Morr et ses prêtres. D’habitude, ceux qui veulent y entrer se présentent à la suite d’un événement significatif dans leur existence, très souvent la mort d’un être cher enfin libéré de ses souffrances par le trépas. Cette expérience permet au futur garde de comprendre l’importance du rôle de Morr et lui montre le culte sous un jour plus sympathique.

D’autres membres de la Garde Noire y entrent après avoir combattu des Morts-Vivants, mais cela ne concerne qu’une minorité. Ils sont souvent peu satisfaits de devoir se contenter de veiller sur des tombeaux. Comme certains prêtres partagent leurs sentiments, ceux-ci peuvent entrer dans la Garde Noire afin de prendre la tête d’unités de templiers choisis parmi les plus militants pour les conduire au combat contre les morts sans repos et les Nécromanciens.

Lors de funérailles importantes, le défunt est souvent accompagné d’une garde d’honneur composée de Gardes Noirs. Les templiers ne font pas le moindre bruit durant la cérémonie et ils semblent même se déplacer en silence malgré leurs lourdes armures. L’importance d’un enterrement se détermine généralement à la somme dépensée pour la cérémonie, mais les Gardes Noirs ont le droit de choisir les cérémonies auxquelles ils acceptent de participer. La plupart des unités ont coutume d’assister de temps à autre à l’enterrement d’un pauvre choisi au hasard, afin d’entretenir les spéculations du peuple, mais ils se plient généralement aux demandes des prêtres. Ces templiers sont redoutés pour leur dévotion envers le Dieu des Morts, et des histoires macabres abondent sur leurs rites d’initiation. Néanmoins, leurs compétences martiales ont sauvé plus d’une fois la vie de leurs alliés, et l’efficacité proverbiale avec laquelle ils moissonnent les vies de leurs ennemis est renommée à travers tout l’Empire.

Lorsque les parents veulent effrayer leurs enfants, ils leur disent que les Gardes Noires viendront les chercher s’ils ne sont pas sages.

L’Ordre

Les sinistres Gardes Noirs.

Les Gardes Noirs partent rarement à la guerre dans le but de conquérir ou d’éliminer une menace, préférant de loin veiller sur les ennemis venus du royaume des morts. Bien évidemment, la plupart des forces armées luttant contre les comtes de Sylvanie disposent de membres de la Garde Noire dans leurs rangs. Les Gardes Noirs ont aussi participé aux Croisades contre l'Arabie. Leur présence fut des plus précieuses lors du siège d’El-Haikk, leur silence et leur attitude exemplaire terrifiant nombre des défenseurs qui croyaient qu’il s’agissait des esprits courroucés de leurs ancêtres revenus pour les terrasser.

Les raisons qui se cachaient derrière leur implication dans cette croisade devinrent plus claires lorsque le sultan fut abattu et ses armées dispersées. Plutôt que de s’en retourner chez eux, les Gardes Noirs poursuivirent en direction de la Terre des Morts. Ils y affrontèrent les morts-vivants des Rois des Tombes et entamèrent une guerre de longue haleine, s’alliant avec les autochtones qui vivaient dans leur ombre glacée. Nombre des Gardes Noirs périrent lors de la croisade de Khemri, rebaptisée la Croisade Noire en leur honneur mais ceux qui en revinrent rapportèrent de fabuleux trésors et d’obscurs ouvrages, aujourd’hui enfermés dans les chambres fortes souterraines du temple de Morr de Luccini, d’où on ne les ressort qu’en cas d’extrême nécessité.

  • Gardes Noirs contre Chevaliers du Corbeau : Les Chevaliers du Corbeau constituent en quelque sorte un Ordre jumeau des Gardes Noirs. Composés de guerriers intrépides et expérimentés, leur but est de dénicher et de détruire tous les squelettes, zombies et ombres qui parcourent le monde, mais également d’exterminer les Vampires et les Nécromanciens qui en sont à l’origine. Il s’agit d’un ordre offensif, opposé aux Gardes Noirs en ce sens qu’il ne connaît pas de longues périodes de calme.

Les Chevaliers

Les Gardes Noirs sont très facilement reconnaissables car ils portent une armure lourde d’un noir obsidienne recouverte d’un corbeau ciselé et matelassée, ce qui leur permet de se déplacer dans un silence surnaturel. L’armure dissimule totalement le chevalier qu’elle renferme: elle joue donc un rôle théâtral, renforçant ainsi l’aura de terreur de l’intéressé, mais également pratique, car un simple contact permet à certaines créatures de la nuit d’absorber la force de leurs victimes. Enfin, quand ils combattent des adversaires revenus d’entre les morts ou qui usent de Magie noire pour frapper leurs proies de cauchemars et autres sorts corrompus, elle leur permet de dissimuler leur identité.

Les membres de la Garde Noire font vœu de silence lors de leur initiation: ils n’ont pas le droit de parler ou d’émettre le moindre son quand ils sont de service. Cela renforce l’aura menaçante qui les entoure. Ils ont le droit de parler à certains moments, notamment pour lancer un ordre ou un avertissement sur le champ de bataille, mais certains membres observent leur vœu de silence en permanence, à l’exception des heures de la prière. Les plus fanatiques vont même jusqu’à se trancher la langue pour éviter toute tentation.

Les Gardes Noirs combattent à dos de formidables destriers à robe sombre, eux aussi bardés de laque noire ou d’obsidienne. À cheval, ils manient d’énormes épées à deux mains ou marteaux de guerre animés d’une lueur argentée lorsqu’ils châtient leurs adversaires. Mais il ne leur est pas toujours possible de combattre à dos de cheval, notamment lorsqu’ils montent la garde ou poursuivent leurs ennemis dans les tombes et autres cryptes. Ils se servent alors de hallebardes imposantes.

Le Garde Noir joue principalement un rôle de gardien des temples et des jardins de Morr. Il protège ces lieux sacrés de toute profanation, qu’il s’agisse de pilleurs de tombes ou autres, patrouillant l’endroit les armes à la main. Nombre de ces chevaliers sont détachés auprès de dignitaires Morriens, leur offrant leur protection et ajoutant à l’atmosphère sinistre qui entoure ces prêtres. Si les Gardes Noirs ont rarement l’occasion d’affronter les plus vils adversaires de leur foi, ils accueillent ces occasions à bras ouverts et font montre d’une grande efficacité dès qu’il s’agit de détruire des morts-vivants.

Les membres de la Garde Noire sont assurément des personnages curieux, car il faut avoir un tempérament très bizarre pour passer son temps à arpenter les cimetières embrumés du Vieux Monde. La plupart sont des individus tourmentés qui se sentent plus proches des morts sur lesquels ils veillent et des morts-vivants qu’ils combattent que des vivants.

  • Armure Complète d’Obsidienne : Les Gardes Noirs de Morr tirent leur nom de leur impressionnante armure de mailles et de plaques, composée d’obsidienne. Cette armure est très encombrante, mais son apparence menaçante terrorise tous leurs adversaires. Il s’agit toujours d’une armure complète. Son encombrement est compensé par le pouvoir qu’elle exerce sur les adversaires. En effet, la simple présence du porteur d’une telle armure dérange ses adversaires.

L’Ordre des Marteaux de Sigmar

L’Ordre du Marteau de Sigmar fut fondé en Altdorf peu après la destruction de la cité de Mordheim. Les diacres zélés de Sigmar encouragèrent les fils des nobles locaux à rejoindre l’Ordre naissant. Une fois les effectifs suffisants, les diacres envoyèrent les chevaliers dans les ruines pour y restaurer l’ordre et secourir la foi et les fidèles.

Les templiers de cet Ordre sont toujours là où les convictions vacillent et là où les crânes des hérétiques attendent un coup de marteau, leur arme emblématique et le symbole de leur foi en Sigmar.

Les Chevaliers du Loup Blanc

Bannière des Chevaliers du Loup Blanc

Dieu tutélaire : Ulric

Chapitre principal : Grand temple d’Ulric de Middenheim

Grand maître : Rein Volkhard

Couleurs : Rouge et argent, avec peaux de loup

Les Chevaliers du Loup Blanc, plus souvent qualifiés de Loups Blancs, constituent le plus célèbres de tous les ordres de templiers. On les identifie facilement à leurs fourrures de loup et aux violents affrontements auxquels ils participent. Les Chevaliers du Loup Blanc sont le plus vaste et le plus vieil ordre de templiers du Vieux Monde, leur création remontant à l’ère de l’Ar-Ulric Wulcan, il y a plus de deux mille ans. Leur cape en peau de loup alliée à leur barbe et à leurs longs cheveux broussailleux leur donnent une apparence quelque peu barbare, mais ne vous y trompez pas : il s’agit d’un ordre militaire très discipline et leur présence lors de la plupart des grandes batailles du Vieux Monde témoigne de leur courage.

L’Ordre

Pour l’Ar-Ulric!
Presque tous les temples d’Ulric, de la plus petite chapelle grand temple de Middenheim, disposent d’au moins un ou deux Loups Blancs. II existe des chapitres indépendants, mais ils sont rares. Ces importants chapitres abritent plusieurs unités de Loups Blancs, dont le rôle consiste principalement à protéger les intérêts ulricains. Les templiers qui y sont stationnés organisent bien souvent des expéditions militaires visant à porter le combat chez l’ennemi (en fondant sur le camp orque ou en assiégeant le château d’un nécromancien par exemple).

Les Chevaliers

Les Chevaliers du Loup Blanc se démarquent aussi bien dans leurs missions quotidiennes que sur le champ de bataille. Ils ne séparent jamais de leur armure lourde laquée de noir traitée à l’aide d’huiles foncées. Chaque chevalier porte une fourrure de loup sur les épaules. Du reste, leur rite de passage consiste à traquer, à tuer et à dépecer un loup à mains nues pour devenir un membre à part entière de l’ordre.

Les Loups Blancs combattent sur des chevaux de guerre bardés de rouge et brandissent des marteaux de cavalerie lorsqu’ils chargent (ils n’utilisent donc pas de lances d’arçon). Quand ils sont à pied, ils reportent leur choix sur de gigantesques marteaux de guerre à l’aide desquels ils décrivent des arcs de cercle meurtriers. En outre ils ne portent ni bouclier ni heaume, les premiers étant réservé aux couards et l’absence des seconds leurs permettant de montrer leurs barbes et leur longs cheveux ainsi que de pousser de tonitruants cris de guerre

Les Loups Blancs sont chargés de protéger les temples et les prêtres d’Ulric de l’Empire et d’ailleurs. Les unités sont envoyées en quête, en mission ou encore à la guerre, s’intégrant alors à l’armée du Middenland ou bien à une armée de templiers partant en croisade.

La Garde Teutogen

La Garde Teutogen est composée des gardes du corps personnels d'Ar-Ulric, Électeur Impérial. Elle l'accompagne partout, que ce soit dans ses missions politiques ou sur le champ de bataille. Elle tire son nom de la grande tribu des Teutogens qui au temps de Sigmar chassa les envahisseurs orques et gobelins. Toutefois, à la différence des Joueurs d'Épée qui sont triés sur le volet parmi les hommes du contingent, les membres de la Garde Teutogens sont issus des rangs des templiers d'Ulric, les Chevaliers du Loup Blanc.

Chaque année, la Garde Teutogen est renouvelée, ses membres étant choisis par le Grand Maître et Ar-Ulric en personne. Ce sont bien souvent des membres du Cercle Intérieur, bien que le processus de sélection ne tienne compte que de leur mérite et non de leur grade, de sorte que même un simple templier peut être choisi. Avoir la chance d'intégrer pour un an la Garde Teutogen est l'un des plus grands honneurs que puisse recevoir un Chevalier du Loup Blanc, qui voit sa résolution déjà impressionnante s'affermir encore davantage sous le poids de sa nouvelle responsabilité.

Les Chevaliers Navigateurs

C’est un Ordre de templiers-marins d’élite de Manann basés à Marienburg, où ils sont chargés de garder le grand temple ainsi que de protéger la cité et ses flottes. Ils sont sous l’autorité de la matriarche du culte par l’intermédiaire de leur grand maître. Ce sont avant tout des capitaines et des marins de haut niveau: ils possèdent une importante flotte de vaisseaux de guerre qui leur servent à débarrasser les mers environnantes des pirates et autres maraudeurs.

On peut également les engager (contre une confortable rétribution) soit comme marins ou officiers à bord d’un navire, soit pour escorter un navire au moyen des bâtiments de l’Ordre. Ils ont quelques chapitres disséminés dans le Vieux Monde, principalement des lieux de mouillage pour leurs navires. Mais les autres nations se montrent réticentes à recourir à leurs services, de peur de devenir leurs obligées ou trop dépendantes de leur assistance et, à travers eux, de celle de Marienburg.
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La Garde Tempête

Les prêtres de cet Ordre se consacrent à exterminer les adeptes de Stromfels, à dénicher ses cultes et à faire échouer leurs machinations. Les prêtres de la Garde Tempête sont vêtus d’une imposante cape à capuchon, bleu marine et gris foncé, brodée de délicats motifs de vagues blanc et argent. Ils sont souvent armés d’un trident et d’une lance, qu’ils sont très habiles à manier. Leur base est un temple isolé, caché dans une crique rocheuse de la côte du Nordland. Ils travaillent souvent en collaboration avec les Fils de Manann pour mener leurs missions à bien.

Les Fils de Manann

Dieu tutélaire : Manann

Chapitre Principal : Salkalten, Nordland

Grand Maître : Hrofil Halfdane

Couleurs : Turquoise et blanc

Les Fils de Manann constituent le plus vaste de tous les Ordres chevaleresques du dieu des Océans, mais ils n’ont pas le prestige et les richesses de leurs grands rivaux, les Chevaliers Navigateurs. Les autorités du culte de Marienburg les voient d’un mauvais œil, les prenant bien souvent pour des marins d’eau douce et des laquais à la solde de l’Empereur. Si tout cela ne semble pas franchement fondé, il est vrai en revanche que les Fils de Manann s’intéressent beaucoup plus à Altdorf qu’à Marienburg et qu’on ne les trouve presque exclusivement qu’au sein de l’Empire.

L’Ordre

Ces dernières années, les Fils de Manann se sont montrés beaucoup plus actifs dans les provinces septentrionales de l’Empire. Unis pour défendre leurs compatriotes des pillards venus des pics gelés de Norsca, ils ont entrepris de fortifier le rivage contre leurs attaques. Leur succès a été si foudroyant et leur vigilance telle qu’ils sont aujourd’hui inondés de candidatures de recrues désireuses de donner leur vie au service de l’océan.

Les Chevaliers

Vêtus d’une armure turquoise émaillée de blanc, les Fils de Manann sont courants dans les villes côtières du nord de l’Empire. Ils se battent avec des armes liées à leur héritage de marins ; sabres d’abordage et targes, qui leur permettent de se battre avec efficacité sur le pont des navires.

Quand ils ne combattent pas en mer, les Fils de Manann chevauchent de grands destriers pâles, qui aux dires de nombreux témoins ne seraient pas de simples montures, mais de grands élémentaires d’eau. Cela est bien évidemment faux, mais les Fils de Manann font tout pour renforcer cette impression. Leurs chevaux sont entraînés dans les vagues de l’océan septentrional, ce qui leur donne une force et une endurance dont ne disposent pas les montures des autres Ordres. À dos de cheval, un Fils de Manann évite généralement la lance d’arçon, reportant son choix sur un redoutable trident en l’honneur de son dieu tutélaire. Les Fils de Manann protègent les navires contre les pirates et les pillards et pourchassent les adeptes de Stromfels et les naufrageurs.

Grand Amiral Hrofil Halfdane

Hrofil Halfdane, grand amiral des Fils de Manann, est un colosse de 2,10 mètres aux longs cheveux blancs et à la barbe imposante, dans lesquels il entrelace des coquillages. Halfdane est un Norse qui s’est taillé gloire et fortune en combattant au sein d’unités de mercenaires dans tout le Vieux Monde. Lorsque le navire à bord duquel il se trouvait fut coulé par une incroyable tempête, Halfdane supplia Manann de l’épargner et il fut rejeté sain et sauf sur la côte nord de l’Empire. Il remercia alors le Dieu des Océans en mettant son épée au service de son culte. Halfdane est un leader fascinant qui a gravi les échelons de l’Ordre au fil des vingt années passées, jusqu’à en prendre la tête.

L’Ordre de l’Albatros

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L’Ordre de l’Albatros est composé de prêtres pilotes et navigateurs et il est très étroitement contrôlé par les autorités du grand temple de Manann de Marienburg. Pour une commission dont le montant exact dépend de la durée du voyage envisagé, de la destination du navire et de la valeur de son chargement, le nocher (c’est ainsi qu’on l’appelle) embarque à bord d’un navire et fait de son mieux pour le mener à destination en apaisant les humeurs de Manann. Parfois ces prêtres ne valent guère mieux qu’une amulette porte-bonheur, mais en d’autres occasions il s’agit de navigateurs très expérimentés sur les épaules desquels repose entièrement le succès ou l’échec de toute une expédition.

L’Ordre se trouve sous l’autorité directe de la Matriarche et les commissions sont perçues par le grand temple. Autrefois ces rémunérations étaient versées à l’arrivée du navire à bon port mais aujourd’hui, sous la direction avisée de la Matriarche, les armateurs doivent payer à l’avance. Le culte présente officiellement ses activités comme destinées à apaiser Manann pour le voyage en préparation, mais en réalité il s’agit plutôt d’une manière de s’assurer que, quelle que soit l’issue du voyage, le temple ne sera jamais perdant.

En général les Albatros, comme on appelle également les membres de l’Ordre, ne sont pas seulement des navigateurs mais aussi des prêtres lanceurs de sorts, capables de canaliser la volonté de Manann pour favoriser leur voyage.

Sources

  • Livre d’armée de l’Empire, V8
  • Livre d’armée de l’Empire, V7
  • Warhammer JdR V3 - Omen of War (traduction par Christer et Felix Braun)
  • Warhammer JdR - Les voies de la Damnation
  • Warhammer JdR - Tome de la Rédemption
  • Warhammer JdR - Terreur à Talabheim