Grungankor Strokril

De La Bibliothèque Impériale

Grungankor Strokril est un ensemble d'anciennes mines sous la juridiction de Zhufbar, mais assez loin à l'est. Peu avant sa mort, le précédent roi de Zhufbar Throndin Pierrecœur inscrivit dans son livre des rancunes un ultime grief contre le royaume gobelin de Dukankor Grobkaz-a-Gazan qui occupait ces ruines depuis des millénaires. Lorsqu'il monta sur le trône, le nouveau roi Barundin Throndinsson décida d'accomplir la rancune de son père. A ses yeux, cette guerre serait digne d’un début de règne, et tous ses sujets approuveraient. Une conquête visant à reprendre les mines antiques lancerait Zhufbar dans une nouvelle ère propice à l’effort et à la prospérité. Il y avait davantage en jeu qu’une simple bataille, c’était le marche-pied de ses propres aspirations et besoins. Il mena les armées de Zhufbar dans une guerre contre les Peaux-Vertes qui dura 40 ans, au bout desquels les nains chassèrent les gobelins. Barundin accorda cette mine au clan Grungrik sous l'autorité de son Thane Tharonin.

Parvenu aux tunnels de Grungankor Strokril, l'expédition naine trouva d’innombrables signes d’occupation : les vieilles cages d’escalier étouffaient sous l’accumulation de détritus et de débris, d’ossements et de bouses desséchées. Les statues de leurs ancêtres gisaient fracassées, dégradées et souillées. Quant aux belles mosaïques sophistiquées qui avaient jadis orné les murs, on les avait détruites par pans entiers, les peaux-vertes pillant les tessons brillants comme de vulgaires babioles. Çà et là gisaient les restes de nains, pauvres carcasses quasiment retombées en poussière sous leurs armures rongées par la rouille, seuls quelques lambeaux de tissu permettaient encore de les identifier. Tout ce qui avait pu avoir une quelconque valeur avait été pillé. Les moisissures et les saletés rendaient les marches des escaliers glissantes. Les portes avaient été déboîtées de leurs gonds et jetées en travers des marches. Les grands cerclages en fer, rouillés, étaient vandalisés par endroits, les clous arrachés des épais battants en chêne. Des lambeaux de tissu pendaient aux rivets oxydés, et les déjections s’entassaient, plus hautes que les nains.

Source[modifier]

  • Gav Thorpe, Le Flambeau des Rancunes, Bibliothèque Interdite, 2009