Le Changelin

De La Bibliothèque Impériale
La Changelin, le Farceur Funeste, l’Horreur Fourbe, le Trompeur de Tzeentch
Le Changelin personnifie le Dieu Tzeentch sous l’aspect du trompeur : il sait adopter la forme d’autres êtres, du plus petit des insectes au plus massif des Démons Majeurs. Personne, hormis peut-être Tzeentch lui-même, ne connaît la véritable apparence du Changelin, car il la dissimule sous une capuche et de lourdes robes quand il s’en affuble. Il est même possible que le Changelin l’ait oubliée. Ce Démon unique est capable non seulement de prendre l’apparence de quelqu’un d’autre, mais aussi de reproduire sa personnalité et ses manières de façon si parfaite que même les Dieux Sombres en seraient mystifiés. Dans toute la création, il n’est qu’un seul être que le Changelin ne peut pas imiter, et c’est Tzeentch en personne. En effet, le Grand Conspirateur ne saurait tolérer que quelqu’un s’empare de son identité pour quelque raison que ce fût, et ne serait-ce que momentanément.

Malveillant de nature et incapable de supporter l’ennui, le Changelin voue son existence à duper tous ceux qui l’entourent. Jadis, il prit l’aspect d’une Démonette pour s’emparer des Pommes de la Connaissance dans le Palais de Slaanesh. Une fois arrivé aux frontières du domaine du Prince du Chaos, il se transforma en Porte-Peste et entra dans le Jardin de Nurgle, mais il se lassa de la supercherie et abandonna les pommes qui se gâtèrent sous les frondaisons humides. Lorsque Slaanesh se rendit compte du vol, une grande colère s’empara de lui et il envoya ses armées retrouver ses trésors perdus. C’est ainsi que Slaanesh et Nurgle en vinrent aux coups, le premier traitant le second de voleur, le second convaincu que le premier avait inventé une excuse pour sa tentative d’invasion. Le Changelin était déjà loin, et très occupé à dérober des Colliers de Khorne pour les refondre et sculpter des dioramas d’airain représentant les plus grandes défaites du Dieu du Sang.

C’est ainsi que le Changelin traverse l’éternité et répand ses artifices dans toute la réalité. C’est lui qui coupa les fins cheveux de Slaanesh pendant son sommeil et les présenta à Tzeentch, qui en fit aussitôt une cape pour son champion mortel Egrimm van Horstmann. C’est lui qui scella la citadelle de Khorne pendant que celui-ci était parti guerroyer, ce qui obligea le Dieu du Sang à défoncer ses fières portes d’airain à son retour. Bien évidemment, les frères de Tzeentch rêvent de détruire le Changelin, car dès qu’une supercherie est éventée, son implication est manifeste, mais il parvient toujours à échapper à son châtiment. D’ailleurs, le Changelin se régale de l’instant où sa victime se rend compte qu’elle a été trompée, et par qui.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est très rare que les tours du Changelin soient dictés par Tzeentch. L’Architecte du Changement préfère laisser son Démon répandre la zizanie où bon lui semble, car chacun de ses actes ouvre de nouvelles possibilités dans le Jeu Divin, et Tzeentch se plaît à voir le Changelin tisser un canevas d’anarchie. Pour sa part, le Changelin se moque éperdument que la plupart de ses plaisanteries se terminent par des guerres terribles. Il aime par-dessus tout la discorde et les conflits, car elles offrent de nouvelles occasions de mystifier. Son jeu commence bien avant que les armées ne se heurtent : il imite messagers et généraux pour perturber les plans de chaque force, et lorsque les combats commencent, il rejoint la mêlée où il prend la forme du plus puissant des combattants pour anéantir l’ennemi avec un enthousiasme malicieux.

Source[modifier]

  • Livre d’Armée des Démons du Chaos, V8