Magie Démoniaque

De La Bibliothèque Impériale

Un mortel voulant devenir sorcier doit être né avec un don pour la manipulation des énergies chaotiques des Vents de Magie. Ceux qui ne sont pas consumés par ce don peuvent consacrer leur vie à affiner et a améliorer la compréhension qu’ils en ont afin de l’utiliser au mieux et de décupler son efficacité. Les Démons sont quant à eux éternels et immuables, car leurs capacités, comme la totalité de leur être, sont définies au moment de leur création : ils ne peuvent pas évoluer ni s’améliorer. Ainsi, les Démons versés dans les sciences occultes le sont depuis leur apparition, et leur connaissance croît - ou diminue - très rarement. Seul un don de son Dieu peut permettre à un Démon d’approfondir ses connaissances ésotériques, mais dans la mesure où tout Démon est une parcelle de sa divinité, la promotion de l’un entraîne la déchéance d’un autre.

De tous les Démons, les plus redoutables magiciens sont ceux de Tzeentch, le Grand Sorcier. Les Ducs du Changement les plus favorisés connaissent, dit-on, une grande partie des milliers de sortilèges créés au fil des âges. La Magie de Tzeentch est sauvage et destructrice car elle en appelle aux feux démoniaques, mais elle garde également un côté plus subtil, comme il sied au Grand Conspirateur. De nombreux Démons de Tzeentch usent de leurs pouvoirs pour être fortifiés par les Vents de Magie ou manipulent l’esprit des jeteurs de sorts ennemis.

Seule une petite partie des Démons de Nurgle possède des pouvoirs magiques pouvant égaler ceux de leurs rivaux tzeentchiens, car le Seigneur de la Déchéance voit la Magie comme un moyen et non comme une fin en soi. Il n’en reste pas moins que Nurgle s’intéresse à la Magie, qu’il perçoit comme une nouvelle façon de disséminer ses épidémies ou d’affaiblir ses ennemis afin de les rendre plus vulnérables à ses attentions. La Magie Nurglesque ne laisse dans son sillage que des corps décomposés et le bourdonnement de milliers de mouches noires grasses de leur festin.

Slaanesh s’intéresse aux arts magiques comme il s’intéresse à tout outil permettant d’accéder au pouvoir. S’il manque de la capacité innée de Tzeentch à déchiffrer et à contrôler les flots d’énergie, le Prince Noir tente sans cesse d’améliorer ses connaissances mystiques. Cette ambition est vaine, car chacun des Dieux Sombres est prisonnier de son rôle, à l’instar de ses Démons : mais le Prince du Chaos, ironiquement, est victime des obsessions dont il tire son pouvoir, si bien qu’il s’acharne sur cette voie. Face à sa Magie, la meilleure défense est une volonté de fer, car elle joue sur les sens, tente l’esprit et le corps avec des délices illusoires et corrupteurs, ou inonde l’âme de plaisirs si extrêmes qu’elle leur succombe.

Khorne n’utilise pas la Magie. Le Seigneur des Crânes abomine la sorcellerie, qu’il estime être l’arme des faibles et des couards. Certains érudits avancent que l’aversion qu’éprouve Khorne envers la Magie est née de son immense orgueil : le Dieu du Sang ne supporterait pas l’idée de ne pas être le meilleur dans n’importe quel domaine. Cela ne signifie pas que Khorne méprise toute Magie, mais seulement les êtres qui préfèrent user de sorcellerie plutôt que d’une arme pour s’attirer la victoire. Il sait à merveille graver des runes de destruction sur des épées, des haches, des boucliers ou des cuirasses. Pour Khorne, c’est là la seule fonction honorable de la Magie : rendre ses champions plus forts, afin qu’ils versent toujours plus de sang pour le Dieu du Sang.

Source[modifier]

  • Livre d’Armée des Démons du Chaos, V7