Halfling
Autres actions
- La taille du Halfling dépasse rarement la moitié de celle d’un homme, mais il est doté d’un fort bel appétit. Il vit avec ses congénères dans des trous creusés à flanc de colline, et est d’un naturel plutôt grincheux en dehors des repas, car beuveries, banquets et histoires paillardes sont ses passions. Habile au tir à l’arc, il n’aime pas les Gobelins et tout ce qui pourrait s’en prendre à son garde-manger. Le Halfling est aussi coriace, rondouillard, poilu et peu loquace, car il sait qu’une bouche est faite pour manger.
- Le pays des Halflings, bien dissimulé au cœur des forêts du centre de l’Empire, s’appelle le Moot. Ils y travaillent la terre et produisent beaucoup de nourriture qu’ils fournissent aux cités de l’Empire pour de coquette sommes. Le Halfling fait très rarement preuve de témérité, sauf lorsque l’ennemi s’approche dangereusement du chariot de ravitaillement transportant les provisions. Il devient alors un adversaire redoutable et déploie un réel talent pour le combat.
- - Extrait du Grimoire Aurus

Les Halflings sont une race d’humanoïdes de petite taille, mesurant généralement entre 90 cm et 1,20 m à l’âge adulte, la moyenne tournant autour d’un mètre. Trapus et rondelets, souvent ventripotents, ils ne sont en aucun cas aussi puissamment bâtis que les Nains, et ne sont globalement ni forts, ni endurants. S’il ne s’agit pas de personnes au sens humain du terme, leur apparence évoque fréquemment celle d’enfants : imberbes, aux joues roses, au visage et au corps ronds, avec de grands yeux et des cheveux souvent bouclés, une impression encore renforcée par leur caractère enjoué. Ils sont glabres à l’exception de rouflaquettes parfois portées par les plus âgés ou les mâles soucieux d’élégance, mais leurs mains et surtout leurs pieds, larges pour leur taille, sont couverts de poils. Ces derniers constituent une source constante de fierté, si bien que la plupart des Halflings vont généralement pieds nus. Les Halflings préfèrent les vêtements modestes, s’accommodant de braies, de tuniques et de vestes qui laissent peu de place aux tendances instables de la mode des humains.
Bien qu’ils affichent souvent un ventre bien rond, du fait de leurs repas deux fois plus fréquents que ceux de toute autre race, les Halflings sont capables d’une grande discrétion. Peu enclins aux affaires militaires et davantage préoccupés par leur prochain repas que par la guerre, ils possèdent néanmoins un don pour le tir et un sang-froid remarquable face au danger - qu’ils préfèrent généralement éviter. Les plus aventureux d’entre eux sont ainsi très recherchés par les bandes de Mercenaires tant ils font de bons archers et d’excellents cuisiniers.
Les Halflings font preuve d’un enthousiasme inconditionnel, qu’il s’applique au larcin, à la bonne chère ou à prendre ses jambes à son cou - une réaction qui relève moins de la panique que d’un instinct de survie parfaitement assumé. Ils sont connus pour leur appétit vorace en toutes choses et leur manque de respect pour l’espace personnel (ils sont très tactiles), les frontières sociales (« Eh bien, ma grand-tante vient de s’installer avec mon meilleur ami, et tu devrais entendre ce qu’ils ont fait ! ») et les droits de propriété (« Ce n’est pas comme s’il s’en servait ! ») ; cette dernière caractéristique a valu à plus d’un Halfling de découvrir, à ses dépens, que la justice impériale ne partage pas leur conception très souple de l’attribution des biens.
Les Halflings se distinguent par un usage très libre de la langue impériale, qu’ils ont altérée et dénaturée de bien des façons. Ils s’expriment prestement, avec un débit rapide et une articulation souvent approximative, au point que le Reikspiel parlé dans le Moot, mêlant divers accents, peut s’avérer totalement incompréhensible pour un auditeur extérieur. Leur parler fait un large usage de termes d’argot et de codes dont le sens évolue d’une année à l’autre. Ils n’hésitent pas à tronquer les mots, à en inventer de nouveaux et à galvauder la langue impériale. Les Halflings ont également l’habitude de répéter inlassablement des expressions toutes faites ou des mots récemment découverts, jusqu’à ce que de nouvelles tournures viennent les remplacer. On dit d’ailleurs que le langage des voleurs humains dérive en partie de cet argot bâtard. Enfin, ils parlent autant avec les mains que les Elfes, mais la grossièreté exprimée par ces gestes n’invite généralement pas à la discussion.
- Chacun sa place, et pas trop en vue : La petite taille des Halflings, leur agilité naturelle et leur rapport très pragmatique aux biens matériels conditionnent fortement la place qu’ils occupent dans la société impériale. À bien des égards, ils suivent des des métiers proches de ceux des humains, mais rarement dans des rôles qui exigeraient force brute, autorité martiale ou endurance prolongée. On les retrouve plus volontiers dans des fonctions de service, d’assistance ou dans des métiers où la débrouillardise, la discrétion et l’opportunisme comptent davantage que la puissance physique.
- Les doigts agiles trouvent toujours quelque chose à faire : Très tôt, les Halflings développent des talents qui frôlent souvent la malhonnêteté sans toujours y sombrer ouvertement. Leur adresse manuelle, leur sens de l’observation et leur capacité à se faufiler sans bruit sont autant de compétences acquises presque instinctivement, souvent par jeu ou par nécessité. Beaucoup apprennent à manier des armes légères à distance, à tromper l’attention, à subtiliser ce qui traîne ou à disparaître dans l’ombre avant même d’avoir conscience que ces aptitudes puissent être considérées comme répréhensibles ailleurs que dans leur propre communauté.
- Le meilleur endroit, c’est celui où l’on ne vous remarque pas : Les Halflings ont la réputation de passer inaperçus. Leur stature modeste, leur allure inoffensive et leur talent pour se fondre dans le décor font qu’on les remarque rarement tant qu’ils ne souhaitent pas attirer l’attention. Il n’est pas rare qu’un Halfling se trouve à quelques pas d’un observateur sans que celui-ci n’en ait pleinement conscience, surtout dans un environnement encombré ou animé.
- La pénombre n’arrête pas un Halfling : La vision d’un Halfling s’adapte étonnamment bien aux faibles conditions d’éclairage. Habitués aux intérieurs faiblement éclairés, aux maisons semi-enterrées et aux longues soirées passées à la lueur des chandelles ou des feux de cuisine, les Halflings se déplacent avec une aisance certaine dans la pénombre. Là où d’autres races hésitent ou ralentissent, ils continuent leur chemin sans trop de difficultés.
- Résistance au Chaos : Les Halflings ne cultivent pas les qualités guerriers comme celles des Nains et des Elfes, tout simplement parce que les Anciens les destinaient sans doute à une autre tâche alors que le Chaos commençaient à s’attaquer au monde. Cette race - tout comme les Ogres - a hérité d’une puissante capacité à lui résister. À l’origine, elle était même insensible au pouvoir de ce dernier et aux mutations, mais rien n’est cependant longtemps immunisé à la puissance du Chaos et peu à peu, le Changeur de Toutes Choses ronge peu à peu l’œuvre des Anciens.

Origines et Premières Mentions modifier
| « Lorsque Mère Rhya a fait les gens, Elle prit leurs mesures en les jugeant, Les Nains ont reçu les longues barbes fières Les Halflings ont reçu les mentons ordinaires Elle a rendu tous les Nains grognons Et les Halflings gais lurons Les Nains ont reçu les qualités Les Halflings ont reçu les péchés ! » - Comptine du Reikland
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Les origines des Halflings se perdent dans la nuit des temps et restent obscures, un fait qui continue d’alimenter les spéculations dans certains cercles d’Érudits impériaux. Certains pensent que les Halflings constituent une race qui serait le résultat d’une expérience de Véréna visant à mieux résister au Chaos, tandis que d’autres avancent qu’ils seraient la création, aussi humoristique que déconcertante, de Ranald.
En ce qui les concerne, les Maîtres du Savoir d’Ulthuan pensent que les Anciens - les êtres mystérieux qui façonnèrent la plupart des races qui arpentent le globe - auraient mené des expériences de dernière minute afin de créer des formes de vie particulièrement résistantes au Chaos - les Halflings et les Ogres - pour aider à combattre la puissance croissante des Dieux Sombres.
Bien qu’il n’ait pas accès aux mêmes connaissances, Albrecht de Nuln, philosophe impérial inspiré, a lui aussi pu formuler l’hypothèse d’une parenté ancienne entre les Halflings et les Ogres. Selon lui, les deux races partageraient des ancêtres communs qui se seraient séparés en deux espèces distinctes, peut-être à la suite d’une mutation. Il fonde cette théorie sur plusieurs rapprochements : une résistance notable à l’influence du Chaos, un besoin dévorant de dénicher ce qui composera leur prochain repas, et des troubles compulsifs marqués. Là où les Ogres expriment ces pulsions par l’extorsion brutale, les Halflings les manifestent par le chapardage de tout ce qui n’est pas fixé au sol ou cloué aux murs.
Pour les Halflings, ces débats qui agitent certains cercles lettrés au sujet de leur origine et leurs liens avec les autres races du monde leur importent peu. Quoi qu’en disent les érudits et les chroniqueurs, eux affirment pour leur part qu’ils ont toujours été tels qu’ils apparaissent aujourd’hui, qu’ils sont très bien comme cela et qu’ils se passent volontiers de la sollicitude d’autrui.
En ce qui concerne leur arrivée dans le Vieux Monde, les archives et les légendes les plus anciennes sont contradictoires. Selon certaines sources, les Halflings auraient émigré vers les terres qui devaient devenir l’Empire des milliers d’années avant l’avènement de Sigmar, en compagnie des hommes. D’autres laissent entendre qu’ils étaient déjà présents lorsque les premières tribus humaines s’installèrent dans la région. Les archives des Nains parlent quant à elles d’une « tribu d’hommes imberbes qui furent dans un premier temps pris pour des enfants », et qui voyageaient aux côtés des tribus humaines lors de leur traversée des Montagnes du Bord du Monde. À cette époque, les Halflings étaient peu nombreux et eurent peu d’influence dans les guerres qui engendrèrent la fondation de l’Empire, si bien qu’ils sont à peine mentionnés dans les livres d’histoire avant l’an 572 CI, lorsque la Charte des Droits Impériaux fut rédigée et reconnut officiellement les Halflings comme des citoyens de l’Empire, leur conférant ainsi une existence légale au sein de ses structures administratives.
Pour les Halfling, leurs histoires décrivent précisément comment ils sont venus dans le Vieux Monde depuis des terres à l’est : c’était un bezahltag, juste à temps pour le thé du matin. Les érudits ont trouvé des traces remontant au deuxième siècle du calendrier impérial, et si certains Halflings prétendent avoir des ancêtres qui ont rencontré Sigmar et lui ont serré la main, cela est peu probable. Plusieurs vagues d’immigration ont eu lieu, pendant lesquelles les Halflings ont établi de petites communautés le long des Principautés Frontalières avant de passer plusieurs siècles dans un état d’esprit semi-nomade qui les a emmenés en Tilée, en Estalie et en Bretonnie, pour finalement s’installer en majorité dans l’Empire. Ils y sont restés de bon gré depuis, mais la pérennité a peu de valeur pour les Halflings. Un jour viendra peut-être où ils repartiront à la découverte du monde, même s’ils savent surtout de quel côté leur tartine est beurrée, et reconnaissent volontiers que, sans les humains, ils n’auraient sans doute jamais pu survivre dans ce monde.
L’événement le plus important de l’histoire Halfling depuis leur arrivée est la fondation de leur patrie en l’an 1010 CI. Même si les humains sont prompts à rappeler que la création du comté était une blague de l’Empereur Ludwig le Boursouflé à l’encontre des Comtes Électeurs du Stirland et de l’Averland, les Halflings n’hésitent pas à répondre que toute bonne blague a un sens et une part de vérité probable. Des historiens plus prudents ont souligné que Ludwig avait un bouffon Halfling plutôt vif d’esprit et que ce cadeau aurait été en reconnaissance, selon la légende, de sa contribution à la gastronomie impériale. Quelle qu’en fût la raison, les Halflings ont fait l’acquisition de presque quatre millions d’hectares de certaines des terres cultivées les plus fertiles de l’Empire, un territoire proche des contrées les plus hautes de l’Aver. Cette terre est depuis connue sous le nom de Mootland - ou Moot. Les Halflings gouvernent eux-mêmes le Moot, mais le territoire fait toujours partie de l’Empire. De fait, le Doyen du Moot est l’un des quinze Électeurs Impériaux, ce qui lui confère un pouvoir politique non négligeable.
Cette intégration au sein des institutions impériales n’implique cependant pas une conception commune de l’histoire. Les Halflings croient en l’histoire, mais d’une façon différente des humains. La leur ne s’écrit pas dans les livres ou pire, dans la pierre comme celle des Nains. C’est une histoire de sang. De famille. Un Halfling a bien plus de chances de savoir ce que son arrière-arrière-cousin au troisième degré a fait à la fête de sa grand-tante (et qui a dû nettoyer derrière) que de connaître l’année précise où un certain roi a participé à une certaine bataille pour un drapeau avec d’étranges couleurs. Ceci étant dit, ils retiennent tout de même certaines dates : ils sont constamment à la recherche de prétextes pour organiser des fêtes, des festivals ou des événements.

Fêtes, Filiations, Foyers : le Quotidien Halfling modifier
Les Halflings du Mootland adorent les réjouissances diverses qui viennent rompre la monotonie de la vie rurale. Plusieurs festivités sont organisées tout au long de l’année : aux solstices d’hiver et d’été, ainsi qu’aux équinoxes du printemps et de l’automne. Sans oublier la grande fête de la culture Halfling : la Semaine de la Tourte.
La fête du solstice d’hiver a lieu dans les divers foyers, après une journée d’activités sportives. Les glissades sur des pentes enneigées ou sur des surfaces gelées, les courses en traîneau, et toute autre activité permettant de se déplacer rapidement avec aisance sont prisées. Ils sont particulièrement doués pour ces passe-temps.
En été, ce peuple pourtant paisible se livre à des distractions étonnamment violentes - pour des Halflings. Ils aiment la lutte (rien de tel pour avoir soif) et les compétitions de fronde. II est rare qu’un Halfling se promène sans sa fronde. C’est l’instrument le plus fiable qu’ils aient trouvé pour contrôler les oiseaux ; il suffit qu’un seul d’entre d’eux paresse au soleil pour protéger un verger de l’intrusion de tout volatile. Et, dans leurs mains, les frondes sont également des armes mortelles contre les Grandes Gens.
En dehors de ces grandes occasions, la plupart des Halflings n’attendent pas les jours fériés pour s’amuser : toute soirée est bonne pour faire la fête. En plus de manger et boire (et de boire et manger), les fêtes Halflings permettent de danser autour d’un mât ou d’un feu de joie. En général, le sexe des participants définit leur répartition (du moins au début), les jeunes filles et les jeunes hommes cherchant à s’impressionner mutuellement. Les courses sont également fréquentes. Les Halflings étant trop petits pour monter à cheval, ces courses se déroulent souvent à pied en traversant des champs ou des cours d’eau, ou encore des bosquets, le premier arrivé remportant un ruban qui attachait la chevelure d’une femme Halfling que l’on a nommée reine de la fête. Quant au dernier arrivé, il se fait gentiment balancer dans une mare des environs.
Les grandes fêtes en extérieur pour lesquelles ils sont réputés se déroulent sur un terrain central - une sorte de prés communal - habituellement traversé par un ruisseau d’eau vive dans lequel les enfants se jettent mutuellement. Des arbres l’entourent, fournissant de l’ombre aux plus âgés tandis que d’autres jeunes grimpent dans leurs branches. Bien que les Halflings n’aiment pas vivre en hauteur (c’est pourquoi ils préfèrent creuser leurs maisons à flanc de colline), tous les enfants sont particulièrement heureux quand ils grimpent dans les arbres, compétence qu’ils n’oublient jamais vraiment même en atteignant un grand âge. Des feux permettent de faire la cuisine et de se regrouper pour écouter des histoires. La place ne manque pas pour les tables à tréteaux qui croulent sous le poids de la nourriture et des tonnelets de bière au gingembre. Les réceptions dans le Champ de Fête (on ne l’appelle jamais autrement) commencent toujours à midi et finissent à l’aube. Celles qui concernent toute la communauté ont lieu aux deux équinoxes, au solstice d’été, au dernier jour de la moisson, pour l’anniversaire de l’Ancien (sauf s’il tombe en hiver), l’anniversaire de la fondation de la communauté, etc. En plus de ces réunions sur le Champ de Fête, les Halflings donnent de nombreuses réceptions chez eux, au cours desquelles on joue, on raconte des histoires et, naturellement, on boit et on mange.
Se nourrir est une préoccupation importante des Halflings. L’origine de leur goût pour la nourriture est restée inconnue. Ils possèdent un rythme métabolique élevé, qui se manifeste dans leurs réflexes rapides et leur excellente coordination et leur permet de manger de bon cœur sans devenir obèse, même si aucun d’eux n’est vraiment mince - ils ont besoin de réserves pour les périodes de disette. Malgré cela, cet appétit reste incompris de la plupart des représentants des autres races. Ils ne mangent pas pour une simple question de volume, mais pour le goût des aliments. Si un Halfling se déplace en pleine nature avec à sa disposition de simples rations de voyage insipides, il ne s’arrête pas plus que les autres pour manger un morceau (bien qu’aux heures normales de repas, la quantité qu’il est capable d’avaler peut stupéfier ses compagnons de route). Le même individu est toutefois capable de passer des journées entières à travailler dans sa cuisine pour se faire de délicieux petits gâteaux, des pâtisseries et des meringues qu’il avale à peine sortis du four.
Assurer l’alimentation des visiteurs représente une part essentielle de leur hospitalité. Les Halflings se considèrent comme les éléments d’une société ; tout visiteur est membre de cette même société (s’il est des environs) ou d’une autre et donc séparé de tous ses amis. Dans tous les cas, il appartient à la grande famille des Halflings et on ne saurait imaginer que quelqu’un puisse refuser de nourrir un membre de sa famille. Ce phénomène s’étendant aussi aux autres races, tout visiteur sera chaleureusement accueilli et nourri - en partie dans l’espoir qu’il aura de bonnes histoires à raconter. La présence d’un invité constitue souvent un bon prétexte à réception, et les Halflings adorent les réceptions. Ce sont des hôtes remarquables, accueillant les étrangers à bras ouverts, heureux d’offrir gîte et couverts aux voyageurs, tant que ceux-ci ont quelques pièces, casse-croûte ou bonnes histoires dans leur besace, si possible, les trois à la fois.
Ce sont des créatures communautaires, qui préfèrent vivre en groupes familiaux très soudés, partageant des maisons, des chambres et même des lits avec des dizaines d’amis et de parents ; chacun contribue et tout le monde partage. Ce mode de vie interdépendant fait que de nombreux Halflings ont du mal à comprendre les concepts de propriété privée et d’espace personnel. Cette promiscuité assumée et ce partage constant expliquent en grande partie leur rapport particulier aux biens d’autrui. Les Halflings ont la réputation d’être des chapardeurs, ce qui n’est pas tout à fait inexact. Ce sont des êtres extrêmement curieux et leurs doigts agiles traînent souvent dans les tiroirs des uns et des autres pour le seul plaisir de savoir ce qu’il y a derrière la serrure. Comme l’un d’eux l’a un jour dit : « II n’y a pas de secret dans le Moot - nous cachons juste des choses pour exciter nos amis ! »
Ce rapprochement qui existe entre les membres de la communauté confère également aux Halflings une remarquable capacité à s’unifier. Pus que toute autre race, ils se considèrent comme les membres d’une société et non comme des individus. C’est là la source de leur célèbre intérêt pour leur généalogie. Pour le Halfling atavique, connaître ses ancêtres, c’est avoir une place solide dans la société. II sait qui il est parce qu’il connaît ses ascendants et leurs relations avec les autres gens (dans ce cas, le mot employé pour "gens" ne désigne que des Halflings).
Les Halflings sont connus pour s’intéresser à l’enregistrement de leur lignée. Ils sont fiers de leurs familles, à tel point que tous peuvent réciter leur arbre généalogique en remontant au moins dix générations, et ils n’ont généralement pas besoin de remonter à plus de huit générations pour se découvrir un parent commun (tante, cousin...). Mais parfois pour en établir l’existence, il peut leur falloir détailler jusqu’à treize générations. Cela signifie qu’il leur faut comparer jusqu’à seize mille ascendants. On comprend la précision de leur connaissance de l’histoire familiale. Les huit générations seules, constituant le maximum de ce qu’ils peuvent citer sans consulter l’arbre généalogique, représentent au bas mot cinq cents individus. De nombreux clans Halfling peuvent retracer leur ascendance sur plusieurs siècles, jusqu’à la fondation même du Mootland. L’Ancien du Moot - actuellement Hisme Fiercœur - est le gardien du Haffenlyver, un ancien parchemin enluminé détaillant les principales lignées de leurs clans principaux, considéré comme le plus grand trésor des Halflings.
Leur attachement à la généalogie les rend sensibles aux situations qui empêchent de rattacher clairement un enfant à une lignée. Imaginez la difficulté, pour un Halfling, de ne pouvoir nommer son père - qu’il soit biologique ou reconnu comme tel - ni situer ses liens avec les autres familles : une telle incertitude constitue un véritable handicap social.
Cette forte cohésion a parfois permis l’union de communautés entières face à l’oppression des Grandes Gens. À plusieurs reprises, malgré la puissance apparente de leurs adversaires, les Halflings sont parvenus à s’organiser collectivement et à chasser des occupants indésirables avant même le coucher du soleil ! Ils forment cependant un peuple globalement pacifique, plus concerné par le bien-être de leurs troupeaux et le soin de leurs récoltes, l’heure de leur prochain repas - ou celle d’une pause pour fumer de l’herbe à pipe - que par leur combat. Néanmoins, ils sont aussi très déterminés et même opiniâtres et peuvent vaillamment défendre leurs terres, leur maison et leur repas avec une rigueur considérable, même sans être vraiment des guerriers. Si l’on associe cela à leur légendaire adresse à la fronde, on comprend mieux comment les Halflings peuvent s’avérer de tenaces adversaires. Parfois levés en milices pour faire face à un danger, ils font preuve d’un remarquable courage pour défendre leurs biens mais leur petite taille et leur nature pacifique jouent lourdement contre eux.
Les Halflings, qui restent d’une nature rurale, même au sein de leurs villes, sont plutôt terre-à-terre et apprécient les plaisirs de la chère, les boissons fortes, le bon tabac et les discussions qui feraient rougir les marins de Marienburg. Les histoires (après la nourriture, un bon coin pour dormir et la généalogie, mais avant l’herbe à pipe) constituent une autre de leurs passions fondamentales. Leur penchant pour les potins remonte à leur jeunesse, où souvent ils « profitaient du soleil », juste à portée d’oreille d’une conversation. Explicites à l’extrême, les Halflings ne sont pas gênés par le fait de raconter en détail les exploits nocturnes de leur tante à de parfaits étrangers, ne serait-ce que « pour passer le temps ». Parmi leurs sujets préférés figurent les grandes quêtes et l’héroïsme et sont capables de consacrer encore plus de temps aux récits et sagas qu’à la comparaison de lignées généalogiques. Enfin, tant que les héros de ces histoires appartiennent à d’autres races, car les histoires qui évoquent des Halflings les rendent nerveux et éveillent l’idée que les choses comme le danger et l’excitation non voulue peuvent réellement affecter leur propre existence.
Lorsqu’un conte a pour héros un membre de leur race, il contient généralement peu d’événements durs ou dangereux, mais beaucoup de vivacité d’esprit, au service d’un grand but, par exemple accroître une récolte ou se procurer de la nourriture quand la moisson a été mauvaise.
II y a bien sûr des exceptions où des Halflings ont effectivement pris part à de grands événements. Mais c’était toujours pour aider des représentants d’autres races parce que... « Après tout, les Humains et les Nains sont bien capables de chercher les ennuis, contrairement à nous qui sommes des êtres sensés ! » Ces contes ne sont répétés que par les descendants directs du personnage concerné, qui tirent une fierté familiale du fait que leur ancêtre était un héros même pour les Grandes Gens.
Les aventuriers Halflings qui retournent parmi les leurs sont les bienvenus, jusqu’à un certain point. Un aventurier qui répandrait le récit de ses exploits dans toute la ville risquerait d’encourager de jeunes gens impressionnables à partir. Les gens du voisinage feront de leur mieux pour souligner les côtés négatifs de ces pérégrinations en questionnant l’aventurier sur les difficultés qu’il a eues à prendre des repas réguliers, sur la manière dont il s’est accommodé de l’inconfort des traversées de marécages froids et désagréables, sur la façon dont il a réussi à garder ses biscuits secs.
L’aventurier se montre généralement coopératif. Il est très malpoli de contrarier ses hôtes, et rares sont ceux qui souhaitent attirer sur eux les reproches d’une mère persuadée qu’on a incité ses enfants à quitter le foyer. II arrive même que certains des plus proches amis de l’aventurier ne réalisent jamais quelle vie il mène. Il préfère en effet ne pas se vanter de ses exploits lorsqu’il revient au pays, par pure politesse. « Quand je rentre chez moi, » déclarait "Peleur" Piedplat (devenu célèbre depuis le siège de Kislev), « je ne veux pas discuter des Trolls et de leurs semblables. Je veux savoir qui s’est marié avec qui, et pourquoi la récolte d’herbe à pipe a été si bonne cette année. »
Bien que les aventuriers Halflings puissent se plaindre de la monotonie de leur pays lorsqu’ils retrouvent leurs compagnons d’exploits au printemps, l’approche de l’automne suffit à raviver leur impatience de rentrer chez eux. Ils passent alors l’hiver blottis devant la cheminée, savourant des gâteaux et échangeant des histoires rassurantes de héros et de méchants morts depuis longtemps.
La plupart des Halflings sont casaniers, les terres fertiles du Moot ont facilité l’existence des Halflings qui y résident, qui ne semblent pas chercher à se rappeler l’existence d’un monde au-delà de leurs frontières. Ils apprécient la paix et le calme, et il n’est rien qu’ils désirent plus que profiter d’un bon repas et d’une bonne séance d’herbe à pipe entre Halflings. Mais il est un petit nombre de Halflings qui trouvent le Moot des plus ennuyeux. L’événement le plus grisant de la journée se résume souvent à découvrir quelle tarte va assurer le dessert, ce qui peut frustrer certains d’entre eux. Ces Halflings développent un goût certain pour l’aventure et laissent le Moot derrière eux pour s’adonner bien souvent à des activités peu recommandables. Dans la mesure où ce sont généralement ces Halflings que l’on croise à travers l’Empire, il y a de bonnes chances que cela ait participé à leur réputation de fripouilles aux doigts trop agiles.
| Des Clans dans les Clans | |
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| La société Halfling s’articule autour des clans : des conglomérats de parents qui partagent un ancêtre commun (mais pas toujours le même nom de famille). Chaque région de l’Empire a les siens propres, mais ces derniers peuvent également se déplacer, ce qui peut engendrer des disputes fratricides. Certains Tuilecaramel dans le Moot préféreraient encore être pris pour des Pochégarée que d’être surnommés les Tuilecaramel du Reikland. Certains Pumpkerlicken du Stirland n’ont jamais rencontré leurs cousins du Mootland. Et, bien entendu, le Moot a ses propres clans uniques, notamment : | |
| Les Moûtfriable. Tandis que la majorité des habitants du Mootland cultivent du tabac, des fruits ou élèvent des moutons, les Moûtfriable ont fait fortune dans l’élevage de cochons Nains. La graisse qu’ils en tirent est utilisée par presque tous les cuisiniers du comté. Elle est également populaire auprès des Bouchers Ogres. L’odeur de la crasse et de la graisse de porc produite les suit partout, ce qu’ils compensent avec un sens aigu de l’autodérision. | Les Bassecolline. La recette de la fameuse et étrange bière Halfling est un secret bien gardé du clan Bassecolline, et les secrets sont leur autre spécialité. Ce qui a commencé comme une méthode de promotion de leur marque est devenu un mode de vie pour de nombreux Bassecolline. Ils sont tellement mystérieux que le reste du Moot leur fait désormais moins confiance. Ils ont aussi gagné une réputation de messagers, confidents et espions. |
| Les Harbarfenarder. Les fermes de tabac des Feuillevertes sont possédées par de nombreux clans différents, mais le conditionnement et l’exportation aux recoins éloignés du Vieux Monde sont principalement gérés par les Harbarfenarder. Les usagers des routes du Mootland qui ne sont ni de simples fermiers ni des messagers sont très probablement des chariots de livraison de Harbarfenarder. Ils apportent généralement les dernières nouvelles et potins, les Harbarfenarder étant aussi bavards que leurs pipes sont longues. | Les Petitnez. La taille de leur tarin varie, néanmoins les Petitnez ont cultivé une réputation de clan fiable, travailleur, et impartial. Leur peu de goût à se mettre en avant et leur désintérêt pour les hautes fonctions les font considérés comme plus objectifs que les autres Halflings. Leur réputation est telle qu’ils sont souvent poussés à devenir des Anciens, en supposant qu’ils ne seront pas influencés par leur égo, ce qui n’est pas toujours vrai. Comme disent les Halflings : « Petitnez, gros problèmes ». |
| Les Fiercœur. Autrefois renommés pour leurs prouesses et leur courage à toute épreuve sur le champ de bataille, les Fiercœur ont gagné en célébrité grâce à la position de Hisme. Ils sont désormais une force politique importante du Mootland. Cependant, leur certitude que Hisme nommera l’un d’entre eux Comte Électeur a créé une concurrence qui a divisé ce clan autrefois uni. Un visiteur qui s’adresse à un Fiercœur avant un autre pourrait se retrouver méprisé par la moitié de la ville pour ce faux pas. | Les Gransarbre. Jusqu’à récemment, les Gransarbre étaient un clan plus petit et moins prospère, mais depuis que le Moot est devenu une destination touristique plus populaire, ils ont gagné en importance. Les Gransarbre sont des hôtes nés, sociables et chaleureux, ce qui les rend parfaitement adaptés pour accueillir les nouveaux venus. Ils sont également d’incurables plaisantins, bien plus que les autres Halflings, et ont répandu cette pratique de taquiner les touristes dans l’ensemble du Moot. |
Les Halflings et Leurs Dieux modifier
Les Halflings sont réputés pour être le peuple le moins religieux de l’Empire, une image qu’ils ne cherchent guère à contredire. Peu enclins aux cultes organisés, aux prières régulières ou aux dogmes contraignants, ils honorent leurs Dieux et ceux de l'Empire de manière occasionnelle et pragmatique, souvent lorsque cela sert de prétexte à un repas ou à une fête. S’ils considèrent Sigmar comme l’un de leurs protecteurs attitrés - alors qu’aucun texte de Sigmar ne mentionne l’existence de la race, et encore moins le fait qu’il faille la protéger - leur divinité la plus populaire est Esméralda, Déesse du Foyer et de la Cuisine, vénérée sans temples ni clergé, principalement dans les cuisines Halflings, et dont la principale célébration est la Semaine de la Tourte, célèbre pour ses excès. D’autres Dieux mineurs existent, liés à l’agriculture, à la famille ou aux traditions, mais leur culte reste sporadique. Globalement irrévérencieux, les Halflings se montrent peu intéressés par la piété formelle, préférant célébrer la vie, la nourriture et la convivialité plutôt que se soumettre aux exigences d’une foi structurée.
- Pour plus d’informations sur le panthéon Halfling et leurs croyances, voir l’article dédié : Les Dieux des Halflings
Politique Halfling modifier
La quasi-totalité des sujets politiques des Halflings est résolue par un Conseil des Anciens, un processus incroyablement informel et officieux aux yeux de l’Empire. Chaque village a un groupe d’Halflings qui rendent des jugements sur la loi et la politique, tandis que les problèmes plus importants ou les appels sont gérés par des villes plus grandes ou par le Grand Conseil de la capitale, Eicheschatten. Les membres des conseils sont souvent en nombre impair afin d’éviter les égalités lors des votes. Une fois nommé, un membre l’est généralement à vie. Malgré le nom, il n’y a aucune restriction d’âge (ou de genre) pour rejoindre un conseil. Mais comme la nomination est à vie, ils sont souvent composés d’Halflings plus âgés. Les Halflings ambitieux doivent être choisis par un membre reconnu du Conseil.
Les Conseils des Anciens ont lieu une fois par mois, mais parfois seulement une fois par an, car la plupart du temps, la société du Mootland adopte plutôt une approche « vivre et laisser vivre » et laisse le peuple régler ses différends de manière indépendante. Comme les familles sont nombreuses (un seul ménage pouvant atteindre jusqu’à 50 personnes) et très liées les unes aux autres, et que les nouvelles vont vite, il est difficile de faire quoi que ce soit sans que votre propre mère ait connaissance des moindres détails. Cela signifie que le compromis et l’échange sont des voies de résolution classiquement employées. Les lieux sont toujours emplis de conversations. Rien n’est fait sans une longue discussion préalable afin de s’assurer que tout le monde est d’accord. Cela peut prendre un moment, et même les individus les plus patients (notamment les Nains) trouvent qu’il est compliqué d’organiser quoi que ce soit dans le Moot parce que tout le monde doit donner son avis.
Bien sûr, tout n’est pas aussi harmonieux que les habitants du Mootland aiment le prétendre. Les clans et les conseils peuvent se contredire, par conséquent les décisions et affiliations de leurs membres peuvent créer des conflits. Les Halflings sont loin d’être aussi rancuniers que les Nains, mais les familles sont comme des mémoires vivantes. Les Halflings sont des gens aimables, souvent par nécessité de voir venir la fin de la journée en dépit de longues disputes et de colère persistante.
Les Anciens du Moot modifier
Même si les Halflings ont une approche décontractée de la vie, c’est souvent parce qu’ils sont obligés de céder face aux cultures dominantes qui les entourent. Les visiteurs du Moot découvrent que de temps en temps, les Halflings sont bel et bien capables de solennité, ainsi que de prendre les choses presque au sérieux, et cela arrive surtout dans le Moot.
Par exemple, contrairement à la plupart des Comtes Électeurs, le représentant du Moot doit être élu par le Grand Conseil des Anciens. Grand Ancien est le titre qu’ils préfèrent. L’élection a lieu tous les trois ans à Eicheschatten. Elle n’a pas la pompe que les grandes races affectionnent tant, mais elle est essentielle à la politique du Moot. Elle se déroule avec ses propres types de formalité et de respect. Les familles ont plus de chances de se retrouver autour d’un pique-nique que les soldats de défiler dans les rues, mais c’est ainsi que les Halflings font preuve de respect : en se rassemblant autour d’un repas. La société du Mootland fonctionne parce que chaque Halfling se considère comme faisant partie de celle-ci, et comme ayant un intérêt à la protéger. En effet, les visiteurs découvrent des villes paralysées lorsqu’un conseil est en cours.
Non pas que les jours de conseil soient calmes, pas plus que les « fêtes religieuses », d’ailleurs. Même les cours les plus suprêmes du Moot sont bruyantes et grivoises, avec des blagues fréquentes, des questions au public et des « participations » (constantes interruptions) de celui-ci. Hisme adore entamer les affaires officielles en faisant un énorme bruit de pet avec sa bouche pour avoir l’attention générale. Le Grand Conseil le plus long de l’histoire aurait apparemment été allongé par des débordements persistants de gens se mettant à chanter, accompagnés de bruits d’aisselles assourdissants par une célèbre Ancienne, Obvaluta Moûtfriable.
Loi Halfling modifier
Il existe un dicton populaire du Stirland qui dit : « les Halflings n’ont pas de lois ». Au sens le plus large, cela signifie que de manière générale, les petites fautes et leurs préjudices sont vite oubliés, des coupables comme des victimes. D’autres choisissent de l’interpréter plus littéralement : les petits Mootlanders n’ont que faire des lois. Pour certains Stirlanders (et de plus en plus d’Averlanders), cette interprétation serait la bonne. Après tout, le territoire du Stirland lui-même a été volé par les Halflings pour fonder le Moot. Par conséquent, ils sont forcément un peuple sans lois qui ne se préoccupe que de lui-même. Il n’y a donc aucun mal à les voler en retour. Les bergers du Stirland vont ainsi faire paître leurs troupeaux sur les terres du Mootland. Les forestiers du Stirland s’introduisent dans les forêts du Moot pour chasser et couper du bois. Les muletiers traversent le Moot sans payer les frais de passage de la frontière. Les Baillis et les Intendants grignotent petit à petit ses frontières de tous côtés. Après tout, qui va les en empêcher ? Les Patrouilleurs et les Patrouilleurs Fluviaux sont chargés de défendre l’intégralité de l’Empire, « jusqu’aux cieux les plus reculés », mais arrêtent généralement leurs patrouilles aux frontières du Mootland. Aucun des fonds impériaux ne sert à engager des troupes pour repousser les invasions de Peaux-Vertes ou de Morts-Vivants. Aucun Collecteurs de Taxes ne vient s’assurer que les impôts du Moot ne sont pas excessifs ou injustes.
Le mythe populaire est que le Mootland est isolé et agit comme si le reste de l’Empire n’existait pas. La vérité est toute autre : c’est l’Empire qui souhaiterait que le Mootland n’existe pas. Le Moot est un endroit où les Halflings se préoccupent d’affaires qui les concernent, car ils sont les seuls à le faire. Et ils appliquent souvent cette politique à l’extérieur. Si les visiteurs appartenant à une espèce de « Grandes Gens » (les humains, Nains et Elfes) souhaitent obtenir justice pour des crimes commis à leur encontre, les habitants du Moot hausseront les épaules et diront « les Halflings n’ont pas de lois ».
Cependant, les Halflings ont bel et bien un système légal, même s’il est beaucoup plus simpliste et libéral que celui du reste de l’Empire. La « justice humaine » est un terme Halfling pour décrire quelque chose de cruel et d’hostile. De leur point de vue, les exécutions sont barbares, la prison ne sert qu’à gâcher la bonne main d’œuvre, et les piloris les bons légumes. Les punitions pour les crimes commis par des Halflings sont infligées par les Conseils des Anciens. Elles sont pratiquement toujours d’ordre financier et sont payées avec de l’argent, du travail ou un échange de marchandises. La punition la plus extrême chez les Halflings, particulièrement sévère pour une culture articulée autour de la communauté, est l’exil. Dans certaines zones rurales, les Halflings marquent les individus exilés s’ils pensent que les nouvelles ne circuleront pas assez vite, mais c’est rare. Cependant, la conséquence fâcheuse de ce système est que le coupable et la victime continueront de se fréquenter : il est possible de vivre et de travailler aux côtés de l’assassin de votre cousin pour le reste de votre vie. Les Halflings attendent parfois la nuit pour apporter une « justice humaine » à ceux qui, d’après eux, le méritent.

Les Halflings dans l’Empire modifier
Les Halflings forment sans doute la race la plus facile à vivre du monde entier, mais personne ne devrait se laisser tromper par leur amour pour une vie confortable et les tenir pour des opposants négligeables. Ils sont généralement considérés comme de petites crapules sournoises, extrêmement égoïstes et cupides, et sont souvent accusés (non sans raison) d’être dégénérés, consanguins et vulgaires. Ils suscitent certainement leur lot de préjugés et, comme la plupart des visiteurs non humains de l’Empire, l’opinion générale des citoyens humains diffère sensiblement de la façon dont les Halflings se décrivent eux-mêmes. Ils se considèrent comme des amoureux de la paix et du calme, de la détente et d’une agréable sieste après un bon repas. D’autres les qualifient simplement de paresseux. Les Halflings sont également prudents et circonspects, s’abstenant judicieusement de se mettre en danger, des qualités souvent interprétées comme de la lâcheté par toutes les autres races. De même, ils ont la réputation bien méritée d’être des voleurs aux doigts agiles, alors que les Halflings eux-mêmes diront qu’ils sont opportunistes et qu’ils saisissent simplement les occasions que la fortune leur offre. Ils affirment généralement que si l’ancien propriétaire tenait vraiment à conserver l’objet en question, il l’aurait gardé dans un endroit plus sûr. On peut dire sans se tromper que si un Halfling a besoin d’une ficelle, il n’hésitera pas à emprunter les lacets de quelqu’un, oubliera probablement de les rendre, et niera toute responsabilité lorsque la botte du propriétaire en colère se détachera. Par conséquent, leurs poches sont généralement remplies de petits objets « utiles » qu’ils ont acquis. Heureusement, ils ont quelques qualités qui rachètent leurs défauts : tout d’abord, ils sont plutôt doués au tir à l’arc (à l’arc court, bien sûr), et ensuite, ce sont d’excellents cuisiniers. Sans surprise, ces talents sont nés de leur désir de chasser et de préparer de savoureux repas.
Ces jugements, pour excessifs qu’ils soient, se sont renforcés au fil des grandes crises qui ont secoué l’Empire, et certaines pages de l’histoire ont durablement marqué la réputation des Halflings. En tant que race peu douée pour les activités martiales, ils ont souffert lorsque les Waaagh! de Gorbad Griff’eud’Fer et de Grom la Panse des Monts Brumeux ont ravagé l’Empire, saccageant le pays, massacrant et pillant à leur guise. Des milliers d’autres ont été tués récemment, lors de la répression brutale de la soi-disant rébellion des Halflings par le Comte Électeur Marius Leitdorf. Dans ces moments terrible, les Halflings du Moot s’isolèrent - principalement sous terre - ou tentèrent de fuir le long de l’Aver. Ces réactions leur valut une réputation de peuple lâche, mou et uniquement intéressé par les plaisirs de la vie. Ce préjugé toucha les Halflings dans tout l’Empire et provoqua une division avec ceux demeurés dans le Mootland.
Ainsi, il est moins fréquent de voir des Sorciers des Taillis Halflings, mais on en dénombre quelques-uns, en particulier dans le Moot. Ils s’intéressent plus aux remèdes à base d’herbe, aux potions et aux traitements magiques qu’aux sorts. Les Halflings ont souvent plus de respect pour eux que pour les Magisters de formation officielle, et pour beaucoup, ce sont des membres précieux de la communauté. Les Sorciers des Taillis Halflings ne se perdent pratiquement jamais dans la Nécromancie ou dans la Démonologie.
Malgré cette image ternie par l’histoire et les préjugés, les Halflings ont su trouver leur place au sein des sociétés humaines, souvent de manière discrète mais durable. En effet, grâce à leurs quelques qualités et talents, de nombreux Halflings ont trouvé un emploi rémunérateur (bien que pas toujours honnête) dans les terres humaines. Ils sont largement reconnus comme les meilleurs chefs cuisiniers qui soient, et il est devenu quelque peu prestigieux d’en avoir un dans toute maison aisée ou au sein d’une suite, même si l’employeur serait bien avisé de garder un œil attentif sur l’argenterie. Ceux qui ont la main plus rude sont souvent engagés comme cuisiniers dans les casernes militaires, voire pour aider à nourrir les troupes en marche. Il est avéré que les cuisiniers Halflings peuvent préparer des ragoûts si épicés qu’ils peuvent être utilisés comme arme de guerre, ce qui a déjà été le cas sur les champs de bataille par le passé. Les Halflings ont un instinct naturel pour le braconnage et trouvent parfois du travail dans de grands domaines en tant que gardes-chasse. Ce sont d’excellents archers, mais ils préfèrent tirer depuis une position relativement sûre. Ainsi, lorsqu’ils sont appelés à participer à la défense du territoire, ils deviennent souvent des éclaireurs furtifs, opérant sur les flancs, cachés dans les arbres et les sous-bois, ne se sentant pas assez confiants pour tenir leur position sur la ligne de front. Experts dans la cueillette et la préparation d’herbes, de baies et de champignons, ainsi que dans la culture patiente de potagers et de vergers, les Halflings sont reconnus comme d’excellents jardiniers, à l’origine de certains des plus beaux domaines du Vieux Monde. Ces mêmes connaissances peuvent toutefois être détournées vers des tâches plus douteuses, comme la fabrication de Drogues et de Poisons. En effet, d’autres Halflings exploitent leurs aptitudes naturelles - et le fait qu’on les juge souvent inoffensifs, voire insignifiants - pour emprunter des voies moins respectables, dans lesquelles ils savent être d’une efficacité redoutable. Ils sont petits et discrets, et passent donc souvent inaperçus, ce qui leur permet soit de faire les poches d’un passant, soit de passer la main par une fenêtre ouverte. Ils sont capables de se faufiler dans des interstices et des trous étroits (du moins avant le déjeuner) pour s’introduire là où ils ne sont pas les bienvenus, et sont étonnamment rapides lorsqu’il s’agit de prendre la fuite après avoir commis leur forfait.
Qu’ils soient employés honnêtement ou qu’ils vivent de combines plus ou moins tolérées, les Halflings sont omniprésents dans tout l’Empire, vivant parmi les humains et travaillant dans tous les secteurs des services. Nombre de maisons riches emploient des Halflings dans leurs cuisines et un certain nombre d’auberges-relais, de tavernes et d’hostelleries sont tenues par des Halflings ou en comptent plusieurs parmi leur personnel. Même les Universités de l’Empire tolèrent la présence d’Étudiants Halflings, en vertu d’une obscure ordonnance impériale demandée par l’Ancien du Moot, il y a bien longtemps de cela. Les Halflings sont également très présents dans de nombreux villages, où il n’est pas rare de les trouver employés dans une auberge ou à la ferme. La plupart des cités de l’Empire ont un ghetto Halfling (ou « Klein-moot ») - Altdorf comprend quartier entier, connu sous le nom de Haffenstadt - où la population de ces petites gens vit dans de minuscules maisons colorées agglutinées dans des rues exiguës. On trouve certains établissements commerciaux dans les Klein-moot, et les membres des autres races s’y rendent souvent pour y trouver des biens et des services spécifiques, dans les nombreux restaurants, tavernes, magasins de tabac à pipe, ou parmi les innombrables stands de nourriture de rue. Les Halflings sont connus pour être les meilleurs cuisiniers de l’Empire, et des Bretonniens en sont déjà venus aux mains en pleine rue avec des Impériaux après avoir osé suggérer que leurs grands chefs pouvaient rivaliser avec des Halflings.
Les généralisations, bien qu’ancrées dans le quotidien, reposent souvent sur une compréhension superficielle de la culture Halfling, qui sont généralement perçus par les gens étroits d’esprit comme des cuisiniers et des voleurs, ou encore des cuistots-voleurs, bien que cette vision soit plutôt injuste car elle tend à généraliser à partir de deux traits bien distincts. Le premier est leur capacité indéniable à cuisiner un bon plat à partir d’à peu près n’importe quoi. Le second est leur perception particulière de la propriété et du vol. La plupart des Halflings ont grandi au sein de grandes familles de frères et sœurs, de tantes, d’oncles, de « cousins par alliance » et autres parents plus ou moins proches. La pratique qui consiste à prendre ce qui peut s’avérer utile, qu’il s’agisse d’une tourte, de quelques couronnes ou même d’un bijou, est profondément ancrée dans la personnalité des Halflings. Après tout, si tout le monde fait partie de la famille, pourquoi demander la permission ? Bien sûr qu’il vous le « prêtent ». Ces deux caractéristiques ont influencé la perception des étrangers, qui considèrent que les Halflings peuvent, au mieux, servir de domestiques sur lesquels il faut garder l’œil.
Cette présence diffuse et constante a donné naissance à toute une série de clichés, de plaisanteries et de jugements hâtifs dans la culture populaire impériale. Ce regard moqueur et condescendant s’exprime particulièrement dans les blagues et récits populaires colportés par les humains. En effet, dans l’Empire, une blague courante dit que si vous laissez deux Halflings dans une pièce, ils sont capables de discuter généalogie jusqu’à mourir de faim - soit environ quatre heures, vu leur amour pour les petits grignotages ! Une autre plaisanterie populaire - répétée avec plus ou moins de bienveillance selon les régions - prétend que les Halflings ne mesurent pas le temps en heures, mais en repas. Cette tradition orale, transmise dans les tavernes et les salles de garde, affirme qu’une journée halfling serait rythmée par une interminable succession de plats, de collations et de pauses gourmandes, chacune dotée d’un nom précis. Selon cette vision caricaturale, la journée commencerait peu après l’aube par le repas du lever, suivi d’un petit plat de mise en train, puis d’une collation de travail. Viendraient ensuite le repas de milieu de matinée, la pause de renfort, et le plat d’avant-midi, avant d’atteindre le grand ragoût du zénith, considéré par les conteurs comme le premier véritable repas de la journée. L’après-midi ne serait guère plus frugal, avec la douceur de digestion, la collation de reprise, le goûter des jardins, puis la pause salée, parfois suivie d’un petit chaudron de l’après-jour. À l’approche du soir viendraient le premier souper, le repas familial, les plats d’accompagnement, et une série indistincte de desserts, puddings, tartes et restes indispensables. La nuit, toujours selon ces mêmes récits, serait ponctuée par le second souper, la collation tardive, le repas de veille, et enfin le grignotage de minuit, sans compter toute bouchée jugée nécessaire « pour ne pas se coucher le ventre vide ». Les humains aiment à plaisanter en fixant des rendez-vous « un peu après le grand ragoût » ou « juste avant le second souper », persuadés d’employer là une terminologie parfaitement compréhensible. Les Halflings, pour leur part, n’utilisent aucun de ces termes et mangent simplement lorsqu’ils en ont envie - ce qui, il faut bien l’admettre, alimente largement la légende.
Derrière ces plaisanteries, toutefois, se cache une vérité plus nuancée. Si les Halflings, ordinairement si paisibles, n’ont jamais été perçus comme un peuple martial - le concept même de guerriers Halflings étant ici aussi la source de nombreuses plaisanteries humaines - ils peuvent se montrer agressifs et courageux s’il leur faut défendre leur patrie, ou leurs quartiers au sein de villes humaines frappées par des émeutes. Leur contribution militaire ne se limite pas uniquement aux tâches logistiques auxquelles on les cantonne volontiers et servent d’éclaireurs et de francs-tireurs dans l’armée impériale. Plusieurs d’entre eux sont cités dans les rapports des chefs militaires pour leur bravoure et leur ingéniosité, même si ces courriers sont souvent accompagnés de plaintes des officiers chargés de l’intendance. Mais pour les Halflings du Moot, la guerre semble très lointaine et l’opinion générale considère qu’à l’instar de l’Empire lui-même, elle les ignorera royalement.
Les Halflings sont des survivants naturels et s’adaptent très facilement. Ce peuple persévérant et résilient est capable de s’approprier tout ce que la vie met sur son chemin. Pour cette raison, de nombreux Halflings n’ont pas vu l’intérêt d’emménager au Moot lors de sa création, même si la plupart d’entre eux préfèrent habiter à proximité. Certaines familles Halflings ont vécu à Altdorf ou Middenheim depuis bien avant la fondation du Moot, et ont davantage en commun avec d’autres Halflings « Citadins » qu’avec ceux de leur soi-disant « patrie ». Ceux qui descendent des fondateurs du Moot, eux, ont leurs propres excentricités et caractéristiques qui rendent le Moot unique face à n’importe quel quartier Halfling de l’Empire. Tous les Halflings ont de la tendresse pour le Moot et ce qu’il représente, et aucun des grandes-gens n’a le droit de le critiquer. Mais à l’abri des oreilles humaines, ils n’hésitent pas à expliquer en détail pourquoi ils ne voudraient jamais y vivre (ou nulle part ailleurs, le cas échéant).
Ainsi, malgré - ou à cause de - tout cela, les autres peuples peinent encore à accorder aux Halflings le sérieux qu’ils méritent. Leur attitude décontractée et leur attention portée aux choses simples - comme l’entretien d’un potager ou la qualité d’un repas - donnent l’impression qu’ils se désintéressent des affaires graves et des enjeux politiques. Pour beaucoup d’humains, de Nains et même d’Elfes, les Halflings restent avant tout de bons serviteurs, et, selon certains Elfes, de charmants compagnons.
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Le Comte Électeur modifier
La tension entre le Mootland en tant qu’endroit et concept qui accorde du pouvoir politique culmine avec le fait que le Comte Électeur de la région doit, d’après la loi impériale, être né dans le comté. Cette loi a aussi été décrétée par l’Empereur Ludwig en partant du principe que les Halflings refuseraient ou seraient incapables de présenter un nouveau-né à la prochaine Élection Impériale, et abandonneraient de fait leur siège. Les Halflings ont vu clair dans son jeu, et se sont attelés à la tâche avec une grande ferveur. Trois mois plus tard (la gestation des Halflings étant particulièrement courte), Gracieuse « Grace » Gransarbre a été présentée et est devenue la plus jeune Électrice Impériale à participer à un conseil. Évidemment, sa famille l’aidait à prendre des décisions, et cette tradition a été perpétuée.
« Mooterné » est un terme désobligeant utilisé par les Halflings qui vivent à l’extérieur du Mootland pour décrire les personnalités politiques qui en sont originaires, proviennent d’un tout petit ensemble de familles et ne se préoccupent que d’affaires du Mootland. Le Comte Électeur actuel, Hisme Fiercœur, est une exception à la règle : c’est une figure cosmopolite qui a beaucoup voyagé et qui a vécu à Altdorf la majorité de sa vie. Il a pu solliciter les Halflings de tout l’Empire et de tous les clans. Il est considéré comme une figure unificatrice et un gage de stabilité. Toutefois, il songe à prendre sa retraite, car il a désormais cent-cinquante-neuf ans, souffre d’arthrite et commence à oublier des choses. Il a parfaitement conscience que tout son entourage cherche actuellement un candidat potentiel pour lui succéder, mais cela fait des années qu’il repousse l’échéance, car il n’a pas encore trouvé de remplaçant convenable. En effet, l’Électeur du Mootland est choisi par le Grand Conseil des Anciens lors d’un vote à Eicheschatten. Le Conseil choisit presque systématiquement le Halfling nommé par l’Électeur sortant, car ce dernier se donne du mal pour choisir un individu que le Conseil approuvera. Il est donc essentiel pour les candidats qui souhaitent être choisis de traverser le pays et obtenir le soutien des anciens des villes et des individus qu’ils représentent. On appelle cela le Racolage.
« À l’Aventure, Compagnons ! » modifier
Partir à l’aventure est redouté de beaucoup, mais quelques Halflings voyagent dans les terres des hommes, où leurs capacités sont particulièrement utiles pour étudier les défenses, découvrir ce qui est censé rester caché et planter une flèche dans l’œil d’une sentinelle. S’il serait inimaginable de voler quelque chose à son hôte (mais pas de le lui « emprunter »), les sectateurs que leur groupe a débusqué ne sont certainement pas des hôtes, et il est tout à fait naturel pour un Halfling de songer à rentrer dans ses dépenses. Que pourrait-on donc objecter à une petite majoration raisonnable des frais professionnels ?
Si les Halflings ont également la réputation, justifiée, d’être de bons cuisiniers, ils peuvent se montrer peu enclins à fournir plus que leur part de travail en cuisine, estimant souvent que, s’ils avaient voulu faire carrière dans ce domaine, ils auraient pu obtenir une place chez n’importe quel Seigneur, et n’auraient pas à aller par monts et par vaux (une expression très appréciée chez eux) avec une bande de psychopathes, risquant leur vie et leur intégrité physique à la poursuite d’une secte d’adorateurs du Chaos ! Les Halflings sont cependant très raisonnables sur ce sujet ; tout en veillant bien à ne pas en faire plus que les autres, ils sont prêts à conseiller les moins doués par souci pour leur goût. L’ensemble du groupe finira par atteindre un certain niveau de compétence et le Halfling obtiendra une nourriture convenable pour la durée de l’expédition.
L’association des termes Halfling et aventurier est souvent considérée comme contradictoire. II est difficile de prendre au sérieux un individu qui part pour une expédition dangereuse dans la nature avec un poney qu’il monte, un deuxième pour transporter son matériel de campement et un troisième pour la nourriture. Mais, trop fréquemment, les Humains, Elfes et Nains moins bien équipés, sont contraints de puiser dans les sacoches du Halfling pour y trouver les tentes qui auraient dû être inutiles en cette saison, les outils pour creuser des défenses d’urgence, le produit qui permettra de se débarrasser des fourmis guerrières qui les harcèlent tous sauf le Halfling qui se repose tranquillement dans son hamac, etc. II est rare que les Halflings épuisent leurs provisions : la charge du troisième poney est presque entièrement constituée de rations de voyage destinées à compléter la nourriture fraîche qu’ils se procurent en chemin et qu’ils améliorent avec les épices conservées dans les sacoches de leur monture.
Tout aventurier Halfling sait que le monde est dur et cruel et il y est préparé. II fait son possible pour bénéficier d’un maximum de confort. II appartient à une race opiniâtre et déterminée, bien que physiquement diminué (comparée aux autres), qui préfère s’occuper des menaces par des actions furtives, ce qui est parfaitement compréhensible si l’on considère leurs désavantages physiques. C’est cependant un compagnon joyeux, même lors des périples les plus dangereux et les plus maléfiques, car il préfère toujours voir la vie du bon côté. Et dans les situations les plus extrêmes, un Halfling a toujours une chanson ou une plaisanterie à partager, et cette attitude positive est contagieuse. Personne ne peut détester un Halfling, en tout cas pas longtemps.

Liste d’Armée modifier
Il existe une liste d’armée totalement non-officielle créée par des fans pour mettre sur pieds une "armée" de Halfling à Warhammer, disponible ici (en anglais) : Warhammer Armies - Halflings

Sources modifier
- Warhammer JdR V1 - Livre de Règles
- Warhammer JdR V1 - Le Nouvel Apocryphe
- Warhammer JdR V1 - Tome de Sorcellerie
- Warhammer JdR V2 - Livre de Règle
- Warhammer JdR V2 - Tome de Sorcellerie
- Warhammer JdR V2 - Les Héritiers de Sigmar
- Warhammer JdR V2 - Arsenal du Vieux Monde
- Warhammer JdR V2 - Le Compagnon
- Warhammer JdR V2 - Career Compendium (traduit de l’Anglais par Christer)
- Livre de Règles de Mordheim
- Livre d’Armée Royaumes Ogres - V8
- Warhammer RPG V3 - Hero’s call (traduit de l’Anglais par Christer)
- Warhammer JdR V4 - Livre de Règle
- Warhammer JdR V4 - Archives de l’Empire : Volume I