Monastère de la Vierge Noire
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- « La Vierge Noire leva la main et Myrmidia dit : ‘Qui es-tu pour me refuser la victoire ?’
- Et la Vierge Noire de répondre : ‘Je suis Nahmud, Princesse de mon peuple, et je suis bien loin de chez moi. Tu portes les armes et tu m’as sauvée, alors je te prie de croire en mes paroles : lorsque j’étais prisonnière d’Iscarius, j’ai entendu ses machinations, et je sais qu’il va te trahir.’ »
- - Bellona Myrmidia, Livre de la Transgression
Le Livre de la Transgression du Bellona Myrmidia raconte l’histoire de la Vierge Noire, une femme sauvée par Myrmidia qui, en remerciement, prévint la déesse de l’embuscade qui l’attendait. Myrmidia chargea alors ses troupes de contourner le flanc de l’adversaire. La bataille qui eut lieu, connue sous le nom de Massacre des Trois Gorges, fut le tournant de la carrière de Myrmidia. La Vierge Noire prit alors la direction des montagnes, pour y mener une vie « d’étrangère sur une terre très étrange ». Dès lors, elle disparaît des archives myrmidéennes.
La Vierge Noire n’est citée que sept fois dans le Bellona Myrmidia, mais cela a suffi pour lui conférer un impact réel sur le culte myrmidéen. Trois ordres de chevalerie ont fait d’elle leur sainte patronne et deux ordres monastiques ont juré d’observer ses us moniaux. Parmi eux, on trouve l’Ordre hermétique de la Paix de Nahmud, dont les membres sont plus connus sous le nom de léoricains.
Histoire des léoricains modifier
Fondation modifier
L’Ordre hermétique de la Paix de Nahmud fut fondé en 1772 C.I. par un frère myrmidéen misanthrope, Leoric Monpelitti, sur les pentes des Apuccinis. Monpelitti y avait découvert quatre poteries renfermant des parchemins parfaitement conservés, tous recouverts de motifs ésotériques représentant une noble femme à la peau d’ébène. Convaincu qu’il avait découvert le testament perdu de Nahmud la Vierge Noire, le frère contacta aussitôt son culte.
Après bien des années de querelles politiques et de tentatives avortées pour déchiffrer les parchemins, le grand temple de Remas donna à Monpelitti la permission de fonder un ordre monastique dédié à leur traduction. Il baptisa son monastère Eremitaggio di Nahmud (ermitage de Nahmud) et attira à lui de nombreux érudits myrmidéens, tous plus sûrs les uns que les autres qu’ils allaient réussir là où tout le monde avait échoué. Cependant, le langage était trop complexe et les progrès réalisés furent insignifiants.
En 2132 CI, une rôdeuse asur mourante fut amenée à l’ermitage par des autochtones terrifiés. Ne partageant par les superstitions des paysans, les léoricains recueillirent l’elfe. Après un mois passé au sein de l’ordre, l’elfe en convalescence entendit par hasard parler du testament de la Vierge Noire et voulut en savoir plus. Après une longue discussion avec l’abbé, elle eut le droit de jeter un œil aux parchemins. À la plus grande surprise du supérieur, l’elfe connaissait cette langue complexe. Pour s’acquitter de sa dette, elle traduisit les textes. Malheureusement, elle ne comprit pas réellement les implications de sa traduction. L’abbé, épouvanté par les révélations des parchemins, sut tout de suite qu’il ne pouvait se permettre aucune divulgation. Trois jours avant son départ, l’elfe eut un accident ; elle tomba du mur d’enceinte de l’ermitage et s’empala malencontreusement sur son épée.
Expansion modifier
Avant 2132 CI, les léoricains étaient isolationnistes. Mais avec les funestes écrits de la Vierge Noire marqués au fer rouge dans leur esprit, les choses changèrent rapidement.
L’ordre entama alors une importante campagne d’expansion, fondant sept monastères en autant d’années. Des léoricains débarquèrent dans toutes les cités-états de Tilée et proposèrent les services de l’ordre au titre de professeurs et de conférenciers, le plus souvent dans les domaines de l’histoire et de la stratégie. Rapidement, leurs monastères furent inondés par les enfants de nobles tiléens influents, envoyés par leurs parents pour y apprendre auprès des plus sages myrmidéens des cités-états.
Lorsque fut déclenchée la Grande Guerre Contre le Chaos, l’ordre était bien établi et constituait un véritable bastion d’enseignement en Tilée. Des léoricains donnaient même des conférences dans de grandes universités aux côtés des plus sages verenéens, et les compagnies de mercenaires qui marchaient vers le nord pour soutenir les forces à bout de Magnus le Pieux abritaient nombre de capitaines et de généraux formés par l’ordre.
Une guerre sur plusieurs fronts modifier
Alors que les Chevaliers du Soleil Flamboyant répondaient à l’appel de Magnus au sein de l’Empire et que les Tiléens prenaient la direction du nord pour y faire fortune, les léoricains furent soudain attaqués. En l’espace d’un mois, plus de la moitié de leurs monastères furent la proie de mercenaires. Même si personne ne comprit pourquoi ils étaient victimes de telles attaques, les abbés en avaient une idée très précise : le testament de la Vierge Noire.
Ne souhaitant pas prendre le risque de contacter les autres ordres du culte myrmidéen, car ils n’avaient fait part de la traduction des textes saints à personne et ne désiraient pas changer leur ligne de conduite, ils se replièrent sur eux-mêmes. L’abbé du monastère de Sainte-Cornélie du Cloître, où les parchemins se trouvaient depuis un siècle, chargea son moine le plus fidèle de les dissimuler jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger. La nuit suivant le départ du moine, le monastère fut attaqué et rasé. Il n’y eut aucun survivant.
Le monastère de Jaeke modifier
Lord Myrmathsson Jaeke von Hendorf devint grand maître des chevaliers du Soleil en 2303. Membre de longue date du cercle intérieur de son ordre chevaleresque, il avait reçu une éducation léoricaine et était le nouveau représentant de Myrmidia au grand conclave de l’Empereur Magnus. Avec la fin de la Grande Guerre, il put renforcer la place de son culte, nouvellement accepté au sein de l’Empire.
En croisant la route d’un léoricain meurtri dans la Reikwald, il eut une révélation : il devait fonder un monastère pour enseigner aux Impériaux les préceptes de Myrmidia. Le moine accepta de l’aider et aussitôt furent tracés les plans du premier monastère myrmidéen de l’Empire, au Wissenland, sur les terres de Jaeke.
Les travaux débutèrent alors. Myrmathsson Jaeke ne le savait évidemment pas, mais le moine en question était le porteur du testament de la Vierge Noire. Celui-ci inhuma alors son fardeau sous les fondations du tout nouveau monastère. Une fois l’édifice terminé, le moine devint le premier abbé myrmidéen de l’Empire. Il mourut trente-sept ans plus tard, sans avoir jamais parlé à qui que ce soit des parchemins cachés.
L’ordre aujourd’hui modifier
Aujourd’hui, l’ordre n’a guère changé depuis le XXIVe siècle. Il diffuse toujours et encore les préceptes de Myrmidia en dispensant ses cours à tous ceux qui peuvent se les offrir. En Tilée, l’éducation léoricaine reste très respectée. Les monastères de l’ordre sont autonomes et conçus pour résister à une attaque et à un siège prolongé. La plupart acceptent les orphelins, qu’ils élèvent selon les coutumes myrmidéennes. Contrairement à de nombreux ordres, les léoricains croient dur comme fer en l’égalité des sexes et exigent que chacun bénéficie des mêmes traitements au sein de l’ordre et du culte. Aucun léoricain vivant ne sait ce que renferme le testament de Nahmud, ni même où il se trouve.
Les Environs modifier
L’abbesse affiche une moue désarmante et se montre très ouverte vis-à-vis de ses interlocuteurs. Elle a un caractère de soldat et n’hésite jamais à s’atteler aux tâches où rires, plaisanteries et jurons sont de mise. Originaire du Pays Perdu, son lourd accent ne s’est pas atténué au fil des ans passés loin de Marienburg, à l’inverse de sa fascination pour l’argent. C’est une grande femme mince, aux cheveux roux et ondulés qu’elle tresse généralement, aux yeux gris et aux nombreuses taches de rousseur. Son sourire facile lui a creusé de profondes rides d’expression autour des yeux et de la bouche, l’ensemble étant entremêlé de cicatrices moissonnées lors de sa vie de mercenaire, des années avant qu’elle ne rejoigne l’ordre. Elle a les bras, le dos et le ventre recouvert de tatouages, beaucoup étant assez grossiers et datant sans doute de moments d’ivresse, sans rapport aucun avec la piété. |
Le monastère de la Vierge Noire est niché dans les Montagnes Grises du Wissenland, à plus de vingt kilomètres d’Hendorf, une ville aujourd’hui connue pour son culte myrmidéen. Des champs et vergers grouillant d’activité bordent la route sinueuse qui gravit la colline jusqu’à l’édifice. Le temps est généralement doux, mais la chaleur estivale peut se montrer particulièrement étouffante. La région étant dénuée de forêts et surveillée de près, il est rare d’y croiser la route de bandits et d’hommes-bêtes. Cependant, des gobelins de la nuit descendent parfois des montagnes. Enfin, la faune sauvage est abondante.
Enceinte modifier
Les murs de granit du monastère font 6 mètres de haut. Y patrouillent les hommes du corps de garde (zone 2) ; ils abritent quatre petits canons forgés à Schmeidorf, au Middenland.
Corps de garde modifier
Le corps de garde dispose de deux tours carrées reliées entre elles et surmontées chacune d’un toit en oignon s’élevant bien au-dessus de la porte en chêne. Les meurtrières, une herse et les créneaux en saillie sautent aux yeux, mais l’endroit jouit assurément d’autres défenses. Des baraquements assez vastes pour accueillir soixante hommes se tiennent au-dessus des deux salles de gardes, de chaque côté de la porte. Les officiers disposent quant à eux de quartiers privés dans les niveaux supérieurs des deux tours. Le maître des gardes est le capitaine Bartolomo «Meo » Gallino, un Tiléen vindicatif aux superbes moustaches grises. Il passe le plus clair de son temps à réprimander ses hommes dans les aires d’entraînement (zone 9), à leur faire faire de l’exercice et à patrouiller dans la région.
Loge du portier modifier
Le portier, Gebhardt Träger, et ses cinq subalternes logent dans la Pförtnerloge, un bâtiment massif ayant accès au corps de garde. Il est très fier de son travail et s’efforce d’accueillir lui-même tous les voyageurs qui font halte au monastère. Portier depuis vingt-trois ans, il a fait la rencontre de nombreux dignitaires et n’hésite pas à partager de nombreuses anecdotes avec tous ceux qui veulent bien l’écouter.
Quartiers des initiés modifier
Les initiés de l’ordre sont organisés en escadrilles pouvant compter jusqu’à cinq membres, qui passent la majeure partie de leurs journées à s’entraîner dans les environs du monastère. Nul n’est à la tête de chacune de ces escadrilles ; en fait, tous les léoricains contribuent à l’entraînement et à l’enseignement. Les quartiers sont constitués de quatre grandes pièces, chacune réservée à une escadrille, mais on en trouve rarement plus de deux en même temps au monastère.
Le Nid d’Aigle modifier
Le Nid d’Aigle est la grande tour de guet qui domine les environs. Trois hommes du corps de garde y sont stationnés jour et nuit ; en cas de danger, on fait sonner une cloche en cuivre. Deux des niveaux de la tour sont réservés à l’abbé. Toutefois, l’abbesse en place a renoncé à ces quartiers pour s’installer parmi les autres léoricains, l’endroit étant désormais réservé aux invités de marque.
Grenier modifier
Le gros du grain du monastère est stocké ici, l’endroit étant également pourvu d’une aire (servant à battre le blé).
Quartiers des invités modifier
Ces quartiers sont réservés aux invités importants et abritent six appartements dotés de petits salons, de chambres à coucher et de chambres à l’attention des domestiques.
Écurie modifier
C’est ici que l’on laisse les chevaux, leur fourrage et divers outils agricoles. L’étage abrite un grenier où vit le personnel, actuellement composé de quatre générations de Viehstall. Papy Ed est le plus vieux et veille sur ses descendants depuis un tas de foin moisi qui, d’après ses propres dires, n’aurait pas bougé depuis vingt ans. Souvent, il aboie des ordres à sa famille, fatiguée.
Aires d’entraînement modifier
La cour du monastère abrite six zones de diverses tailles réservées à l’entraînement militaire. Deux d’entre elles au moins servent en permanence, opposant le plus souvent des oblati (zone 16) à des initiés
Écurie modifier
Cette grande écurie est réservée aux destriers et à leur fourrage. Les palefreniers qui y travaillent sont persuadés d’être à un autre niveau que les Viehstall (zone 8) et leur adressent bien souvent des railleries narquoises. Là aussi, on trouve un grenier où vit le personnel, qui se situe au-dessus de modestes quartiers destinés aux templiers de passage.
Infirmerie modifier
Le docteur Gaufrid Pfister tient l’infirmerie en compagnie de trois assistants. En plus des pièces réservées aux patients, on y trouve une petite échoppe d’apothicaire dans laquelle l’épouse du docteur vend cataplasmes et plantes. Les quartiers de la famille se trouvent au 1er étage. Enfin, un petit oratoire consacré à Verena, la mère de Myrmidia, se dresse devant l’infirmerie, dans un petit jardin.
Zone de quarantaine modifier
Ce petit bâtiment est destiné aux malades qui ne disposent pas de quartiers. L’un des assistants du docteur Pfister (zone 11), Arzthelferin Gerlinde, s’occupe de l’endroit et de l’oratoire de Shallya, la soeur bien-aimée de Myrmidia, qu’on y trouve.
Grande salle modifier
Le grand vestibule du temple arbore une fresque à la mode du sud dépeignant la scène de Bellona Myrmidia dans laquelle la déesse fait la rencontre de la Vierge Noire. Les fenêtres sont réduites au strict minimum et ne laissent guère entrer la lumière. Du coup, la fresque a conservé ses couleurs d’origine et beaucoup des autochtones la considèrent comme une véritable merveille.
Armurerie modifier
Presque toutes les armes et armures du monastère sont rangées ici, l’ensemble pouvant équiper une petite armée. Un pan de mur entier est consacré aux armes d’entraînement, la plupart en bois. L’armure et les armes cérémonielles de l’ordre sont rangées à l’étage, derrière une lourde porte verrouillée à double tour.
Amphithéâtres modifier
Ces pièces circulaires sont exiguës et hautes de plafond. Leur centre dispose d’un espace libre permettant aux frères et aux sœurs de donner les cours à plusieurs. Il est rare de ne trouver qu’un seul orateur léoricain car le style d’enseignement prend la forme de conversations, des questions et réponses prédéterminées étant soumises au public. Les cours sont également interactifs, les orateurs posant de nombreuses questions au public. On accède aux sièges par d’étroits escaliers qui partent du centre de chaque pièce (zone 17). L’accès aux amphithéâtres se fait par la zone 23. Les cours dispensés en ces lieux s’adressent aux léoricains uniquement. Les étrangers apprennent dans la grande salle.
Quartiers des oblati modifier
Les léoricains qualifient les protégés du temple d’oblati. Ils acceptent nombre d’orphelins et d’enfants abandonnés des environs. Les plus jeunes partagent des lits dans une salle assez spacieuse pour accueillir une centaine d’enfants. Les adolescents (10 ans et plus) sont séparés par sexe et disposent de chambres à l’étage, chacune abritant une « aile » (groupe pouvant compter jusqu’à dix enfants). La plupart des oblati quittent ces quartiers à l’âge de 14 ans, le plus souvent pour rejoindre l’armée, entamer leur apprentissage auprès d’un marchand ou se marier. Certains restent cependant et deviennent initiés, mais c’est assez rare, car les léoricians encouragent leurs protégés à s’en retourner vers la société impériale, pour y diffuser la parole de Myrmidia parmi la population.
Grande salle modifier
Cette salle, très haute de plafond, abrite de nombreux bancs et chaises, ainsi qu’une sacristie circulaire en son centre. Les léoricains y mènent les offices consacrés à Myrmidia, mais ils y donnent également des cours de stratégie et d’art de la guerre. Le monastère est même célèbre au sein de l’Empire pour ses grandes connaissances en matières militaires, si bien que certains n’hésitent pas à faire des centaines de kilomètres pour y prendre quelques leçons. Les murs sont percés de fenêtres équipées de vitraux colorés dépeignant les plus grands héros de Bellona Myrmidia. Devant chaque fenêtre se tient une statue de 3 mètres du héros en question, ne portant qu’un pagne en soie autour de la taille et un casque tiléen archaïque sur la tête. Le plafond en forme de coupole affiche une peinture impressionnante décrivant Myrmidia naviguant vers l’ouest pour retourner auprès des dieux. Cette œuvre d’art ébahit généralement tous ceux qui la contemplent pour la première fois.
Salle de travail et bibliothèque modifier
La salle de travail est pleine de bureaux usés et tachés d’encre, où les oblati les plus âgés et les initiés copient des parchemins sacrés et autres textes saints. Un escalier monte jusqu’à une librairie des plus sobres où sœur Otthild Taegert, une octogénaire vive d’esprit et très sèche, garde, entretient et restaure les volumes de l’ordre. Au-dessus, on trouve ses quartiers, que les oblati tiennent au chaud en permanence. Sœur Otthild vend des copies des textes de l’ordre, très populaires auprès des soldats et mercenaires de passage.
Séchoir à fruits modifier
Cette petite salle en pierre sert à sécher les fruits. Un escalier mène au toit, où les fruits sont parfois laissés à sécher au soleil. Les fruits séchés sont utilisés dans tout un assortiment de rations préparées et vendues par l’ordre, mais également dans un plat que les léoricains adorent, la fromentée, mélange de blé tendre bouilli dans du lait avec du bœuf, du raisin, de l’abricot séché et des épices.
Sacristie de l’abbé modifier
La sacristie de l’abbé a récemment été transformée en salle de réunion, car l’abbesse en place s’habille avec le reste de l’ordre, dans le but d’abattre les barrières qui la séparent des autres. La pièce lui sert aujourd’hui pour les conversations privées avec les visiteurs et autres membres de l’ordre. Elle y organise également les réunions traitant de l’avenir du monastère.
Sacristie modifier
La sacristie abrite les robes de cérémonie que les léoricains portent durant l’office et autres événements de marque ne requérant pas le port d’une armure. Les membres de l’ordre portent par-dessus leur robe orange une chasuble jaune marquée d’un emblème représentant un soleil aux douze rayons ondulés. Le reste du temps, les moines et sœurs portent une culotte d’équitation ou une armure en cuir et une courte cape jaune pourvue d’un fermoir en forme de soleil.
Atelier modifier
L’atelier constitue assurément la zone la plus bruyante et la plus nauséabonde du monastère. Répartie sur trois niveaux, une armée de forgerons, sculpteurs, tonneliers, orfèvres, selliers, cordonniers, tourneurs et autres tanneurs travaille quatre jours sur cinq. Tous les excédents produits sont vendus dans une boutique située au rez-de-chaussée. Le maître de l’atelier, Anders Kehler, dit l’Adroit, est un artisan plein de bon sens qui s’exprime avec un gros accent altdorfer. Il tient son atelier de façon ferme et juste à la fois.
Quartiers de l’ordre modifier
Les léoricains pratiquent une forme d’ermitage moins poussée que celle des premiers membres de l’ordre, mais chacun vit néanmoins dans sa propre cellule. Ces quartiers abritent cinquante-trois de ces cellules sur deux niveaux, dont celles qui sont réservées aux membres de marque de l’ordre. Cependant, les léoricains ne faisant pas vœu de célibat (même s’ils s’interdisent le mariage), la vie en cellule n’est pas toujours solitaire, contrairement à ce que peuvent en penser de nombreux étrangers. Plusieurs des moines et sœurs vivent en couple (le plus souvent avec des fidèles non ordonnés), certains ayant même des enfants élevés parmi les oblati. Toute cette activité extraconjugale n’est pas du goût des sigmarites de passage, qui pensent que cela crée une brèche dans les défenses spirituelles de l’ordre face aux Puissances de la Corruption. Du reste, l’Archilecteur de Nuln a écrit à l’ordre par trois fois pour lui demander de renoncer à ce dangereux style de vie.
Volailles et bétail modifier
Les enclos et la basse-cour abritent des oies, des poules, des porcs, des vaches et des moutons. Le gardien dispose d’une petite maison attenante aux enclos, où il vit en compagnie de sa femme et de leurs six enfants (cinq d’entre eux suivant les cours donnés aux oblati).
Brasserie modifier
Une odeur bien distincte se dégage en permanence de la brasserie du monastère. Malt d’orge, houblon et provisions d’hiver sont stockés dans une grande cave, située sous la brasserie, où vivent également les neuf chats de l’ordre. La brune de la Vierge Noire, une bière noire et épaisse aux notes métalliques, est disponible dans tout le nord du Wissenland et très populaire auprès de l’armée de Nuln.
Blanchisserie et puits modifier
La blanchisserie, qui s’occupe de toutes les lessives du monastère, est gérée par un personnel composé de douze hommes et femmes. Frau Tuttwitz, une femme large d’épaules, veille de très près sur les salles fumantes et n’hésite pas à corriger les intrus. Devant la blanchisserie est pendu du linge chaque jour où le temps est sec, entourant ainsi le puits du monastère d’un dédale de vêtements mouillés.
Réfectoire modifier
Le réfectoire occupe trois niveaux et peut facilement accueillir tous les habitants du monastère. L’étage du haut est réservé aux événements spéciaux. Le réfectoire est toujours en ébullition, mais particulièrement bondé au lever du soleil, à midi et au coucher du soleil. Il fait également office de débit de boissons, si bien que l’on peut y boire, chanter, danser et discuter de manière plus générale.
Quartiers des cultistes modifier
La plupart des individus non ordonnés qui vivent et travaillent au monastère sont logés ici, à l’arrière du complexe. Les quartiers sont taillés à flanc de montagne et sont suffisamment vastes pour abriter deux cents personnes, même si moins de soixante-dix s’y sont installées.
Quartiers des pèlerins modifier
Les pèlerins et les voyageurs les plus pauvres sont accueillis ici. Répartis sur trois niveaux, ces quartiers sont modestes mais fonctionnels, et rarement occupés à plus de la moitié de leur capacité d’accueil.
Potager modifier
Le potager est cultivé par le vieux Rosselini, qui vit seul dans le confortable cottage attenant. De mémoire d’homme, il a toujours vécu au monastère et est apprécié de tous. Le potager propose tout un assortiment de légumes et de plantes, dont certaines variétés bien plus courantes en Tilée que dans l’Empire.
Cuisines modifier
Les grandes cuisines dégagent une chaleur et des odeurs alléchantes permanentes. Le maître queux, Anja Rastovic, un Ostermarker à l’accent à couper au couteau, ne travaille que trois jours sur cinq, laissant sa femme Béatrice, une Tiléenne à l’accent pire que le sien, organiser les deux jours restants. Le personnel comprend rarement ce que dit le couple, mais les plats sont toujours délicieux, ce qui est bien le principal.
Source modifier
- Warhammer JdR v2 - Le Tome de la Rédemption