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La Rébellion des Halflings

De La Bibliothèque Impériale

Au début de l’année 2502 CI, les Comtes Électeurs du Stirland et de l’Averland engagèrent leurs armées dans une campagne contre le Chef de Guerre Gobelin Nhobgarg, dont l’armée se rassemblait dans les Montagnes du Bord du Monde. Le seul hic était de savoir comment réunir les deux armées provinciales, un problème que Marius Leitdorf, le Comte Fou d’Averland, résolut en demandant aux Anciens du Moot la permission de construire des routes à travers leur territoire.

Après avoir versé une somme colossale de pot-de-vin en or et en animaux à rôtir, un accord fut conclu et Leitdorf envoya des Ingénieurs dans le Moot pour construire des routes et, surtout, un pont moderne en pierre sur l’Aver. Mis à part les vols incessants que tout visiteur du Mootland doit endurer, les Ingénieurs firent de bons progrès. Ce n’est qu’après la mise en place des premiers pieux du nouveau pont que les problèmes commencèrent. Chaque matin, les pierres qui avaient été posées la veille avaient mystérieusement disparu. La mise en place de Gardes ne semblait pas fonctionner : ceux-ci avaient tendance à disparaître eux aussi, pour réapparaître plusieurs jours plus tard, ligotés et bâillonnés dans un fossé.

L’Ingénieur chargé de la construction adressa une pétition aux Anciens du Moot, soupçonnant la famille Tomfiddle, un clan Halfling tentaculaire qui exploitait le ferry local, d’être à l’origine des retards. Après avoir longuement hésité, les Anciens lui opposèrent une fin de non-recevoir, expliquant que l’autorisation accordée concernait le renforcement et la construction de nouvelles routes, et non de ponts, et qu’ils étaient malheureusement impuissants à l’aider de cette manière.

Peu après, Leitdorf entra dans une de ses colères légendaires et rassembla l’armée d’Averland pour, selon ses propres termes, « massacrer jusqu’au dernier de ces petits êtres malodorants ». Leitdorf conduisit son armée à travers la frontière sud du Moot. Craignant pour leur vie, les Anciens du Moot envoyèrent une importante force de Halflings pour les arrêter. La bataille de Près-Ruisseau est depuis entrée dans l’histoire comme l’engagement le plus réussi, mais pas le plus glorieux, de l’armée d’Averland. Dès que les Averlandais apparurent, les Halflings alignés devant eux commencèrent à paniquer et furent impitoyablement massacrés alors qu’ils tentaient de se mettre à l’abri. Comme on pouvait s’y attendre, les Averlandais ne subirent que peu, voire aucune perte.

Leur force principale vaincue, les Anciens du Moot se cachèrent et écrivirent désespérément des lettres appelant à l’aide à tous ceux qui voulaient bien les écouter. À ce stade, près des trois quarts de l’armée de Leitdorf l’avaient abandonné, complètement consternés par sa barbarie envers des ennemis sans défense. Le Comte Électeur avait perdu le peu de raison qui lui restait et on pouvait le voir arpenter les champs brumeux du Moot aux petites heures du matin, criant des défis aux arbres et aux buissons. Ignorant qu’une autre armée impériale marchait alors depuis Altdorf pour mettre un terme à ses excès, il ordonna à ses Ingénieurs de terminer le pont qui avait déclenché la guerre. Mais les combats n’étaient pas encore terminés.

Parmi tous les Messagers frénétiques envoyés au début des combats, la plupart connurent une fin tragique. Heureusement pour les Halflings assiégés, deux d’entre eux parvinrent à leur destination. Le premier arriva à Altdorf où il rencontra le mercenaire Lupin Croupe. Outré par l’attaque contre le Moot, celui-ci rassembla sa compagnie de mercenaires, les Coqs de Combat. Mais le Messager qui fut amené devant les émissaires du Tyran Ogre, Blaut le Festoyeur, et qui offrit ses services, eut une influence plus décisive.

Bien sûr, Leitdorf fini par apprendre que les armées de Karl Franz marchaient sur le Mootland pour le traduire en justice, et réalisa que, dans ces conditions, sa seule chance de conserver sa position (et sa tête) était de repousser l’assaut de la tribu du Festoyeur, et de prétendre ensuite qu’il s’agissait d’un plan soigneusement élaboré pour attirer les brutes dans une embuscade.

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  • White Dwarf n°142 (Février 2006)
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