La Waaagh! Kiknik
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Avec l'étreinte chaleureuse du printemps qui a mis fin à l'emprise glaciale de l'hiver sur la région, le Chef de Guerre Gobelin Kiknik Chour’chicots sut qu'il serait bientôt temps de reprendre les raids et les pillages -tout ce dont il avait besoin, c'était que Mork, ou peut-être Gork, l'oriente dans la bonne direction.
L’appel de la guerre modifier
Lorsque les Orques et les Gobelins se rassemblent en grand nombre avec à l’esprit l’envie d’en découdre, un tourbillon d'énergie magique Waaagh! se forme autour d'eux, agissant comme un phare pour les autres membres de leur espèce. Dans le nord de la Bretonnie, le Chef de Guerre Orque Durgath Brise-Échine avait lancé une énorme Waaagh!, inondant la campagne d'une marée d'Orques et de Gobelins créant une accumulation d'énergie si colossale que des Tribus Nomades aussi éloignées que celles des Terres Arides purent la ressentir.
Les Chamans du Chef de Guerre Gobelin Kiknik Chour’chicots détectèrent cette accumulation magique et incitèrent leur chef à partir. L'idée de parcourir les terres et de piller tout ce qu'il rencontrait plut beaucoup à Kiknik. Ainsi, avec un puissant hurlement de Mâchoir', son Loup Géant, le camp se mit en branle, se préparant en toute hâte à se déchaîner vers les terres des Hommes. L’avenir s'annonçait riche et sanglant.
La procession nomade se dirigea rapidement vers le nord à travers les Terres Arides, rassemblant des guerriers sur son passage et accueillant tous ceux qui pouvaient maintenir le rythme implacable imposé par Mâchoir’. Alors que la Waaagh! Kiknik traversait la Rivière Stacnek et La Hurlante, ceux qui avaient suivi à pied ayant depuis longtemps renoncé, Kiknik se retrouva en compagnie d’Orque sur Sanglier, de Gobelin sur Loup et de chars – ainsi que de quelques Géants, dont la longue et lourde démarche leur permettait de suivre de près.
Une alerte précoce modifier
Dans les Principautés Frontalières, les habitants de Hautelance virent le nuage de poussière qui s'élevait et entendirent les hurlements des loups bien avant que la Waaagh! Kiknik ne soit visible. Ayant subi de nombreuses attaques par le passé, les habitants se sont rapidement repliés à l'abri de leurs murs fortifiés et, le temps que les pillards arrivent, la ville s’était préparée au combat et des messagers avaient été envoyés pour avertir les colonies voisines. Mais Kiknik ne vit aucun intérêt à tenir un long siège, aussi il ordonna à la majorité de ses guerriers de piller les petites propriétés entourant Hautelance.
Au cours des jours suivants, les guerriers de Kiknik pillèrent tout ce qu'ils considéraient comme étant de valeur, du matériel agricole rouillé aux bourses pleines de menue monnaie, en passant par l'argenterie tordue. Une fois les terres avoisinantes dépouillées de tout objet de valeur, la force montée partit à toute vitesse, laissant dans son sillage une traînée de bibelots jetés et les corps de leurs anciens propriétaires.
À l'ouest, un cavalier de Hautelance atteignit la colonie de Malko avec des nouvelles de l'approche de la Waaagh! Les terres entourant la ville étaient riches et fertiles, ce qui en faisait l'un des plus grands centres agricoles de la région – un endroit idéal pour que Kiknik se réapprovisionne avant de poursuivre sa route vers le nord. Le maire de Malko envoya ses propres cavaliers dans les villes voisines pour demander de l'aide, espérant que des renforts arriveraient avant l'arrivée de la horde.
Un choix facile modifier
Kiknik frappa fort et vite dès son arrivée à Malko, ses cavaliers se dispersant pour semer le désordre et l'anarchie parmi la population. La panique s'empara des habitants les plus proches de la Waaagh!, ils abandonnèrent leurs maisons et leurs fermes, espérant trouver refuge derrière les murs fortifiés de Malko et les lames de sa garnison bien entraînée. Alors que les réfugiés affluaient à Malko, le maire renforça les rangs de sa force permanente en créant une nouvelle milice ad hoc, armant tous ceux aptes à se battre pour protéger les fermes et les champs dont ils dépendaient tant.
Les terres agricoles de Malko étaient parsemées d'un vaste réseau d'entrepôts et de granges pour stocker les vivres. Bien que les grands bâtiments n'aient pas été laissés sans défense, leurs petites garnisons furent rapidement balayées par Kiknik et ses cavaliers. Une fois les défenseurs tués, les Orques et les Gobelins remplirent des sacs de butin et chargèrent leurs chars d'autant de rapine qu'ils le pouvaient, avant d'incendier les bâtisses vides et de foncer vers l'entrepôt suivant.
Les gens à l'abri des murs de Malko pleuraient tandis que la campagne brûlait, que leurs maisons étaient incendiées et que le fruit de leur travail leur était arraché. Nombreux étaient ceux qui suppliaient le maire de leur donner l'occasion de riposter aux Orques et aux Gobelins en maraude, espérant qu'une démonstration de force les ferait repartir en courant d'où ils venaient. Bien que le maire eut préféré attendre des renforts, aucun ne vint et le désespoir de son peuple grandit de jour en jour. N'ayant apparemment pas le choix, le maire envoya un défi à Kiknik dans l'espoir d'appâter le chef de guerre afin de l'amener à se battre contre lui.
Le piège est tendu modifier
En tant que Gobelin, et rusé de surcroît, Kiknik n'était pas du genre à s'engager hâtivement dans la bataille, préférant continuer à piller le long de son chemin vers le nord à travers les terres agricoles non défendues et éviter tout combat. Bien que les membres les plus violents de sa bande de guerre étaient impatients d'en découdre, ils furent apaisés par l’offre des meilleurs morceaux parmi la nourriture pillés et par les promesses de batailles à venir.
Le maire se sentit rapidement frustré par le refus du Chef de Guerre Gobelin de rencontrer ses forces au combat, et ordonna aux soldats et à la milice de Malko de donner la chasse à ces rapides pillards, dans l'espoir de les rattraper lorsqu'ils s'arrêteraient pour organiser le chargement des provisions fraîchement dérobées. Ce faisant, le maire commit une erreur fatale. Ses forces, nombreuses, mais composées de soldats légèrement équipés et de miliciens inexpérimentés, coururent le risque d'être encerclées par les cavaliers de Kiknik.
Malgré la nature vague et confuse des rapports de ses éclaireurs, Kiknik sut reconnaître la position vulnérable de ses ennemis. Il envoya immédiatement ses meutes de Gobelins sur loups pour contourner les forces du maire et leur tendre une embuscade. Le reste de ses combattants, principalement des Orques sur sangliers et de lourds chars délabrés, allumèrent des feux dans les champs avoisinants, l'épaisse fumée noire qui s'échappait des cultures en feu dissimulant la grande majorité de ses guerriers. L’étape finale de son plan impliquait un petit groupe d'Orques et de Gobelins, qui continua à charger leurs chariots volés de provisions provenant d'un grand entrepôt, devenant ainsi, sans le savoir, l'appât du piège de Kiknik...
Le massacre du champ brûlé modifier
Les forces du maire se rapprochèrent des pillards à l'entrepôt, les champs en flammes provoquant bien des malédictions de la part de ceux qui les avaient labourés et ensemencés. Alors que que les gardes municipaux les plus expérimentés avançaient prudemment, les esprits s'échauffaient dans les rangs indisciplinés de la milice. La vue de ceux qui avaient profané leurs maisons et s’étaient emparés de leurs biens durement gagnés poussa de nombreux miliciens à rompre les rangs et à foncer sur les pillards sans réfléchir.
Kiknik jeta un coup d’œil à travers les lourds nuages de fumée tandis que l'ennemi se précipitait sur le terrain dégagé, la détermination se lisait clairement sur leurs visages. Dès que la milice eut avancé hors de portée des vétérans les plus lourdement armés, la féroce monture de Kiknik poussa un long hurlement maléfique, auquel firent écho les loups des autres cavaliers Gobelins qui avaient encerclé l'impétueuse milice. Le concert d’aboiements et de hurlements stoppèrent la milice dans son élan, le sang de chacun se glaçant lorsqu’ils comprirent soudainement qu’ils était totalement encerclés, loin des hauts murs de Malko…
Alors que le courage des gens du peuple faiblissait, Kiknik et ses guerriers surgirent de leur couvert et s'élancèrent à travers l'écran de fumée, poussant des cris et des hurlements tandis que les fermiers leur tournèrent le dos et s'enfuirent. Les Orques sur leurs sangliers et les chars se retrouvèrent rapidement au milieu des miliciens en fuite, les énormes montures porcines piétinant les habitants de Malko dans leur ruée vers la bataille. Ceux qui évitaient les épaisses défenses des sangliers se retrouvaient abattus en masse par les hachoirs et les lances de leurs chevaucheurs Orques, ou écrasés sous les roues cerclées de fer des chars lourds.
Les vétérans, incapables d’empêcher la milice en fuite de se faire massacrer par les Orques assoiffés de sang, se rallièrent à l'ordre de leur maire. Au milieu des hurlements des loups géants venant de tous les côtés, ils formèrent un cercle serré de boucliers et de lances pointues, n'offrant aucun flanc faible à la horde montée. Alors que la horde d'Orques et de Gobelins se rapprochait de la formation en armure, le maire réalisa que ses guerriers étaient désespérément en infériorité numérique et que, si loin de Malko, il y avait peu d'espoir d'obtenir des renforts.
Kiknik ne se précipita pas pour achever les vétérans encerclés, préférant leur réserver un sort bien plus cruel. Durant les heures qui suivirent, les cavaliers Gobelins s'avancèrent encore et encore, suffisamment près pour décocher des flèches dans la moindre brèche du mur de boucliers, mais hors de portée de toute riposte, avant de se replier. Au fil des heures, les défenseurs tombèrent lentement sous les coups des Gobelins, jusqu'à ce que les morts soient empilés si haut que les vivants purent presque se cacher derrière eux. Alors que leurs camarades agonisaient autour d'eux, les vétérans de Malko en arrivèrent tous au même constat sinistre : rester debout et se battre ou courir et se cacher, cela importait peu. L'un après l'autre, ils allaient mourir.
À la tombée du jour, les ennemis de Kiknik n'avaient plus la force ni les effectifs nécessaires pour résister à une charge de ses Orques et de leurs sangliers. Alors que le terrible hurlement de Chompa résonnait une dernière fois à leurs oreilles, les cavaliers de Kiknik tonnèrent à travers les champs brûlées et se ruèrent sur les vétérans qui les attendaient. Si les histoires du Vieux Monde regorgent de récits de derniers combats héroïques, ce n'est pas le cas ici. Les guerriers de Malko étaient trop épuisés pour rester debout et se battre, et furent rapidement passés au fil de l'épée par la horde déchaînée.
La route de montagne modifier
Peu après que les guerriers de Kiknik eurent fini de détrousser les cadavres du massacre, des cors de guerre retentirent au sud et au nord-est, annonçant l'arrivée d'importantes compagnies de mercenaires en provenance des colonies voisines. Malko était le grenier à blé des Principautés Frontalières et ses partenaires commerciaux dépendaient trop de ses marchés pour la laisser longtemps sans défense. Ne voulant pas se frotter à des forces plus importantes et plus expérimentées, Kiknik y vit l'opportunité de quitter la région et poursuivre sa route vers le nord-ouest.
La route qui attendait la horde nomade n'était pas facile, car elle devait traverser la Passe des Crocs de l'Hiver avant de se diriger vers le nord, le long des Montagnes Grises, dans le but d'atteindre la source de l'énergie Waaagh! À cause d’une neige tardive pour la saison et qui bloquait encore les cols, Kiknik et ses guerriers durent faire face à une série de retards et de revers frustrants qui, compte tenu de la rapidité avec laquelle les Orques et les Gobelins se chamaillent et se querellent, auraient pu entraîner la dissolution complète de la Waaagh!
Dans l'espoir d'accélérer leur progression, Kiknik demanda à Mâchoir' d'ouvrir la voie à travers les montagnes, faisant confiance au loup astucieux pour trouver le chemin le moins difficile dans la neige épaisse et traîtresse. Mâchoir ne le déçu pas, car il conduisit la Waaagh! Nomade sur des sentiers d’animaux sauvages, à flanc de pics vertigineux et le long de lignes de crête périlleuses. Bien que cette route souvent étroite fut lente et que, plus d'une fois, un pas mal placé ait vu des chars, des sangliers et des Orques dégringoler le long d'une falaise, elle s'avéra bien plus rapide que de s’enfoncer dans l'épais manteau neigeux du fond de la vallée.
La Waaagh ! de Kiknik avait vite rattrapé le temps perdu et, rapidement, elle avait trouvé la piste qui s'éloignait des Crocs de l’Hiver et menait aux Montagnes Grises. Cependant, avant qu'il ne puisse donner l'ordre de monter vers le nord, un groupe d'éclaireurs revint avec les nouvelles d'une caravane commerciale en approche, et qui allait traverser la vallée juste en dessous d'eux. N'étant pas du genre à rater l'occasion de faire une bonne affaire, Kiknik ordonna à une importante cohorte de ses cavaliers de prendre position de l'autre côté du col et d'attendre l'arrivée des marchands.
Réputés pour leur manque de patience et leur besoin d'action, les Orques et les Gobelins avaient envie d'en découdre lorsque le convoi de chariots et de bêtes de somme s'engagea à travers le col des Crocs de l’Hiver un jour plus tard. Il fallut d'interminables menaces de violence gratuite de la part de Kiknik et des grognements menaçants de Mâchoir' pour empêcher la horde de passer à l'action dès que le convoi fut en vue ; le Chef de Guerre Gobelin n’allait pas laisser son embuscade gâchée par des brutes impatientes et sans cervelle, et ce quelle que soit leur taille.
Le convoi était composé de marchands et d'artisans Nains, voyageant de Karak Izor à la province libre du Sudenland – probablement avec une cargaison d'armes et d'armures pour l’aider dans la guerre civile qui faisait rage au sein de l'Empire des Hommes. Aux côtés des Nains, une compagnie d’Hommes veillait sur la caravane, sans doute engagée par un investisseur nerveux pour protéger les Nains et leur précieuse cargaison des bandits et des monstres habitant les montagnes. Cependant, ce qui les attendait au col n'était pas une simple bande de brigands mal armés ou une créature fatiguée et affamée à la recherche d'un repas facile.
Source modifier
- Warhammer The Old World - Arcane Journal Orc and Goblin Tribes