Histoire de Cathay

De La Bibliothèque Impériale
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La Première Dynastie

L'Esprit du Grand Dragon Céleste protégera Cathay à jamais.
L'histoire de Cathay remonte à l'aube de l'ascension de l'homme dans le monde. Bien que de nos jours, peu d'archives relatent cette époque, les magistrats savants de la cour de l'Empereur Dragon datent traditionnellement la fondation de leur nation sous le règne du premier Empereur Xen Huong, vers -3000 C.I.

Ce fut Xen Huong qui unifia les tribus dispersées à travers le pays et forgea une nation puissante et civilisée. Après avoir pacifié et sécurisé les frontières étendues de l'empire, il retourna dans son palais pour se reposer, mais il ne put jouir longtemps de la paix qu'il avait bâtie: dans les lointaines contrées du Nord, un puissant Prince Démon s'apprêtait à le défier. Il leva une armée composée de démons et d'hommes belliqueux qui le vénéraient - et il y en avait beaucoup, cruels et sans foi ni loi, qui refusaient le règne éclairé de Xen Huong.

Xen Huong rassembla ses fidèles et se prépara à affronter les Hordes du Chaos dans la bataille. Les deux armées combattirent sur la Grande plaine de Zhuolu, au nord de la rivière Changtze, mais les forces du Chaos avaient l'avantage. Xen Huong n'avait pas le choix: il fallait vaincre le Prince Démon en personne pour briser l'ennemi. Après avoir tracé un chemin sanglant vers son adversaire, il le défia en brandissant son épée magique. Le Prince Démon chargea et le combat épique commença.

On dit que le duel dura des heures sans que l'un ou l'autre des adversaires pris l'avantage, jusqu'à ce que Xen Huong, épuisé par le combat, commence à faiblir. Le Prince Démon en profita pour le mutiler profondément avec son épée démoniaque. Xen Huong tomba. Mais au moment où il sentit sa vie le quitter, la Déesse de la Lune apparut sous ses yeux. Elle avait observée la bataille, et impressionnée par la bravoure de son champion, elle décida d'intervenir pour le protéger. La Déesse Lune pris un de ses cheveux qui se transforma en un grand Dragon Céleste, et dont l'esprit fusionna avec celui de Xen Huong. Avec un puissant rugissement, ce dernier ressuscita, plus fort que jamais. Il se leva, et trouvant une ouverture, décapita le Prince Démon avec sa mâchoire. A la mort de leur chef, les hordes du Chaos se dispersèrent sans se retourner.

Après sa victoire, Xen Huong se proclama Empereur Dragon Céleste de Cathay, béni par la Déesse de la Lune en personne et possédant la puissance du grand Dragon, destiné à gouverner sa terre et tous ses sujets. Se courbant dans la crainte devant son grand Empereur, Cathay était uni, et sa première dynastie commença.


Bâtir un Empire

En tant que premier Empereur Dragon, Xen Huong supervisa et organisa le début de l'Empire. En inventant des lois, le calendrier, et la monnaie, il a fourni aux Cathayens le sens de l'unité dont ils avaient besoin pour former un peuple. C'est sous son règne que les premières grandes routes furent construites pour relier villes et villages et sur lesquels les hommes apprirent à commercer entre eux et organiser des marchés, permettant ainsi le développement du commerce. Sa femme découvrit la soie et les méthodes de sa fabrication.

Le début du règne de Xen Huong marque pour le Cathayens le point de départ de leur histoire, et il reste le modèle du souverain sage, prudent et bien-aimé. Parmi ses plus grandes contributions à Cathay, la plus importante fut la mise en place et le développement de la religion. Le culte des ancêtres et les offrandes sacrificielles aux dieux furent transformés en rites sacrés, unissant le peuple dans des croyances partagées. L'Empereur devint le grand prêtre de cette nouvelle foi née des anciennes pratiques tribales. C'est aussi sous Xen Huong que les premiers grands projets ambitieux de l'homme pour organiser son espace débutèrent, avec la construction de canaux, le déboisement des forêts, l'assèchement des marais et plus encore. Il est également dit que Xen Huong a guidé les rivières vers la mer et aplati les plaines avec ses pieds afin que la terre puissent être cultivée. Pendant longtemps, Xen Huong jouit de la faveur des dieux. Pendant des siècles, il a tenu le Mandat du Ciel, lui donnant l'autorité sur le monde et ses habitants.

Peu à peu, le Cathay passa d'une civilisation rurale à une civilisation urbaine. Les premières villes furent fondées, abritant une population toujours plus nombreuse. Parallèlement aux réseaux de communication, se développa une industrie basée sur les travaux miniers et du bronze, et une classe urbaine de marchands et d’artisans vit le jour, créant un lien entre la noblesse et la paysannerie.

Un ordre de prêtres apparue et se mit au service de l'Empereur. Ces saints hommes devinrent le lien essentiel entre le Ciel et le souverain, transmettant les messages des dieux aux hommes, et les prières des hommes aux dieux, assurant ainsi la permanence de la dynastie. Finalement, l'Empereur Dragon lui-même finit par être vénéré comme une divinité, et le culte du Dragon Céleste s’imposa comme la religion d’État.


La Naissance de La Gueule

Un moyen radical et efficace pour couper l'appétit des Ogres!
Vers -2750, la race connue sous le nom d'Ogre, vivant dans les steppes aux frontières de Cathay, et qui était en bons termes avec les Cathayens qui leur apprirent les secrets du feu et le travail du métal de base en échange de sa force pour les travaux manuels, commença à migrer. Les incursions des Ogres dans le Cathay devinrent courantes, et de nombreux paysans cathayens devinrent les victimes de leurs grands appétits, certains Ogres développant même une préférence pour la chair Cathayenne. Les relations, autrefois paisibles, se dégradèrent, et Xen Huong changea son opinion sur les Ogres, adoptant une position hostile envers ses voisins affamés.

Bien que personne ne sache exactement ce qui s'est réellement passé, on croit populairement en Cathay que la catastrophe qui a suivi a été conçue secrètement par les astromanciens de l'Empereur Dragon afin de protéger sa patrie et ses habitants; peu de temps après la constatation de la disparition d'enfants et la découverte d'ossements ensanglantés jonchant les champs de riz. Une lumière apparue dans le ciel. Au début, elle n'était visible que la nuit, mais chaque jour, l'astre devenait plus lumineux jusqu'à ce soit aussi brillant qu’un second soleil. La nuit, l'orbe flamboyant devenait tellement lumineux, qu’il éclipsa la lumière des lunes jumelles.

Lors d’une nuit étouffante, la comète frappa les terres des Ogres, à l'ouest de Cathay, avec une telle force qu'elle fut ressentie sur la moitié du monde. Toute vie autour du site d'impact fut anéantie en un instant. Les deux tiers de la population des Ogres fut tué comme s'ils avaient été frappés par un dieu en colère. Seuls ceux vivant au bord de la steppe échappèrent à la destruction immédiate. La tempête de feu qui s'ensuivit incinéra tout ce qui se trouvait à des dizaines de kilomètres à la ronde et selon des témoins éloignés, ont dit que des bêtes faites de flammes vivantes chassaient sur les terres. Les Ogres survivants, sans nourriture ni abri, furent forcés de migrer vers l'ouest, dans les Montagnes des Larmes, loin de Cathay. Ce fut une grande réjouissance pour la population, car la menace des Ogres affamés n'existait plus !

Le Départ de Xen Huong

En -2473, Xen Huong quitta le royaume de Cathay après l'avoir gouverné pendant plus de 500 ans. Personne ne connaît la raison de son départ, car il est parti sans héritier et sans laissé d’instructions sur qui devait le succéder. Certains disent qu'il voulait que les hommes de Cathay apprennent à se gérer sans sa direction divine, tandis que d'autres disent qu'il s'est transformé en Dragon Céleste et s'est envolé rejoindre la Déesse Lune qui lui avait sauvé la vie il y a longtemps.

A présent, il veille sur le Cathay, tel un gardien éternel, prêt à venir en aide à son pays quand ce dernier en aura besoin.

Les Royaumes Combattants

Le temps des troubles et de la guerre civile commence!
Avec la disparition de Xen Huong, Cathay se retrouvait sans chef. Malgré sa longue existence, l'Empereur n'avait jamais eu de fils, et son départ fut un choc pour tout ceux qui vivaient que grâce à ses conseils. Les plus grands généraux, conseillers et magistrats de Xen Huong tentèrent de nommer un chef parmi eux pour les guider, mais sans succès. Certains déclarent que seul un vrai fils du Dragon était apte à régner, alors que d'autres cherchaient à prendre le pouvoir pour leur profit. Cathay fini par se diviser en sept petits royaumes, chacun dirigé par un des généraux de Xen Huong. La guerre civile s'installa dans le quotidien, ouvrant la période dites des Royaumes combattants.

Voyant le déclin de la dynastie impériale, chacun des sept puissants royaumes chercha à devenir le centre d'un nouvel Empire qui dominerait tout le Cathay. Il devenait donc nécessaire que chacun de ces États développent une puissance politique, économique et surtout militaire.

Les débuts de la ferronnerie ont permis aux Royaumes de s'engager dans de grands projets tels que la construction de canaux d'irrigation, l'entretien des routes, le déboisement des forêts et l'assèchement des marais. Cela aida à la modernisation de l'agriculture et du commerce, à la constitution de réserves alimentaires et à une augmentation générale de la richesse. De grands murs furent construits pour se protéger contre les raids des tribus barbares et des autres royaumes cathayens.


Les Réformes Administratives

Mais les dirigeants de ces grands Royaumes ne se sentaient pas en sécurité. Leur plus grande crainte était que leurs seigneurs féodaux se révoltent ou fassent sécession. C'est à cette époque que l'on tente d'éloigner la noblesse des centres du pouvoir en réformant l'administration de l'État.

Mais c'était du Royaume Yin, alors le plus faible des sept, que la vraie solution viendrait. Un érudit nommé Shang Yang devint ministre du Yin et entreprit une série de réformes inspirées de la philosophie légaliste pour moderniser l'État, lui permettre de devenir aussi fort que les autres et surtout d'imposer l'ordre et la discipline. Les politiques de Shang Yang menèrent à la création d’une administration basée sur la centralisation du pouvoir, la marginalisation de la noblesse et la modernisation de l'armée. En moins de cinq ans, Yin était devenu le plus puissant et le plus fermement gouverné des Royaumes combattants. Les autres commencèrent à l'imiter.

Les nobles perdirent leurs sinécures et furent remplacés dans l'administration par une classe professionnelle de fonctionnaires salariés. Cette nouvelle bureaucratie assura la centralisation du pouvoir qui resta entre les mains du souverain. Les féodaux étaient éloignés du gouvernement de l'État. Les serfs furent libérés et purent posséder les terres qu'ils cultivaient et à payer des impôts directement à leur souverain. Les privilèges et les faveurs furent abolis, et tous les hommes devinrent égaux devant la loi de l'État.


D'Innombrables Batailles

Peu de temps après les réformes légalistes, les souverains des sept royaumes les plus puissants de Cathay se proclamèrent rois, marquant ainsi la fin de leur sujétion feinte aux Empereurs Zhou. La volonté de ces Rois étaient de conquérir les autres et donc de développer un nouveau modèle de guerre. A partir de cette période, toutes les batailles visaient des buts expansionnistes, et l'objectif ultime de la guerre était l'annexion du territoire ennemi, le renversement de son souverain et la construction d'un Empire. Les rangs des armées furent gonflés de soldats et de conscrits professionnels, engagés dans de nombreuses campagnes et batailles de plus en plus sanglantes. La structure des armées changea, les anciennes divisions de chars de combats furent remplacées par des unités d'infanterie et de cavalerie plus rapides et plus flexibles. La guerre devint permanente et omniprésente. En plus d'être militaire, elle devint aussi politique et économique. Les alliances, les allégeances et les trahisons devinrent la norme, et l'ennemi d'hier devenait l'allié d'aujourd'hui, jusqu'à ce que les choses changent…


La Domination du Yin

Au milieu du chaos, un constat s'imposa. Le royaume du Yin resta le plus puissant de tous. Sa domination militaire était assurée par ses innombrables victoires, le protégeant des desseins guerriers de ses voisins, tous trop prudents pour attaquer un État aussi bien armé.

Les alliances potentielles entre eux furent défaites avant même leur formation, grâce au travail des services secrets Yin. Cela élimina le risque d'une coalition menaçant d'écraser cet insolent royaume.

Yin captura les territoires barbares des Steppes nomades, et utilisa les richesses cachées sous ces terres pour créer une véritable industrie militaire, renforçant son armée qui était déjà la plus redoutée de tout Cathay. Mais ce sont les actions ultérieures de Yin qui ont clairement révélé son ambition. Lorsque les armées de Yin envahirent le territoire du Zhou, mettant fin à leur dynastie, le but des souverains Yin devint clair: écraser les autres royaumes et réaliser l'union de tout le Cathay sous le Mandat du Ciel.

Pendant plusieurs siècles, les Yin étendirent leur territoire, s'emparant d'autres royaumes, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois États: Yin, Chu et Yu. Yin était le plus puissant de ces royaumes, tandis que Chu et Yu étaient de forces égales. A ce moment, le roi de Yin se déclara Empereur, imiter peu après par les deux autres souverains. Ainsi commença la période connue sous le nom des Trois Empires.

Les Trois Empires

Le royaume du Yin, au nord de Cathay, avait durant la période des Trois Empires, un Empereur faible qui n’était que la marionnette entre les mains de son conseil, mené par le Chancelier Tsao Tsao. Les royaumes de Chu à l'ouest et de Yu à l'est se battaient entre eux au bord de la rivière Jade. Cela donna au Yin du temps pour consolider sa puissance, et bientôt, le chancelier Tsao Tsao commença à étendre le royaume vers le sud-ouest. Affaibli suite aux conflits avec Yu, l'Empereur de Chu, Liu Ming, dû rapidement battre en retraite avec ses troupes. La puissante armée de Tsao Tsao conquis rapidement la province méridionale de Datai et déclencha la bataille de Changban lorsque la cavalerie de Tsao Tsao attaqua les civils en fuite, guidés par Liu Ming. Au cours de la bataille, les forces de Liu Ming parviennent à contenir l'ennemi, permettant aux civils de se mettre à l’abri, mais à un coût élevé.

Après la bataille, le conseiller en chef de Liu Ming entama une mission diplomatique dans le royaume de l'est pour former une alliance entre Liu Ming et le roi de Yu, se prénommant Sun Huan, pour lutter contre l'invasion de Tsao Tsao. Sun Huan hésitait entre se rendre ou résister face aux forces de Tsao Tsao, mais fut persuadé de rejoindre Liu Ming pour le vaincre.


La Bataille des Falaises Sanglantes

La Bataille des Falaises Sanglantes reste encore de nos jours une des plus terribles batailles de l'Histoire Cathayenne.
Après la formation hâtive de cette alliance, les forces de Liu Ming et de Sun Huan se réunirent pour mettre en place un plan pour contrer l'armée de Tsao Tsao qui avançait rapidement vers les Falaises Sanglantes, sur terre et sur mer.

La bataille commença lorsque une formation de cavalerie légère attira l’avant-garde de l’armée de Tsao Tsao dans un piège. Tout en empêchant l’ennemi d’atteindre leurs rangs, les forces alliées les encerclèrent rapidement et les massacrèrent. L’avant-garde de l’armée Tsao Tsao était vaincue, mais Tsao ne montra aucune colère et continua à conduire son armée principale vers la rive où les alliés avaient établies leur quartier général. Pendant que les alliées célébrèrent leur victoire lors d’un banquet, le grand Tzu-Sun, le stratège des forces alliées, pensa à un plan constituant à infiltrer des espions dans le camp de Tsao Tsao et maintenir le contact en envoyant des messages via un pigeon.

Pendant ce temps, l'armée de Tsao Tsao fut frappée par une peste de fièvre typhoïde qui tua beaucoup de soldats. Tsao ordonna que les cadavres soient envoyés sur des radeaux flottants vers le camp des alliés, espérant propager la peste dans leurs rangs. Le moral de l'armée alliée fut grandement affecté après que certains soldats insouciants laissèrent la peste entrer, et que finalement Liu Ming, découragé, partit avec ses forces, laissant Tzu-Sun en arrière mener l'armée du royaume de l’est.

Lorsque Tsao Tsao appris l’effondrement de l'alliance, il fut enchanté, assuré d'une victoire facile sur les forces restantes de Yu. Au même moment, ses amiraux lui proposèrent une nouvelle tactique d'entrelacement des cuirassés avec des poutres de fer pour minimiser le basculement de la navigation sur l’eau, réduisant ainsi les chances des troupes de tomber à la mer.

Au même moment, Tzu-Sun établit des plans pour éliminer à la fois les amiraux de Tsao Tsao et obtenir le plus rapidement possible cent mille flèches pour son armée. Tzu-Sun utilisa une stratégie ingénieuse pour s’emparer des flèches de l'ennemi. Il fit construire des bateaux en paille pour feindre une attaque sur la flotte de Tsao Tsao. L'armée de Yin, incapable de voir les bateaux à travers le brouillard se trouvant au-dessus de l'eau, tira des nombreuses volées de flèches sur les navires de pailles, sans comprendre le motif réel de cette attaque. Une fois les bateaux de paille couverts de flèches, Tzu-Sun les ramena au camp. Son plan fut une réussite. Lorsque Tsao Tsao découvrit que ses amiraux avaient donné l’essentiel de ses flèches à l'ennemi, il ordonna immédiatement leur exécution. Cependant, il réalisa après coup sa folie; mais il était trop tard, et maintenant sa flotte n’avait plus de commandants pour la guider. Dans le camp du Royaume de l'Est, des éclaireurs revinrent du camp de Tsao Tsao avec une carte de la formation ennemie. Sun Huan et Tzu-Sun décidèrent d'attaquer la marine de Tsao Tsao avec du feu, anticipant un changement de la brise et que le vent Sud-Est qui en résulterait soufflerait à leur avantage.

La bataille commença lorsque le vent du Sud-Est souffla au milieu de la nuit et par l’attaque à grande échelle des forces du Royaume de l'Est contre la marine de Tsao Tsao, en utilisant des navires enflammés pour propager le feu dans sa flotte. Pourtant, même avec leur avantage stratégique, ils étaient lourdement surpassés en nombre et ils subirent de lourdes pertes. Mais, alors que l'espoir commençait à faiblir, les forces de Liu Ming furent de retour, et apportèrent leur aide au Royaume de l'Est en attaquant les forts de Tsao Tsao sur la terre. À l'aube, la marine entière de Tsao était détruite. Les forces alliées lancèrent une nouvelle offensive contre l’armée de Tsao, stationnée dans ses forts, et réussirent à les soumettre grâce à l'utilisation de la formation de la tortue, malgré de lourdes pertes. Tsao Tsao était vaincu mais il réussit à s'échapper vers Weijin, où il éleva une nouvelle armée.

Lutte Interne

Après la défaite de Tsao Tsao, les relations entre Liu Ming et Sun Huan se détériorèrent progressivement. Conformément aux plans de Tzu-Sun, Liu Ming conduisit ses troupes dans la province de Shuang Hsi, dans le nord, et l'a repris au royaume du Yin. A partir de ce moment, Liu Ming régnait sur une vaste région de Cathay.

Pendant ce temps, Sun Huan complota pour s'emparer de la province de Song Jiang après avoir subis de fatiguant et répétitifs refus de Liu Ming de lui remettre cette terre. Il fit la paix avec Tsao Tsao et devint son vassal sous le titre de «Roi de l'Orient». Sun Huan envoya ses troupes conquérir la province de Song Jiang, dans le cadre de son accord secret avec Tsao Tsao. Le frère de Liu Ming, gouverneur de Song Jiang, fut pris au dépourvu et perdit la province avant même qu'il le sache. Il se replia à Nan Guang, où il fut encerclé par les forces de Sun Huan, tandis que son armée diminua progressivement, par les désertions et les redditions de ses soldats. Dans le désespoir, il tenta une sortie pour briser le siège, mais échoua, et il fut capturé dans une embuscade. Il finit exécuté sur les ordres de Sun Huan après avoir refusé de renoncer à sa loyauté envers Liu Ming.

Au moment où Liu Ming mena une grande armée pour attaquer Sun Huan et venger son frère, le royaume de Yin tenta de l'apaiser en lui offrant la province de Song Jiang. Les conseillers de Liu, y compris Tzu-Sun, le poussèrent à accepter les conditions de paix de Huan, mais Liu persista dans la vengeance. Après des victoires mineures, une série d'erreurs stratégiques dues à son impétuosité conduisirent Liu à sa défaite cataclysmique lors de la bataille de Xiaoping.

Liu Ming meurt peu de temps après sa défaite, de maladie. Dans une ultime conversation sur son lit de mort avec Tzu-Sun, Liu lui accorda le droit de prendre son trône si son successeur s’avérerait être un dirigeant inepte. Tzu-Sun refusa et jura qu'il resterait fidèle à la confiance que Liu Ming avait placé en lui.

Après la mort de Liu Ming, l'Empereur du Yin, Shi Zheng, attaqua le Royaume de l'Ouest, mais le rusé Tzu-Sun poussa ses cinq armées à battre en retraite sans effusion de sang. Un envoyé de Tzu-Sun a par la suite persuadé Sun Huan de renouveler l'ancienne alliance avec le Royaume de Shu. Un an plus tard, Tzu-Sun mena personnellement une campagne contre le nomade de la steppe Ozuk Khan, qui était sorti de ses plaines pour menacer le Royaume de l'Ouest. Ozuk fut vaincu et capturé sept fois, mais à chaque fois, Tzu-Sun le libérait, lui permettant de revenir pour l'affronter dans une autre bataille, afin de le vaincre à nouveau. La septième fois, Ozuk refusa de partir et jura fidélité au Royaume de Shu pour toujours.

Après avoir pacifié le sud, Tzu-Sun mena l'armée du Royaume de l'Ouest dans cinq expéditions militaires pour attaquer Tsao Tsao afin de mettre fin à son règne et construire un Cathay basé sur le Royaume de l'Ouest de Shu. Cependant, les jours de Tzu-Sun étaient comptés lorsqu'il se mit à souffrir d'une maladie, et son état empira suite au stress des campagnes. Tzu-Sun disparu mystérieusement, la nuit avant la bataille des Plaines de Wuzhang, alors qu'au même moment avait lieu une bataille qui menait à une impasse contre Tsao Tsao, et plus personne ne le revit. Avant sa disparition, Tzu-Sun ordonna à ses généraux en qui il avait confiance de sculpter une statue le représentant et de l'utiliser pour effrayer l'ennemi afin de donner le temps à l'armée du Royaume de l'Ouest de battre en retraite en toute sécurité.


L'Ascension de Yin Shi Zheng

Yin Shi Zheng, ou Yao Zheng comme il se prénommait avant de devenir Empereur, a commencé sa carrière comme simple soldat anonyme. Mais il ne voulait pas être qu’un simple combattant. C'était en effet un leader né, et cela allait bientôt se manifester. Il est vite devenu un favori de Tsao Tsao, et accéda au poste de commandant. Zheng a également pratiqué le droit juridique pour aider Tsao Tsao à gérer le quotidien du pouvoir, avec un profond désir de plaider les cas des pauvres et des défavorisés. C'était un officier sévère, faisant respecter la discipline parmi ses hommes. Lorsqu'il conduisait des troupes sur le terrain, il ne cherchait jamais à obtenir l'admiration des soldats, mais cette attitude prévalait à cette époque. En les dirigeant avec la même rigueur qu'un moine s'applique lors des cérémonies, et en les punissant avec la même sévérité quand ils transgressaient les lois, Zheng monta rapidement les rangs de la jeune armée Yin. Après que Tsao Tsao fut retrouvé mort, assassiné dans ses appartements, Zheng s'empara rapidement du trône et se proclama Empereur, avec le soutien de ses soldats. Il pris le nom de Yin Shi Zheng, et se déclara souverain absolu.

Dans le Royaume de l'Ouest, le fils de Liu Ming mena neuf campagnes contre Yin Shi Zheng pendant trois amers décennies, mais il échoua à obtenir des résultats significatifs. C'était un leader incompétent, plaçant sa foi dans des fonctionnaires déloyaux qui menèrent au déclin le Royaume de Shu qui fut finalement conquis par Yin Shi Zheng.

Dans le Royaume de l'Est, un conflit interne régnait entre les nobles depuis la mort de Sun Huan, les deux plus puissants seigneurs de la Guerre tentant d'usurper le pouvoir. Bien que la stabilité fut rétablie temporairement, le dernier souverain était un tyran qui ne fit aucun effort pour renforcer son État. Le royaume de Yu, le dernier des Trois Empires, fut finalement soumis par Yin Shi Zheng après une longue période de lutte.

Ainsi, la période des Trois Empires prit fin après presque un siècle de troubles civils. Yin Shi Zheng était le seul et incontestable souverain de Cathay, Fils du Ciel et Empereur Dragon Céleste dictant le Mandat du Ciel. Ce fut le début de la dynastie Yin, qui se caractérisera par une grande expansion économique, culturelle et scientifique pour Cathay, qui sera une fois pour toutes unis en une seule nation, même si la guerre civile surviendrait de temps en temps.


Les Dynasties Impériales

La Dynastie Yin

Yin Shi Zhenh, l'unificateur de Cathay, créateur de la Grande Armée, constructeur du Grand Bastion, vainqueur des hordes Hungs du nord et défenseur du culte du Dragon Céleste. Un très grand Empereur Dragon.
Yin Shi Zheng lança une campagne contre les tribus de pillards noridques de la rivière Changtze dans l'hiver de l'année -1798, les contraignant à s'enfoncer dans les Désolations du Chaos, permettant de sécuriser la frontière nord de Cathay. Pour le retour triomphal de Yin Shi Zheng à Weijin, son peuple érigea des tribunes dans les magnifiques jardins de saule, et dans toutes les autres parties de la ville où il pouvait mieux contempler le défilé de la victoire. Tous les spectateurs étaient vêtus de vêtements rouges, et tous les temples étaient ouverts, plein de guirlandes et de parfums. Les voies furent dégagées et gardées ouvertes par les nombreux officiers qui repoussaient la foule en arrière de l'avenue principale. Cette procession dura trois jours. Lors de la première procession, les colossales icônes taillées pris à l'ennemi furent tirés par deux cents chariots. Lors de la deuxième procession, ce fut les plus belles et les plus riches armures arrachées de la peau mêmes des Guerriers Hungs. Les casques furent jetés sur des boucliers, des cottes de maille sur des jambières, les arcs à cheval, des selles et les carquois jonchèrent le sol avec des épées démoniaques brisées, entremêlées avec des fléaux barbares. Les chariots furent suivi par trois mille soldats portant de l'or frappée du portrait de Yin Shi Zheng, dans sept cents récipients, chacun porté par quatre hommes.

Puis Yin Shi Zheng vint en personne, vêtu d'un manteau rouge en peau de tigre, entrelacées d'or, et tenant une fleur de cerisier blanc dans sa main droite. Il était porté par son arme secrète contre les Hungs - un char de combat, magnifiquement orné. Pendant la campagne, les flèches enflammés tirées par les Hungs se fracassaient; comme la pluie sur un mur inflexible; de chars lourds, chacun tiré par quatre gros chevaux de bataille. Maniant de longues hallebardes sur la plate-forme du char, se trouvait une unité d'élite, les Tigres Rouges, la crème de la Grande Armée, la garde personnelle de Yin Shi Zheng, assermentée gardienne de la frontière nord. Yin Shi Zheng, ayant rassemblé l'assemblée, déclara qu'il guiderait le peuple pour l'éternité contre leurs ennemis. Mais il exigea l'obéissance absolue, car si le peuple commençait à commander à la place du souverain, il rendrait le rôle de l'Empereur vide de sens. Cet avertissement, suivit par une chaleureuse oraison, fut oubliée. Tout le peuple de Cathay croyait en ses Lois célestes et obéissait volontiers aux vertus de l'Empereur.

Avec ses coffres de guerre débordant d'or, Yin Shi Zheng se lança dans de grands projets de construction, comprenant le premier tronçon du Grand Bastion, au nord de Weijin, pour se prémunir des futures incursions des Hungs et des Démons. Ce Bastion s’étendait sur 24 000 km (15 miles) et attira les plus grands ingénieurs de Cathay souhaitant participer à sa construction. Yin Shi Zheng publia également un décret créant la Grand Armée, rendant le service militaire obligatoire pour tous les hommes d'un certain âge, ce qui garantissait à Cathay de disposer de troupes quand cela est nécessaires.

Les nomades des steppes, les Tribus des Collines et les Guerriers Singes des Montagnes du Ciel se virent accorder une place au sein de l'armée, sans subir de persécutions et autorisés à vivre comme ils l'entendaient dans leur région d'origine. En contrepartie, ils devaient envoyer leurs guerriers au combat lorsqu'ils étaient appelés, et recevaient même un salaire en contrepartie de leur service, un échange profitable à tous.

Les armes et les armures furent standardisées, et la Grande Armée devint la plus grande force permanente du monde. Yin Shi Zheng disposa une grande partie de ses forces et de ses dépôts d'approvisionnements dans un grand demi cercle couvrant le pays, fournissant ses bastions et commanderies en armes, argent et hommes aptes au service. Il disposait d'un arsenal pouvant équiper trois cent mille hommes; dans les greniers et dans les positions fortifiées, de huit millions de coudées de riz et d'assez d'or pour payer cent mille soldats mercenaires pendant dix ans pour défendre Cathay.


La Folie de l'Empereur

Après ces succès, il devint évident à Yin Shi Zheng que sa vision du monde était la seule qui prévalait, et que si la discipline du sujet moyen était garantie par le pouvoir absolue, l’accentuer serait une bonne chose.

Yin Shi Zheng, croyant en pouvoir absolu, institua la Loi Céleste dans le cadre du Mandat du Ciel, rendant le culte du Dragon Céleste seule religion d'État autorisée en Cathay. Il réprima les anciennes croyances claniques ayant attrait aux ancêtres animaux, des chamans et de la sorcellerie. Il croyait que ces contes populaires avaient conduit les premiers Cathayens dans le périlleux chemin du Chaos. Cela devint une inquisition brutale conduite par des magistrats fanatiques. L'Empereur publia un ordre encore plus extrême, ordonnant à tout le sujet de l'empire, sous peine de marquage et de bannissement, de brûler toute la littérature qu'il possédait chez le magistrat impérial le plus proche.

Plus tard dans sa vie, Yin Shi Zheng se mit à craindre la mort et se mit à chercher désespérément l'élixir légendaire de la vie, ce qui lui aurait permis de vivre pour toujours. Il était obsédé par l'acquisition de l'immortalité et devint la proie de tous ceux qui lui offraient de supposés élixirs. Cependant, seulement un mois plus tard, Yin Shi Zheng fut retrouvé mort dans son lit, à cause de ce qui était censé, ironiquement, le rendre immortel.

Ainsi disparut l'un des plus grands Empereurs Dragons de Cathay, ses grandes actions immortalisées dans son Empire pour toujours.


Un Bref Répit

A la mort de l'Empereur Yin Shi Zheng, la dynastie Yin se retrouva sévèrement affaiblie, cible des assassinats et de la résistance de la noblesse terrienne qui savait que la Grande Armée ne représentait pas de réelle menace à leurs efforts politiques.

Grâce à une habile négociation et à un désir de paix, le nouvel Empereur, fils de Yin Shi Zheng, su maintenir Cathay unie, bien qu'il ne possédait ni la détermination et ni l'excellence militaire de son père. La première chose que l'Empereur fit était de s'assurer le contrôle de la Grande Armée en la rendant complètement subordonnée au trône. Bien que les Seigneurs de la guerre aient détesté devoir abandonner leur milice privée, ils savaient qu'ils ne pouvaient se permettre de se lancer dans une nouvelle guerre civile. L'autre activité majeure fut de reprendre les travaux de terrassement autour de la rivière Rouge qui étaient tombés en ruines au fil des générations.

Durant cette période, Cathay était en paix, en dehors d'un tremblement de terre en -1666 qui entraîna l'effondrement de certaines parties du Grand Bastion, permettant à des pillards Hungs de se répandre dans Cathay. Ils furent heureusement défaits assez rapidement par les puissantes armées unifiées du Cathay, et il faudra attendre longtemps avant que les Hungs essayent d'attaquer de nouveau le pays.

La Dynastie Tong

Le contrôle de Cathay finit par passer, en douceur, au Tong, une branche de la famille impériale liée par le mariage, et qui a porté Cathay à un niveau de gloire jusque là inconnu depuis les jours des légendes. Ces Empereurs étaient des mécènes pour les arts, des hommes d'État sages et des soldats habiles qui parvinrent à maintenir la paix et à accroître le bien-être dans le pays. Ils sont revenus à une forme première de gouvernement bureaucratique, mais y ont gardé un contrôle plus étroit que leurs prédécesseurs. Le système judiciaire fut complètement réformé et, pour la première fois, des infractions furent codifiées sur tout le territoire, bien que les nomades des steppes continuèrent d'utiliser leur propre système de sanctions lorsqu'un juge du district impérial n'était pas présent. Les paysans ont finalement pu posséder leurs terres grâce à des documents juridiques. La fiscalité fut calculée par personne plutôt que par propriété foncière, ce qui permis au gouvernement de faire un recensement relativement précis. La production de riz fut étendue à travers Cathay, ce qui améliora le régime quotidien et la santé des pauvres.

La Cavalerie Impériale s'était développée, surtout dans le nord, où la noblesse pouvait se payer des chevaux. Pour la première fois, une force constituée pour moitié de nomades des steppes fut déployée bien que ces derniers conservaient leur supériorité dans ce type de combat. Cependant, le service dans la cavalerie apporta des avantages que beaucoup de jeunes nomades, particulièrement les deuxième et troisième fils, trouvèrent attrayants.

Les envoyés du Roi Phénix d'Ulthuan débarquèrent à Cathay en 699, et les échanges entre l'Est et l'Ouest furent fermement établis à travers les routes maritimes. L'accord commercial était le premier du genre dans l'est, et il fut finalement étendu à beaucoup plus de nations du monde, y compris le Nippon, la Tilée et l'Arabie.


L'Impératrice Douairière

L'Impératrice Zhou Fany, souveraine compétente mais intéressée.
L'Impératrice Zhou Fany marqua la dynastie Tong, ayant été la seule femme qui a régné sur Cathay en son nom propre. En dépit d'un début honteux en tant que courtisane, elle s'éleva au pouvoir en devenant l'épouse officielle de l'Empereur et suite au décès prématuré de ce dernier, elle devient l'épouse de son fils aîné (qu'il a eu avec une autre courtisane). Elle pris une part active dans la gestion du gouvernement, en particulier dans les entreprises commerciales. Elle a soutenue avec enthousiasme le développement des industries du thé et du sel, ce qui s'est avéré très lucratif à la fois pour le gouvernement et ses coffres personnels.

On a beaucoup écrit sur l'Impératrice Zhou Fanyi, et ce n'était pas toujours flatteur. Les militaires la considéraient comme une usurpatrice du pouvoir royal et beaucoup de bureaucrates étaient en colère suite aux nominations qu'elle accorda à des membre de sa famille .

Malheureusement, les pauvres furent lourdement taxés, ce qui réduisit l'éclat de son règne de quinze ans qui finit, comme il arrive souvent, dans les querelles civiles et les disputes avec les militaires.

La Période des Dix Empereurs

Cathay fut plongé encore une fois dans la guerre civile, mais il semble que le peuple s'y était habitué, car il fut capables d'y survivre et même d’être productif pendant le chaos. Le commerce du thé augmenta, tandis que l'industrie de la porcelaine s'épanouissait sur les côtes est de Cathay. Le caractère mobile fut inventé, ce qui permit aux imprimeurs de produire des livres qui rendirent les classiques plus accessibles. Cela a également donné lieu à une expérience de courte durée à la monnaie en papier.

Bien qu'il y ait eu une succession d'Empereurs auto-proclamés, la plupart des gens considéraient le noble local ou le gouverneur civil comme l'autorité dans leur région pendant cette période. Une fois de plus, les diverses provinces se replièrent sur elles même, en s'appuyant sur leur propre infrastructure, plutôt que sur celui qui revendiquait le sceau Impérial cette semaine-là.


Les Raids Elfes Noirs

En 860, les Corsaires Elfes Noirs de l'Arche Noire Griffe d'Agonie attaquèrent la ville-portuaire de Han-Yi, où 12,000 personnes furent brutalement massacrés ou emmenés comme esclaves. L'Empereur de l'époque réagi rapidement et plaça son armée le long de la côte pour repousser les attaquants. Mais ce fut une idée infructueuse car les Elfes Noirs pouvaient facilement manœuvrer et il n'y avait pas assez de troupes pour surveiller tout le rivage.

Les Cathayens devaient engager les Elfes Noirs en mer et les vaincre sur ce terrain. L'Empereur envoya sa flotte combattre les Druchiis, mais ce fut un échec. Les petites frégates cathayennes ne faisaient pas le poids face aux puissants vaisseaux noirs des Elfes, qui coulèrent facilement les navires des Cathayens grâce à leurs Baliste à Répétition.

La situation exigeait des mesures désespérées. L'Amiral Yi-Shin Chung, un excentrique au mieux, un fou au pire, se porta volontaire pour mettre en place un plan afin de vaincre les Elfes Noirs une fois pour toutes. L'Empereur, à court d'idée, accepta à contrecœur. Pendant de nombreux mois, Yi-Shin Chung travailla en secret sur son plan dans la baie de Chee Kun, essayant de concevoir une arme secrète. Pendant ce temps, les Elfes Noirs continuaient de piller la rive orientale de Cathay, se croyant invincibles.

Alors que la situation semblait désespérée, l'Amiral Yi-Shin Chung présenta sa création; le navire tortue. Un grand navire de guerre lourdement armé, équipé de canons lourds mais efficaces placés sur les côtés et des pointes de fer tout autour du navire pour empêcher les Corsaires de monter à bord. Cela fut complété avec la tête d'un Dragon sculpté dans le bois pour symboliser la puissance de Cathay. L'Empereur et ses généraux en furent bouche bée; jamais une telle chose n'avait été vue auparavant.

L'Amiral Yi-Shin Chung et une douzaine de navires tortues naviguèrent immédiatement hors de la baie de Chee Kun pour se rapprocher de la flotte des Elfes noirs. L'Empereur envoya sa flotte restante en soutien du sud pour attaquer les Druchiis sur deux fronts. Alors que la flotte apparaissait, les Elfes Noirs se contentèrent de ricaner, vaniteux qu'ils étaient. Ils ne craignaient pas une douzaine de navires, peu importe le nombre de leurs frégates alliées. Ce manque de clairvoyance fut la cause de leur défaite. Alors que les frégates cathayennes gardaient occupées les navires Elfes Noirs, les navires tortues de l'Amiral Yi-Shin Chung attaquèrent directement l'Arche Noire.

Lorsque les écoutilles sur les côtés des navires tortues s'ouvrirent, les Elfes Noirs s'arrêtèrent de rire. Simultanément, les navires tortues ouvrirent le feu sur l'Arche Noire. La maçonnerie vola de partout, les bâtiments s'effondrèrent et les Elfes tombèrent par-dessus bord en criant tandis que les boulets de canon pleuvaient sur eux. Lorsque les présomptueux Elfes Noirs virent leurs navires attaqués, ils se mirent rapidement à assaillir les navires tortues cathayens, mais en vain. Le blindage épais des navires tortues était quasi inexpugnable pour les Balistes à Répétition Elfes Noirs, et les Corsaires qui essayaient de monter à bord des navires étaient empalés sur les pointes de la coque.

Aprèsla perte de la plupart de leurs navires de guerre, les Elfes Noirs battirent en retraite, leur Arche Noire fumant et brûlant suite au bombardement. Mais ils n'allèrent pas loin, car seulement quelques kilomètres plus tard, une grosse tempête se déclencha, formant une vague qui coula la Griffe d'Agonie, l'envoyant au fond de la mer de l'Extrême-Orient. C'était vraiment un signe que les dieux étaient avec les Cathayens.

Depuis ce jour, les raids des Elfes Noirs sont devenus beaucoup plus rares en Cathay, et les quelques pillages qui se produisent sont soit rapidement repoussés, soit les Druchiis se retirent rapidement par peur de faire face aux navires tortues tant craints. L'Amiral Yi-Shin Chung fut promu Grand Amiral de Cathay, et une statue le représentant fut inaugurée dans Han-Yi l'année suivante, afin de commémorer sa mémoire pour l'éternité.

La Dynastie Sung

À la fin de la période des dix Empereurs, le général Chao Kwon Yin était tellement aimé par ses troupes que, après avoir vaincu toutes les factions belligérantes, ils exigèrent qu'il prenne le trône du Dragon. Heureusement, le général Chao était un homme pieux, qui observait les préceptes des Lois Célestes, menant une vie sobre qui lui permit de vivre bien au-delà de l'âge mûr. En fait, pendant cette dynastie, le tribut et la diplomatie remplacèrent les armes pour résoudre les problèmes.

Comme les Tong, la dynastie Sung encouragea les arts et les sciences, aboutissant à un ensemble éblouissant d'inventions, comprenant la poudre à canon. La Marine Cathayenne se développa rapidement, devenant une force à considérer avec le premier bao chuan à voile. Guidés par un timon arrière et naviguant grâce à des cartes et des boussoles, ces énormes navires pouvaient transporter 500 hommes. Les applications pratiques de la théorie médicale aboutirent à de nouvelles découvertes et à une vie plus saine.

Les sciences s'épanouirent, mais ce n'était rien comparé au magnifique développement des arts. La porcelaine produite durant cette période reste aujourd'hui quasi inégalée. Certes, une des contributions artistiques les plus significatives de cette dynastie était une nouvelle forme de divertissement appelée jing ju ou opéra.


Le Siège du Grand Bastion

En l'année 1310, une série de tremblements de terre fit s'effondrer une partie du Grand Bastion. Une invasion colossale de dizaines de tribus Kurgans, ivres de batailles, et qui erraient dans les steppes, s'ensuivit, se propageant dans le riche et ancien empire. Les hordes de Guerriers du Chaos combattirent des légions de Guerriers d'Argile qui tentèrent de consolider la Grande Muraille avec leurs propres corps d'argile. Des Mammouths de guerre mutés donnaient des coups de défenses et piétinaient des régiments entiers d'Ogres du Chaos et dans le ciel, des Princes Démons engageaient des duels avec des Dragons parés d'or. Les Cathayens parvinrent finalement à émousser l'invasion, mais pas avant que la horde du Chaos se traça un chemin sanglant vers le cœur de l'Orient.

Les Kurgans continuèrent à piller Cathay pendant quatre ans jusqu'à ce que finalement ils furent écrasés sur les berges de la rivière Changtze grâce à l'aide des nomades des steppes.

Le peuple de Cathay se réjouissait du retour de la paix dans le pays - sauf les nomades des steppes. Ils n'étaient pas satisfaits de devoir payer un tribut malgré leur aide pour vaincre les hordes Kurgans, et ils n'étaient pas heureux d'être considérés comme des barbares par tout le monde. La Grande Armée était affaiblie par les combats et les incompétents. Il était temps de s'imposer.

La Dynastie Yao

La Dynastie Yao des nomades des steppes, une dynastie méprisée et incompétente.
Bien que les nomades contrôlaient une partie des steppes Cathayennes, ils ne s'étaient jamais rendus dans Weijin et n'avaient jamais été considérés comme de véritables Cathayens. Pour autant qu'on puissent le dire, tout le monde en Cathay pensait qu'ils étaient seulement bons pour l'élevage des chevaux, fournir des archers, et payer des tributs. A présent, ils voulaient une chance de prouver qu'ils valaient plus que cela.

Ils allèrent vers le nord, s'emparant des villes mal défendues, jusqu'à atteindre les portes de Weijin. Ils avaient atteint leur objectif, mais comme souvent, ils ne furent pas aussi satisfaits qu'ils pensaient l'être. Ils n'avaient pas besoin de parler cathayen pour savoir qu'ils étaient méprisés. Cependant, ils étaient au pouvoir avec la dynastie Yao et ils allaient gouverner à présent Cathay.

Les nomades des steppes sont différents de leurs compatriotes Cathayens. Peuple très fier, ils retracent leurs origines à la tribu Yangshao. Ils parlent un dialecte presque incompréhensible pour leurs voisins. Pratiquants des lois et des coutumes tribales, ils trouvaient la bureaucratie impériale absolument déroutante et inutile. La plupart des nomades des steppes ne savaient pas lire ce qui les désavantageaient d'office. Bien qu'ils ne soient pas aussi barbares que les gens des villes le pensent, ils n'étaient certainement pas habitués à se baigner tous les jours ou pratiquer des rituels de toilettage élaborés dont est coutumier le peuple de Cathay.

Ce qui s'ensuivit fut un total désastre. Les nouveaux dirigeants ne pouvaient pas communiquer directement avec leurs fonctionnaires de sorte qu'ils eurent besoin de traducteurs. Ces derniers étaient parfaitement heureux de mentir à leurs supérieurs sur ce qui se disait parce qu'ils savaient qu'il n'y avait aucun moyen de les confondre. Les nomades des steppes avaient beau ne pas savoir lire, ils savaient comment dépenser de l'argent. Certes, ils apportèrent des améliorations, en particulier dans le système de canal qui traversait Cathay, mais pour la plupart ils parvinrent juste à vider les caisses Impériales dans un temps relativement court. Ils étaient maintenant les maîtres d'un système qui les haïssait.

Pendant ce temps, au pays des steppes, les conflits menaçaient de dissoudre les nomades dans une guerre opposant des tribus guerrières. Les paysans étaient malheureux, la noblesse était malheureuse, l'armée était malheureuse et les Empereurs Yao commençaient à souhaiter n'être jamais montés vers le nord. Un soulèvement, mené par un paysan, amena le conflit à sa phase la plus critique, criant vouloir avoir la tête de l'Empereur. Il était certainement temps de rentrer au pays.

La Dynastie Ling

La Dynastie Ling, un retour à l'ordre et à l'isolationnisme.
Le chemin pour retrouver la stabilité ne fut pas facile, mais heureusement Hong Ling, l'homme qui mena la révolte, était extrêmement pragmatique. Il savait que la source du pouvoir de Cathay venait de la terre. En tant que premier Empereur Ling, il concentra ses efforts sur des lois visant à améliorer la vie des paysans. Il réduisit l'impôt foncier et s'assura que les greniers de toute la nation soient bien approvisionnés pour se prémunir de la famine. Il ordonna l'inspection et la réparation régulière de tous les ponts. Il encouragea l'agriculture et le troc pour renforcer les communautés autonomes. Il se préoccupa beaucoup moins des produits de luxe et ne voyait absolument aucun intérêt à poursuivre le commerce extérieur.

L'Empereur Hong Ling reconstruisit l'armée, rendant la profession de nouveau honorable. Il savait qu'un jour les nomades des steppes s'agiteront de nouveau et il voulait s'assurer qu'ils ne pourraient plus faire d'incursions au-delà de leurs frontières.

La grande contribution culturelle à la littérature au cours de cette dynastie fut le roman, très accessible, proposant des histoires imprimés avec des gravures sur bois et des chapitres. Les romans étaient particulièrement populaires parmi la classe moyenne.

Le gouvernement connu une brutale limitation de ses prérogatives, afin de l'empêcher de gagner assez de pouvoir pour s'usurper à l'Empereur. Avec la suppression du poste de Premier ministre, l'Empereur dû assumer une plus grande masse de travail, l'obligeant à chercher de l'aide. Plutôt que de nommer des fonctionnaires autonomes, il forma un personnel d'assistants personnels et de secrétaires. Cela permit d'élever son niveau de confort, mais créa un cauchemar bureaucratique, car tout le monde devait obtenir son approbation personnelle avant qu'ils puissent prendre des mesures.

Les Empereurs Yao avaient saccagé le trésor et Cathay était, malgré tout les égards, fauché. Les royaumes possédaient leurs propres trésors et ils payaient des tributs, mais l'armée n'avait plus les moyens de les envahir afin obtenir plus d'argent. L'Empereur essaya d'imprimer du papier-monnaie mais découvrit bientôt les effets désastreux de l'inflation quand le qian tomba à un septième de sa valeur.

La reprise de l'exploitation stabilisa l'économie et donna des emplois aux hommes. Réalisant que la mer pourrait fournir une autre source de richesse, on ordonna à la marine de continuer à construire le bao chuan, qui surpassait de loin tout ce que le Vieux Monde possédait sur les mers. Comme n'importe quel Cathayan le sait, les fortunes montent et tombent. Les assistants personnels groupés autour des Empereurs commencèrent à se considérer comme la véritable source de pouvoir et ils isolèrent les dirigeants du peuple. Cela convenait très bien aux nobles terriens, car ils pouvaient établir leur pouvoir sans être gênés. Sans guerres à mener, la Grande Armée s’ennuyait et jalousait la Grande Marine. La politique à Weijin devint aussi compliquée qu'une toile d'araignée, et tout aussi collante. Des enfants étaient placés sur le trône afin que les administrateurs puissent régner à travers eux. Les courtisans utilisaient toutes sortes de poisons incolores et inodores pour se débarrasser de leurs rivaux. La corruption devint endémique et les structures de la nation commencèrent à s'effriter.

La Dynastie Wu

La Dynastie Wu, grande dynastie Impériale, un âge d'or pour Cathay.
Les Wu ont toujours été l'une des plus puissantes familles de toute la longue histoire de la nation. Ils ont toujours fourni à Cathay des généraux, des hommes d'État et des dirigeants visionnaires lorsque le chaos et la tourmente régnaient. Une fois de plus, alors que la dynastie Ling commençait à pourrir de l'intérieur, la famille Wu voyait l'occasion de sauver Cathay et de s'élever en même temps à la dignité impériale. Ils croyaient à la quête du jing hueng, ce qui signifiait qu'ils ne toléraient ni le gaspillage, ni la corruption ou l'impiété. Bientôt, les assistants personnels, les secrétaires et les servantes furent renvoyés de Weijin. Le passage à des examens étaient désormais requis pour entrer dans la fonction publique et malheur à la personne surprise en train de tricher ou d'acheter les réponses.

Les relations extérieures avec Nippon se sont renforcées et les relations internes furent rétablies avec chaque province composant l’État, y compris celle des nomades des steppes. La Grande Armée et la Marine subirent une réorganisation minutieuse qui rationalisa la chaîne de commandement et inculqua la responsabilité jusqu'aux échelons inférieurs au niveau d'une unité stationnée à un avant-poste frontalier. Dans l'intérêt de la restauration des travaux publics, les taxes furent allégées et l'argent recueillie fut utilisée dans la région même plutôt que d'être envoyée à Weijin pour le plaisir de l'Empereur.

En 1676, Wu devient, à trente ans, le Grand Empereur. Au cours de son règne, Cathay connue son deuxième âge d'or, marquée par une augmentation importante des échanges avec le monde entier et de l'arrivée des marchands Tiléens, Ricco et Robbio, en 1699. Quand ces derniers retournèrent en Tilée, relevant l'existence du grand Empire de Cathay, les caravanes de commerce et les navires de l'Estalie, de Bretonnie, de l'Empire et même de la Norsca entreprirent de prendre leur part des bénéfices. Avec l'accroissement du commerce, les coffres du Trésor Impérial de Cathay débordaient d'or. La Dynastie Wu fut l'une des plus longues et prestigieuses de l'histoire de Cathay, et pendant de nombreuses années, le pays était en paix.


Le Voyage de Yin-Tuan

La dynastie Wu fut également la première, et jusqu'ici la seule, à avoir planifiée une politique expansionniste Cathayenne. En 1690, l'Empereur Wu dépêcha une énorme flotte d'invasion composée de 1000 jonques de guerre et de 100 000 hommes pour conquérir les Terres du Sud. Les Cathayens savaient que les Terres du Sud étaient séparées en trois royaumes : l'Arabie, la Terre des Morts et celles d'une mystérieuse race de « Lézards-Démons ». L'invasion de l'Empereur Wu avait pour objectif les Terres du Sud, point de passage obligé de la route des épices, pour contrer la concurrence des Arabiens. Les Cathayens ne s'attendaient pas à rencontrer le royaume puissant et florissant des Hommes-Lézards.

Yin-Tuan, capitaine d'une des grandes jonques de guerre de la flotte d'invasion malheureuse, fut détourné par un typhon qui dispersa la flotte peu de temps après qu'il est prit la mer. Après avoir traversé l'isthme de Lustrie, qu'il a d'abord pris pour les Terres du Sud, il fit construire un nouveau navire avec lequel il navigua vers son objectif initial. Là, il fut capturé par les «Lézards-Démons» et avant d'être sacrifié, il parvint à s'échapper. Fuyant vers l'est, il finit par tomber sur les restes de la flotte de l'Empereur, qui avait été détruite, alors qu'elle mouillait sur les côtes, par un second terrible typhon. Les survivants décidèrent de marcher vers l'intérieur pour y disparaître, à jamais.

Yin-Tuan était le seul survivant de cette puissante expédition à être retrouvé vivant. Quand il revint en Cathay, il fut accueilli par l'Empereur en personne afin d'entendre son rapport. L'Empereur ordonna que son récit soit écrit pour la postérité et récompensa Yin-Tuan en le nommant commandant de la garde du palais. Quelques années plus tard, vieux et en retraite dans le monastère du mont Li, il écrivit un récit d'aventure qui devint un classique de la littérature cathayenne.

Le Retour du Dragon

Les forces infernales prennent d’assaut le Grand Bastion!
En 2301, dernière année de la Dynastie Wu, le Seigneur du Sang Azaroth de Maison Rouge parvient à unir les grands champions des quatre dieux du Chaos. Génie militaire malgré sa soif inextinguible de sang, Azaroth avait réalisé que seul une force du Chaos unifiée permettrait d'établir un nouveau règne des Rois Démons sur le continent oriental. A la tête de ses innombrables hordes chaotiques, il attaqua le Grand Bastion.

Des vagues de maraudeurs Hungs et de Guerriers du Chaos soutenus par de monstrueux Trolls du Chaos, parvinrent finalement à bout de la résolution et du courage des nombreuses troupes impériales. Le Diabolus de Khorne, construit dans les profondes grandes forges de Maison Rouge fut amené pour détruire la porte faite de plusieurs couches d'obsidienne du Grand Bastion. Le Diabolus, un château mouvant crachant du feu et du soufre, s’abattit contre la porte avec des béliers en fer de fonte de la taille de tortues géantes. Le Diabolus avait été marqué d'écrits runiques de Khorne, ce qui lui permit de surmonter les protections magiques tissées autour du Bastion par les Wu Jen, qui s’effondrèrent en hurlant, le sang coulant de leur bouche, tandis que leurs esprit étaient déchirés par le vent bleu vivifiant de magie.

Une fois que les quartiers furent saccagés, les portes s'ouvrirent afin que des sorciers du chaos et des Démons Majeurs établissent des portails Warp de l'autre côté du mur. Des légions de démons s'y déversèrent. Contre une armée de Chaos, une simple barrière physique n'était pas un obstacle. En dépit d'être unifié à cette époque, les Cathayens avaient peu de chance contre les Démons. Après une année de siège de la muraille et de l'Empire, le Grand Bastion tomba finalement.

Une fois à l'intérieur du mur, les forces du Seigneur du Sang se retrouvèrent contraint d'emprunter la Longue Route, défendue par la Grande Armée, car les rizières et les fossés d'irrigation de chaque côté entravaient le mouvement de ses forces.

Beaucoup de commanderies cathayennes étaient prêtes à se rendre, car elles ne voyaient aucun espoir de gagner. Mais tout changea lorsque les nouvelles de l'enterrement vivant de deux cent mille paysans cathayens innocents atteignirent les provinces. Pour les Seigneurs de guerre Cathayens survivants, Azaroth était un fou cruel qui ne les laisserait pas vivre même s'ils capitulaient sans condition. En conséquence, ils décidèrent de se battre jusqu'au bout. Les forces d'Azaroth firent face à une résistance féroce et désespérées de la part de l'ensemble des troupes cathayennes. Mais les sorciers du chaos répliquèrent avec la même violence - il y eu des éruptions de tentacules, des pluies de sang et des volées de Furies hurlantes si denses, qu'elles bloquèrent la lumière du soleil. Des mutations apparurent dans des proportions effrayantes, beaucoup d'entre elles formant des hardes d'Hommes-Bêtes qui provoquèrent des ravages dans le pays. Quand Azaroth s'apprêtait à porter le coup fatal à Weijin, tout Cathay était en proie au chaos.

Là, Azaroth décida de mener la force principale des Guerriers du Chaos contre le cœur de Cathay - le Palais Impérial et le Trône du Dragon.

Le jour de la bataille se déroula en plein hiver, l'équipement des défenseurs des murs extérieurs de Weijin étaient fouetté par la pluie et les coups de foudre - à la fois naturels et provoqués par la sombre puissance des sorciers. L'Empereur Meng marcha parmi les défenseurs avec un groupe de paysans, dont des femmes et des enfants. Il les présenta à chaque grand soldat de l'armée, en disant simplement: « Ces gens-là vous nourrissent, luttez pour eux. »

Le temps humide entrava les tirs des Cathayans, qui eurent du mal à viser et à recharger leurs armes face à la horde qui avançait. Malgré cela, les troupes de tirs de la Grande Armée prirent un tribut terrible sur l'armée en marche, une pluie de Flèches de Feu fauchant d'innombrables maraudeurs du chaos alors qu'ils cherchaient à protéger leurs champions.

Avec un grondement qui secoua la terre Azaroth révéla son arme secrète, qui avait été cachée à la vue de tous grâce à la magie déformante de Tzeentch. Le Diabolus émergea d'un manteau sombre de ténèbres, et dessus, à cheval, s'y tenait le Seigneur du Sang Azaroth. Le talentueux et effrayant général du Chaos avait été récompensé par les dieux du Chaos en ayant été métamorphosé en un Prince Démon de Khorne, munie de grosses ailes de chauve-souris noires, une armure en laiton et le museau d'un porc. Sa présence même entraîna une vague de frénésie qui balaya ses troupes, qui jetèrent des échelles sur les murs, alors que les Canons Apocalypses arrachèrent avec leurs tirs ardents des pans entiers des défenses de Weijin.

L'Empereur regardait les événements depuis son pavillon de commandement, situé sur une plate-forme élevée dans le Palais Impérial, et vit que la Grande Armée ne tiendrait tout simplement pas face à une force si remplie de haine. Il tomba à genoux et pria le Dragon Céleste afin qu’il lui donne la force de protéger son peuple au moment où le Diabolus s'écrasa et brisa les portes de la ville. Et ses prières furent entendues.

Dans une lumière éblouissante, le ciel se déchira, et y apparue la forme spirituelle d'un grand Dragon Céleste d'or, brillant plus vivement que le soleil. Xen Huong était revenu.

Azaroth, le Seigneur du Sang contre Xen Huong, Empereur Dragon Céleste de Cathay
Le Dragon apparut devant l'Empereur Meng, et bien que personne ne sache quel pacte fut conclu entre eux, quand les portes au Palais Impérial s'ouvrirent et que l'Empereur apparut devant ses sujets, Meng n'était plus. A sa place se trouvait à présent Xen Huong, habitant le corps de l'ancien Empereur. Avec des yeux rayonnants de lumière, Xen Huong tira la Serre du Phénix et marcha à travers ses sujets, qui se tournèrent tous vers le nouvel mais si familier Empereur, qui alla défier la machine démoniaque et Azaroth, Prince de Khorne. Dans un hurlement bestial, Azaroth sauta du Diabolus et les deux puissants leaders se firent face. Le Diabolus s'ouvrit et vomit des centaines de guerriers du chaos qui se mirent à décimer les dizaines de lanciers qui se trouvaient sur leur chemin.

Soudain, il y eut une pause dans la bataille, le vent et la pluie tourbillonnaient avec la poudre déchaînée et les feux surnaturels du Diabolus, qui semblèrent trembler légèrement, explosèrent soudainement dans un souffle d'éclats de laiton et de soufre. Marchant sur les ruines de la machine de Khorne, se trouvait un gigantesque Titan d'Airain, brandissant une puissante épée sculptée dans du métal dense. Derrière la grande création, silencieusement et à l'unisson, marchaient en rang des Guerriers d'Argile, réveillés de leur sommeil centenaire pour venir en aide à Cathay. Le guerrier du Chaos et la statue impassible se rencontrèrent, sans fléchir, mais les lames des guerriers furent détournées. Xen Huong vit une opportunité pour frapper. Il dévia un coup d'Azaroth, et inversa sa lame dans une manœuvre astucieuse, projetant la Serre du Phénix vers l'arrière et le haut pour percer Azaroth par le menton et atteindre le cerveau. Le Prince Démon s'effondra dans un hurlement qui déchira l’au-delà tandis que les dieux du Chaos regardaient leur champion expirer.

Avec un rugissement, l'homme qui était autrefois connu comme étant l'Empereur Meng, imprégné de l'esprit de Xen Huong, n'était plus. Là où il y avait un homme maintenant se tenait le grand Dragon Céleste, dont les légendes avaient parlé. L'armée des forces du Chaos fut mise en déroute et détruite par les restes de la Grande Armée, et nul ne fut épargné. Les hommes de Cathay s'inclinèrent sur le champ de bataille devant l'Empereur, qui regardait avec des yeux emplies de sagesse. Cathay était sauvé, et le Dragon Céleste était enfin revenu pour les gouverner. Tous saluèrent Son Excellentissime Majesté, Empereur Dragon Céleste du Palais Impérial de Cathay, Fils du Ciel et Divin Chef, immortel dans sa sagesse et puissant dans sa colère!


Guerre contre Nippon

Les Samouraïs Nippons écrasés par la Grande Armée lors de la Bataille de Xenyong.
En 2355, le Nippon nouvellement unifié envahit Cathay dans le but de sécuriser les routes commerciales vers le Vieux Monde. Ce fut une surprise pour les Cathayens, car les Nippons se battaient entre eux depuis des siècles. Les défenses cathayennes de Han Kuo et sur la côte orientale furent rapidement débordées, et les forces nippons fortifièrent les villes.

L'Empereur commença à mobiliser ses forces pour faire face aux forces d'invasion, mais les guerriers nippons bien entraînés vainquirent les Cathayens maintes et maintes fois sur le champ de bataille. Ces derniers furent forcés de recourir à la tactique de la guérilla et tendirent des embuscades contre les armées nippones en marche. Ceci s'avéra être une réussite, car les guerriers lourdement armées de Nippon avaient de grandes difficultés à poursuivre les Cathayens dans les forêts.

La guerre durera encore 120 ans, les Cathayens n'ayant pas pu engager toutes leurs forces à cause des récentes attaques des Hungs et des Hobgobelins. Les Nippons commencèrent à subir de lourdes pertes, et la guerre commença à tourner en faveur des Cathayens. La bataille finale de Xenyong scella la défaite pour les forces nippones, où l'armée Cathayenne attira leur plus grande armée avec leur chef dans une vallée et les encercla. Sur un signal, les Cathayens déchaînèrent leurs flèches enflammées sur les Nippons, tirant directement dans leurs rangs. Des milliers de guerriers nippons tombèrent face au feu nourri cathayen, incapables d'attaquer leur position en hauteur, et au moment où leur moral commença à faiblir, les Cathayens partirent à l'assaut. L'attaque arriva des trois côtés des collines, leur cavalerie attaquant le Nippon à l'arrière. Seule une poignée de guerriers survécurent et parvinrent à rejoindre la côte. Xen Huong en personne décapita le Shogun Nippon, et sa tête fut envoyée dans un panier tissé au gouverneur Nippon autoproclamé de Fu Chow. Les villes côtières tombèrent bientôt devant les Cathayens, et les forces ennemies restantes se replièrent vers Nippon.

Aujourd'hui, une grande inimitié existe entre les deux nations, le Shogun Nippon complotant sûrement toujours contre Cathay. Mais si Nippon pense à nouveau envahir Cathay, l'empire sera cette fois prêt à faire face.

La Bataille d'Ashshair

En 2508, alors que la force principale de la horde de Tamurkhan le Seigneur des Vers marchait vers le sud des bords de la montagne, les Hommes-Bêtes alliés aux forces de Sayl le Perfide quittèrent la horde pour se diriger vers la Tour d'Ashshair, une tour de guet et avant-poste du lointain Cathay, situé au milieu des Terres de Pierre. Sayl avait longtemps entendu parler de l'ancienne puissance des hommes au-delà du Grand Bastion et il désirait ardemment s'emparer de leurs secrets. Choisissant de suivre son propre chemin pendant un moment, il mena ses partisans dans un assaut contre les Cathayens.

La tour construite en jade - une matière aussi dure que la pierre – était presque inextinguible sur un promontoire rocheux déchiqueté, surplombant l'ancienne Route de la Soie qui conduisait vers les portes du Grand Bastion au sud-est et les cols des inhospitalières montagnes des Royaumes Ogres à l'ouest. De cette tour, les serviteurs de l'éternel Empereur Dragon surveillaient la grande route et observaient les signes annonciateurs de malheurs et les menaces venant de lointains pays. Ils furent donc vite avertis de l'arrivé de leurs ennemis. Les vigoureux guerriers de Cathay, qui avaient prêté serment, se tenaient fermement derrière les remparts des fortifications sur plusieurs niveaux, encerclant le contrebas de la tour, alignant des canons de bronze à chargement par la bouche et de féroces Lions Gardiens, prêts à écraser l'ennemi avec leurs griffes de granit.

Prudent face aux équipements et dispositifs de cet ennemi peu familier, Sayl convainquit les chefs Hommes Bêtes de commencer l'assaut durant une attaque nocturne, tactique en laquelle ils étaient experts et adaptés. Les forces du Perfide comprenaient notamment une douzaine de mammouths de guerre qu'il avait détaché de la colonne principale pour l'attaque; planifiant de les garder en réserve jusqu'à ce qu'une brèche dans les défenses soit détectée pour qu'ils puisse l'exploiter.

Dès le début, l’attaque s’engagea mal pour les forces du Chaos, la horde braillante de Gors, d'Ungors, de Minotaures et d’autres créatures du Chaos s’élança dans l’obscurité lorsque soudain, les cieux au-dessus d’eux furent déchirés par des explosions de lumières vertes et blanches transformant la nuit en un festival d’apparitions de silhouettes spectrales qui tournaient et rugissaient en une folle parade. Les balistes crachèrent des volées de javelots de bronze qui s’abattirent sur les Hommes-Bêtes, accompagnés par des vagues de carreaux d’arbalètes acérés qui abattirent des centaines d’assaillants en quelques instant. La fureur des Bêtes du Chaos cependant ne faiblit pas, et en quelques minutes la marée barbare avait atteint le mur extérieur. Stimulés par les fouets et les cris de leurs Seigneurs et de leurs Chamans Brays, ils commencèrent à escalader le haut mur du bastion extérieur avec leurs mains griffues et leurs crochets grossiers, aidés pour cela par la poussée soudaine de vignes noires déformées provoquée par les incantations des chamans. Au niveau de la porte extérieure, des Ghorgons aux bras multiples, frappèrent les portes avec des troncs d’arbres pétrifiés et aussi durs que le fer, avant de se replier estropiés et agonisants grâce aux boules de feu blanches ou des blizzards de glaces meurtriers lancés par un Wu Jen. En dépit de leurs pertes, les Hommes-Bêtes poussés par leur fureur primale submergèrent telle une tempête le mur extérieur. Les guerriers de l’Orient résistèrent vaillamment bien que largement surpassés en nombre, leurs bannières vert émeraude vacillaient tandis que leurs longues lames d’acier tailladaient telle une danse rouge à travers la chair de leurs ennemis. Mais cela ne suffit pas et une par une, les bannières de Cathay tombèrent. Le bâtiment fortifié sous la tour fut pris et les Hommes-Bêtes hurlèrent leur triomphe et se gorgèrent frénétiquement de la chair des morts.

Sayl le Perfide surveillait la bataille du haut de son mammouth de guerre, tout en interdisant ses troupe d'attaquer malgré les supplications des chefs Dolgan et des Champions Exaltés qui suivaient sa bannière. Les guerriers et les maraudeurs grommelaient de colère et se fâchaient de voir la gloire leur être refusée, forcés d’observer une victoire cueillie par d’autres - des Hommes-Bêtes en plus ! Mais ils se retenaient encore, car Sayl avait promis de donner les âmes de ceux qui le défieraient aux moissonneurs du vide, et tous savaient que ces menaces étaient loin d'être des intimidations. Les Dolgans restèrent donc sur place à contrecœur et ne se précipitèrent pas pour renforcer l'assaut. Sayl sentait que les vents éthériques de magie étaient attirés par un vortex qui s’intensifiait, renforcé par le sang répandue sur le champ de bataille et entraînés dans un dessein mortel par une volonté autre que la sienne. Soudain, à l’apogée des réjouissances sanglantes des Hommes-Bêtes au pied de la tour de la forteresse, les illusions rougeoyantes dans les cieux s’éteignirent laissant la place à un noir profond, dans lequel brillait une seule étoile qui grossissait peu à peu. Criant à haute voix, Sayl et les autres sorciers du Chaos présents cherchèrent frénétiquement à annuler le sort qui allait s’abattre sur le champ de bataille. Amer, Sayl savait déjà, alors qu'il essayait de dissiper le sort, qu’une telle magie, une fois déclenchée avait peu de chance d’être dissipée. L’étoile brûlante, marquée de la rune de la magie Céleste sur ses flancs, tomba du ciel comme une comète. Elle percuta rudement le centre de l’enceinte de la forteresse. Le souffle de l’explosion frappa la terre et un éclair aveuglant de pouvoir força même les mammouths de guerre à ruer et mugir de douleur. A l'intérieur de la forteresse, tout n’était que carnage. Des dizaines d’Hommes-Bêtes et de Minotaures furent incinérés en un instant, seules restèrent quelques-unes de leurs ombres imprimées sur les murs, uniques preuves de leurs passages et de leurs agonies. Les Bêtes du Chaos survivantes chancelèrent, aveuglées et brûlées par le feu céleste mais aucun répit ne leur furent accordée car la contre-attaque était déjà lancée. Les Lions Gardiens et les Guerriers d'Argile de la tour surgirent du sol comme s’ils sortaient de l’eau. Les Hommes-Bêtes étaient devenus leurs proies. Encerclés et pris au piège, ils furent bientôt engloutis sous les yeux de Sayl qui observait, avec fascination grâce à sa sombre vision de sorcier, de puissants Minotaures, hurlants et impuissant, être traînés et projetés dans les airs par les statues vivantes en bronze et être éviscérés par des lames étincelantes, tandis que de nouveaux guerriers Cathayens armés de longues lames et de hallebardes incurvées surgirent de la tour pour rejoindre la mêlée. Furieux et amer de voir ce qu'il recherchait lui échapper si facilement, Sayl lança de puissantes magies en envoyant des ouragans et des éclairs malveillants tourmenter et ralentir l’ennemi, sachant qu'il ne pouvait pas couvrir la retraite des Hommes-Bêtes survivants. Avec un geste dédaigneux de sa main griffue, Sayl ordonna la retraite, et ses Dolgans, intimidés par l'ouragan qui à présent recouvrait la tour, lui obéirent.

L'Actuel Cathay

De nos jours, depuis la récupération du Trône du Dragon, Cathay est prospère, avec des routes commerciales ouvrant partout sur le monde. Les provinces sont unies, les paysans travaillent avec plaisir la terre pour leur bien-aimé Empereur, et les monastères fortifient leurs positions de pouvoir. Cathay est uni sous l'égide d'un souverain, avec des frontière claires entre les royaumes des Seigneurs de Guerre. Cathay est au sommet de sa puissance, et une volonté d'étendre le royaume s'affirme au sein de la Cour Impériale. Les armées de Cathay marcheront-elles vers les terres de l'Ouest ou pas? Seul le temps le dira.

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