Mootland
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- Nom officiel: grand comté du Mootland; « Mootland » ou « le Moot » pour les Halflings
- Souverain: Comte Électeur Hisme Fiercœur, doyen du Moot des Halflings. Certaines sources plus anciennes le décrivent toutefois comme une Comtesse Électrice, une divergence jamais expliquée dans les chroniques impériales.[1]
- Gouvernement: démocratie représentative. Conseils d’élus et assemblées communales
- Capitale : Eicheschatten
- Villes franches : toutes
- Exportations principales: tabac, bière, conserves de viande et poisson, fromages
- Livrées traditionnelles : Aucune, les Halflings ont bien une milice qui fait techniquement partie de l’armée impériale, mais si les Halflings font preuve d’un remarquable courage pour défendre leurs biens (les Sentinelles Halflings sont là pour assurer la sûreté de la région), leur petite taille et leur nature pacifique jouent lourdement contre eux.

Description modifier
- « Jamais entendu parler. C’est dans l’Empire ? Vraiment ? Toute une région avec des Halflings comme chefs ? Et qui a eu une idée aussi saugrenue ? »
- Un aubergiste du Wissenland
Situé sur les terres apparemment les plus riches et les plus fertiles de tout l’Empire, et comptant également certaines des plus belles, le Grand comté du Mootland est composé de parcelles de l’Averland et du Stirland qui ont été arrachées à leur souverain sur un accès de colère de l’Empereur Ludwig le Boursouflé et transformées en province électorale gouvernée par les Halflings. Ainsi, bien que ses habitants s’accommodent parfaitement de leur vie de gloutonnerie et de procréation incessante et qu’ils ne se soucient guère d’avoir des relations avec le monde extérieur s’ils peuvent l’éviter, le Mootland fait théoriquement partie de l’Empire.
La province est irriguée dans sa moitié sud par le Bief de l’Aver, le Bief Bleu et l’Aver à l’eau fraîche et limpide. Le climat y est tempéré et prévisible, avec des chutes de pluie régulières qui garantissent de bonnes récoltes chaque année à travers l’ensemble du Moot. À l’ouest se trouvent de magnifiques prairies qui s’élèvent peu à peu pour finir en collines, avec quelques buttes plus élevées à l’est, mais les habitants du Mootland seraient horrifiés d’avoir dans leur région quelque chose d’aussi désolé et triste qu’une montagne ou une falaise.
La plus grande partie du pays est découverte, avec quelques bosquets de chênes, de hêtres, d’ormes et de saules disséminés non loin des cours d’eau, mais rien d’aussi indécent qu’une forêt elfique ou d’aussi dense que la Drakwald. Les deux seules forêts importantes sont le Bois Gourd et la mystérieuse Forêt d’Altern. Il existe également des bois de tailles variées, sans jamais atteindre une densité jugée excessive par les Mootlanders. Les prairies sont généralement couvertes d’exploitations regorgeant de légumes dignes des concours agricoles ; d’animaux vigoureux comme des moutons, des cochons et des chèvres ; et, dans l’ouest, de leur célèbre tabac.
Le Mootland est bien plus peuplé que la plupart des provinces de l’Empire, car les Halflings se reproduisent rapidement, et leurs familles sont extrêmement nombreuses. Ils vivent pour la plupart dans des villages ou dans des fermes et leurs demeures, tout comme leurs autres bâtiments, sont des maisons chancelantes à multiples étages, similaires aux plus ruraux de ceux des hommes quoique tout y soit, proportionnellement, plus petit. La notable exception à cette règle est « le trou », une habitation creusée dans la colline et généralement garnie de briques ou de pierres avec portes et fenêtres creusées face au sud. Certains de ces trous sont vastes, parsemés de recoins, de véritables palais souterrains avec de nombreux passages et de nombreuses entrées. Il est dans la nature des Halflings d’accumuler tout et n’importe quoi. De ce fait, des ailes entières de leurs trous sont occupées par des empilements de bibelots sans intérêt et de souvenirs amoncelés dans des labyrinthes de pièces mal tenues. Le concept de décharge publique est absolument étranger au mode de pensée des Halflings. Même les restes de nourriture, s’il en reste, sont donnés aux chiens. Avec leurs grands espaces propices à l’agriculture, peu empiétés par la forêt et la montagne et une population qui se développe rapidement, les habitants vivent un peu partout, dans des bourgs, grands ou petits, qui s’étendent sur la campagne et finissent par se chevaucher. Seule la capitale, Eicheschatten, pourrait être réellement qualifiée de ville, mais elle est modeste et petite comparée aux autres cités de l’Empire. La plupart des communautés Halflings ressemblent davantage à des villages.
Les routes du Mootland sont terriblement mal entretenues, car les Halflings ont généralement ce dont ils ont besoin à portée de main, l’essentiel du trafic étant assuré par les fermiers, les bergers et les marchands qui se rendent à un marché ou l’autre. À l’intérieur du comté, les gens voyagent sur des chemins carrossables usés par le temps ou à travers champs. Pour eux, les grandes routes pavées du Reikland sont la preuve que tous ses habitants sont trop pressés pour adresser la parole à quiconque ou s’arrêter en chemin.
Les cours d’eau divisent la région en trois zones : la Marche de l’Aver (Averland), l’Auld Styrlande (Vieux Stirland) et les Feuillevertes. La Marche de l’Aver, au sud-est, doit son nom à la rivière agitée qui prête également son nom à leurs voisins les Averlanders. Si certains récits anciens affirment que les humains de la Marche de l’Aver furent forcés de quitter la région à la pointe de la lance par les troupes de l’Empereur Ludwig lorsque celui-ci donna les terres aux Halflings, les Averlanders et les Mootlanders entretiennent aujourd’hui de bonnes relations en général, même s’ils se livrent à une concurrence féroce pour la production des plus beaux moutons et des meilleurs vêtements de laine. Plus d’une foire de comté s’est terminée en bain de sang ; apparemment les Averlanders n’ont aucun sens de l’humour.
L’Auld Styrlande se trouve au nord, et tient son nom de la province dont elle occupe les anciennes terres. Les relations au niveau de cette frontière sont plus froides, car le Stirland n’a jamais pu pardonner le mal qui lui a été fait par l’Empereur Ludwig. Aujourd’hui encore, ses habitants surnomment cet événement « Le Grand Tort » et se plaignent pour que tout rentre dans l’ordre.
Les collines abruptes qu’on appelle les Feuillevertes sont à l’est. Cette zone ne faisait pas partie du décret impérial initial. Elle fut achetée à un seigneur de l’Averland, qui la déclara sans valeur et inutile pour faire un quelconque bénéfice. Le clan Feuillevertes comprit rapidement que ces collines sèches seraient idéales pour faire pousser des olives, du raisin et surtout du tabac. À cette époque, l’unique source de cette herbe somnifère était la Bretonnie : un produit humide et insipide qui ne rencontrait aucun succès. En l’espace d’un siècle, l’herbe à pipe Halfling est devenue le premier choix de tous les fumeurs de l’Empire, et les Feuillevertes l’endroit le plus riche du Moot.
À l’est du Mootland se trouve un voisin bien différent : le pays arriéré de Sylvanie. La corruption suinte de ce pays comme de l’eau à travers du tissu. Le Stirland et l’Averland doivent gérer ses sombres intrusions. Chaque comté a ses propres solutions. L’assiduité et le courage typiques des Halflings sont sans doute les plus efficaces.
Direction : le Moot modifier
- « Le symbole du Moot est le coquelet, alors pour vous remercier de votre générosité, on vous en a dessiné un de coq sur le mur de votre taverne, fier, droit, rose, et en majesté ! »
- - Hillary Gransarbre, artiste de rue Halfling
Le Moot est peu visité par les gens des autres provinces car rares sont les personnes qui peuvent s’accommoder très longtemps des Halflings. Ceux qui en reviennent parlent de la personnalité sournoise et mystérieuse des Halflings. Le vol, les railleries et l’esprit de clan sont très répandus. Néanmoins, les raisons de se rendre au Moot sont nombreuses. Pour ceux qui préparent une excursion dans l’effrayante Sylvanie, c’est une escale parfaite. Et pour les voyageurs qui se dirigent vers les Principautés Frontalières, passer par le Moot permet d’éviter complètement la Sylvanie. Le commerce avec ce petit pays est constant et dynamique : le tabac est une plante vivace et offre de nouveaux parfums à chaque saison, à l’instar de la bière et du vin. Au printemps et en été, le commerce de fruits est plus actif que celui de la laine d’Averland. Enfin, il y a le tourisme : avec le gain de popularité des spécialités Halflings, un marché en plein essor s’est développé chez les habitants du nord nantis à la recherche d’authenticité. Évidemment, le Moot est bien souvent très différent de ce à quoi ils s’attendent, mais beaucoup estiment que cela fait partie du charme : tout le monde sait que seuls les vrais Mootlanders apportent une réelle expérience Halfling.
La « véritable expérience » peut être choquante. Le Moot est le seul endroit de l’Empire où les Halflings n’ont pas à vivre en fonction des normes humaines. Pour eux, c’est une question de fierté. Les grandes villes et les paradis touristiques comme Eicheschatten et Saurpafel proposent des hébergements pour les visiteurs plus grands, mais de nombreux endroits refusent activement de le faire. Tous les plafonds font un mètre et demi de hauteur et les pièces sont remplies de petits meubles. Il est impossible de dormir sur les lits sans louer une chambre pour deux personnes et pousser deux lits l’un contre l’autre. (Bien entendu, un supplément est facturé pour les lits poussés par le personnel, à l’instar de toute demande des humains.) Les humains découvrent également que les toilettes extérieures répandues dans l’Empire sont remplacées par un système de banc collectif mixte. Les bains sont de la même veine. Les chambres sont souvent publiques, car les Halflings se soucient peu de l’intimité. Cela signifie que des voleurs humains adorent tourmenter les touristes du Moot, un souci dont les Halflings ne se préoccupent que s’il affecte leurs revenus.
Certains endroits prennent des précautions spéciales pour les grands, afin de montrer qu’ils sont les bienvenus. Les boissons sont servies dans des vases de 30 centimètres, la vaisselle est deux fois trop grande. Après tout, les Halflings n’ont aucune idée des besoins humains et peuvent donc commettre des erreurs “innocentes”.
Si les humains ne sont pas satisfaits, ils seront redirigés vers les auberges pour Ogres présentes dans la plupart des villes du Moot, mais séjourner avec des Ogres est bien, bien pire. Rien que l’odeur peut se révéler fatale.
Le Grand Tour modifier
Les Halflings sont des farceurs nés, mais ceux du Mootland en ont fait une forme d’art. Comme le Moot jouit de sa réputation de centre d’une culture Halfling exotique et pleine de mystères où affluent constamment touristes et négociants, ce qui s’exporte le mieux sont finalement leurs mythes grandiloquents entourés de traditions et de légendes locales. Les Halflings aiment notamment :
- Soutenir que chaque semaine est la semaine du Festival du Coq, au cours de laquelle les touristes doivent acheter un énorme coquelet violet qui, d’après leurs hôtes, doit absolument être accroché au mur de leur domicile pour porter chance.
- Inventer des histoires Halflings étranges pour régaler les touristes de récits de batailles épiques et de troupes singulières, comme les Chevaucheurs de Cygne et les Chevaliers du Blaireau. (Par contre, la Cavalerie Halfling du Bélier est quant à elle bien réelle, et très impressionnante.)
- Emmener des touristes dans les bois pour la « chasse au snark », un animal mystérieux qu’on ne peut apercevoir que si les touristes s’enduisent de boue et de feuilles et fredonnent le chant d’accouplement. Parmi d’autres légendes similaires, on retrouve les « ours des boyaux » qui peuvent s’infiltrer dans les toilettes au milieu de la nuit, les « monstres de poussière » qui se cachent sous les lits et les « porte-abeilles », des canidés arboricoles qui transportent des ruches dans leur gueule.
- Faire déguster des aliments et des boissons dégoûtants, que ce soit crus et infâmes ou mélangés à des piments extrêmement forts.
- Des rituels culturels complexes soi-disant obligatoires. L’un d’eux consiste à élire un visiteur « Épouse-fromage », un grand honneur, où la personne choisie doit épouser un énorme morceau de fromage au cours d’une cérémonie. Plus le client est nanti, et plus le prix de la cérémonie grimpe.
Le code utilisé par les habitants du Moot est « Le Grand Tour ». Si un Halfling annonce que des gens sont là pour Le Grand tour ou demande s’ils y ont déjà eu droit, c’est le signal annonçant à tous ceux qui les écoutent que ces gens sont des cibles, et que tout le monde doit jouer le jeu avec toutes les supercheries qu’ils peuvent inventer.
Expression du Mootland modifier
- « Mon cousin par alliance. » : Un parent dont la relation précise avec le locuteur est inconnue.
- « Un bon petit chapardeur. » : Un voleur espiègle comme il se doit.
- « Où y’a d’la camelote, y’a des Halflings. » : On trouve toujours des Halflings quand il y a de l’argent à gagner.
- « Jamais deux fois le même objet » : Manière humoristique de nier un vol dont on est accusé.
- « Pour faire plaisir à Rhya. » : Se dit quand on prend un repas un peu trop copieux ou qu’on flirte avec le sexe opposé.

Sites Notables modifier

- « Le Moot est un autre pays. Ils font les choses différemment là-bas. »
- - Frère Boz, Esquisses de l’Empire
Le comté est composée de trois zones distinctes, quoiqu’elles n’aient aucun statut ni aucune délimitation officielle, et quelques villes qui valent la peine d’être mentionnées.
La Marche de l'Aver modifier
À l’est du Bief Bleu se trouve la Marche de l’Aver. D’une culture plus proche de l’Averland que les autres régions de la province, la Marche accueille d’importants troupeaux de moutons et de chèvres. Il s’agit de pâturages idéaux, également propices à l’élevage des chiens courts sur pattes qui surveillent les troupeaux, ainsi qu’occasionnellement des chevreuils. L’ouest de la région est surtout connu pour ses vergers, où poussent en abondance les fameux fruits - pommes, poires et prunes - qui finissent dans tant de tourtes.
Six châteaux en ruines, qui datent de l’époque où les Averlanders ont été agressivement chassés du Moot, sont situés le long de la frontière est. Encore aujourd’hui, des voyageurs se rendent ici pour admirer les vestiges des fondations de ces châteaux d’une autre époque, bien que la plupart des pierres aient été emportées pour bâtir de nouvelles constructions. Les Halflings du coin présentent volontiers ces bâtiments comme ayant autrefois appartenu aux humains. S’il est vrai que certaines familles d’Averland de second rang sont restées suzeraines de certaines parties de la Marche de l’Aver, les autochtones semblent s’en contreficher. Les familles lésées insistent de temps à autre auprès de l’Empereur pour que leur soient restitués leurs avantages, mais jusqu’ici, toutes leurs requêtes ont été consignées puis oubliées. Les Halflings de leur côté restent à l’écart des châteaux, qui sont maintenant envahis par les mauvaises herbes et pourraient receler toutes sortes de dangers… ou de trésors.
La Marche de l’Aver abrite trois villes principales : Sauerapfel à l’ouest, Eisamholz au centre (qui, d’un point de vue technique, ne fait pas partie de la région) et Dreiflussen au sud-est. Les Bois Hurlants se trouvent au sud et abritent soi-disant une Banshee en colère. Au-delà se trouve la ville de Zell, réputée pour être l’endroit le plus étrange de tout le Moot, même s’il pourrait juste s’agir d’un mensonge pour attirer les touristes.
L'Auld Styrlande modifier
La zone au nord de l’Aver faisait autrefois partie du territoire du Grand Comté du Stirland. C’est une région où les communautés fermières alternent avec des bosquets et de petits marais, qui reste l’endroit du Mootland le plus fertile où pousse la majorité des céréales et des aliments de base du Mootland.
Deux routes desservent la région, sans toutefois la traverser de part en part. La route du Moot quitte Eicheschatten, la capitale du comté, et s’oriente vers l’ouest, où elle rejoint la Vielle Route des Nains au Stirland, plus précisément à Wôrden. L’autre voie est une petite route qui court d’Einsamholz à Pfungzig, en Averland, traversant notamment la mystérieuse Forêt d'Altern.
Ni l’une ni l’autre de ces deux routes ne pourrait passer pour une voie importante, ce qui n’empêche pas que cet endroit est rempli de tavernes et d’auberges. Ses résidents sont habitués à croiser des négociants humains et Nains, ainsi que de nombreux visiteurs venus du Stirland - même si ces derniers ne sont pas tous amicaux - et se rendant au nord, parfois attirés par des localités connues pour leur hospitalité relative, comme Bogglewort, ou par des curiosités plus atypiques, à l’image de Leedleton.
La frontière du Mootland y est sujette à conflit et à l’origine de batailles violentes. Entre ces dernières et les intrusions depuis la Sylvanie, les habitants du nord sont devenus plus austères et sérieux, et se montrent condescendants envers les habitants moins endurcis du Bief de l’Aver.
Les Feuillevertes modifier
En raison d’une erreur de cartographie lors de la création du Moot, une minuscule portion de l’Empire - ceinturée au nord par une boucle du Bief de l’Aver et au sud par la frontière avec l’Averland - ne relevait d’aucun comté. Elle fut formellement désignée sous le nom de « Duché des Collines en Jachère », un titre donné par un seigneur Averlander qui ne parvint jamais à y faire pousser quoi que ce soit d’intéressant. Dépité, il vendit la région aux Halflings en 1035 CI, peu de temps après la création du Moot par Ludwig, murmurant, dit-on, « bon débarras » lors de la signature.
Contrairement à ce noble, les Halflings ont toujours su reconnaître un bon terroir et l’exploiter. Les nouveaux propriétaires plantèrent dans la région des semis de leurs tabacs préférés, qui poussaient mal ailleurs, le long de la rivière et dans les vallons. Les plants se développèrent si bien que la région est désormais connue sous le nom de « Feuillevertes ». Aujourd’hui, ces cultures constituent l’un des piliers économiques du Mootland, et leur production est largement structurée autour de la petite ville de Gipfel, cœur administratif et commercial de la filière du tabac.
Le gouvernement du Mootland est si soucieux d’accroître sa part de marché qu’il dépêche des courtiers à travers tout l’Empire afin de distribuer des échantillons gratuits, dans l’espoir que des clients satisfaits en achèteront ensuite à leurs frais. La promotion met particulièrement l’accent sur la saveur de ce tabac, comparée à ce que les Mootlanders appellent avec dédain le « Chiendent de Bretonnie ».
Bien qu’ils n’aient aucun scrupule à s’enrichir grâce à la demande étrangère, les habitants des Feuillevertes sont les Mootlanders les moins enclins à accepter des visiteurs de la mauvaise taille. Ils entretiennent également un important commerce avec les Nains des montagnes et les habitants des Principautés Frontalières. Avec la prospérité, la région s’urbanise progressivement et s’éloigne de la ruralité propre au reste du Moot. Certains habitants des Feuillevertes prétendent même ne plus avoir besoin ni du Moot ni de l’Empire : après tout, Altdorf est loin, et le sud sait s’occuper de ses voisins Halflings.
Ces dernières années, toutefois, une rumeur persistante circule parmi les notables et les marchands bien informés. Une descendante lointaine de l’ancien duc des Collines en Jachère, Carla von Stehlenwieder, aurait fait examiner les actes d’acquisition originels de la région et prétend y avoir découvert une irrégularité juridique. Si cette revendication venait à être reconnue, elle pourrait remettre en cause une partie des droits fonciers actuels. Pour l’heure, l’affaire se limite à des échanges de lettres, à la présence remarquée de Juristes d’Altdorf et à une inquiétude croissante parmi ceux dont la prospérité repose sur la terre des Feuillevertes.

Menaces Extérieures modifier
- « Si vous voyez un Halfling courir, suivez-le. Soit il se précipite pour manger, soit il fuit quelque chose qui va vous manger vous… »
- – Jon Callengard, trafiquant de Middenheim
Le Moot a la chance de posséder un paysage magnifique et une terre fertile. Au premier coup d’œil, on peut n’y voir qu’un pays de collines et de champs onduleux, où règne une paix champêtre. Mais les apparences du Moot, tout comme celles des Halflings, sont trompeuses, et le Comté n’est pas préservé des attaques du monde extérieur. Si le Moot est un sujet de moquerie dans la majorité de l’Empire, ses habitants n’en mènent pas moins une guerre continue contre deux menaces bien réelles, loin du regard et du respect des Grandes Gens.
Les Morts Sans Repos modifier
La terre de Sylvanie, où les morts se réveillent et marchent à nouveau à une fréquence alarmante, se trouve au nord-est du Mootland. Il y a plusieurs siècles, elle était régie par de puissants Comtes Vampires, qui ont manqué d’anéantir la totalité du Vieux Monde à l’aide de leurs armées de cadavres. Depuis, les Vampires se font rares et vivent dans la solitude. Récemment, des rumeurs racontent que les Comtes Vampires sont revenus dans leurs vieux châteaux. De toute évidence, les apparitions de Morts-Vivants, de plus en plus fréquentes chaque année, montrent qu’il se passe quelque chose de nouveau dans ces lieux oubliés.
Pendant des siècles, le Stirland et le Moot ont été les principales cibles de ces menaces lorsqu’elles se déplaçaient à l’ouest. Cela a rendu les Stirlanders maussades, dépourvus d’humour et xénophobes. Les Halflings prennent la menace au sérieux et ne plaisantent jamais sur les Morts-Vivants, mais ne renoncent pas pour autant à leur bonhomie. Heureusement, ils ont les Gardechamps et une résistance naturelle à la Nécromancie. Cela n’empêche évidemment pas les Zombies affamés et les Loups Funestes de se nourrir du petit peuple. Même si le Stirland est un endroit idéal pour “recruter”, plus d’un Seigneur Vampire s’est fait la réflexion que le Moot serait parfait pour entraîner ses chiens de chasse ou les laisser en liberté. Il existe des histoires sombres selon lesquelles Konrad von Carstein a chassé des Halflings pour le plaisir lorsqu’il s’est rendu compte que leur sang était infect.
Certains Halflings ont également envie d’aller chercher savoir et pouvoir au-delà des frontières. Peu d’entre eux ont un don magique, et encore moins un attrait pour la Magie Noire, mais cela arrive. Les Halflings sont un peuple pragmatique, et ils vivent juste à côté d’une terre débordant de Dhar, de cadavres à disposition et de Malepierre à trouver. Ils sont plus d’un à penser qu’il serait idiot de gâcher un tel potentiel.
Et, bien entendu, la marche du commerce ne s’arrête jamais : les routes et les champs ne se terminent pas à la frontière, et l’herbe à pipe Halfling est aussi populaire en Sylvanie qu’ailleurs. Les marchands humains peuvent rebrousser chemin lorsque le ciel s’assombrit et que les marais se mettent à gémir, mais il en faut plus pour décourager un Halfling. Les habitants de la Sylvanie éprouvent une affection particulière pour les Halflings et entretiennent des relations chaleureuses avec leurs voisins de l’ouest. Voilà une raison de plus pour les Stirlanders de se méfier des Mootlanders.
La Menace Verte modifier
Des tribus d’Orques rôdent dans les montagnes et les terres inhospitalières du sud, mais leurs plus petits camarades, les Gobelins, se faufilent plus facilement au nord. Comme les Gobelins sont naturellement couards, les Halflings sont leur proie de choix, car ils ont souvent l’avantage de la taille comme du nombre. Les Araignées Géantes qui leur servent de montures et les Squigs peuvent dépasser en vitesse et surpasser en nombre même la plus rigoureuse des milices Halflings. La fameuse réputation du courage des Halflings provient de batailles avec les forces de l’Empire contre les Peaux-Vertes. La férocité des Halflings n’est jamais autant aiguisée que face à cet ennemi.
Les tactiques de guérilla fonctionnent bien contre les envahisseurs humains, et on peut se cacher des morts-vivants, mais la vague verte d’une armée de Gobelins surpasserait rapidement les Gardechamps et les petits corps de gardes du Mootland. La vigilance est leur seul espoir. Les Gardechamps patrouillent les forêts à la recherche des signes typiques de la présence de Peaux-Vertes. S’ils découvrent de petits groupes d’éclaireurs, ils peuvent les dérouter. En cas de signes de forces armées plus importantes en marche, les Halflings s’efforcent de saboter leurs lignes de communication et provisions. Mais comme les Gobelins sont prêts à manger n’importe quoi - y compris leurs congénères - les affamer n’est pas chose aisée.
Rat des Rivières modifier
Le Moot représente un problème pour les Skavens. Les villes n’ont pas d’égouts et le sol est trop meuble pour creuser de bons tunnels, mais la région mène directement à la grande ruche souterraine qui se trouve sous Mordheim. Pour s’y rendre rapidement, ils doivent donc revenir à la surface et se déplacer furtivement sur les rives de la rivière Aver, et se cacher dans de petits terriers pendant la journée. Les histoires de combat contre ces « hommes-bêtes de la rivière » sont une autre raison pour laquelle les riverains du fleuve du Moot sont si réputés. Les visiteurs néophytes peuvent faire l’erreur de dormir à bord de leur barge ou de camper sur la rive au lieu de se rendre dans une taverne. C’est une maladresse que peu de gens peuvent commettre deux fois.

Médias externes modifier

Sources modifier
- Warhammer JdR V4 - Archives de l’Empire : Volume I
- Warhammer JdR V2 - Livre de Règle
- Warhammer JdR V2 - Les Héritiers de Sigmar
- Warhammer JdR V1 - Livre de Règle
- Warhammer JdR V1 - Le Nouvel Apocryphe
- ↑ Changement net de canon entre éditions, sans justification diégétique explicite : Hisme Fiercœur a changé de genre entre la V2 et la V4, et tant pis pour l’impact sur la continuité…