Luthor Harkon

De La Bibliothèque Impériale
Luthor Harkon
« D’un lieu sombre je suis venu et dans des lieux sombres je voyage encore, ma très chère. Vermoulu et crasseux était mon berceau, de chair humaine et de chose-morte est à présent ma peau. J’ai vogué vers cette côte éloignée, afin d’y creuser la poussière. Ni éclats, ni scintillements sont l’objet de ma quête, les parchemins des lézards et les noms anciens sont tous ce que j’ai en tête. »
« Les secrets et les mensonges, ma tendre amie, depuis que le monde est monde, afin que tout ce qui est caché me soit révélé. »
« En mon nom, les amoureux de la fange attirent les marins vers un trépas salin. D’un simple toucher, ils se lèvent à nouveau et la vigueur de leur sang salé est son délice. Son baiser est un moite trépas, et de toutes les contrées, son chant appelle les hommes dans ses bras. Mes serviteurs ainsi crées arpentent la terre marécageuse, semant la mort à jamais. »
« Les pierres des lézards sont mises à bas et de leur chair grise j’ai fait mon repas. Les noms des Aînés sont sur mes lèvres, mon amour. Axlotl n’est plus et les secrets de ses entrailles sont miens. »
« A présent le Haut-Lézard en a cure, il daigne maudire. Mais trois fois je le maudirai en retour... »
« A présent, les étrangers prennent garde à la complainte de la demoiselle saline, et le désir de l’or les anime. Légions ils sont à accoster sur les plages sacrées, et à envahir les terres des anciennes divinités. Je les guiderai vers des richesses innombrables, et grand tord ils causeront au Haut-Lézard et à ses semblables »
« Mes légats font des présents aux étrangers avides, les crânes de ceux qui ne vivent plus, mais qui résonnent encore de chants salés et de bouches pleines d’eau. Ils acceptent, car ils aiment les jouets et les babioles luisantes, et ce faisant ils deviennent miens : leur dette est éternelle et leur survivra. »
« A présent les choses-lézards tremblent, et des étrangers sèment le trouble sur les terres des Aînés. Le cœur de certains est empli d’avarice, d’autres cherchent des mots, le reste du sang. »
« Qui l’emportera, peu m’importe. Je survivrai. Mourront les choses-lézards, se flétrira la chair verte. Les Noms des Aînés seront miens, et tous les morts murmureront mon nom, mon amour. »
-Luthor Harkon

La Côte des Vampires (appelé aussi Côte Vampire) porte ce nom depuis le jour où une expédition de nordiques attaqua, pilla et envoya par le fond un navire marchand impérial (et tous ses occupants). Malheureusement pour les nordiques, le fruit de leurs rapines comprenait une caisse contenant le cercueil de Luthor Harkon, un Vampire de lignée inconnue. Lorsque le drakkar s’échoua sur les rivages de Lustrie l’équipage d’intrépides marins n’était plus qu’un ramassis de cadavres ambulants ...

Bien que coincé à des milliers de kilomètres de chez lui, Luthor fit contre mauvaise fortune bon cœur et commença à se tailler un domaine à l’est du continent lustrien à l’aide de ses serviteurs décérébrés. Les vents, les récifs et les courants sont particulièrement traîtres à cet endroit de la côte, ainsi Luthor ne manqua jamais de corps marins fraîchement noyés à réanimer, et il ne fallut pas longtemps pour se constituer une flotte de pirates Morts-Vivants entièrement à son service.

Harkon aurait sans doute pu fonder un empire en Lustrie, mais son orgueil et sa vanité le conduisirent à sa perte. Décidé à perfectionner ses talents magiques, il monta une expédition pour piller la cité en ruine de Huatl, espérant y découvrir le moyen de décupler ses pouvoirs. Au bout de trois semaines, ses Zombies mirent à jour une chambre protégée par des glyphes énigmatiques. Convaincu qu’elle renfermait des trésors inestimables, Luthor ordonna à ses serviteurs de briser le battant de pierre, mais la magie qui les protégeait résista à tous les efforts. Chaque fois que ses Zombies martelaient la porte, ils étaient entourés d’une aura aveuglante qui aspirait l’énergie qui les animait, et ils tombaient au sol comme des poupées des chiffons. Noir de colère, Luthor déchaîna ses propres pouvoirs, mais les sceaux qui protégeaient la porte avaient été enchantés par des sorciers bien plus puissants que lui, et lorsqu’ils subirent les assauts magiques du Vampire, ils ripostèrent en conséquence. Alors que les murs de la chambre commençaient à s’écrouler, Harkon ne parvenait pas à briser la protection des glyphes. Pire encore, il n’arrivait pas non plus à couper le lien qui le reliait à ces derniers tandis qu’ils aspiraient ses capacités magiques, mais également sa force vitale.

Dans un effort herculéen, Harkon se libéra de l’emprise du sort et s’extirpa en titubant du souterrain. Derrière lui, les pierres s’écroulaient dans un fracas de tonnerre, ensevelissant la chambre une fois de plus. Le retour d’énergie l’avait laissé complètement hagard, incapable de ressentir et de manipuler les vents magiques comme auparavant. Il errait au bord de la folie et sa personnalité s’était brisée en des dizaines de facettes différentes, qui prenait tout à tour le contrôle de son esprit. Depuis ce jour, le seul but poursuivi par le Vampire schizophrène est la recherche d’un remède à sa condition, c’est pour cette raison qu’il tente de mettre la main sur des artefacts appartenant aux Prêtres-Mages Slanns, dans l’espoir qu’ils puissent le guérir définitivement des séquelles de sa mésaventure passé.

Crânes d’Ébène
Les Crânes d’Ebène sont un présent d’Harkon, transmis par ses émissaires à ses alliés. Il s’agit de crânes noirs qui doivent être jetées au sol pour libérer leurs pouvoirs. Une fois fois ceux-ci brisés, leur porteur peut obtenir l’aide des serviteurs d’Harkon, mais il devient la débiteur éternel du sinistre Vampire...

Le Vampire Luthor Harkon est le fléau des régions orientales de Lustrie depuis des siècles, et suite au sac de la Cité-Temple d’Axlotl, les Prêtres-Mages Slanns estiment que son royaume doit être éradiqué. Avec la venue de nouvelles forces dans le secteur, Harkon a mûri un plan machiavélique qui lui permettre de poursuivre son propre but, quelle que soit l’issue des événements. Il a envoyé des émissaires chargés de présents auprès des envahisseurs les moins scrupuleux. Ce sont de mystérieux crânes d’ébène capables d’appeler les serviteurs d’Harkon : les corps réanimés de marins noyés au large de la Côte des Vampires. Aidés par ces alliés, les envahisseurs pillent les Cités-Temples des Anciens, faisant croître à leur insu la puissance d’Harkon avec chaque bataille.


Article complémentaire

Les Livres d'Harkon

Sources

  • White Dwarf n°134
  • Livre de Campagne estivale 2004 : Lustrie