Troupeaux de Squigs

De La Bibliothèque Impériale
« La première fois qu’on voit un troupeau de Squigs poussé sur le champ de bataille par ses conducteurs Gobelins de la Nuit, on ne sait pas trop s’il faut en rire ou se faire dessus. Ils bondissent de tous les côtés comme dans un numéro de cirque complètement fou, les Gobelins de la Nuit apportant leur propre contribution à cette ambiance de carnaval avec leurs cabrioles et leurs cris. Et puis, tout d’un coup, l’une de ces choses fend votre régiment comme un boulet de canon géant et vous comprenez que les rires ne sont pas la réponse adaptée. »
- Leonhard, Mercenaire
Un seul Squig enragé est suffisamment dangereux, mais pour celui qui s’attire la colère de tout le troupeau, c’est un véritable orage cauchemardesque qui s’abat !
Les Squigs vivent sous les Montagnes du Bord du Monde. Ce sont des créatures improbables, répugnantes et imprévisibles, des sortes de champignons de chair au corps sphérique, avec de petits yeux, une énorme gueule, de gigantesques crocs et de courtes pattes puissamment musclées et armées de griffes. Les Gobelins de la Nuit trouvent leur viande succulente et la peau et les dents de Squig leur est fort utile pour fabriquer toute sorte de choses, aussi les raisons de les chasser ne manquent-elles pas. Certains sont capturés et élevés comme animaux de garde ou de compagnie pour les chefs les plus influents, eux seuls pouvant payer de quoi nourrir une bête aussi vorace. Et à l’occasion, ces bestiaux sont envoyés au combat où ils font des ravages.

Les champignons exotique qui prolifèrent dans les tunnels infestés de Gobelins de la Nuit attirent les Squigs, lesquels s’orientent en flairant l’odeur fétide de ces fongus moisis. La puanteur est insoutenable, sorte de croisement entre des chausses portées sur des lieues, imprégnées de sueur rance et d’autres odeurs associées à quelques sécrétions nauséabondes. Les Squigs en quête de festin la trouvent pourtant alléchante. La chasse au Squigs est tout sauf triviale. Ce sont des créatures énergiques, parfaitement aptes à combattre dans les tunnel et à se tapir dans un trou pour ne présenter aux assaillants qu’une mâchoire bardée de dents acérées. Les Gobelins se livrent donc à un jeu de cache-cache pour traquer leurs proies. La poursuite les mène dans de vastes cavernes infestées de champignons ou dans des chatières dans lesquels même les Gobelins de la Nuit devront ramper.

Les Squigs peuvent attaquer depuis les tunnel adjacents et à tout moment, le chasseur peut devenir la proie. Quand les Gobelins de la Nuit trouvent un Squig, ils tentent de le faire sortir de son trou à l’aide de fourche, puis, lorsque la bête se retrouve à découvert, ils lui jettent leurs filets afin de la molester sans risquer de se faire mordre.

Les Gobelins de la Nuit rassemblent les Squigs capturés en troupeaux. Ces derniers, furieux de se retrouver privés de leur environnement protecteur, deviennent encore plus féroces. Pour guider ces Squigs enragés, les bergers Gobelins ont recours à une panoplie d’instrument bruyant comme des cymbales, des gongs ou des "Squigniou"[1] au son insupportable, en plus de leurs fourche, fouet et tisonniers. Cette combinaison irritante de coups, de lumière aveuglante et de bruits de fanfare permet de les diriger tant bien que mal et de les exciter d’avantage. Ainsi, si les morsures des Squigs causent d’ordinaire de terrible blessures, l’état de rage des Squigs les rend plus dangereuses encore. Les bergers Gobelins de la Nuit veuillent donc à exciter leur troupeau en permanence.

Quand tout va pour le mieux, un Troupeau de Squigs peut balayer toute opposition en engloutissant voracement quiconque se trouve sur leur chemin, mais lorsque ce n’est pas le cas, par exemple si tous les bergers se font tuer, les Squigs restants se dispersent aussitôt. Rendu fous par cet environnement inhospitalier, les Squigs s’en prendront à tous ceux qui seront sur leur chemin, Peaux-Vertes inclus. Les Gobelins de la Nuit ne s’alarment cependant guère d’un tel risque, tant que d’autres qu’eux-mêmes finissent broyés par les mâchoire d’un Squig en vadrouille, bien entendu.

Source[modifier]

  • Livre d’Armée Orques et Gobelins, V8
  1. Jeu de mot avec le terme Biniou, qui désigne une cornemuse en Breton.