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Ogres Impériaux

De La Bibliothèque Impériale
« Oui, je les ai fait venir parce que j’avais besoin de renforts. Oui, je sais qu’ils mangent votre bétail de concours. Et oui, je sais que les Ogres ont un appétit vorace. J’ai affiché une annonce au poste de garde local, offrant une petite récompense à quiconque aura ce qu’il faut pour les faire partir. Cela devrait suffire amplement. »
- Augustus von Raushvel, Baron de la Vallée de Raush

Les Ogres sont curieux de nature, ils ont le goût de l’aventure, ce qui les pousse à se lancer dans de grands voyages, bien que nul ne sache vraiment pourquoi. Quoi qu’il en soit, on peut rencontrer des Ogres dans bien des contrées, y compris au cœur de l’Empire. Il n’existe aucun récit historique précis dans l’Empire, faisant état de la première fois où un Ogre a été aperçu errant depuis ses terres lointaines de l’est jusque dans le Vieux Monde. Les archives conservées dans les quelques Karaks restants des Montagnes du Bord du Monde (et certainement dans les Livres des Rancunes des Nains) indiquent que les tribus nomades d’Ogres ont commencé à attaquer les possessions Naines les plus à l’est environ deux mille ans avant la fondation de l’Empire. Au cours des siècles suivants, de nombreux récits ont été consacrés aux Ogres errants, à leurs incroyables aptitudes au combat et, surtout, à leur appétit insatiable. Les annales de la genèse de l’Empire indiquent que Sigmar lui-même a occasionnellement utilisé, et fréquemment combattu, des Ogres au cours de diverses batailles. Les mercenaires Ogres ont pris part à la quasi-totalité des combats impériaux majeurs depuis l’époque de Sigmar, se retrouvant souvent des deux côtés des plus grandes batailles, en particulier celles contre les Peaux-Vertes. Toutes les terres situées à l’ouest des Montagnes du Bord du Monde sans exception ont connu le lourd pas des Ogres à un moment donné de leur histoire.

Pour la plupart des habitants de l’Empire, les Ogres représentent une menace obscure, mais âprement discutée, venant de terres lointaines. Dans le Vieux Monde, les Ogres font presque toujours partie de compagnies de Mercenaires, au sein desquelles ils sont recrutés pour leur force, leur taille et leur férocité inégalables. Ceux qui y ont déjà eu affaire ne savent que trop bien qu’il faut les aborder avec prudence.

Ces dernières années, les Ogres sont devenus monnaie courante dans les villages et les villes de l’Empire où ils sont engagés comme hommes de main ou manutentionnaires. La Guilde des Contremaîtres Halfling (entrepreneurs en bâtiment) par exemple, a pratiquement accaparé le marché de la main-d’œuvre Ogre bon marché dans de nombreuses villes de l’Empire, au grand dam de ses rivaux. Les Ogres étant des créatures massives, bien bâties et frustes, ils sont également taillés pour le métier de mercenaire, si bien que leurs services sont fréquemment requis pour se battre au sein des armées des provinces rivales, lesquelles les attirent par la promesse de les couvrir d’or. Ces guerriers s’intègrent rapidement, dépensant leur or pour se vêtir à la mode de l’Empire et investir dans un équipement de qualité et des armes à feu modernes.

La plupart des Ogres que l’on trouve dans l’Empire sont nés en dehors de celui-ci. Nombreux sont ceux qui se sont rendus dans « la plus grande nation humaine du Vieux Monde » en quête d’argent, d’aventure ou d’un nouveau repas. D’autres ont simplement suivi leur instinct, succombant à l’envie de voyager qui remplissait leur cœur. Cependant, avec l’essor des Ogres impériaux, de plus en plus de jeunes Ogres n’ont connu que l’Empire, qu’ils considèrent comme leur foyer. Nés dans l’Empire, ils ont donc appris ses us et coutumes dès le début de leur vie, ils portent souvent des noms impériaux, s’habillent de vêtements impériaux surdimensionnés et sont tout simplement… impériaux. D’autres Ogres, comme les voyageurs venus des royaumes Ogres, portent quelques vestiges de leur culture d’origine, mais ils s’adaptent rapidement. Ils se font aux coutumes locales, mais ont souvent du mal avec les préoccupations plus ésotériques, comme la moralité, la religion ou encore la philosophie, qu’ils imitent plus qu’ils ne les assimilent.

Les Ogres au Travail modifier

Les Ogres sont des créatures d’une puissance physique hors norme, largement reconnue et exploitée dans le Vieux Monde. Leur force colossale leur permet d’affronter plusieurs adversaires à la fois, ce qui explique leur emploi fréquent comme mercenaires, gardes du corps, hommes de mains, ou troupes de choc au sein des armées impériales. Cette supériorité martiale est cependant contrebalancée par de nombreuses difficultés sociales et pratiques : les Ogres sont généralement peu instruits, ils ne savent ni lire, ni compter, font de piètres économes et leurs dépenses les plus élémentaires suffiraient à ruiner la plupart des modestes marchands. Ils dépendent donc fréquemment d’alliés ou de protecteurs plus lettrés ou plus intégrés à la vie urbaine pour gérer leurs affaires et naviguer au sein des sociétés humaines. En retour, ceux-ci tirent profit de la force et de la présence dissuasive d’un Ogre : si la violence est requise, celui-ci s’en chargera avec plaisir.

Leur taille gigantesque constitue un autre obstacle majeur. La plupart des bâtiments, infrastructures et lieux souterrains de l’Empire ont été conçus par et pour des humains dont la taille moyenne est de 1,75 m, rendant les déplacements des Ogres pénibles, voire impossibles dans certains environnements confinés. Cette inadéquation constante entre leur gabarit et le monde qui les entoure est une source fréquente de complications, mais aussi de situations singulières, tantôt grotesques, tantôt dangereuses.

Sur le plan social, les Ogres inspirent une méfiance instinctive. Leur réputation de brutes violentes - forgée par leur rôle habituel dans les conflits armés - suffit souvent à inquiéter les populations locales. Leur arrivée dans une ville est fréquemment perçue comme l’annonce de troubles imminents, ce qui complique toute tentative d’enquête ou de négociation. Pire encore, si la discrétion est de mise, c’est souvent peine perdue pour les Ogres. Toutefois, cette intimidation naturelle peut aussi jouer en leur faveur : un Ogre silencieux et immobile dans un coin d’une taverne peut se contenter de laisser les minus mener la conversation jusqu’à ce qu’un regard insistant ou un accès de violence extrême soit nécessaire pour faire plier les volontés les plus récalcitrantes.

Dans l’ensemble, l’Ogre typique est décrit comme stoïque, direct et pragmatique, préférant les solutions simples et brutales aux intrigues complexes. Malgré l’hostilité ou l’inconfort que leur présence peut susciter, les Ogres parviennent généralement à trouver leur place dans le Vieux Monde, essayant de “jouer au citoyen impérial” (avec des résultats variables) en tirant parti de leur force, de leur réputation et de leur endurance pour survivre et prospérer là où d’autres échoueraient.

Travail Physique et (sur)Vie Quotidienne modifier

Quand un Ogre est payé pour ce qu’il est - grand, fort et infatigable - il trouve naturellement sa place dans les tâches les plus physiques et les plus ingrates. Dans ces rôles, il n’est ni recherché pour son habileté, ni pour son statut, mais simplement parce qu’il peut soulever, encaisser et travailler plus longtemps que n’importe qui d’autre. Sa force brute devient alors une monnaie d’échange directe contre de la nourriture ou de l’argent.

Ainsi, certains Ogres sont employés comme Artisans, bien que leur contribution réelle se limite rarement à la fabrication à proprement parler. Ils produisent surtout des marchandises grossières et surdimensionnées (généralement destinées au combat), mais il arrive que certains d’entre eux se tournent vers un commerce honnête afin de gagner de l’argent. La plupart des Artisans Ogres sont employés pour une tâche précise (généralement pour porter de lourdes charges) et ne fabriquent pas entièrement leurs articles. Cependant, la plupart d’entre eux préfèrent intimider ou payer des personnes plus modestes afin qu’elles s’occupent de la fabrication de leurs armes et armures. S’ils s’en chargeaient eux-mêmes, le résultat serait certainement des plus médiocres.

Cette même logique se retrouve chez les Dockers, dont la quantité de marchandises qu’ils peuvent charger sur un navire compense largement le volume de nourriture qu’ils consomment. Tout marchand astucieux, pour autant qu’il ait prévu un bon surplus de stock pour couvrir les besoins, peut réaliser de belles économies avec une équipe d’Ogres volontaires. De la même manière, leur force colossale fait d’eux des Mineurs exceptionnels, même s’ils se sont retrouvés coincés plus d’une fois à cause de leur envergure. On raconte que certains repaires souterrains de Peaux-Vertes ont été creusés en un rien de temps par des mercenaires Ogres engagés dans ce seul but.

Dans un cadre plus domestique, les Ogres trouvent aussi leur place comme Serviteurs. Malgré leur grossièreté et leur rusticité, ils font d’excellents domestiques grâce à leur immense force, déchargeant des diligences et tirant des calèches à eux seuls. De nombreux aristocrates trouvent également qu’ils sont des attachés particulièrement en vogue, car leurs carrures menaçantes sont propices à créer des situations intéressantes.

Lorsque le travail devient plus ingrat encore, certains se spécialisent comme Ratiers, profitant à la fois de la prolifération incessante des rats dans les villes de l’Empire et de leur propre faim permanente - deux choses sur lesquelles on peut toujours compter. Pour certains Ogres entreprenants, être payé pour manger autant de rats que possible, c’est la situation rêvée ! Et si la journée est calme, ils pourront toujours se délecter de leur petit compagnon féroce.

Enfin, pour les Ogres les plus démunis ou les moins chanceux, la survie passe parfois par la mendicité. Bien que ce concept consistant à se prélasser en mourant de faim tout en étant nourri de temps à autre par la charité des passants est tellement éloigné de leurs habitudes qu’il est surprenant de voir combien d’entre eux s’y adonnent. Mais si l’on considère que les rues sont remplies de déchets, d’ordures et d’animaux errants (autrement dit, de « nourriture gratuite »), on comprend mieux le point de vue des Ogres.

Violence Légale et Semi-Légale modifier

Quand l’Empire tolère la brutalité - tant qu’elle est utile - l’Ogre devient un outil d’autorité. Dans ces fonctions, la violence est (parfois vaguement) encadrée par la loi, et l’Ogre agit comme son bras armé, même s’il en comprend rarement les règles ou les subtilités.

Les rôles les plus simples consistent à employer les Ogres comme Gardes du Corps. Ceux qui peuvent se permettre de couvrir leurs frais exorbitants les utilisent volontiers comme protection personnelle, des fonctions où ils excellent, car peu de personnes sont disposées à s’en prendre ouvertement à un Ogre, si on leur laisse le choix. Cependant, leur corpulence peut souvent poser problème, car ils sont incapables de pénétrer dans de nombreux établissements fréquentés par leurs employeurs.

À une échelle plus collective, les Ogres sont également très appréciés comme Miliciens ou Geôliers. Affecter un Ogre à une prison ou à une milice locale suffit généralement à dissuader la plupart des délinquants de tester les limites de la loi ou de tenter une évasion. Certes, leurs services coûtent un certain prix, mais ils valent autant qu’une escouade tout entière (en supposant qu’ils rentrent dans le corps de garde).

Dans un cadre plus administratif, certains Ogres sont employés comme Baillis ou Percepteurs. Il est en effet particulièrement difficile de repousser un Ogre qui se présente sur le pas de votre porte. De plus, leur vitalité naturelle leur permet de parcourir les routes de l’Empire séparant les communautés éloignées géographiquement. Cependant, le fait que peu d’Ogres sachent compter fait de la fraude fiscale un problème particulièrement répandu.

La violence encadrée prend parfois une forme plus ritualisée avec les Champions de Justice ou les Duellistes, bien que de nombreuses villes aient interdit aux Ogres de remplir ces rôles - parce qu’ils sont tout simplement trop doués. Mais ils sont toujours très demandés par les riches et les imprudents de l’Empire, et même si les Ogres ne comprennent pas toujours pourquoi ils se battent au nom d’un humain maigrichon, le salaire et la nourriture constituent une contrepartie largement suffisante pour accepter ce genre d’arrangement.

Enfin, les Ogres trouvent aussi leur place parmi les Répurgateurs, car ils n’ont souvent pas besoin de faire quoi que ce soit pour faire parler les minus. Un simple coup d’œil à leur stature suffit à faire hurler le premier venu ! Bien sûr, ils ne sont peut-être pas au fait des subtilités de la théologie ou de la « loi », mais ils sont un atout considérable pour les fanatiques de la chasse aux sorcières.

Violence Illégale et Prédation modifier

Quand l’Ogre ne s’embarrasse plus de justification, la violence cesse d’être un outil toléré pour devenir un moyen direct de subsistance. Dans ces rôles, il agit comme un véritable prédateur social, frappant pour lui-même, pour manger ou pour l’or, sans façade morale ni souci de légitimité.

La forme la plus immédiate de cette prédation est celle du Racketteur, une activité idéale pour tout Ogre digne de ce nom : menacer tous ceux qui les entourent, leur dire qu’il ne les mangera pas en échange d’un paiement et voilà une source de revenus. C’est une tâche ingrate, mais elle plaît aux Ogres.

Cette avidité conduit également nombre d’Ogres dans les endroits les plus incongrus : les scrupules propres aux autres races, qui revêtent peu d’importance aux yeux des Ogres. Ceux-ci sont plus que disposés à déterrer un ou deux cadavres laissés sans surveillance pour de l’argent. Après tout, s’ils ne sont pas payés, ils pourront toujours profiter d’un repas gratuit ! L’attrait de l’or fait briller les yeux des Ogres les plus avides, il n’est donc pas surprenant que beaucoup d’entre eux passent vainement d’une tombe à l’autre avec l’espoir infime de tomber sur de l’or (et de s’offrir un bon combat au passage).

D’autres mettent leur violence au service d’autrui en devenant Spadassins. Nés pour ce rôle, ils poussent souvent le vice un peu trop loin et ont tendance à tuer, puis à manger leurs victimes au lieu de se contenter de les frapper. La plupart des Ogres ne considèrent même pas cette activité comme une carrière à proprement parler, mais plutôt comme une façon naturelle de faire les choses : « Tu me payes un repas si je tape quelqu’un ? Ça roule, je m’occupe de qui ? »

À force d’agir selon cette logique brutale, beaucoup d’Ogres finissent par entrer en conflit avec les lois de l’Empire, qu’ils comprennent rarement. Se fiant à leur croyance inébranlable selon laquelle la force l’emporte quoi qu’il arrive, ils deviennent souvent hors-la-loi sans même s’en rendre compte, contraints de fuir les villes impériales sans jamais vraiment saisir ce qu’ils ont fait de mal.

Les plus méthodiques - ou les plus meurtriers - trouvent alors leur place comme Assassins. Le meurtre est un domaine dans lequel les Ogres excellent, et être payé pour le faire rend la chose encore plus agréable. Ils ne sont peut-être pas les plus discrets des Assassins, mais ils ont le mérite d’être passionnés par leur mission.

Enfin, à force de fréquenter les marges de la société, certains Ogres en viennent naturellement à côtoyer d’autres criminels. Il ne leur faut alors généralement pas longtemps pour s’imposer comme Chefs de Bande, se frayant un chemin jusqu’au sommet par l’intimidation, la violence ou la simple supériorité physique, que leurs comparses l’acceptent de gré ou de force.

Guerre, Mercenariat et Hiérarchie Militaire modifier

Chez les Ogres, la guerre est avant tout un contrat. Même lorsqu’ils voyagent ou chassent, leurs activités s’inscrivent presque toujours dans un cadre martial ou mercenaire, régi par la promesse d’un paiement, d’un repas, ou des deux à la fois.

La plupart commencent comme Soldats, une fonction qui semble taillée sur mesure pour eux. Tuer pour de l’argent combine deux de leurs passe-temps favoris, et parfois trois, car la plupart des généraux ne voient pas d’inconvénient à ce qu’ils mangent leurs ennemis : cela évite d’avoir à les enterrer et à s’embarrasser des détails des sépultures, tout en réduisant les coûts liés à la nourriture. De plus, l’attrait des océans en tant que Matelots, ou les déplacements constants liés à la vie de mercenaire, correspondent à leur envie de voyager.

D’autres préfèrent les missions individuelles et deviennent Chasseurs de Primes. Se voir offrir de l’argent pour la capture, voire le meurtre, d’un autre individu s’avère très tentant pour de nombreux Ogres, qui s’illustrent dans le domaine, ayant compris que, contrairement aux criminels, ils agissent ici dans un cadre contractuel, souvent au nom d’une autorité, même lointaine ou abstraite. S’ils ont rarement la subtilité ou la présence d’esprit pour attraper des cibles rusées, ils compensent leur manque d’intelligence par une ténacité et une détermination sans faille.

Sur le champ de bataille ou en terrain hostile, les Ogres font également d’excellents Éclaireurs. Ils aiment le grand air et sont des éclaireurs naturels qui adorent se mesurer à la nature et à tout ce qu’ils peuvent croiser sur leur chemin. L’armée impériale de Cathay a depuis longtemps appris à craindre les Éclaireurs Ogres, des ennemis silencieux et particulièrement agressifs.

Avec le temps, il n’est pas rare de voir des bandes d’Ogres en devenir se disputer le commandement des groupes de mercenaires et ceux qui parviennent à imposer leur autorité sur leurs pairs deviennent Sergents. Ils sont généralement prêts à tout pour faire leurs preuves, ce qui les rend extrêmement dangereux. Certains empruntent la voie la plus sûre au sein d’une armée établie, mais la plupart sont des mercenaires nomades. Les plus ambitieux - ou les plus redoutés - finiront par accéder au rang d’Officier. Beaucoup d’Ogres aspirent à diriger leur propre régiment, alors gravir les échelons de l’armée d’État ou d’une bande de mercenaires est un objectif pour beaucoup d’entre eux. Une fois en haut de l’échelle, la plupart gouvernent d’une main de fer et deviennent de véritables Tyrans.

Spectacle, Gloire, Tradition et Culture Ogre modifier

Lorsque la violence compte comme du divertissement, l’Ogre n’est plus seulement employé : il est regardé, admiré, craint. Sa force devient spectacle, et sa brutalité, une tradition.

Le cœur de cette culture du spectacle est incarné par le Gladiateur. Le sport sanglant des combats de fosse est originaire des royaumes Ogres, situés loin à l’est. Ils y creusent de larges fosses pour représenter leur Dieu affamé, la Gueule, puis font des offrandes de chair et organisent des combats spectaculaires. Bien évidemment, les Ogres adorent les combats de fosse et y prennent part dès qu’ils le peuvent, qu’importe s’il s’agit de leur carrière de prédilection. Parmi eux émergent parfois de véritables légendes de la fosse. Ces champions Ogres sont des créatures particulièrement dangereuses qu’il est normal et sensé de craindre. Ils considèrent chaque être vivant (ou mort) comme un potentiel morceau de viande à ajouter à leur assiette.

En marge des fosses, certains Ogres tentent de transformer leur force et leur prestance en divertissement plus itinérant, devenant Saltimbanques. Peu de gens s’attendent à ce que les Ogres soient de bons amuseurs et pour une bonne raison : ils le sont rarement. Malgré cela, plusieurs d’entre eux continuent de s’y essayer, car ils aiment la compétition, cherchant à devenir le meilleur de tous et intimidant quiconque les surpasse dans cet art. La plupart sont néanmoins des colosses ou des lutteurs professionnels, qui impressionnent le public par leurs prouesses physiques. Certains d’entre eux arrivent également à gagner leur vie grâce à leurs « talents » de conteurs. Les Ogres sont particulièrement friands d’une bonne histoire (simple, sanglante et bruyante), mais étant donné qu’ils sont presque tous illettrés, les récits sont leur seule manière de relater le passé, à l’exception de quelques pictogrammes rudimentaires.

Voyage, Exploration et Horizon Lointain modifier

La route est un foyer acceptable quand on est Ogre. Vivre en marchant, manger en travaillant : pour beaucoup d’Ogres, l’immobilité est plus inconfortable que la fatigue.

Presque tous les Ogres deviennent, à un moment ou à un autre de leur vie, des Vagabonds. Leur soif de découvrir ce qui se trouve au-delà de l’horizon les pousse d’une ville à l’autre, d’une province à la suivante, sans toujours savoir ce qu’ils cherchent — ni même s’ils le trouveront un jour. En chemin, ils se nourrissent en louant leurs services, troquant leur force, leur endurance ou leur simple présence contre de quoi remplir leur ventre avant de reprendre la route.

Chez certains, cette errance se transforme en véritable vocation, et ils deviennent Explorateurs. Les Ogres aiment voyager aux quatre coins du monde. Lorsqu’ils finissent par rentrer dans leur pays (un jour, peut-être), les grands voyageurs Ogres sont admirés pour les histoires étonnantes qu’ils racontent et les trophées impressionnants qu’ils ramènent de leurs voyages.

La route mène aussi naturellement à la chasse, activité profondément ancrée dans la culture Ogre. Sur leur terre natale, les Ogres sont réputés pour leurs talents de chasseurs. Ils se battent pour traquer, tuer et manger les plus grosses créatures possible afin de surpasser leurs rivaux. De nombreux Ogres n’hésitent pas à voyager à la recherche de la proie la plus gigantesque : plus le repas est copieux, plus le ventre est mis en avant ! Il ne s’agit pas de protéger ou de pacifier, mais bien de chercher, poursuivre et vaincre.

C’est également dans ce mouvement perpétuel que l’on trouve les Marchands ogres. Contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas marchands par goût de l’échange ou du négoce raffiné, mais parce que le commerce est, pour eux, un excellent moyen d’obtenir des objets de valeur et des symboles de richesse. Mais attention, de nombreux marchands Ogres ne sont pas dignes de confiance, tant ils sont désireux de maximiser leurs profits.

Cette attirance pour l’horizon conduit naturellement nombre d’Ogres vers la mer, où ils font des Marins étonnamment doués (et particulièrement imposants). L’océan semble attirer de nombreux Ogres, qui ont entendu des légendes à propos d’une seconde Gueule, un tourbillon gigantesque que beaucoup souhaitent localiser.

À bord, certains Ogres cherchent rapidement à s’imposer comme Maîtres d’Équipage. Aucun Ogre n’aime recevoir des ordres, et il n’est pas rare de les voir tenter de gravir les échelons des organisations dont ils font partie, que ce soit sur terre ou en mer. Cependant, étant donné qu’ils se contentent souvent d’intimider les autres, ils font rarement l’unanimité auprès de leurs subordonnés.

D’autres se spécialisent comme Navigateurs. Bien qu’ils ne comprennent pas les mouvements des cieux, les Ogres semblent être dotés d’un bon sens de l’orientation, ce qui les rend particulièrement doués dans ce rôle. Cependant, leur incapacité à dessiner des cartes compréhensibles, à lire des cartes ou même à comprendre à quoi sert une carte fait qu’il est souvent risqué de leur faire confiance dans ce domaine.

Enfin, pour ceux qui aiment la liberté totale et le vacarme des canons, devenir Capitaine de Navire est souvent l’aboutissement idéal. Des gros canons, une liberté de mouvement, des gros canons, des abordages musclés, des gros canons, des passages à tabac sur des petites mauviettes (souvent leur propre équipage) et des gros canons. Elle est pas belle la vie ?

Sources modifier

  • Warhammer JdR V4 - Livre de Règles
  • Warhammer JdR V4 - Archive de l’Empire : Volume II
  • Warhammer : the Old World – Arcane Journal – Empire de l'Homme
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