Armées de l'Empereur

De La Bibliothèque Impériale
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Un régiment conduit par son Capitaine et son Commandant.
« Demain, nous partons en guerre pour affronter les hôtes du Chaos. Demain nous serons enterrés dans les froides tombes qui nous attendent. »
« Et lorsque le combat est fini, que le soleil se couche, entendez mes prières, sauvez mon âme, et emmenez-moi dans la lumière de Sigmar. »
- Chant des Soldats de l’Empire


Le complexe militaire de l’Empire est un monstre étrange ne possédant pas d’armée centralisée. Depuis l’époque de Sigmar, les Comtes Électeurs dirigent leurs propres hommes, ainsi chaque province et cité-état dispose de sa propre armée de soldats professionnels, équipés et payés, pour défendre ses terres. Au son du tambour, des recruteurs battent la campagne et écument les villes en promettant aux recrues une vie d’aventure et de gloire dans les armées de l’Empereur. Attirés par leur amour de la patrie ou par la promesse de trois repas par jour, les hommes prêts à risquer leur peau dans les troupes régulières ne manquent pas : ces unités sont l’épine dorsale des forces impériales. Pourtant, lorsque le besoin s’en fait sentir, elles sont renforcées par des régiments de miliciens recrutés parmi les mercenaires et les paysans locaux. En plus de constituer une armée permanente, les troupes régulières font aussi office de garde dans les villes en y faisant appliquer la loi. Dans le cas de provinces, ces contingents sont aux ordres du Comte Électeur alors que dans les villes, ce sont les bourgmestres qui les dirigent.


Commandant de l'Empire

Commandant de l’Empire, symbole de gloire et d’espoir.

Diriger une armée requiert le courage d’envoyer des soldats à la mort sans doute ni hésitation. Les armées de l’Empire sont commandées par des guerriers qui ont été entraînés à diriger leurs hommes aussi aisément qu’un duelliste manie sa rapière. Les plus célèbres d’entre eux sont les Comtes Électeurs, des individus respectés dont la simple présence inspire courage et discipline à toute une ligne de bataille. En effet, le simple fait de savoir que le regard de leur Comte est posé sur eux pousse les soldats à se dépasser.

Cependant, il est rare qu’un Comte Électeur puisse commander personnellement chacune de ses armées, car l’Empire est une terre dangereuse où les Hommes-Bêtes en maraude, les tribus de Peaux-Vertes et les nobles rivaux pillent et massacre la population, si bien que les armées d’une province sont scindée en de nombreuses forces pour y faire face. Le commandement est donc souvent délégué à un officier expérimenté, un soldat de confiance, connu pour son âme de chef, qui dirigera les forces de la province durant le combat. Évidemment, il existe des exceptions, ainsi certains des Comtes Électeurs les plus belliqueux, comme Valmir von Raukov d’Ostland, ont un tel amour du fracas des armes et du rugissement des canons qu’ils se rendent au combat des qu’ils le peuvent et ne ratent jamais une occasion de mener personnellement leurs troupes.

La plupart des hommes nommés par un Comte Électeur afin de commander une armée seront de sang noble, et auront été éduqués à cette intention dès leur plus jeune âge, ainsi qu’ils auront été formés à la fauconnerie, à l’escrime et à la chasse à l’Homme-Bête dans les sombres forêts de leurs domaines. Certains, plus rares, se seront élevés du rang, ayant débuté leur carrière au sein des troupes régulières, une hallebarde ou une épée à la main. Ces officiers jouissent d’un grade variable selon la taille de leur armée : Capitaine, Maréchal, Général ou simplement Commandant. Les châteaux de ces généraux sont décorés d’anciennes bannières qui furent jadis brandies par leurs illustres prédécesseurs. Les nobles les plus fortunés possèdent même un drapeau enchanté qui les accompagne au combat et fait leur fierté. Dans tous les cas, l’immense majorité d’entre eux sont des vétérans habitués à commander, dotés d’une excellente compréhension de la stratégie et de la tactique militaires, et auxquels des années de services à défendre leur patrie auront enseigné, avec une rude simplicité, les tenants et les aboutissants du métier de soldats.

Bien entendu, la bravoure et les talents innés de ces chefs varient grandement. Ainsi, Boris Todbringer de Middenheim, le Comte Électeur du Middenland, est un guerrier féroce qui incarne les valeurs du peuple de Sigmar, et bien que ses talents guerriers soient incontestables, ses stratégies téméraires sont souvent coûteuses en vies humaines. Le Baron Kurt von Steinburg du Stirland est quant à lui un piètre combattant qui n’a jamais gagné le moindre duel de sa vie, mais qui est réputé pour être un des plus brillants stratèges de tout l’Empire. Évidemment, une petite minorité de ces commandants ne sont guère que des incompétents efféminés, des aristocrates qui doivent plus leur rang à leur sang bleu, à des titres ancestraux de leurs familles ou à leur faculté à briller à la cour de leur Comte Électeur, voire de l’Empereur, qu’à un réel talent pour mener des homme à la victoire sur le champ de bataille.

Les Capitaines

Les Capitaines sont les chefs de guerre d’un Vieux Monde en proie à d’incessants conflits. Ils mènent soldats, miliciens, mercenaires et autres patrouilleurs sur des champs de bataille couverts de sang mais également dans des rues remplies de cadavres, dans l’Empire comme à l’étranger. La plupart des Capitaines sont de robustes soldats professionnels qui ont survécu à des dizaines de batailles pour arriver là où ils en sont. Il n’est donc pas surprenant de constater qu’ils n’apprécient guère de servir sous les ordres de nobles inexpérimentés, un sort qui leur est trop souvent réservé. Les Capitaines respectent l’expérience et le talent avant tout, et attachent moins d’importance à l’extraction et au statut social. Ils savent parfaitement ce qui compte sur un champ de bataille.


Troupes Régulières

« La vie d’un soldat n’est pas de tout repos. On ne peut pas s’empêcher de penser en termes stratégiques: "Quelle position est la plus facile à défendre ?" ou "Par où pourrais-je battre en retraite le plus aisément ?" Je ne peux même plus m’asseoir dos à la porte d’une taverne sans me sentir mal à l’aise. Depuis que j’ai quitté mon seigneur pour venir m’installer dans le Nordland, j’ai réalisé que nous menons tous une guerre quotidienne, chacun à sa manière. Même le simple paysan aux prises avec sa charrue ou le dernier des ivrognes luttant pour une chopine de bière doit réfléchir, planifier ses actions et se battre pour survivre. D’une certaine façon, je serais presque heureux de pouvoir à nouveau faire la guerre au sens propre du terme. Je crois que je ne suis pas fait pour la vie de fermier. »
- Le Vieux Ted, ancien soldat
Des soldat professionnels levés et entraînés par les Comtes Électeurs.
L'État-Major

Les soldats marchent au combat sous les ordres d’un sergent, avec leur bannière claquant fièrement au vent, et au son d’un tambour ou de tout autre instrument.

Sergent : Tout régiment a besoin d’un bon sergent, avec une belle barbe, qui aboie des ordres et instille la discipline. C’est souvent le meilleur combattant du régiment - car il a eu l’occasion d’améliorer ses talents au cours de nombreuses batailles - et dont les facultés de commandement sur le terrain ont impressionné un Capitaine ou un Noble. Certains fonctionnent en donnant l’exemple, d’autres en terrorisant leurs troupes. Les plus populaires sont évidemment ceux qui songent avant tout à la vie de leurs hommes.

Porte-Étendard : Une unité de troupes combat sous sa bannière, qui montre à tous son allégeance et sa glorieuse histoire. Un étendard est source de fierté pour son unité, à tel point que les soldats redoubleront d’effort et de bravoure s’ils se battent sous ses couleurs, et alors que les régiments gagnent en renommée, les étendards deviennent des talismans, aussi important que les épées.

Musicien : Lorsqu’une armée marche en guerre, elle le fait au son des cors et sous le roulement de tambours. Ces instruments sont utilisé par le musicien du régiment, qui bat une mesure régulière pour faciliter la marche, annoncer la présence de l’unité sur le champs de bataille, encourager les alliés et démoraliser l’ennemi.

Les troupes régulières sont des soldats professionnels à temps plein généralement issus de la paysannerie et de la bourgeoisie, prêt à répondre à tout instant à l’appel aux armes. En plus de former une armée de métier capable de repousser toutes attaques, les troupes régulières font également office de guet, de garnisons et de police, patrouillant les frontières et repoussant les envahisseurs, bien que la plupart d’entre eux passent l’essentiel de leur temps à s’entraîner dans une caserne, sous le regard sévère de leur sergent. La vie d’un soldat peut être successivement glorieuse et pénible, et il n’est pas rare que les jeunes recrues ne passent pas l’hiver. Tout le monde accepte le fait que la majorité des jeunes soldats ne soient guère plus que de la chair à canon. Seuls les plus talentueux (et les plus chanceux) peuvent espérer sortir indemne de leurs premiers affrontements. Bien qu’elle soit dominée par la noblesse, l’armée impériale récompense le talent de chacun et il est possible de s’élever au sein de la hiérarchie (même si le sectarisme de la classe dirigeante rend l’opération difficile).

Ces soldats peuvent être équipées de façons diverses, mais l’arme la plus répandue est sans conteste la hallebarde, fruit du croisement entre une hache de bataille et une lance, se maniant à deux mains. D’autres régiments emploient des arquebuses, des épées ou des lances. Chaque bataillon est formé à soutenir les autres troupes sur le champ de bataille. Les régiments vont souvent au combat appuyé par des détachements de troupes équipées différemment. Ces détachements restent près de leur régiment afin de protéger ses flancs vulnérables et l’aider soit au corps à corps, soit en criblant l’ennemi de projectiles. Les Épéistes se battent ainsi côte à côte avec les Lanciers, leurs armes complétant à merveille l’allonge de leurs camarades. Les Arquebusiers et les Arbalétriers abattent l’ennemi à distance, et ceux qui survivent à ces salves se trouvent alors confrontés à des détachements de Hallebardiers, prêt à les intercepter et à les étriper avec leurs meurtrières armes d’hast.

Les troupes régulières portent les couleurs traditionnelles de leur province ou de leur cité avec des uniformes chamarrés et un mélange d’écussons, de chapeaux et de médailles ou de symboles de campagnes. Il n’existe pas de règles précises concernant leur port, ainsi n’est-il pas rare de constater une certaine hétérogénéité d’un régiment à l’autre, y compris lorsqu’ils sont issue de la même province. La plupart des soldats portent une veste et un pantalon à chiquetades qui laissent apparaître une ample chemise colorée. D’autres arborent un simple surcot frappé des armes de leur ville ou de leur province. En dépit de telle différences, chaque soldat porte les couleurs de sa région quelque part sur lui. Par exemple, un combattant du Middenland portera toujours du bleu, qu’il s’agisse d’une veste, des rubans de ces chaussure ou d’une large plume planté dans son chapeau.

Il existe quelques exceptions, comme les Joueurs d’Épée de Carroburg, un régiment réputé qui porte des uniformes rouge sang en dépit de son origine Reiklandaise. On peut aussi citer le cas des Têtes de Mort de l’Ostermark et des Gardes Écarlates du Stirland.

Hallebardiers
La hallebarde est une arme à longue hampe dotée d’une lourde lame capable de traverser les armure et le cuir de créatures comme les Orques ou les Hommes-Bêtes. Les régiments de Hallebardiers sont les plus communs parmi les troupes régulières car l’Empereur exige que chaque Comte Électeur en possède, mais aussi parce qu’ils sont les plus polyvalent au combat. Les Hallebardiers sont de fidèles défenseurs, qui forment une rangs armée prêt à découper les ennemis en rondelles.

Lanciers
Les Lanciers sont les piliers des lignes de bataille de l’Empire. Il s’agit d’une rangée de lances prêtes à se défendre contre les ennemis, car ceux qui chargent un régiment de Lanciers font face à un mur de pointes d’acier. Puisque cette arme est aisée à fabriquer en grand nombre, on la trouve surtout dans les provinces du nord et de l’est de l’Empire, où la menace constante d’invasion requiert de pouvoir équiper à la hâte des bataillons entiers. Le sud est plus influencé par la Tilée, où la pique est l’arme de prédilection de l’infanterie, et la lance impériale traditionnelle y est souvent remplacé par une arme d’hast similaire, appelée vulgairement demi-pique.

Épéistes
Les Épéistes forment une ligne de bataille des plus déterminées. Se sont d’excellent bretteurs, considérés comme des personnages romantiques et courageux (voir téméraire), cherchant à affronter les meilleurs combattants adverses pour prouver leur grande valeur. Celle-ci est délibérément colportée par les aèdes et les bardes, mais comme toute rumeur, elle recèle un fond de vérité, car un Épéiste compétent est à même de frapper le point faible de son ennemi tout en se protégeant de son bouclier. Ainsi, l’épée en main, ils font des merveilles en mêlée, au cœur du combat.

Arquebusiers
Ces troupes régulières sont équipées d’armes à poudre noire et à long canon appelées arquebuses et le plus souvent fabriquées à Nuln par les meilleurs armuriers. Les salves de tirs destructeurs des Arquebusiers créent la panique chez n’importe quelle armée et peuvent arrêter la plus déterminée des Waaagh! ou désarçonner un chevalier du Chaos malgré sa lourde armure.

Arbalétriers
Les arbalètes ont une portée supérieure à celle de l’arquebuse, mais une force de pénétration moindre ; elles sont en revanche plus facile à produire, et les traits d’arbalètes permettent de se débarrasser de la plupart des ennemis en armure légère. Les Comtes Électeurs entretiennent un grand nombre de régiments d’Arbalétriers qui sont souvent renforcés par des mercenaires, en particulier Tiléens, pour augmenter la puissance de feu des armées impériales.

Archers
Les Archers sont des troupes légères qui sont organisé en petits groupes de tirailleurs pour soutenir les régiments au combats. Les provinces sauvages et moins "civilisées" du nord, comme l’Ostland et l’Ostermark, sont célèbres pour leurs archers et en ont généralement une forte propension au sein de leurs armées.

Les Vétérans

Un soldat qui survit à un grand nombre de batailles sans pour autant s’élever dans la hiérarchie devient un Vétéran. Les Vétérans sont avant tout des survivants : ils ne se portent pas volontaires pour les missions suicides et ne prennent pas de risques inconsidérés, mais quand il faut aller au combat, ils comptent parmi les meilleurs. Quand ils ne sont pas de service, ils racontent de vieux récits de guerre. Ils sont souvent bons vivants, car ils peuvent se faire tuer à tout instant et savent qu’il ne sert à rien de mourir les poches pleines.


Milices

Les Franches-Compagnies, des bandits courageux dont les combats quotidiens ont fait des combattants endurcis.
« Ce sont certes des bouseux, Sergent, mais des bouseux qui vont se battre comme des lions, car ils protègent leurs familles et leurs maisons ! »
- Capitaine von Hilde

Même si les troupes régulières forment l’ossature des armées impériales, ces dernières sont souvent renforcées par des bataillons de Miliciens. Les milices sont des régiments recruté de gré ou de force pour combattre lorsque les troupes régulières ne suffisent pas. Elles font partie des forces de protection locales et sont en grande partie issus de la paysannerie. Chacun accepte de sacrifier un peu de son temps tous les ans (en général, il s’agit de sept jours) pour s’entraîner. Cette formation, aussi brève soit-elle, peut faire la différence sur les champs de bataille ensanglantés du Vieux Monde. Nul ne peut prédire combien d’hommes répondront à l’appel de leur Comte, pas plus qu’on ne puisse augurer de leur discipline. Après tout, ces derniers ne reçoivent guère d’entraînement et ne sont équipé que des armes qu’ils possèdent, qu’il s’agisse de d’arcs, de hache ou de gourdins. Certains Miliciens doivent se procurer leur équipement, mais il arrive que l’administration locale le leur fournisse. Ainsi, certaines unités de Miliciens disposent de beaux uniformes et d’un équipement entretenu, alors que d’autres n’ont rien de plus que leurs vêtements et un arc habituellement réservé à la chasse. Les milices sont souvent composées de civils enrôlés dans les villages près des champs de bataille, et dans ce cas, il s’agit souvent d’hommes prêts à défendre leurs familles et leurs biens contre les monstres qui les menacent constamment. Les capitaines de ces milices sont des responsables civils ou des militaires à la retraite. D’autres milices sont composées au contraire de mercenaires endurcis et de bandits qui ne vivent que pour le combat.

Bien que les troupes de la milice puissent opérer en unités indépendantes, elles servent souvent de détachements pour les troupes régulières. Les milices sont payées après la bataille à l’aide du butin récolté et du trésor du Comte Électeur, puis ils sont démobilisés. Certains généraux peu scrupuleux ont coutume d’envoyer les milices au plus fort de la mêlée, sachant pertinemment qu’un mercenaire mort est un mercenaire qui ne viendra pas réclamer sa solde…

Franches-Compagnies

Les bandes de reîtres, de bandits et de jeunes sans attaches issus des contrées reculées de l’Empire qui cherchent fortune dans des lieux sauvages et sans loi comme les Principautés Frontalières ou le Pays Perdu sont une autre source de troupes irrégulières. Les plus chanceux finissent parfois Nobles dans quelque pays lointain, tandis que d’autres sombrent dans le brigandage ou la piraterie. Ceux qui reviennent au pays ramènent des cicatrices, des histoires d’aventures et une inaptitudes totale à se réinsérer dans la société ou à accepter les discipline des soldats réguliers. Leurs batailles à l’étranger ont fait de ces hommes des combattants endurcis qui constituent une source abondante de troupes irrégulières pour les Comtes Électeurs. Habitué au rigueurs de la vie en campagne, ils sont aussi grossiers, peu respectables et enclins à faire du grabuge tandis qu’ils vont par monts et par vaux en bandes armées jusqu’aux dents. Un Comte Électeur qui enrôle ces mercenaires pour leurs talents au combat doit aussi, s’il est sage, les garder sous contrôle pour éviter qu’ils ne brigandent sur ces terres. Lorsque les combats cessent, ces compagnies sont dissoutes de force avant qu’elles ne causent des problèmes et se mettent à piller les contrées qu’elles défendaient il y a peu. Le terme poli pour désigner ce type de combattants est celui de "Franches-Compagnies". Il existe d’autres termes, moins courtois, mais plus exact !

Les Chasseurs de l’Empire, prêts à frapper

Chasseurs

Bien que l’Empire soit loin des tribus qui le fondèrent il y a 2 500 ans, certaines choses n’ont pas vraiment changé depuis. Si les paysans cultivent une partie des terres, de vastes régions impériales sont encore couvertes de forêts ou tout simplement hostiles à l’agriculture, car elles grouillent de mutants avides de chair fraîche. Les chasseurs et autres trappeurs sont les maîtres de ces lieux dangereux, des pisteurs avertis qui patrouillent les forêts autour des villages afin d’abattre les monstres qui s’en approchent. Qu’il s’agisse de pièges ou de tirs bien placés, ils utilisent les mêmes techniques que leurs ancêtres pour capturer le gibier. Ainsi, armés seulement d’un arc, d’une dague et d’un courage infaillible, ils tendent des embuscades mortelles à leurs proies, et il est nécessaire de disposer d’un certain talent pour traquer un animal sauvage tout en évitant les sinistres créatures des bois. Vêtu de peaux et de fourrures, le Chasseur passe parfois pour un sauvage auprès des citadins, mais il se soucie rarement de ce qu’on pense de lui. Lorsqu’un Comte Électeur, notamment ceux des provinces les plus rurales comme l’Ostland, le Stirland ou l’Ostermark, rassemble des bataillons pour la guerre, il essaie toujours de lever autant de groupes de chasseurs que possible. Ces derniers forment des unités de reconnaissance capables d’opérer en avant du reste de l’armée pour espionner l’ennemi, perturber son ordre de marche et éliminer les servants des machines de guerre avec des tirs bien ajustés.

Les Mercantis

« J’avais jamais vu une telle boucherie. Mais c’est bon pour nous ; les gars de l’armée ont encore plus envie de compagnie lorsqu’ils ont vu tellement de morts. Et c’est quand votre armée a affronté des Démons qu’on peut récolter le meilleur butin sur les cadavres, parc’qu’y en a tellement. Tant qu’c’est vos gars qui gagnent à la fin, bien sûr. C’est délicat. »
- Elke Rabe, Cantinière, affectée au train d’équipage de la Garde Impériale du Stirland

Au sein de l’Empire, des armées sont en mouvement en permanence. Parmi ces forces, on trouve aussi bien des unités de milice locale qui parcourent les bois à la recherche de bandits que les armées de l’Empereur qui affrontent les Peaux-Vertes ou les forces du Chaos. Cependant, aucune armée ne voyage véritablement seule et chacune traîne dans son sillage une caravane de Mercantis. Ceux-ci incluent petits commerçants désireux d’arrondir leurs fins de mois, veuves de guerre tentant de louer leurs services de cuisinières ou de couturières et autres détrousseurs de cadavres espérant faire fortune sur les champs de bataille encore fumants. Si les nobles de nombreuses armées n’ont que mépris pour les Mercantis, ceux-ci apportent un soutien indéniable aux troupes engagées sur le terrain.

L'Élite des Troupes Régulières

En plus de l’infanterie classique, les Comtes Électeurs disposent de troupes plus spécialisées, comme les Pistoliers, une cavalerie légère très efficace recruté parmi les jeunes fils de la noblesse, et les Joueurs d'Épée, une infanterie qui constituent la garde personnelle du Seigneur. Ces unités, très couteuses à équiper et à entretenir, sont moins courante et de taille plus réduite que les troupes régulières. Envoyer de telles troupes au combat n’est pas une décision facile à prendre pour un Général de l’Empire, et il s’agit souvent du dernier recours.
L’artillerie fait aussi partie des troupes régulières. Les Canons et les Mortiers sont fabriqué sur commande à Nuln, aux frais du Comte Électeur.


Sources

  • Livre d’Armée de l’Empire, V6
  • Livre d’Armée de l’Empire, V7
  • Livre d’Armée de l’Empire, V8
  • Warhammer JdR - Le Livre de Règles V2