Guerrier Fantôme
- « Nous avons perdu nos familles, nos terres, et notre innocence. Même nos pairs nous regardent avec des yeux méfiants, parce que tout ce qu’ils se rappellent, ce sont les atrocités commises par Malékith et ceux qui l’ont suivit, pas la noblesse de ceux qui sont restés. C’est pour ces raisons que nous livrons cette guerre dans l’ombre, parce que la rédemption ne peut venir que dans les larmes et le sang. Ce n’est que lorsque Malékith rendra son dernier souffle, son cœur percé par l’acier de Nagarythe, que nous pourrons demander à Lileath de nous pardonner les horreurs que nous avons été amené à commettre. Jusqu’à ce jour, rien ne se mettra en travers du chemin de notre vengeance… »
- - Filamar le Vif, Guerrier Fantôme de Nagarythe
Les premières batailles de la guerre civile qui déchira les Elfes eurent lieu dans les cités de Nagarythe, lorsque la plupart des Elfes de ce royaumes se rallièrent au Roi Sorcier et devinrent les Elfes Noirs. Le feu et la folie embrasèrent les rues. Le frère affronta le frère tandis que les mères poussaient des cris désespérés en tentant de retenir les coups de leurs fils. Des villes entières furent englouties par les brasiers de la guerre ; longtemps après que les pluies eurent lavé le sang des ruines, le blasphème des fratricides continua d’imprégner leurs pierres noircies. Dépassés par le nombre et la férocité de leurs adversaires, les Elfes qui restèrent loyaux au Roi Phénix se rallièrent autour d’Alith Anar et trouvèrent refuge dans les ténèbres. Ils jurèrent devant les Dieux que leurs descendants continueraient la lutte contre Malékith et ses traîtres, jusqu’à la fin des temps si nécessaire. Ces Elfes maudits furent appelé les Guerriers Fantômes et étaient les plus brutaux et les plus impitoyables des Hauts Elfes. Depuis des repaires secrets cachés dans les étendues sauvages de Nagarythe, ils menèrent une guerre sans merci contre les sbires du Roi Sorcier dans laquelle aucun des deux camps ne faisait de quartier, utilisant la ruse et la discrétion pour compenser leur manque d’effectifs. Au cours des mois qui suivirent, de nombreuses patrouilles périrent dans des embuscades, percées par des flèches ou la gorge tranchée. Depuis des générations, les Guerriers Fantômes continuent le combat avec la même détermination, aussi bien sur les rivages d’Ulthuan qu’au-delà. Les tactiques nées au départ d’une situation désespérée furent affûtées jusqu’à devenir un art mortel, transmis de génération en génération, en même temps que les noms des anciennes familles et les traditions raffinées de l’ancienne Nagarythe. Tous les enfants des clans Aesanar sont formés dès leur plus jeune âge à la survie afin de pouvoir vivre dans cet environnement hostile avant d’apprendre les techniques des Guerriers Fantômes, dont les arts secrets comprennent un large éventail de compétences, allant de la manière de se déguiser et de se fondre dans la foule aux techniques furtives de déplacement et de dissimulation, en passant par les sorts dédiée à Kurnous et Loec qui les assistent lors de leurs chasses.
Pour briller dans la réalisation de cette mission solitaire et ingrate, les Guerriers Fantômes s’entraînent sans relâche pour perfectionner leurs techniques et leurs stratégies de combat, l’art de la ruse et de la guérilla, ce qui en fait des éclaireurs chevronnés, maîtres de l’embuscade et du harcèlement. Toutes les races ont connu à un moment donné le courroux des Guerriers Fantômes, car se sont des combattants d’élite, même parmi les Hauts Elfes, qui assistent souvent les armées du Roi Phénix, précédant l’avant-garde dans une zone pour attaquer des endroits stratégiques à distance, trouver des voies de passages pour les troupes et éliminer les messagers et les éclaireurs de l’adversaire. Adeptes des tactiques d’attaques éclairs, ils sont capable de frapper rapidement et sans bruit avec de puissants tirs à courte portée, abattants l’ennemi d’une volée de flèches aussi précises que mortelles jaillie de nulle part avant de le charger pour achever tout survivant au corps à corps dans un tourbillon de lames avec de rapides et élégants coups de leurs longues épées. Ce style de combat, combinées au désir profond de vengeance des Guerriers Fantômes, fait de ces combattants des armes offensives puissantes capable d’agir seules ou en qualité d’éclaireurs pour une armée Hauts Elfes.
Vêtus de bleu, de noir ou de nuances de gris pour se fondre dans l’ombre, ils arborent parfois du rouge dans leur blason pour symboliser le sang versé de leurs proches. Ce n’est qu’après avoir versé le sang au combat contre un Elfes Noirs qu’un Asur peut se qualifier de Guerrier Fantôme et devenir véritablement membre d’un cadre. Le lien entre les Hauts Elfes d’un cadre est tel qu’ils s’appellent entre eux frère ou sœur. Les cadres de Guerriers Fantômes sont envoyés en mission d’espionnage, pour récupérer des artefacts anciens ou pour saboter un complot présumé des Druchii. Lors de leurs affrontements avec les Elfes Noirs, qu’ils haïssent, les cadres arborent fièrement leur insigne, montrant leur loyauté envers le Roi Phénix, et utilisent des pointes de flèches barbelées avec des tiges épineuses pour tourmenter leurs cibles. Au combat, la peur est utilisée comme une arme. Les Guerriers Fantômes émettent des sifflements pour imiter les Rephallim de la déesse des Enfers, Ereth Khial, venus arracher l’âme de leurs adversaires pour la condamner à un tourment éternel. Les outils des Guerriers Fantômes sont également variés, comprenant des grappins recouverts de tissu pour réduire le bruit et des pendentifs en forme de croissant de la déesse Lileath, le seul être qui, selon eux, peut leur pardonner leurs actions impitoyables. Grâce à leurs compétences et à leur équipement, les Guerriers Fantômes peuvent frapper même dans les endroits les plus sécurisés ou laisser des traces de leur passage pour semer la peur. Bien qu’ils commettent des assassinats, les Guerriers Fantômes ont horreur d’utiliser des poisons et des drogues, qu’ils considèrent comme déshonorants, car ce sont des outils souvent utilisés par les Druchii. Maîtres de la persuasion subtile, et moins subtile, même une rumeur chuchotée par un Guerrier Fantômes peut être une arme.
Même lorsqu’Ulthuan jouit d’une paix relative, les Guerriers Fantômes ne s’accordent aucun répit et veillent sans relâche contre les incursions des traîtres qui provoquèrent autrefois l’engloutissement de leur province natale. Ils patrouillent nuit et jour sur les collines et les rivages désolé de Nagarythe afin de repérer les pillards Elfes Noirs qui tenteraient d’accoster sur leur royaume dévasté. En effet, aujourd’hui encore, leurs ennemis jurés reviennent pour enlever leurs enfants et assassiner leurs familles. Les plus hautement qualifiés d’entre eux - appelés Arpenteurs des Ombres - peuvent travailler secrètement au sein de la société des Hauts Elfes pendant des années afin de déceler et d’éradiquer toute forme de loyauté envers les Druchii. Entraînés à se comporter de manière à ne pas attirer l’attention, ils sont capables de passer inaperçu au milieu de la foule pour atteindre leur cible. La tâche des Guerriers Fantômes est donc difficile et ingrate, car ils doivent sans cesse jouer le rôle de sentinelles pour déjouer la malveillance de leurs cousins maudits, et leur besoin de tromperie et la cruauté avec laquelle ils poursuivent leurs objectifs font qu’ils ne recherchent pas les louanges, et bien qu’ils soient fiers de leurs exploits, la plupart de leurs actions ne sont pas célébrées. Certains Guerriers Fantômes mènent une vendetta personnelle contre un Elfe Noir en particulier qui peut les emmener sur des rivages lointains, mais un serment lie cependant ces Elfes taciturnes à leur devoir, et tous restent farouchement loyaux envers Ulthuan et y retourneraient immédiatement en cas de besoin. Souvent considérés comme des étrangers et suscitant la méfiance des autres Hauts Elfes, les Guerriers Fantômes ont appris à travailler aux côtés de cultures plus jeunes et louent parfois leurs services.
Même si aucun Asur ne s’aventurerait à dire cela devant un fils de Nagarythe, tous perçoivent une aura de ténèbres au dessus des âmes des Guerriers Fantômes, comme si elles avaient été recouvertes d’un linceul de suspicion. Nul ne met en doute l’utilité de leur action dans la sauvegarde de leur royaume, mais une telle existence les a rendu amers et cruels. Beaucoup de Hauts Elfes ont pu constater à maintes reprises, et avec horreur, leur brutalité. Certains murmurent même que cette longue guerre contre les Druchii les a rendus plus proches de leurs frères honnis que ce que l’on pourrait croire…
- Haine des Druchii : La haine que les Guerriers Fantômes éprouvent envers les Elfes Noirs est sans limite. Ces derniers furent responsable de la Déchirure qui coûta aux Guerriers Fantômes non seulement leurs terres et la vie de nombreux être chers, mais qui ternit également à jamais leur réputation auprès des autres Hauts Elfes, qui les considèrent depuis lors avec méfiance. Tout Elfe Noir qu’ils capturent doit s’attendre à une agonie particulièrement lente et douloureuse.
Tisseurs d'Ombre[modifier]
Beaucoup de ceux qui suivent la voie de l’ombre recherchent un magicien qui leur enseignera des sorts mineurs de dissimulation et de tromperie. Ces mages de l’ombre sont souvent reconnus comme les prêtres de Loec, dieu des ombres, de la tromperie malveillante, de la vengeance et des actes sombres. Les Tisseurs d’Ombre sont un mystère même parmi les Guerriers Fantômes, leur recrutement et leur formation étant tenus secrets, et leurs rites d’initiation étant difficiles à passer.
Sources[modifier]
- Livre d’Armée des Hauts Elfes, V7
- Livre d’Armée des Hauts Elfes, V8
- Warhammer Fantasy Roleplay V4 - High Elf Player’s Guide (traduit de l’Anglais par Christer)