Reconquête de Khazid Vosk
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Depuis la chute de leur grand empire, les Nains ont tenté à maintes reprises de reprendre leurs forteresses tombées. La reconquête de ces cités perdues n'est pas qu’une question de fierté, car sous ces anciennes voûtes se cachent des reliques et des secrets de l'Âge d’Or - des objets d'une valeur inestimable pour lesquels tout Nain serait prêt à sacrifier sa vie.
L’exubérance de la jeunesse modifier
S'il est habituel que les jeunes ingénieurs nains fassent preuve d’imprudence, il est également normal qu'après une ou deux expériences de barbe brûlée, ils observent et appliquent rapidement la sagesse de leurs aînés. Cependant, pour certains, le besoin de repousser les limites de la sécurité au nom de l'innovation s'avère trop puissant. Le jeune Burlok Damminson est l'un de ces Nains.
Burlok était considéré comme un prodige de l'ingénierie, même au sein d'un peuple réputé pour son inventivité, mais son désir constant de pousser ses expériences à l’extrême l’entraînait souvent devant les maîtres de la Guilde des Ingénieurs Nains pour discuter de sa propension à faire exploser les choses. Bien que de nombreux jeunes ingénieurs doivent subir des punitions humiliantes pour leurs bévues, ou, dans les cas les plus graves, risquer l'expulsion de la guilde, Burlok, lui, fut maintes fois protégé par la réputation de son père au sein du conseil de la guilde.
Cependant, après une expérience particulièrement explosive, où son imprudence compromit gravement l'intégrité structurelle d'un atelier d'ingénierie et força l'évacuation rapide d'une section entière de Zhufbar, même la position de son père ne put lui éviter de graves conséquences suite à son acte. Burlok fut convoqué devant les maîtres de la guilde et se vit offrir deux choix : canaliser son énergie dans quelque chose de plus important qu'une expérimentation frivole, ou affronter l'humiliation de l'expulsion.
Les maîtres espéraient que leur ultimatum amènerait Burlok à consacrer son ingéniosité considérable à la création de quelque chose de réellement utile à la société naine, comme une nouvelle brouette à vapeur pour les opérations de minage, ou à poursuivre ses travaux novateurs sur l'optique de télémétrie. Cependant, comme l'avaient prédit ceux qui le connaissaient bien, l'imagination débordante de Burlok prit le pas sur son bon sens et il se mit rapidement à imaginer de grandes aventures et à planifier des actes héroïques.
Burlok demanda à diriger un corps expéditionnaire vers la colonie perdue de Khazid Vosk, une forteresse de la Guilde des Ingénieurs abandonnée depuis longtemps car tombée pendant le Temps du Malheur, dans l'intention de reconquérir ce bastion, jadis grandiose, de l'invention. Bien qu’éloignée de leur intention à son sujet, l'idée de Burlok suscita l'intérêt des Maîtres Ingénieurs, car les salles fortes scellées de cet ancien avant-poste recelaient des technologies oubliées et des plans de machines qu'aucun Nain vivant n’ai jamais vus à cette époque.
Après une longue délibération, les Maîtres Ingénieurs acceptèrent de soutenir l'expédition de Burlok, espérant que le poids du commandement puisse enseigner au jeune Nain quelques responsabilités, qu’ils assistent à la redécouverte d'une technologie que l'on croyait perdue depuis des lustres ou, tout au moins, la disparition de ce jeune imbécile. Burlok s'attela sérieusement aux préparatifs, impatient de mettre la main sur des merveilles de l'Âge d’Or et d’étudier les notes des grands esprits qui les avaient conçues.
La mobilisation modifier
Bien que la tâche qui l'attendait ne soit pas des moindres, Burlok parvint à réunir une force considérable parmi les guerriers de Zhufbar en quelques semaines seulement. Les collines autour de Zhufbar résonnaient depuis bien longtemps des bruits de l'industrie, mais l’écho des lourds marteaux pilons et le tintement de l'acier purent être entendus à toute heure du jour sur les sommets environnants, tandis que Burlok et la Guilde des Ingénieurs se préparaient à l'expédition.
Des régiments d’arquebusiers contribuèrent à la production d'une vaste réserve de munitions pour les épreuves à venir, des cohortes de guerriers aiguisèrent leurs haches et réparèrent les maillons de leurs armures, tandis que les équipes d'artillerie remplirent à ras bord de poudre noire de grands tonneaux de bois. Outre les nombreux canons et canon orgues dont ils disposaient, les Nains préparèrent des escadrons de gyrocoptères et de gyrobombardiers pour le voyage par la Voie Souterraine, en les chargeant sur de longs chariots à plateau tirés par des attelages de robustes poneys.
Pendant que ses guerriers rassemblaient suffisamment de puissance de feu pour se frayer un chemin à travers une montagne, Burlok envoya des messagers à Karak Varn, Karaz-a-Karak et Karak Kadrin, leur faisant part de leur quête et leur proposant de se joindre à la Guilde des Ingénieurs pour libérer Khazid Vosk. Bien qu'il soit probable que la plupart d'entre eux refusent la proposition de Burlok, ne pas envoyer une telle invitation aux rois des forteresses voisines serait un manque de respect incroyable - bien que Burlok ait souvent fait fi des traditions, il n'était pas assez fou pour s'attirer délibérément l'ire des seigneurs du Karaz Ankor.
Bien que le Roi de Karak Varn et le Haut Roi de Karaz-a-Karak aient refusé d'envoyer des guerriers pour aider la Guilde des Ingénieurs, le Roi Tueur de Karak Kadrin, Ungrim Poing de Fer, édicta une proclamation qui se répandit rapidement parmi les nombreux Tueurs résidant dans son fief et dans les régions sauvages environnantes. Impatients de s'embarquer dans une expédition périlleuse, une bande de Tueurs et de Cherche-morts à l'œil fou quittèrent bientôt la forteresse du Roi Tueur, espérant qu'un destin glorieux les attendrait dans les salles obscures de Khazid Vosk.
L’ost de Karak Kadrin était accompagné d'une petite batterie de tristement célèbres Faucheuse de Gobelins. Les plus jeunes Ingénieurs au sein de l’ost de Burlok, fascinés par ces engins de mort vrombissants, furent rapidement repoussés par leurs aînés.
Après des semaines de préparation méthodique et de planification apparemment sans fin, le corps expéditionnaire de Burlok fut prêt à partir. Avec les féroces guerriers de Karak Kadrin renforçant la vaste gamme de machines de guerre que Burlok avait rassemblées, le jeune Ingénieur était persuadé que peu de choses pourraient se mettre en travers de leur chemin - Khazid Vosk serait bientôt sous son commandement et il gagnerait ainsi le respect de ses aînés.
Le voyage vers le sud modifier
Au cours de leur Âge d’Or, les Nains avaient construit un vaste réseau de tunnels souterrains sous les imposantes montagnes qui reliaient les forteresses lointaines. Appelé la Voie souterraine, ce remarquable ouvrage d'ingénierie permettait aux commerçants et aux voyageurs d’éviter les dangereuses routes sauvages des hauteurs, et aux armées naines de manœuvrer à l'insu de leurs ennemis. Bien que des pans entiers de la Voie souterraine soient désormais perdus aux mains des ennemis des Nains ou bloqués par des effondrements, les principales routes menant à Karaz-a-Karak furent préservées de tout danger et convenablement renforcées contre tout effondrement.
C'est par cette grande route souterraine que Burlok et sa compagnie voyagèrent, se dirigeant vers le sud en direction de la capitale naine de Karaz-a-Karak, avant de revenir à la surface, juste au sud de la ville, pour la dernière partie de leur voyage. Grâce aux efforts assidus des Brise-Fer, des équipes d'élite de Combattant des Tunnels qui veillent à ce que la Voie Souterraine soit exempte de tout danger, le corps expéditionnaire se rendit sans retard vers Khazid Vosk et les épreuves qui l'attendaient.
Alors qu'une compagnie d’humains couvre du terrain rapidement mais s'arrête régulièrement pour se reposer, un throng Nain marche à un rythme constant pendant des heures sans avoir besoin de s'arrêter pour récupérer, se contentant de siffler de la bière et d'engloutir leurs rations sans rompre la cadence. C'est grâce à cette endurance sans relâche et à la sécurité relative de la Voie Souterraine que l’ost de Burlok put émerger à la lumière au sud de Karaz-a-Karak quelques semaines seulement après son départ de Zhufbar.
À leur retour à la surface, Burlok et sa compagnie rencontrèrent des renforts de Karak Varn à Akendorf, ville fortifiée des Principautés Frontalières. Ils furent confrontés à des attaques répétées de Tribus Nomades d’Orques et de Gobelin sur Loup. Les Nains savaient qu’il n'était pas inhabituel de subir de telles escarmouches dans les régions sauvages des Montagnes du Bord du Monde, mais la présence d'autant de petites bandes de guerre indiquait probablement l'existence d'une horde beaucoup plus importante et mieux installée dans les environs. Le corps expéditionnaire était bien équipé pour faire face à ces petite troupes, les faisant fuir sous le feu précis des arquebuses ou sous une grêle de tirs d'une machine de guerre déployée à la hâte.
Pourtant, à mesure que Khazid Vosk se rapprochait, le nombre d'attaques ne semblait qu'augmenter, amenant les Nains à se demander si Khazid Vosk, depuis longtemps envahie par des créatures venues des entrailles de la terre, était désormais conquise par les Orques ? Burlok arrêta le corps expéditionnaire et ordonna que les gyrocoptères éclaireurs soient déchargés des chariots, espérant que ces aéronefs rapides soient en mesure de se porter en avant de son avant-garde de Tueurs et d'évaluer depuis les airs les dangers qui les guettaient.
Après avoir rempli les réservoirs, les gyrocoptères s'élevèrent rapidement dans le ciel clair et se dirigèrent vers la forteresse, le bruit de leurs hélices s'estompant dans le lointain tandis qu’ils remontaient la vallée et disparaissaient de la vue de tous. Ce n'est qu'au coucher du soleil que les éclaireurs revinrent, apportant la nouvelle que tous les Nains commençaient à soupçonner, mais qu'ils ne souhaitaient pas entendre : les niveaux fortifiés supérieurs de Khazid Vosk avaient été envahis par leur vieil ennemi.
Les tranchées modifier
Lorsque Khazid Vosk apparut, la forteresse autrefois glorieuse n'était plus qu'une horreur à flanc de montagne, avec des bannières orques en lambeaux flottant dans la brise au sommet des remparts de pierre et des palissades de bois mal construites couvrant les brèches disgracieuses qui fendaient les murs. Tous les témoins de la scène prêtèrent des serments de vengeance, et nombreux furent ceux qui pressèrent Burlok de lancer immédiatement l'assaut, espérant que l'impétuosité du jeune Nain les mènerait à une victoire rapide et décisive.
Néanmoins, aussi téméraire que soit Burlok, il n'était pas idiot et n’allait pas se jeter dans un conflit sans avoir au préalable évalué la taille et la force de son ennemi. Plutôt que de se précipiter dans une bataille dont il ignorait l’issue, Burlok ordonna à sa compagnie de préparer une position retranchée, à proximité des portes de la cité, mais suffisamment éloignée pour que les machines de guerre gobelines délabrées cachées parmi les ruines du corps de garde ne soient qu'un faible danger.
Pendant que les Nains travaillaient, des bandes d'Orques et de Gobelins, attirées par le vacarme des travaux de construction, déferlèrent des collines environnantes pour tenter de perturber l’ouvrage. Les Sapeur Nains n'eurent guère de raison de s'arrêter, car les petites bandes désorganisées d’Orques furent mises en déroute à maintes reprises par des tirs d’arquebuse ou abattues par des Tueurs avides de combats. En quelques heures, les Ingénieurs de Burlok avaient construit un cercle de barricades et de postes d’artillerie fortifiés, offrant à l’ost Nain une position solide à partir de laquelle il pouvait mener son siège.
Le lendemain matin, le chant des oiseaux gazouillants à l'aube fut interrompu par le boum inimitable d’un coup de canon Nain solitaire tiré sur la forteresse. Pour la plus grande joie des Orques goguenards qui regardaient, tapis à l'ombre de la puissante cité, le boulet s'écrasa en terre, juste à côté du mur. Cependant, les Orques allaient bientôt découvrir qu’il suffisait à Burlok d'un seul tir de réglage pour mettre en batterie tous les canons qui était désormais pointés vers l'entrée de Khazid Vosk.
Avant que la fumée du premier tir ne se soit dissipée, les équipes d'artillerie commencèrent à faire pleuvoir le feu sur la porte, le bruit des coups de canon emplissant la vallée comme un tonnerre roulant et la terre tremblant tandis que le bombardement envoyait des morceaux de maçonnerie s'écraser au sol. Bien qu’il fut très peiné d'apporter la ruine à un ouvrage de pierre aussi ancien construit par les Nains, Burlok maintint le barrage jusqu'à ce que le soleil atteigne son zénith, avant d’ordonner un cessez-le-feu pour donner aux équipages d'artillerie le temps de se reposer et de s'occuper de leurs armes.
Mais à peine les canons s’étaient-ils tus que l'entrée de la forteresse fut soudain envahie par une masse imposante de guerriers Orques rugissants qui jaillit des ténèbres, accompagnée de nuées de Gobelins hurlants et d'une harde de Trolls baveux. Alors que la troupe d’Orques fonçait vers le retranchement des Nains, Burlok comprit que son ennemi avait probablement laissé la cité mal défendue, dans son empressement à affronter le corps expéditionnaire au combat, lui donnant peut-être la chance non seulement de briser l’échine de la horde d’Orques, mais aussi de reprendre les niveaux supérieurs de la forteresse en une seule bataille décisive.
Pendant ce temps, la nouvelle de l'audacieuse entreprise de Burlok continuait à se répandre, atteignant Karak Angazhar, Karak Hirn et Karak Norn alors même que les premiers combats faisaient rage. Enhardis par les récits exagérés des richesses cachées sous l'ancienne forteresse, d'avantage de Nains entamèrent la longue marche vers Khazid Vosk. À l'insu de Burlok lui-même, pendant qu'il luttait pour sécuriser les niveaux supérieurs de la place forte, des renforts accouraient à son secours.
L'issue de la bataille fut positive pour les nains puisque les niveaux supérieurs de Khazid Vosk ont été repris grâce aux efforts de Burlok Damminson.
Sources modifier
- Warhammer The Old World - Arcane Journal Dwarf Mountains, 2024.
- Carte interactive du site internet The Old World