Médecine dans l'Empire

De La Bibliothèque Impériale

Dans un monde ravagé par la guerre, les épidémies et les périls de toutes sortes, les gens se trouvent souvent dans l’obligation de recourir aux bons offices des guérisseurs, et puisque le Vieux monde est la demeure d’un bon nombre de maladie, il en va de même pour un certain nombre de personnages qui prétendent être en mesure de les guérir, moyennant finance. Par chance, ceux qui ont entrepris les carrières de Chirurgien Barbier et de Médecin peuvent leur rendre ce genre de service, beaucoup prétendant qu’une approche étudiée et méthodique mène à la guérison de la maladie : ils proposent les dernières idées et théories, et une sélection de nouveaux médicaments incroyables. Il y a des sages du village qui clament la supériorité de remèdes éprouvés depuis des générations : ils peuvent bien ne pas comprendre pourquoi cela fonctionne, mais ils savent que ça marche. Il y a des vendeurs ambulants avec des bouteilles de potions, des médecins douteusement qualifiés avec un penchant pour les sangsues, des marchands bonimenteurs avec de violentes poudres de purge, des charlatans avec des coûteuses panacées, des magiciens auto-proclamés avec des élixirs dorés et des vieilles femmes qui ne jure que par les dires de leurs vieille mère. Ces bienheureux pourvoyeurs des arts de la guérison s’estiment généralement très satisfaits de la situation qui règne dans l’Empire car elle leur donne amplement l’occasion d’explorer toutes les facettes d’un métier aussi passionnant que lucratif ! Avec tant de remèdes sur ce qui vous afflige dans le Vieux Monde, il peut être difficile de savoir de quelle façon demander de l’aide. C’est donc d’une main empressée, mais avec l’humilité au cœur, que nous vous présentons ici un aperçu de l’état de la chose médicale dans l’Empire.

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Une Brève Histoire de la Médecine

Les débuts de la Médecine dans l’Empire, et en vérité dans le Vieux Monde, sont généralement attribués aux travaux du Haut Elfe Gælen. Dans les années consécutives à la fondation de l’Empire de Sigmar, les érudits et les scribes transcrivirent un grand nombre d’importants grimoires Elfiques afin de jeter les bases de la première grande bibliothèque d’Altdorf. Parmi les grimoires de ce temps, l’ouvrage le plus complet pour ce qui concerne les herbes et leurs propriétés curatives est aujourd’hui connu sous le nom de "Vade-Mecum de Gælen", d’après la source qu’il cite le plus souvent. Évidemment, tous les originaux en ont été perdus et nul ne sait comment ses premiers traducteurs (et les innombrables scribes qui leur ont succédé) ont pu déformer et détourner la véritable sagesse Elfique ou faire disparaître les contributions d’autres grands érudits. Pourtant, ce livre fait toujours autorité, et pas uniquement à cause de ses origines Elfiques, et il n’existe guère de pratiquant de la Médecine qui n’en possède un exemplaire imprimé dans sa bibliothèque personnelle, presque comme s’il était une sorte de symbole de la fonction.

Au cours des premiers millénaires de l’Empire, les textes Elfiques ont été augmentés et enrichis par des centaines et des milliers d’érudits de l’école classique. La classification des herbes et des maladies a été révisée et organisée en un système hiérarchique d’une complexité extrême, dont le résultat le plus connu est l’immense "Principia Herbologium" ; cependant, aucun de ces érudits n’a véritablement extrapolé au-delà des principes de base des textes originels. Ceux-ci étaient essentiellement fondés sur l’observation du patient, de sa coloration, de sa température et de son tempérament, afin de pouvoir le traiter à l’aide de la teinture, de la poudre ou de l’onguent approprié. La philosophie "Gælénique", ainsi qu’elle en est venue à être désignée, considère le corps humain comme une jeune plante qui n’a besoin que d’un équilibre de nutriments bien adaptés pour pousser et se renforcer. Cette philosophie demeura à la base de toute la Médecine impériale jusqu’à l’intervention de deux événements majeurs qui devaient métamorphoser l’Empire pour toujours.

En 1111, la grande Peste Noire frappa et, au même moment, les Morts-Vivants se levèrent sur les terres de Sylvanie. Dans les ténèbres de cette terrible époque, la foi de l’humanité en sa Médecine commença à décliner : un homme fort comme un bœuf et qui se soignait avec tous les remèdes de l’herboristerie populaire pouvait tout de même succomber sous les assauts d’une mort invisible et foudroyante pour se relever le lendemain transformé en une autre sorte de menace, bien différente mais tout aussi redoutable. Toutes les maladies, sans exception, furent alors considérées comme des œuvres du Chaos qui ne pouvaient être traitées que par le feu purificateur. Les docteurs qui cherchaient à guérir plutôt qu’à brûler étaient condamnés comme leurs malades et la Médecine tomba dans une noire décadence.

Dans le même temps, les Nécromanciens devinrent de plus en plus puissants, accomplissant chaque jour de nouveaux progrès plus dévoyés et plus sinistres au cours de leurs explorations de la nature de la chair. Pour la première fois, le sanctuaire sacré du corps humain était ouvert à tous les regards. Pourtant, en même temps que ces sorciers impies faisaient du corps leur terrain de jeu favori, ils faisaient également d’immenses découvertes dans le domaine de l’anatomie. Pour la plus grande partie, ces découvertes les suivirent dans la mort (fort heureusement), mais certaines de ces connaissances furent préservées et transmises malgré tout, permettant ainsi quelques-unes des avancées les plus importantes qui aient été accomplies dans le domaine de la Médecine depuis le temps de Gælen. Des œuvres telles que "L’Homme Écorché" et "Les Sursauts de la Chair" datent de cette époque et font partie des ouvrages médicaux les plus prisés… et les plus vigoureusement condamnés.

Durant plus de cinq cents ans, c’est donc grâce aux études Nécromantiques que les secrets de la connaissance médicale furent conservés, jusqu’à ce qu’une tragédie inattendue ne marque le début d’un courant de pensée novateur. En 1786, la Variole Rouge balaya la Tilée, emportant les hommes comme les bêtes. Le monde vivait alors une ère un peu plus éclairée et cette épidémie somme toute assez banale incita les universitaires, plus nombreux à cette époque, à envisager la maladie comme un phénomène d’ordre naturel plutôt que sous l’aspect d’une souillure due au Chaos. Les savants se mirent à examiner les animaux dans l’espoir d’en apprendre un peu plus sur l’humain ; bien que la dissection des humains, sous toutes ses formes, fût encore taboue, celle des carcasses d’animaux était parfaitement acceptable. On recommença à considérer le corps humain comme un échafaudage complexe de chair, d’os, d’organes et de vaisseaux, dont chaque partie pouvait être étudiée et traitée séparément.

Peu après vint le début de la renaissance Tiléenne avec les travaux de Léonardo di Miragliano qui éveillèrent un nouvel intérêt pour les merveilles de l’ingénierie. Ces conceptions novatrices introduisirent un paradigme de la pensée, une révolution conceptuelle qui entrait en conflit avec les théories de Gælen et les pratiques qui en découlaient. Là où Gælen voyait le corps comme un réceptacle sacré et inviolable, destiné à être nourri comme un tout, sans jamais être ouvert, les "Mécanistes" le considéraient à présent comme une grande machinerie faite de nombreux rouages ; il leur parut donc légitime d’ouvrir cette machine pour en étudier le fonctionnement, ainsi que l’on pouvait le faire d’une horloge ou du mécanisme d’un moulin et le fait d’opérer ou d’amputer leur apparut comme une idée aussi naturelle que de resserrer un boulon. Bien sûr, la plupart des Médecins puisèrent des éléments de vérité dans chacune de ces deux philosophies et, aujourd’hui, rares sont les praticiens qui n’exécutent jamais d’amputations ou qui nient la valeur des théories holistiques. Il reste pourtant des thérapeutes pour qui ces questions relèvent plus de la moralité ou même de la foi et tous les étudiants héritent plus ou moins de l’une ou l’autre philosophie, en fonction de leur tuteur ou de leur collège. Ainsi, la division entre Gælénistes et Mécanistes continue-t-elle à marquer la Médecine moderne.


Dictons Médicaux
  • « Selon Gælen » : Une vérité incontestable.
  • « Véréna pour gouverner et Gælen pour s’enrichir » : Une expression que l’on entend couramment dans la bouche des étudiants des universités. Elle signifie que, tandis que les étudiants en droit s’élèvent fréquemment dans la société et finissent par occuper des postes importants au gouvernement, les étudiants en médecine deviennent généralement les plus riches.
  • « Tous les démons haïssent leur frère » : Une version plus poétique de l’adage médical qui prétend que l’on peut « soigner le mal par le mal ».
  • « Que Shallya nous donne des prêtres maigres et des docteurs bien gras » : Un prêtre trop gros est un prêtre qui ne donne pas suffisamment aux pauvres tandis qu’un médecin trop maigre n’est pas très habile à soigner ses patients.
  • « Pour un régime, voyez le médecin, pour guérir, voyez le chirurgien » : Un adage très courant dans les classes populaires, qui signifie que les Médecins proposent généralement des traitements de longue haleine ou qui réclament des changements de mode de vie assez futiles, tandis que les Chirurgiens Barbiers viennent généralement à bout d’un problème par une approche beaucoup plus directe : ouvrir le furoncle d’un coup de lancette, amputer la partie du corps infectée, etc.

À la Pointe de la Recherche

Au cours des derniers siècles, la philosophie mécaniste a pris une place prépondérante en Tilée et en Estalie, essentiellement grâce aux écrits du grand artiste Andreas Vesalius, dont le "De Corporis Fabrica" renferme des illustrations anatomiques qui sont les plus détaillées et les plus exactes que l’on ait vues à ce jour. La pratique de la dissection est largement admise dans ces nations du sud. L’Empire, quant à lui, résiste toujours à ces pratiques qui sont considérées par ses populations comme une violation de la volonté de Morr : après son décès, un homme doit être amené au jardin de Morr aussi vite que possible et non être dépecé pour servir de sujet d’expérience. Toute action s’apparentant à la dissection d’un corps humain est considérée comme un acte de Nécromancie et reste passible de la peine de mort. Certains universitaires de Nuln sont allés jusqu’à protester publiquement contre cet interdit, mais de nombreux érudits se contentent simplement d’enfreindre la loi en secret.

Aujourd’hui, de très nombreux membres de la communauté médicale reconnaissent que les frontières de la Médecine ne sauraient être repoussées sans la possibilité d’étudier le corps humain. Cette opinion est si bien tolérée que le pillage de tombes est devenu une occupation criminelle extrêmement lucrative et que les "spécialistes en exhumations" sont terriblement demandés. N’importe quel candidat fait l’affaire, pourvu qu’il soit apte à manier une pelle et qu’il ne craigne pas trop la menace du bûcher. À l’Université de Nuln, pourtant généralement considérée comme un établissement plutôt conservateur, un département nouvellement créé a inclus un cours de dissection dans le cursus de son programme de cinquième année (tous les élèves concernés doivent jurer de garder le secret, évidemment). Il lui faut des cadavres en si grand nombre qu’une organisation criminelle déjà connue sous le nom de Fraternité de la Résurrection a connu une expansion et une fortune considérables en lui fournissant de la matière première. La Fraternité est dirigée par Jacob le Sanguinaire, un Halfling au cœur de pierre ; sa devise est : « Mort avant le dîner, livré au petit déjeuner ».

Le pillage de tombes a cependant ses limites. Les étudiants en anatomie préfèrent travailler sur des sujets aussi frais, entiers et jeunes que possible, de manière à pouvoir recueillir le maximum d’informations sur un organisme en pleine santé. Certains d’entre eux n’hésitent pas à embaucher des individus fort peu scrupuleux afin d’être sûrs de disposer des sujets dont ils ont besoin. À Marienburg, les nombreux voyageurs pauvres qui descendent à l’auberge Birkenhare ne se doutent pas qu’une bonne partie de la clientèle aura la gorge tranchée durant la première nuit passée dans ce bouge. Il faut dire que ces errants n’ont en général guère de famille pour les regretter. Les frais de fonctionnement de l’auberge sont pris en charge par le très reconnaissant doyen de l’Académie de Médecine de Marienburg.


Les Théories Médicales

« Ne vous inquiétez pas, j’ai ce qu’il vous faut, Monseigneur. »
Que leurs études soient plutôt d’orientation Gælénique ou Mécaniste, tous les étudiants en Médecine reçoivent une solide formation basée sur les œuvres classiques, particulièrement dans le nouveau domaine des sciences. Ce domaine est dominé par un modèle d’univers trinaire, selon lequel la création est divisée entre le royaume de la Loi, où résident les Dieux et les Elfes, le royaume du Chaos, avec toutes les sinistres menaces qu’il recèle, et le royaume de l’Humanité, dans lequel les mortels sont condamnés à lutter sans relâche entre les deux autres royaumes.

Cette structure fondamentale de l’univers se reflète dans de nombreux aspects du monde naturel : le chaud et salubre soleil du jour appartient au royaume de la Loi, tandis que la nuit, sombre et dangereuse, appartient à celui du Chaos et que l’aube et le crépuscule sont liés à l’Humain. Le meilleur parallèle possible pourrait être de comparer ce modèle avec le système politique de l’Empire dans lequel la noblesse et le clergé peuvent être considérés comme des éléments du royaume de la Loi, étant donné que leurs membres sont choisis par les Dieux eux-mêmes. Le monde des paysans et des mendiants est à l’évidence corrompu par le Chaos et le royaume de l’Homme est donc celui de la classe moyenne qui se développe entre les deux.

Ce système trinaire s’applique également au corps humain. La tête et la gorge sont considérées comme étant apparentées au royaume de la Loi, le cœur, la circulation et le foie sont liés au royaume de l’Homme et l’estomac, les intestins et les organes sexuels se rattachent au Chaos. Chacune de ces zones est également associée à une émanation du corps, l’un des trois fluides, dont la couleur et la composition sont analysées pour établir le diagnostic. On juge de la gorge par les mucosités, du cœur par le sang et des intestins par les excréments. Si l’une de ces trois humeurs présente une coloration noirâtre, le Médecin peut en déduire que la zone en question est affligée. Plus la couleur est sombre, plus la maladie est grave.

Loin de constituer une théorie purement académique, ce modèle trinaire et ses parallèles sociaux exercent une influence constante sur la perception des maladies et de leurs traitements. Chez un paysan, un désordre digestif (la Courante Galopante, par exemple) sera généralement considéré comme un élément de l’ordre naturel des choses ne réclamant aucun traitement particulier, alors que tout ce qui touche à l’esprit sera vu comme un affreux malheur chez une personne de cette condition sociale et sera souvent attribué à une corruption par le Chaos. À l’inverse, les affections de l’esprit seront souvent diagnostiquées comme des maladies naturelles chez les riches ou les nobles (et parfois même considérées comme un mal nécessaire de leur condition), tandis que les maux de ventre de ces dignes personnages seront regardés comme le résultat d’un contact malavisé avec le monde malsain des miséreux. Il arrive aussi que l’association se fasse différemment : la saignée, qui est un traitement relativement sans danger, sûr et peu coûteux, est devenue la panacée des artisans et de citadins pressés, ce qui a renforcé l’association du cœur avec cette couche moyenne de la population.

Un autre modèle théorique très courant associe chaque partie du corps avec l’un des vingt signes astrologiques. Les Médecins partisans de cette croyance possèdent généralement de vastes connaissances dans le domaine de l’astronomie et se basent sur la position des étoiles pour établir leur diagnostic et définir le traitement. Une faiblesse ressentie sous l’influence de Mammit le Sage, par exemple, leur paraîtra certainement causée par un déséquilibre du cerveau, tandis qu’une douleur au pied intervenant dans la période de Cackelfax le Coq pourra sans nul doute être soignée par une stimulation du foie.

Toutes ces théories médicales relient néanmoins les causes des maladies et des troubles divers à la corruption par le Chaos car, après tout, c’est bien là qu’il faut chercher la source de toutes les faiblesses et défaillances de l’humanité, tant physiques que spirituelles. En conséquence, un traitement médical s’accompagne quasiment toujours d’une cérémonie dédiée aux Dieux, même si elle n’est que de pure forme, et les Médecins, comme leurs patients, ont coutume de se tourner vers la religion lorsqu’ils ont atteint les limites des compétences de la Médecine. Les victimes de maladies chroniques apparemment incurables peuvent se voir conseiller d’entreprendre des actions extrêmes afin de s’attirer la faveur des Dieux : cela peut aller d’un jeûne prolongé à la flagellation en passant par un pèlerinage. On voit très souvent ce genre de démarche chez les personnes qui ont de fortes raisons de penser que leurs maux sont la conséquence de leurs propres errements : un individu luxurieux et affligé du "dard de Nurgy" doit probablement ses tourments à ses débordements et devra se consacrer à une vie de célibat ; de même, les fossoyeurs ayant contracté la gangrène des tombeaux ont clairement attiré l’attention du Seigneur des Mouches et doivent entreprendre un pèlerinage jusqu’à un sanctuaire afin de se purifier.


Les Organisations Médicales

Comme la plupart des corps de métier du Vieux Monde, les Médecins et les Chirurgiens sont regroupés en Guildes. Ces deux carrières sont bien différentes et il est crucial de ne pas commettre de confusion. Que Sigmar vienne en aide à celui qui aurait le malheur d’insulter un Médecin en le confondant avec un Chirurgien ! Néanmoins, comme les Chirurgiens les plus respectés sont souvent aussi riches et respectés que les Médecins de catégorie inférieure, il est fréquent que le profane ait quelques difficultés à les différencier.

Les Guildes de Médecins sont connues pour leurs conditions d’admission extrêmement strictes, destinées à préserver la réputation de la profession. En règle générale, les femmes, les Nains, les Halflings et les étrangers n’y sont pas acceptés et les exigences de ces Guildes en matière de qualifications universitaires sont telles (elles imposent au moins quatre ans d’études dans un collège de Médecine reconnu par les autorités impériales) qu’elles n’accueillent le plus souvent que les individus les plus riches ou d’origine aristocratique. Évidemment, les Guildes des plus petites villes sont moins restrictives ou autorisent parfois certains praticiens à exercer sans licence. Les Guildes de Chirurgiens sont beaucoup moins élitistes, bien qu’elles soient également conscientes de la nécessité qu’il y a à maintenir la réputation de leur profession, elles forment donc leurs apprentis avec beaucoup de rigueur. Dans les remous qui ont succédé à la guerre, des collèges de chirurgie sont apparus un peu partout dans l’Empire.

La méfiance générale ressentie par la population à l’égard des Médecins, ainsi que la nécessité de se protéger malgré tout contre les épidémies de toutes sortes, a engendré un système d’une extrême complexité qui permet aux Guildes de se décharger de leurs responsabilités… et de leur éventuelle culpabilité. Dans de nombreuses villes, les Guildes se trouvent sous l’autorité du maire ou du conseil de la ville et ne peuvent prescrire un remède ou une thérapie qui n’a pas été d’abord autorisé par leur organisme de tutelle. L’exemple le plus connu est la Guilde des Médecins d’Altdorf, officiellement connue sous le nom des Médecins de la Couronne. Ce patronage les protège contre les accusations de faute professionnelle qui pourraient provenir des classes inférieures et leur permet de conseiller le gouvernement de la nation en temps de crise, mais il signifie également que l’Empereur peut exercer son contrôle sur toutes leurs actions. Si d’aventure un Empereur (animé des meilleures intentions) devait découvrir au fil de ses lectures que le fait de transporter un canard sur sa tête améliore la pensée, les docteurs d’Altdorf seraient tenus de prescrire le port du canard à tous les citoyens dès le lendemain matin.

Les apothicaires et les herboristes sont généralement indépendants des Médecins. Toutefois, certains de ces marchands de mixtures et de baumes s’associent avec des Médecins, surtout si chacun peut y trouver son compte, tandis que certains autres, qui considèrent les Médecins comme des rats de bibliothèque arrivistes dépourvus de tout respect pour les remèdes traditionnels, font de leur mieux pour les discréditer ou les contredire afin de leur voler leurs patients. Dans les petites communautés rurales, on trouve le plus souvent des sages-femmes, des guérisseuses, des druides, des ermites, des mages ou des faiseurs de miracles, à divers degrés d’organisation et de capacité et, en vérité, de stabilité mentale.

Sur ce marché fort encombré, les charlatans, les fous et les incompétents pullulent et les thérapeutiques les plus étranges, les plus extravagantes et les plus coûteuses sont légion. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la plupart des gens considèrent qu’il est aussi stupide que dangereux de consulter un Médecin et que les rares praticiens réellement compétents sont considérés comme de véritables trésors par ceux qui parviennent à les dénicher.

Une Médecine Alternative : l’Ordre du Cœur Miséricordieux

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Bien que la Médecine moderne ait grandement progressé en popularité au cours de ces derniers siècles, elle est encore très peu présente dans les villages. En revanche, chaque bourgade de l’Empire possède son oratoire ou son temple dédié à la déesse Shallya et l’Ordre du Cœur Miséricordieux demeure une organisation très estimée du peuple. L’Empereur Karl Franz lui-même préfère s’en remettre aux mains expertes de la grande prêtresse Shalléenne, malgré le patronage qu’il accorde à la Guilde des Médecins. Dans ces circonstances, qui voudrait consulter ces Médecins qui ont tant de mal à faire leurs preuves, quand ils ne sont pas totalement inefficaces ?

Pour certains individus, voir le Médecin est une question de mode : ceux-là préfèrent la médecine aux anciennes traditions si bien éprouvées pour la simple raison qu’elle est nouvelle et qu’elle doit donc, en conséquence, être "éclairée". Pour d’autres, c’est une question de statut : la visite au temple est gratuite, tandis que le Médecin coûte cher. Tous ceux qui peuvent se le permettre font donc le nécessaire pour consulter le Médecin et surtout pour que leurs voisins l’apprennent. Les soldats, les guerriers et les marins n’aiment guère avoir affaire au Cœur Miséricordieux, surtout à cause du fait que la plupart de ses membres sont des femmes. Ils ont plus l’habitude des traitements du Chirurgien Barbier ou du Médecin Militaire, malgré leurs douloureuses techniques et les fréquentes amputations qui en résultent. Dans l’armée, on n’envoie au temple que ceux qui n’ont plus aucune chance d’être sauvés. Lorsqu’un soldat meurt, ses camarades ont coutume de dire qu’il est « parti pour le temple ».

Il existe également de réelles différences dans la manière de procéder. Les Shalléennes mettent surtout l’accent sur les soins quotidiens, la nourriture et l’hébergement ; les soins médicaux viennent en second. Le fait qu’elles utilisent la Magie Divine signifie qu’elles n’ont aucun besoin de se soucier d’améliorer leurs talents médicaux ou leur savoir académique, ce qui peut évidemment les conduire à commettre des erreurs de diagnostic. Rares sont les membres de l’ordre dont les connaissance en Médecine dépassent le standard et l’art de la chirurgie leur est quasiment inconnu, quand elles n’y sont pas carrément opposées. Certaines prêtresses Shalléennes ont si souvent été appelées au chevet de victimes d’opérations chirurgicales manquées qu’elles en sont venues à considérer cette pratique dans son ensemble comme quelque chose qui se rapproche de la boucherie.

Tous les temples n’ont pas la possibilité d’avoir un prêtre consacré en résidence, ce qui signifie que la magie la plus puissante, celle qui est nécessaire pour traiter les maladies les plus graves, les victimes des diverses pestilences et les malades mentaux, n’y est pas disponible. Le traitement de ces maux revient donc aux Médecins. Leur réputation s’est grandement améliorée grâce à l’efficacité dont ils ont fait preuve dans l’éradication des pestes mineures qui ont fait leur apparition dans le sillage de la Tempête du Chaos. Toutefois, ces Médecins ne tiennent pas d’hôpitaux et ne peuvent assurer les soins de longue durée ; la plupart consultent à leur cabinet et dans le cas d’une maladie chronique, seuls les patients les plus riches peuvent se permettre de bénéficier de visites à domicile régulières. Les personnes âgées, les victimes de maladies débilitantes ou incurables et les infirmes ne peuvent être soignés que par le Cœur Miséricordieux. D’ailleurs, les Médecins n’hésitent pas à prescrire des cures dont la durée peut varier d’une semaine à une année dans les temples de Shallya les mieux équipés, afin d’y profiter des bienfaits de leurs sources thermales et de leurs breuvages revigorants.

Une Consultation

En règle générale, il est assez facile de trouver un Médecin dans une ville de 1000 habitants ou moins. Habituellement, l’échoppe d’un Médecin affilié à une Guilde est signalée par une enseigne portant deux lancettes croisées ou un pilon et un mortier ou, occasionnellement, une fleur en bouton (symbole d’Isha, Déesse Elfe de la Guérison et de la Fertilité). Les Chirurgiens Barbiers, eux, utilisent souvent les symboles des couteaux et de la scie, mais ils font généralement moins de publicité. Ils n’en ont pas tellement besoin : tout le monde sait où habite le Chirurgien, car tout le monde connaît au moins une personne qui a eu besoin de recourir à ses services.

En dehors de leurs officines et des maisons de leurs Guildes, on trouve également des Médecins dans la plupart des palais et dans les baraquements des armées, dès que celles-ci deviennent suffisamment importantes. Les Médecins Militaires sont rarement des praticiens prestigieux et ils ne sont certainement pas riches, mais grâce à leurs années d’expérience, ils se montrent généralement plus compétents que les autres quand il s’agit d’appliquer des traitements rapides, efficaces et pragmatiques. Évidemment, ces Médecins ne soignent que les soldats de l’unité à laquelle ils appartiennent, mais les civils qui désirent être traités suivant les méthodes éprouvées de l’un de ces praticiens peuvent tenter de trouver un Médecin Militaire à la retraite.

Dans l’Empire, la qualité du service médical se décline suivant les quatre catégories :

De Qualité Médiocre

« Ça va un peu piquer… »
Un praticien médiocre n’est jamais rien de plus qu’un Chirurgien Barbier (ou parfois un étudiant atteint de la folie des grandeurs) ; qui plus est, ce sont généralement des individus assez brouillons, voire carrément malpropres. On les rencontre rarement dans les villages car les paysans ne sont pas longs à comprendre qu’ils ont plutôt intérêt à consulter la guérisseuse ou l’herboriste local. En revanche, ils prospèrent dans les grandes villes où les gens sont moins enclins à faire confiance à la médecine traditionnelle. Cependant, même là, seuls les indigents et les plus désespérés osent recourir à ces bouchers aux instruments rouillés et ils le font en sachant bien que le remède risque de s’avérer pire que le mal. En dehors de ses tarifs modérés, le seul avantage de ce genre de Médecin est qu’il ne pose aucune question sur l’origine des blessures par balle ou par arme blanche dont peuvent souffrir ses patients.

De Qualité Moyenne

Le praticien moyen est le plus souvent un jeune Médecin ou un Chirurgien Barbier ayant reçu une bonne formation. Il connaît l’herboristerie élémentaire et les principes de base de la chirurgie, il travaille dans des conditions d’hygiène acceptables, sur une table d’opération propre, et il ampute rarement sans raison valable. La population le considère avec un respect mêlé d’une certaine suspicion et il gagne modestement sa vie. S’il est Médecin, il possède une assez considérable collection de poudres et de teintures de plantes et quelques grimoires médicaux ; s’il est Chirurgien Barbier il est probablement bien connu pour la rapidité et l’habileté avec laquelle il pratique ses amputations.

De Bonne Qualité

À ce niveau de qualité, on trouve aussi bien des Médecins à la panse rebondie, bien établis dans la société, que des Chirurgiens Barbier de très grande réputation. Ces praticiens soignent les citadins les plus fortunés qui sont seuls à pouvoir se permettre leurs tarifs. Ils ont étudié dans les meilleures écoles et occupent un rang élevé, à la fois dans leur Guilde et dans la société. Le succès de leur pratique leur vient tout autant de la nature de leur clientèle que de l’efficacité de leurs soins. Dans l’ensemble, ils font preuve de capacités exemplaires et ne manquent pas de dévouement. Ceux qui en ont les moyens peuvent être sûrs de bénéficier des remèdes les plus récents, des scies les plus acérées et d’avoir une bande du meilleur cuir à mordre durant l’opération.

De Qualité Exceptionnelle

Ce sont des praticiens dont la renommée est connue de tous dans l’une des plus grandes cités de l’Empire au moins et parfois au-delà. Certains sont tellement illustres qu’on les connaît jusque dans les pays étrangers où ils sont parfois invités à venir exprimer leur opinion. Dans leur cité d’origine, ce sont presque toujours les Médecins attitrés de la maison royale ou de la famille régnante. Ils sont souvent à la tête de leur Guilde et, s’ils ne résident pas dans les palais de la noblesse, ils ont généralement été si bien rétribués par leurs patients reconnaissants qu’ils ont les moyens de s’offrir un superbe manoir et ont leurs entrées dans la haute société. Rares sont ceux qui peuvent espérer accéder à un rang aussi élevé sans être dotés d’extraordinaires talents médicaux ou d’une exceptionnelle habileté pour l’intrigue. Ils sont prodigieusement doués, que ce soit pour la médecine ou le charlatanisme.


Traitements Médicaux

« J’ai exactement l’onguent qu’il vous faut, mais son prix vient de doubler. »
- Une guérisseuse, s’adressant à un blessé désespéré.

En règle générale, une visite chez le Médecin peut être motivée par deux catégories de maux : une blessure externe, reçue au combat ou par accident, ou un désordre interne, qu’il s’agisse d’une maladie, d’une indisposition ou d’un trouble mental. Comme la première de ces deux catégories est de loin la plus courante, nous commencerons par celle-ci.

Les Blessures

En cas de blessure, le meilleur remède reste une bonne Potion de Soins ou un cataplasme médicinal, accompagné de quelques jours de repos. La plupart des Médecins proposent des remèdes "spéciaux" de leur composition, mais on trouve des potions ou des cataplasmes tout aussi bons chez les apothicaires, les herboristes et même auprès des ménagères les plus compréhensives. Dans ces conditions, il est probable que la plupart des gens ne se mettront en quête d’un Médecin qu’en cas de blessure consécutive à un coup violent : un bras ou une jambe estropié ou une blessure à la colonne vertébrale. Les blessures de ce genre nécessitent généralement une opération, effectuée par un Chirurgien Barbier ou par un Médecin, bien que certains Médecins considèrent la chirurgie comme étant au-dessous de leur dignité. La chirurgie est moins complexe que la médecine et s’appuie sur des méthodes éprouvées qui échouent rarement. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient agréables ni que la réussite soit garantie.

Dans le Vieux Monde, les connaissances en matière de chirurgie sont limitées : on sait réduire une fracture (si la cassure est bien nette), stopper une hémorragie et empêcher une infection de s’installer (si l’intervention est réalisée assez rapidement) et recoudre une plaie afin de maintenir la cohésion des tissus (pourvu que la blessure ne soit pas trop béante). Dès que les choses deviennent plus compliquées, on résout le problème en supprimant la partie endommagée à l’aide d’un hachoir bien aiguisé ou d’une scie à os, plus lente mais qui permet d’obtenir un résultat beaucoup plus propre. Un bon Chirurgien est celui qui sait pratiquer l’ablation de la partie blessée sans réduire en charpie l’appendice tout entier. Un excellent Chirurgien est celui qui est capable de le faire rapidement, du fait que les techniques d’anesthésie relèvent du mystère et que plus la plaie reste exposée à l’air libre longtemps, plus elle risque de s’infecter.

Maladies, Indispositions et Troubles Mentaux

Les Médecins du Vieux Monde ne font aucune distinction entre les différents types de maux ; que le patient souffre d’une maladie chronique, d’une simple indisposition ou d’un trouble mental, on considère généralement que ces différents états résultent d’une corruption, d’un déséquilibre ou d’une irritation de l’une des parties du corps. À moins que la cause du problème ne soit externe et visible à l’œil nu, le diagnostic habituel sera qu’il provient de l’inflammation d’un organe interne. Pour déterminer la nature de l’organe touché, le Médecin examine les trois fluides (le sang, les mucosités ou les excréments), prend le pouls du patient, observe la coloration de sa peau et de ses yeux, et l’interroge sur ses habitudes alimentaires, son mode de vie, son signe astrologique et toutes sortes de menus détails.

Les Médecins de l’école Gælénique préfèrent traiter les symptômes d’une fièvre plutôt que sa cause, suivant le principe qui veut que « l’on soigne le mal par le mal » : les patients atteints d’une fièvre brûlante et qui transpirent abondamment seront enfermés dans un bain de vapeur, emmaillotés dans des couvertures afin d’expulser la fièvre par la transpiration ; les patients dont la peau est froide seront placés dans un bain refroidi par des blocs de glace ; les patients qui présentent des rougeurs seront soignés par des saignées tandis qu’on administrera des liquides clairs à ceux qui sont très pâles. Les Mécanistes, de leur côté, préfèrent attirer l’infection vers l’extérieur en provoquant des vomissements et des diarrhées à l’aide de drogues puissantes, en brûlant la peau jusqu’à faire apparaître des cloques à l’aide de pièces d’acier ou de ventouses de métal chauffées au feu et également, naturellement, par la saignée. Quelle que soit leur philosophie, tous les Médecins pensent que l’expulsion des fluides insalubres, particulièrement la bile noire et le pus, est le signe indubitable que l’infection quitte le corps. Parmi les techniques les plus récentes, l’une d’elles consiste à faire passer de minces cordonnets sous la peau à l’aide d’une aiguille à coudre ou à créer une plaie ouverte par une brûlure à l’acide, afin de purifier l’organisme du patient par l’évacuation d’un flux de pus abondant et régulier.

De tous les traitements médicaux, la saignée est de loin le plus populaire, à tel point qu’elle devient même de plus en plus à la mode chez les riches Bourgeois et que certains ont pris l’habitude de se faire « proprement purger le sang » à chaque printemps afin de renforcer leur constitution. En règle générale, on prélève une pinte de sang, à la suite de quoi le patient ressent habituellement une impression de vertige et de griserie légère, ce qui a inspiré un certain nombre d’histoires populaires et de plaisanteries dans lesquelles les Médecins sont comparés aux serveurs des tavernes qui « tirent une pinte » pour leurs clients.

Comme on peut s’y attendre, toutes ces méthodes ont des conséquences sur la santé du patient et provoquent des troubles équivalents à ceux qu’entraînent certaines maladies. Ceux qui sont soignés par des vomissements ou des purges souffrent de la même manière que s’ils avaient contracté la Diarrhée Sanglante, tandis que ceux qui ont été brûlés ou traités par les ventouses en conservent des cicatrices qui les démangent tout autant que s’ils étaient victimes des Kruts (sans le stigmate social lié à cette maladie, toutefois). Les patients sur lesquels on "draine" le pus ou la bile souffrent autant que les victimes du Scorbut Dément, sans les hallucinations. Fort heureusement, aucun de ces symptômes ne persiste plus de trois jours au terme desquels le Médecin peut vérifier la réussite du traitement. Si la maladie n’est pas guérie, le traitement recommence… à condition que le patient ait de quoi payer. Ainsi, en y mettant le prix, un habitant de l’Empire peut échanger les horreurs de la Pourriture de Neiglish contre quelques semaines de Diarrhée Sanglante.

La saignée peut se pratiquer de deux manières différentes. Les Médecins Gælénistes privilégient la méthode "naturelle" et emploient des sangsues tandis que les Mécanistes utilisent le scalpel. Les sangsues sont moins douloureuses, mais c’est un traitement extrêmement coûteux (cinq couronnes par sangsue, au minimum) car elles doivent être importées depuis les marais des Zombies et la région environnante. Un Médecin qui saigne ses patients au scalpel doit, quant à lui, être capable de refermer proprement la plaie qu’il a ouverte. Quelque soit la méthode utilisée, le patient est dans le même état que s’il était ivre mort durant une heure après la saignée.

En ce qui concerne la folie, les traitements actuels les plus en vogue sont la chirurgie ou l’administration de drogues exotiques. La toute dernière mode dans ce domaine consiste à faire ingérer de très petites doses de métaux lourds au patient : on utilise des particules de fer ou d’argent ou des gouttelettes de mercure que l’on mélange à du vin et l’on recommande de boire une dose de cette potion deux fois par jour. Le mercure, également appelé Sang de Sigmar, est considéré comme un médicament miracle universel. Il est très onéreux, mais on le rencontre de plus en plus fréquemment dans le traitement d’une vaste palette de maladies mentales et physiques.

Les Remèdes de Charlatan

Étonnamment, toutes les méthodes décrites ci-dessus ont une réelle efficacité. Quant aux traitements décrits ci-dessous, ils sont totalement inopérants et seront souvent prescrits par des charlatans. Aucun d’entre eux ne risque de faire grand mal au patient, du moins pas de manière durable, mais ils sont bien souvent très douloureux ou légèrement embarrassants.

Voici une liste de différents "remèdes" prescrit par les charlatans. Celle-ci n’est naturellement pas exhaustive, puisqu’elle n’est limité que par l’imagination du prétendu médecin.

  • Frotter une plaie ouverte à l’aide d’une pâte faite d’ail, de miel et de limaces écrasées, préalablement mâchée par le praticien.
  • Attacher une roue de moulin à la poitrine du patient puis tambouriner sur la roue à coups de marteaux.
  • Manger de la viande crue à chaque repas durant une semaine.
  • Courir nu dans les rues sous une pluie torrentielle alors que le vent souffle vers l’ouest.
  • Se faire arracher toutes les dents pour mieux digérer.
  • Se faire attacher les poignets dans le dos à l’aide d’une corde mouillée de vin et rester ainsi jusqu’à guérison complète.
  • Se frotter le crâne avec la bave d’un hibou, d’un faucon ou (dans l’idéal) d’un Griffon, qui devra ensuite être tué à la pleine lune.
  • Boire le contenu d’un tonneau d’eau en une seule fois (on fournit l’entonnoir).
  • Partager sa couche une nuit durant avec quatre poulets noirs vivants puis les faire cuire en tourte et les manger.
  • Lécher un crapaud tous les matins.


Source

  • Warhammer JdR : Le Compagnon