Catégorie:Extrémisme religieux

De La Bibliothèque Impériale
(Redirigé depuis Extrémisme religieux)
« Sigmar est présent quand nous nous éveillons, quand nous nous restaurons, quand nous dormons. Il occupe mon esprit à chaque instant, plus que toute autre chose. La douleur empêche mon corps de me distraire. Sigmar est partout ! Rendons hommage à la gloire de Sigmar ! »
- Ulf le Prêcheur, au coin d’une rue d’Altdorf


« En avant, pour la gloire de Sigmar ! Le vrai chemin de la dévotion est pavé de crânes ! Seule la mort nous donnera l’absolution ! »
Les Dieux ne sont pas des repères moraux qui guident les mortels vers un certain idéal éthique, mais plutôt des êtres d’une puissance incroyable qui peuvent semer ruine et destruction parmi les gens simples dès lors qu’on ne cède pas à leurs exigences. Quand quelque chose de fâcheux intervient, quand un événement malheureux surgit, la plupart des habitants du Vieux Monde croient que ce sont les Dieux qui expriment leur contrariété aux dépens des mortels qui leur ont manque de respect. Les Dieux étant capricieux et imprévisibles, les mortels se tournent vers les prêtres pour apprendre comment apaiser leurs protecteurs divins et pour s’assurer que leur sort reste supportable. Mais certains poussent leur foi plus loin. Ils pensent, pour une raison ou une autre, qu’ils détiennent la bonne version, qu’ils jouissent d’une certaine inspiration ou d’un discernement exceptionnel des aspirations de leur divinité. C’est souvent de cette perception erronée que naît l’extrémisme.

Il existe deux expressions principales de l’extrémisme religieux, même si ce travers est souvent issu d’une obsession malsaine ayant trait à un unique Dieu. Il y a tout d’abord les flagellants, ces individus qui se cinglent les chairs pour tendre vers la véritable compréhension de leur Dieu, ainsi que pour prouver leur dévouement et leur valeur, espérant ainsi connaître une révélation divine et se rapprocher de l’objet de leur obsession. Les seconds sont les fanatiques, qui considèrent que leur déité est supérieure à toutes les autres et partent répandre la bonne parole, souvent de l’extrémité d’un fouet. On peut s’étonner que ces deux types d’extrémistes soient aussi courants l’un que l’autre.


Origine de l'Extrémisme

Quand la foi d’une personne s’avère extrême, ce n’est pas pour rien. Elle pourra vous dire que c’est la seule réponse possible au monde tel qu’il est, mais comment le croire, alors que la plupart des gens sont bien plus modérés dans leur piété, "tièdes" pourraient dire certains. Chaque extrémiste a ses propres raisons, mais on peut distinguer deux cas généraux.

Traumatisme

Le plus souvent, quand quelqu’un se montre soudainement plus pieux, c’est qu’un événement majeur a bouleversé son existence. Il s’agit généralement d’un chamboulement néfaste, mais il y a des exceptions. Un citadin qui se perd dans la nature et qui ne survit que grâce aux baies qu’il cueille et à l’eau des rivières pourra par exemple comprendre soudain toute la profondeur de la sainteté de Taal, tandis que la personne qui sera sortie indemne d’un blizzard pourra penser qu’Ulric lui réserve un destin particulier. Même lorsque l’expérience est douloureuse, la piété peut se concentrer sur un aspect bénéfique. Ainsi, quelqu’un qui a failli succomber à une maladie, mais s’en est sorti grâce aux soins des prêtresses de Shallya, peut tout à fait devenir un fanatique du Cœur Miséricordieux. De même, celui qui était persuadé de se noyer en mer, mais qui s’est retrouvé sauf sur le rivage a de bonnes chances de se tourner vers Manann.

Mais la plupart des gens qui s’abandonnent totalement à un Dieu le font à la suite d’un événement qui n’a rien de bénéfique : leur famille aura péri tout entière aux mains des Peaux-Vertes, une épidémie aura dévasté leur village ou la famine aura fait des ravages dans leur entourage. C’est en se cramponnant à une divinité qu’ils retrouvent un sens à leur vie.

Ces traumatismes peuvent engendrer les deux types d’extrémisme. Ceux qui sont convaincus qu’un Dieu les a choisis ont de grandes chances de tomber dans le fanatisme, tandis que ceux qui croient avoir quelque responsabilité dans le malheur qui les a frappés sont plus enclins à devenir flagellants. Tout dépend de la réaction de l’individu à l’événement, bien plus que de la nature de celui-ci. Un homme dont la famille a été massacrée par une bande d’Orques en maraude peut estimer que Sigmar l’a épargné pour éradiquer les Peaux-Vertes, mais aussi que la divinité a laissé les monstres attaquer pour le punir de ses crimes. Dans le premier cas, l’homme deviendra fanatique, dans le second, il sera flagellant.

Éducation

Parfois, l’extrémisme est induit par le milieu. C’est probablement plus courant chez les pupilles du temple, qui sont directement élevés par les prêtres du Dieu, mais on rencontre également cet aspect chez ceux qui ont des parents particulièrement pieux. Le point de vue du vrai croyant est fortement influencé par son éducation et détermine s’il deviendra fanatique ou flagellant. Une jeune fille éduquée par un érudit obsessionnel doublé d’un verenéen invétéré pourra ainsi se consacrer à la protection des livres contre ceux qui risquent de les endommager, ou bien intégrer les rangs des flagellants qui se châtient sans cesse en raison de sa mémoire défaillante.

Réaction

Le milieu peut engendrer l’inverse de ce qu’il cherche. Un enfant élevé au sein d’un foyer particulièrement impie pourra prendre l’extrême inverse par réaction. Ces personnes sont plus enclines au fanatisme, et commencent par faire pleuvoir leur sainte colère sur leur propre famille.

Il y a également ceux qui ont failli sombrer dans la corruption, mais y ont échappé de justesse, et tombent dans l’extrémisme pour purifier leur âme d’une part, mais aussi pour ne pas attirer l’attention des Répurgateurs. Ces gens deviennent plus souvent flagellants, car ils ont le sentiment de mériter un châtiment. En revanche, ceux qui ont effectivement connu la corruption et cherchent désormais à se soustraire aux conséquences ont plus de chances d’être fanatiques, car personne ne soupçonnera un répurgateur zélé d’avoir frayé avec les Sombres Pouvoirs. Si certains cultistes du Chaos feignent la piété, celui dont la repentance est sincère montre souvent une passion parfaitement authentique.

Prêche

Certains prêcheurs sont très convaincants et peuvent pousser les gens à renoncer à leur mode de vie pour sillonner l’Empire d’une ville à l’autre en se flagellant. Il arrive aussi qu’un discours touche un membre de l’auditoire au plus profond de son être, au point de changer le cours de sa vie. Certains prêcheurs sont même gênés par le pouvoir de leur verbe, mais ils risqueraient d’être accusés d’hérésie s’ils l’avouaient aux fidèles.

Révélation Divine

Certains individus sont persuadés que leur divinité a fait personnellement appel à eux pour qu’ils mènent une vie d’ascète ou pour laver le monde d’un mal ou d’un autre. Il arrive que les Dieux du Vieux Monde s’adressent directement à leurs fidèles, c’est pourquoi les gens ne taxent pas toujours aussitôt de folie ceux qui prétendent avoir vécu une telle expérience. Mais les soupçons pèsent néanmoins lourdement, car le délire est bien plus souvent à la source de l’extrémisme qu’autre chose.

Érudition

L’érudition est la voie la moins foulée par les extrémistes du Vieux Monde, car elle demande de savoir lire. Ce genre de disciple se passionne pour une interprétation particulière des préceptes du Dieu et décide finalement de vouer son existence à la suivre. Cela peut mener à n’importe quel type d’extrémisme. Le taux d’illettrisme vertigineux de l’Empire permet probablement de se garder de nombreuses hérésies.


Motivations des Vrais Croyants

Les raisons qui poussent quelqu’un vers l’extrémisme n’ont pas forcement grand-chose à voir avec ses motivations une fois qu’il sévit. Les différences entre les dévots des diverses divinités sont évidentes, mais il existe également des types généraux d’extrémistes qui dépassent l’identité du Dieu.

Il convient de se rappeler que torturer autrui à mort parce que sa perception de votre Dieu est erronée n’est pas considéré comme un comportement extrémiste. C’est au contraire perçu comme adapté et respectable, tant que votre propre culte vous soutient.

Le Juste Croyant

Ceux qui se considèrent comme de justes croyants sont convaincus qu’ils vivent sous la vigilance constante de leur Dieu. C’est ainsi qu’ils pensent encourir le châtiment dès qu’ils faillent dans l’observation de chaque contrainte imposée par leur culte. Ils suivent donc rigoureusement les principes de leur religion. Ils pensent ainsi satisfaire leur divinité ou, du moins, éviter son ire.

Conséquence de cet extrémisme, les justes croyants se mêlent difficilement à ceux de leurs contemporains qui ne sont pas aussi radicaux dans leur foi. D’une part, ils sont très critiques vis-à-vis de ceux qui n’adhèrent pas aux mêmes règles qu’eux. Par ailleurs, vu qu’ils sont totalement dévoués à un seul Dieu, puisqu’ils sont persuadés que celui-ci les observe, ils consacrent quasiment toute leur énergie au service de leur protecteur. Enfin, l’observance religieuse s’élève au-dessus de tout le reste. Ce qui comprend le respect de la loi, éviter les assauts des Hommes-Bêtes, voire gagner son pain. Il n’est pas rare que de tels personnages terminent mendiants ou martyrs.

Les autorités cultuelles encouragent souvent ces illuminés, car la plupart sont très dociles avec les prêtres, ce qui constitue un excellent exemple. Ces individus se rencontrent fréquemment chez les fidèles de Manann, Shallya, Taal et Verena.

Le Fidèle Serviteur

Voici une autre expression de l’extrémisme religieux. Ce genre d’individu est convaincu de la toute puissance de sa divinité. Celle-ci est pour lui plus grande, plus forte et plus importante que toutes les autres. Puisque le Dieu a choisi les prêtres du culte pour mener son action ici-bas, ceux-ci héritent d’une parcelle de son pouvoir. Ainsi, il faut obéir aux représentants du culte comme on le ferait aux exigences de la divinité elle-même.

D’une manière générale, les autorités religieuses apprécient ce genre d’extrémistes. Ils font des serviteurs très utiles et il est facile de leur confier les activités les plus douteuses. Ils sont particulièrement communs parmi les cultes de Myrmidia et de Sigmar, tandis qu’on n’en connaît pas chez les fidèles de Ranald ou de Verena

« Je suis indigne »

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Ce genre d’extrémiste est convaincu qu’il a offensé ou déshonoré sa divinité d’une manière ou d’une autre. S’il ne trouve pas le moyen d’expier ses fautes, il est voué au désastre, à quelque malheur exprimant la contrariété de son Dieu. Les flagellants sont souvent guidés par cette motivation, mais ils ne sont pas les seuls.

Ces extrémistes sont poussés par deux désirs. Ils veulent d’abord éviter d’irriter davantage leur divinité. Cela les amène souvent à se consacrer à des activités religieuses, ce que leur Dieu ne peut désapprouver.

Ensuite, ils cherchent à racheter leurs méfaits passés et à éviter le désastre. Les véritables flagellants usent pour cela du fouet, tandis que les fidèles d’un Dieu plus martial se jetteront corps et âme dans la bataille. Les serviteurs de Shallya n’hésiteront pas à se rendre dans les régions frappées par une épidémie pour traiter les souffrants, et mourir eux-mêmes de maladie pour expier leurs errements

Les autorités cultuelles se montrent très ambivalentes vis-à-vis de ces gens. D’un côté, ils servent d’exemples pour rappeler au reste des ouailles quels sont les dangers encourus par ceux qui contrarient les divinités. Mais en même temps, ces individus et leurs bruyantes repentances sont perturbateurs, et négliger certains aspects de la foi qui sont tout aussi cruciaux nombreux grands prêtres tentent de canaliser et de réfréner ces fidèles, mais ils interdisent rarement leurs pratiques.

Les Ennemis de Dieu

Certains extrémistes se consacrent à la lutte contre les ennemis de leur Dieu. La plupart du temps, cela se traduit par des actions militaires, mais certains traquent des adversaires plus subtile comme l’ennemi intérieur. Ces fanatiques considèrent leur mission comme ordonnée par la divinité et sont convaincu que tous ceux qui leur font obstacle ou cherchent à protéger leurs cibles sont nécessairement des ennemis de leur divinité : ils ne méritent donc que la mort.

En général, ces groupes de fanatiques sont surtout dangereux pour ceux qui les entourent. Certains sont tout bonnement déments et définissent les ennemis de leur Dieu selon des signes qu’ils sont les seuls à percevoir. La plupart sont cependant juste assez stables pour passer pour sains d’esprit. De nombreux cultes prisent ces individus qu’ils voient comme des templiers en puissance. Si leur fanatisme peut être guidé, leur détermination et leur dévouement deviennent extrêmement précieux.

Pour leur part, ceux qui traquent l’ennemi intérieur ne sont que des bombes prêtes à exploser. Ils peuvent massacrer des villages entiers ou fomenter une campagne d’assassinats contre les autorités du culte. La confession de Sigmar a une grande expérience de ce genre d’extrémistes, car de nombreux répurgateurs (pour ne pas dire la plupart) suivent cette voie fanatique. Les sigmarites restent d’ailleurs très vigilants vis-à-vis de l’Ordre de la Flamme Purificatrice. L’histoire a retenu quelques incidents malheureux qui ont vu des temples entiers rasés pour "hérésie".

Myrmidia, Sigmar et Ulric sont les Dieux les plus souvent ancrés par des fanatiques de cette catégorie, mais Morr n’arrive pas loin derrière. Ceux qui le servent concentrent leurs actions contre les morts-vivants et les nécromants, sachant que le culte doit s’assurer pour en garder le contrôle qu’ils font bien la différence entre les créatures mortes-vivantes et celles qui ne sont pas encore mortes.

Clairvoyance Supérieure

Les extrémistes qui se disent doués d’une clairvoyance supérieure ont découvert un fait important concernant leur Dieu dont peu de gens ont conscience. Cette certitude s’allie à celle qu’il est de leur devoir de partager leur trouvaille, de réformer le culte ou de préparer la population au désastre qui s’annonce. Un prêtre qui est persuadé d’avoir trouvé l’incarnation de Sigmar rentre dans cette catégorie.

Selon la nature de ce qu’ils croient avoir découvert, ces fanatiques peuvent s’avérer très différents, tout comme l’attitude du culte à leur égard. Ils sont tous perçus comme des fous dangereux, si bien que leur tolérance vis-à-vis des autorités religieuses influe largement sur la manière dont ils sont traités. Ceux qui exhortent au renversement de la hiérarchie sont systématiquement persécutés avec vigueur, tandis que ceux qui cherchent à instaurer une nouvelle fête sainte peuvent être adoptés par un grand prêtre qui pourrait voir là un moyen potentiel de récolter de nouvelles offrandes.

Certains de ces individus sont convaincus que leur divinité leur a fait une révélation. D’autres prétendent avoir découvert des secrets dans de vieux manuscrits ou dans quelque temple abandonné. La plupart ne se targuent pas d’être en communication directe avec le Dieu.

Ce type d’extrémisme se rencontre surtout parmi les fidèles de Verena, à tel point que certains observateurs vont jusqu’à avancer que tout verenéen est un de ces illuminés. On en trouve également un certain nombre parmi les adeptes de Ranald et de Taal. Les sigmarites traitent généralement ces cas très rapidement, c’est pourquoi le culte en compte peu.

Relation Privilégiée

Prophète de Verena
Une croyance répandue veut que les Dieux descendent parfois sur le Vieux Monde pour prendre directement part aux affaires des mortels. Qu’ils soient censés être apparus comme ils sont représentés en peinture ou en sculpture, ou avoir adopte une autre forme telle que celle d’un cerf, d’une pluie de poissons ou d’un champignon à l’aspect étrange, on trouvera toujours certains individus pour prétendre les avoir rencontrés Certaines dévergondées rurales vont jusqu’à affirmer qu’elles portent leur enfant. Toutes ces personnes sont persuadées d’avoir un lien privilégié avec le Dieu et attendent la prochaine manifestation de cette relation avec grande impatience.

Elles estiment ainsi être des sortes d’élues et font comme la divinité le leur intime, en dépit des recommandations des prêtres et des nobles. Ces individus prennent donc diverses formes, mais la plupart ont de toute évidence perdu la raison. Les autorités locales se chargent prestement de leur cas.

Mais certains montrent des signes de pouvoir et sont donc traités avec plus de circonspection. Les autorités savent bien qu’il est possible qu’un Dieu s’adresse véritablement à un individu et veulent éviter de s’exposer. Il arrive donc qu’un culte reconnaisse officiellement une de ces personnes comme un prophète, même si la plupart des grands prêtres attendent que l’illuminé soit bel et bien décédé pour ce faire : l’histoire ayant retenu quelques cas où le messie a fini par condamner l’ecclésiastique qui l’avait reconnu.

L’espérance de vie de ces extrémistes est la plus favorable au sein du culte de Ranald, car ils ne font pas l’objet d’une attention particulière. Ils sont également courants chez les fidèles de Morr, car la communication directe entre le Dieu et ses adeptes est acceptée par la foi.

Le Divinissime

Enfin, certains extrémistes en sont arrivés à la conviction que leur Dieu était le roi de toutes les autres divinités. Les autres Dieux ne sont alors que ses serviteurs, des entités inférieures qui rampent devant l’auguste majesté de la déité suprême. Dans presque tous les cas, cela se traduit par une vive persécution, notamment lorsque cet extrémisme est percé au grand jour. C’est pourquoi la plupart de ces individus sont obligés de travailler dans l’ombre, de nourrir leurs croyances dans des lieux reculés, loin des regards indiscrets des cultes rivaux.


Les Principales Sectes Connues

« Quelque soit le cas, ces hommes et ces femmes n’ont plus rien si ce n’est la religion, et punir les serviteurs du mal et du Chaos. »
- Andreas Bruckert, à propos des fanatiques.

La plupart des extrémistes sont des individus isolés qui ont leur propre conception de l’engagement religieux. Néanmoins, il existe des sectes de ce type au sein de chacun des cultes importants. La plupart restent plus ou moins secrètes, car si les autorités tolèrent généralement les individus peu trop fervents, les extrémistes organisés représentent toujours une menace. Le degré de clandestinité varie cependant d’une secte à l’autre, et dépend également du site. Certains bourgs sont par exemple sous le contrôle d’une secte et chacun sait qui y exerce le véritable pouvoir, même si personne ne le sur criera sur tous les toits. Dans d’autres cas, les extrémistes ne cachent en rien leur mode de croyance et seule l’existence d’une organisation reste secrète. Dans d’autres encore, le moindre indice d’extrémisme peut suffire à entraîner la peine capitale.

Ce qui suit sera la description de sectes extrémistes associées à chacun des Dieux. En aucun cas faut-il les considérer comme les seules, sachant que d’autres peuvent même rivaliser avec elles sur le plan de l’influence. Mais elles restent parmi les groupes extrémistes les plus marquants de chaque foi.

Manann

Voici trois sectes extrémistes associées à Manann, parmi les plus notables.

Morr

Voici deux sectes extrémistes qui se réclament de Morr.

Myrmidia

De tous les groupes extrémistes qui disent servir Myrmidia, deux viennent tout de suite à l’esprit.

Ranald

Les sectes suivantes sont deux groupes extrémistes sévissant au sein du culte.

Shallya

Les sectes suivantes reflètent les positions extrêmes de certains individus qui prétendent défendre les intérêts de Shallya.

Sigmar

Le culte de Sigmar compte de nombreuses sectes et divisions. Il est néanmoins important de garder à l’esprit que tous ces groupes ne sont pas extrémistes, même si la hiérarchie de la foi les décrirait comme tels. Les Malléens sont de toute évidence des hérétiques et on pourrait les taxer d’extrémisme, mais beaucoup d’entre eux ne montrent pas davantage de ferveur dans leur foi que le Répurgateur moyen. Cette section présente quelques sectes dont les excès ne font aucun doute.

Taal et Rhya

Ces cultes étant particulièrement anciens, un grand nombre de sectes étranges se sont formées au fils des siècles.

Ulric

Les extrémistes qui se réclament d’Ulric apparaissent barbares et sauvages, au point qu’on a du mal à les distinguer des sanguinaires Norses.

Verena

On compte un certain nombre de sectes extrémistes dans les rangs ecclésiastiques de Verena. Les deux qui suivent sont d’excellents exemples de la manière dont l’excès de foi se traduit dans ce culte.


Actes de Foi

La plupart des extrémistes ne se contentent pas de déblatérer dans les rues, comme nous l’avons vu plus haut, ils servent aussi activement leur Dieu. Dans presque tous les cas, ces actes ne sont que des versions radicalisées de ce que font les fidèles plus traditionnels, mais les hérétiques créent également leurs propres rites. Ces activités se répartissent en quatre catégories : les Pénitences, les Châtiments, les Sacrifices et l’Assistance. On les retrouve dans tous les cultes, même si le détail de ce qui est demandé aux fidèles diffère largement.

Pénitence

Un acte de pénitence sert à exprimer les remords du croyant pour l’affront qu’il a commis envers son Dieu. C’est la preuve que sa repentance est sincère. L’acte doit être effectué volontairement dans le cadre d’une prise de conscience du péché. Le péché est un concept très présent dans l’esprit de beaucoup d’extrémistes, qui participent donc à de nombreux actes de pénitence visant à laver des gestes ou des pensées que la plupart des gens considèrent comme normaux et faisant partie du quotidien.

La pénitence se distingue par son caractère volontaire, par le fait qu’elle ne concerne que la relation entre le fidèle et sa divinité, et parce qu’elle implique une action. Le sacrifice et l’assistance peuvent faire office de pénitence, mais ils n’en sont pas les formes principales. De même, on ne peut forcer quiconque à un acte de pénitence, ce qui est reconnu par l’essentiel des extrémistes. On peut bien entendu punir quelqu’un pour ses crimes, même s’il ne se repentit pas, ce que la plupart des extrémistes ont également bien compris.

À l’extrémité la plus modérée de la palette, il y a les prières, forme populaire de pénitence. Les gens normaux peuvent se rendre dans un sanctuaire ou un temple pour y dire une prière, tandis que les extrémistes iront plutôt passer la nuit entière agenouillés devant un autel en psalmodiant leur repentance à voix haute. Beaucoup d’entre eux iront néanmoins se cacher dans un coin pour prier en silence, tout en y consacrant la nuit entière. La pénitence par la prière est particulièrement appréciée des Shalléens et des Vérénéens, et dans une moindre mesure, des fidèles de Myrmidia et de ceux de Ranald. D’ailleurs, la pénitence officiellement reconnue par les Myrmidéens met l’accent sur la prière, car les prêtres estiment qu’elle marque la distinction entre la Déesse de la civilisation et les divinités plus barbares que l’on trouve au nord.

Acte proche de la prière, on rencontre aussi la lecture des livres saints. Cette forme de pénitence est extrêmement populaire au sein du culte de Véréna, où le fidèle peut choisir un ouvrage philosophique particulièrement ardu, qu’il lira plusieurs fois d’un bout à l’autre. Le culte de Morr l’apprécie également, car c’est le meilleur moyen de ne pas déranger le Dieu et d’empêcher que les vivants n’attirent son attention.

L’abstinence est probablement la forme de pénitence la plus pratiquée, car elle se retrouve chez tous les cultes. Cela peut se traduire par la privation pendant une certaine durée de nourriture (jeûne), de sommeil (veille) ou d’un type de plaisir spécifique. La veille est surtout pratiquée par le culte de Morr, car elle signifie que le pénitent reste à l’écart du royaume du Dieu. Le jeûne est plutôt l’apanage des fidèles de Shallya et de Myrmidia. Les Shalléens voient là un moyen d’exprimer leur compassion aux affamés, tandis que les Myrmidéens reproduisent la faim du soldat en pleine campagne. Les fidèles d’Ulric renoncent à se protéger contre le froid en passant la nuit dans la neige sans le moindre vêtement. De nombreux illuminés ne se lavent plus, mais on ne sait pas vraiment s’ils voient là une forme de pénitence.

L’auto-flagellation est une autre forme de pénitence qui connaît un franc succès chez les extrémistes, mais bien moindre parmi le reste des fidèles. Quiconque pratique ce châtiment a d’ailleurs toutes les chances d’être étiqueté comme extrémiste par son entourage. Cela dit, le culte de Sigmar le voit d’un bon œil et un fidèle qui n’y recourt qu’occasionnellement, après de graves affronts, sera simplement perçu comme quelqu’un de pieux. Le culte de Manann recommande également cette pénitence pour laver des péchés commis en mer, mais ceux qui commettent ces fautes ne sont généralement pas d’une piété exemplaire. Les véritables fidèles de Manann qui pratiquent la flagellation sont plus souvent des extrémistes, tandis que les individus moins religieux le font quand ils craignent la colère du Dieu.

Châtiment

Les châtiments concernent les personnes qui ont commis des crimes religieux, qu’elles se repentent ou non. Les fanatiques sont particulièrement prompts à vouloir châtier autrui pour ses offenses, ce qui peut les mettre en porte-à-faux avec les autorités, sauf bien entendu quand ce sont eux qui ont le pouvoir, ce qui n’est pas rare ; on pense notamment à certains Sigmarites de l’Empire. En principe, tout ce qui peut entraîner une pénitence peut également se traduire par un châtiment, mais dans la pratique, les autorités du culte préfèrent généralement ce qu’elles peuvent facilement contrôler et qui ne leur prend pas trop de temps. Les amendes sont particulièrement appréciées de tous les cultes, car l’argent bénéficie à leur développement et suffit à punir le criminel. Les extrémistes désapprouvent néanmoins souvent cette forme de châtiment, préférant les expiations plus physiques.

Les fanatiques de Manann préfèrent le pilori du revif. Le criminel est enchaîné à un poteau planté sur une plage exposée aux marées. Il est laissé là pendant un nombre de marées dépendant de la sévérité du crime. La nature exacte des entraves et la position du pilori sont également fonction du crime. Un poteau franchement avancé peut correspondre à une condamnation à mort, sauf si Manann décide de limiter la hauteur des eaux pour sauver le coupable.

Les Morriens enterrent parfois vivants ceux qui ont offensé leur Dieu, dans un cercueil, afin de leur rappeler leur proximité avec la mort. C’est un châtiment qui a de grande chance de plonger le criminel dans le folie, surtout si cet épisode se prolonge, en prenant en compte la taille du cercueil et la présence ou non d’un cadavre à côté de la victime.

C’est le gantelet qui a la faveur des Myrmidéens. Le transgresseur doit courir entre deux rangées de guerriers armés qui s’efforcent de le frapper au passage. Pour les crimes mineurs, ils se servent de gourdins, mais des épées peuvent intervenir pour punir les graves affronts. Dans certains cas, la victime est censée mourir, mais elle garde toujours une chance théorique de s’en sortir si elle est rapide et agile.

Les fidèles de Ranald élaborent parfois des escroqueries pour punir ceux qui ont irrité leur divinité, mais cela demande du temps et de l’énergie, c’est pourquoi on recourt plus souvent aux enlèvements des malfaiteurs, qu’on jette ensuite loin de tout et sans le sou (parfois même sans vêtements). Si ces criminels parviennent à revenir par la ruse, c’est que Ranald leur aura pardonné.

Les Shalléens ne croient pas aux vertus du châtiment. Ils préfèrent donner au transgresseur la chance de se racheter. Ceux qui refusent cette miséricorde risquent d’être confiés à d’autres cultes.

Outre l’Enclume, les Sigmarites ont l’habitude de marquer les criminels au fer rouge. Cette opération provoque des douleurs atroces et laisse une marque indélébile identifiant le crime commis. La position de la marque dépend aussi de l’affront. La plupart sont pratiquées sur la main, mais certaines apparaissent sur le front, tandis que les stigmates punissant un crime de chair sont aisément dissimulés.

Les fidèles de Taal et Rhya préfèrent laisser la nature châtier ceux qui ont offensé le culte, plutôt que de s’en occuper directement. Plusieurs méthodes le permettent, comme entraver le criminel avant de le jeter dans une rivière ou le pousser du haut d’une colline escarpée pieds et mains liés. Dans les cas extrêmes, on peut le mettre au pilori et le recouvrir d’appâts.

Pour les Ulricains, les châtiments les plus efficaces se font entre les dents des loups. L’individu est placé dans une fosse avec une ou plusieurs de ces bêtes. Soit on l’y laisse un certain temps, soit on attend que l’un des camps l’emporte. La gravité de l’acte détermine le nombre de loups et l’équipement fourni. Pour beaucoup d’Ulricains, un transgresseur qui parvient à vaincre tous les loups à mains nues aura prouvé que son accusation était infondée. Certains extrémistes qui cherchent à échapper à un jugement funeste se portent ainsi volontaires pour cette épreuve.

Enfin, les Vérénéens placent toute leur confiance dans l’écriture. Certains doivent retranscrire dans le détail tous leurs regrets d’avoir offensé la divinité, tandis que d’autres seront obligés de décrire leur crime et leurs excuses directement dans leur chair, avec une pointe d’acier affûtée. Dans les cas les plus graves, la zone de chair est écorchée, tannée pour en tirer du parchemin et rendue au criminel pour qu’il puisse y inscrire ses méfaits avec son propre sang. Si la personne est illettrée, elle est emprisonnée jusqu’à ce qu’elle apprenne à écrire. Les Vérénéens leur fournissent alors des instructeurs, dont les manières n’ont rien de doux.

Sacrifice

La notion de sacrifice implique de donner quelque chose au Dieu qui soit perçu sans équivoque comme une perte pour la personne qui s’en sépare. Il doit s’agir d’un objet dont la nature est néanmoins très variable. Il y a les offrandes que l’on détruit et celles que l’on confie au culte pour concourir à l’œuvre du Dieu. La plupart des prêtres préfèrent dans bien des cas cette dernière catégorie. Quiconque tente par exemple de sacrifier un ouvrage pour Véréna en le brûlant risque d’être lynché par les fidèles, mais la destruction est courante pour les offrandes animales et les sacrifices en l’honneur de Manann finissent presque toujours à la mer.

Et puis, l’objet sacrifié doit être sélectionné précautionneusement. On dit que Sigmar apprécie particulièrement le sacrifice par la destruction de têtes Orques, tandis que Véréna préfère les dons de livres. Manann est favorable aux sacrifices de navires ; un vaisseau glorieux peut être brûlé en mer, tandis qu’un bateau plus récent sera confié à un temple. On distingue les offrandes des présents par le fait que les premiers représentent une dépense importante pour celui qui s’en sépare. De nombreux extrémistes sacrifient tout ce qu’ils possèdent, mais les individus à la piété moins radicale feront au moins une offrande dans leur vie.

Assistance

Il s’agit d’agir directement pour le culte. Celui de Shallya est particulièrement friand de cette pratique, car il est toujours demandeur de volontaires pour travailler dans les hôpitaux. Les Vérénéens comptent sur l’assistance des lettrés, qui retranscrivent les livres et en prennent soin. Les Morriens ne sauraient se passer de fossoyeurs volontaires. En outre, tous les cultes ont besoin de mains pour entretenir les temples et les sanctuaires. La quête représente une forme particulière d’assistance. Le croyant promet de réaliser un haut fait au nom de sa divinité. Les quêtes sont surtout entreprises au sein des cultes de Sigmar et de Myrmidia, et impliquent bien souvent des activités martiales. Un Vérénéen pourra quant à lui partir en quête d’un ouvrage rare, tandis qu’un fidèle de Manann pourra s’engager dans la recherche d’une route maritime perdue.


Un Temple de Chair

Les extrémistes jeûnent, transissent et se flagellent dans l’espoir de plaire à leur divinité ou du moins de ne pas la contrarier. Ils le font parce que cela les fait souffrir. Cette section traite des effets que ces pratiques ont sur la santé de ces illuminés.

Abstinence

Il y a deux types d’abstinence pour les extrémistes. Le premier consiste en une courte période de privation censée prouver leur contrition pour l’offense commise ou pour se préparer à quelque acte saint. L’autre est une abstinence durable, pour garder le contrôle de la chair. La plupart des membres de sectes radicales recourent aux deux.

L’Abstinence à Court Terme

Ce type d’abstinence peut prendre de nombreuses formes. Certains vont jusqu’à se priver d’air, mais la plupart estiment que retenir son souffle jusqu’à bleuir est davantage destiné aux gamins de trois ans qu’aux serviteurs dévoués des Dieux.

La privation de sommeil est très pratiquée. Le premier jour, cela reste sans grand effet, si ce n’est celui de rendre l’individu encore plus irritable et intolérant. Chaque jour suivant, en revanche, le pratiquant est affaibli aussi bien mentalement que physiquement. Il est également moins agile et plus irritable. Poussé à l’extrême, après environ une dizaine de jours de privation, cette pratique peut lentement mener à la folie. Arrivés à ce stade, beaucoup entendent leur divinité leur parler et n’ont de cesse de retrouver cet état. Quand ces ascètes ont l’occasion de dormir, ils le font pendant douze heures, plus une heure par jour de veille. À leur réveil, ils retrouvent lentement leurs capacités physiques, sociables et mentales, et ainsi de suite proportionnellement à leurs nuits de sommeil, jusqu’à retrouver leurs pleines capacités. Les germes de folie qui ont pu grandir en eux suite à cette privation sont en revanche définitives.

Une ascèse également courante, souvent associée à la réduction de sommeil, consiste à s’exposer au froid. Les basses températures peuvent infliger chaque heure des dégâts aux gens qui ne s’en protègent pas. Pour un jour vraiment froid, un dévot peut en général tenir une douzaine d’heures avant de risquer la mort. Pour un même individu exposé à une tempête de givre au sommet d’un pic, ce délai passe à environ 3 heures. Les extrémistes qui se passent de sommeil ont tendance à mésestimer les conditions climatiques et donc à mourir de froid.

Mais l’abstinence à court terme la plus pratiquée, et de loin, est le jeûne. La personne ne mange rien et ne boit que des breuvages légers, comme du vin coupé. Certains ne boivent que de l’eau, mais ils sont presque assurés d’attraper la courante galopante ou la diarrhée sanglante. Les trois premiers jours passés sans manger ne font que rendre la personne irascible. Celui qui ne jeûne que trois jours ou moins est considéré comme un imposteur par les véritables ascètes et comme un extrémiste par les gens normaux.

Pour chaque jour de jeûne au-delà de cette première période, l’ascète s’affaiblit d’avantage, progressivement, jusqu’à risquer de se blesser et à terme de mourir. Si l’ascète reprend un régime normal, les symptômes disparaissent bien plus vite qu’ils ne sont apparus, en général une dizaine de jours. Jeûner jusqu’à se blesser ou jusqu’à la limite de la folie est une pénitence suffisante pour effacer la disgrâce du pénitent aux yeux de son Dieu. En outre, ces abstinences entrent souvent en compte dans l’incantation de rituels associés à la Magie Divine.

Abstinence Durable

Le jeûne est la seule forme d’ascèse applicable à l’abstinence à long terme, car les autres sont d’un contrôle trop délicat. La personne peut également réduire son alimentation pour exprimer son dévouement. La personne se prive de manière permanente en suivant une sorte de régime, plus ou moins drastique dans ses effets. Les privations peu importantes se traduisent par un aspect maigre et pâlot, et une baisse peu importante de la force physique, de l’agilité et de la sociabilité. Au-delà, le personnage devient franchement émacié, tandis qu’une flamme de démence aura de grandes chances d’animer son regard. Il est également possible de s’imposer un régime n’entraînant pas de réelle gêne, ayant alors les mêmes effets qu’un jeûne total de trois jours ou moins.

L’avantage principal de ce jeûne durable est un lien plus étroit avec la divinité. Les prêtres faiseurs de miracles en tirent une manifestation très concrète. Plus la privation est importante, plus le fidèle a de chances de succès lorsqu’il invoque un miracle. Il permet également de contrer les effets néfastes de la disgrâce éventuelle du pratiquant envers sa divinité.

Mortification

Alors que l’abstinence consiste à se faire du mal en se privant de quelque chose, la mortification passe par le fait d’infliger directement une souffrance. La flagellation est la forme la plus courante. L’auto-flagellation normale est douloureuse, mais elle ne provoque pas de blessure ni de handicap.

La plupart des Flagellants ne tardent pas à passer à des mortifications plus sévères.

Flagellation

Il est possible de s’infliger davantage de dégâts en recourant à un fouet lesté, mais aussi en frappant simplement plus vigoureusement. Un fouet normal peut blesser son utilisateur, le plus souvent légèrement, mais le flagellant doit réussir à se porter un coup efficace pour réellement se blesser, ce qui n’est pas si simple car l’angle d’attaque n’est pas idéal.

Un fouet lesté est légèrement plus dangereux qu’un fouet normal s’il est utilisé dans le cadre d’une auto-flagellation. On ne peut se manquer avec un tel fouet, mais les dégâts ne sont pas systématiques. Les fouets non lestés entraînent de vives douleurs mais pas de dégâts réels. Les extrémistes alternent parfois avec ces versions moins destructrices quand le besoin s’en fait sentir. Il est également possible de se frapper avec une arme de corps à corps. Là encore il n’est pas toujours évident de se blesser avec une arme. Même si, contrairement au fouet, le fanatique qui tourne son épée contre lui a peu de chances de se manquer complètement, il peut ne parvenir pas à se blesser réellement.

Un prêtre faiseur de miracles peut tirer un réel avantage de la flagellation. S’il se frappe de la sorte juste avant de lancer un sort, il pourra d’autant plus facilement incanter ses prières qu’il s’est gravement blessé par la flagellation, à condition qu’il ne soit pas en disgrâce auprès de son Dieu. Cela signifie que la mortification ne lui sera d’aucun bénéfice s’il a «marqué de mauvais points avec son Dieu», ce qui n’empêchera pas les plaies.

Dans sa folie de l’auto-flagellation, il arrive qu’un fidèle aille trop loin. Il est fort possible qu’un extrémiste se décapite par mégarde. Cela pourrait même réjouir les Dieux…

Mutilation

Il arrive que des flagellants se sectionnent volontairement les extrémités (même s’il faut reconnaître que la tête est rarement concernée) pour montrer leur dévotion. Un flagellant doté d’un outil tranchant peut ainsi s’infliger un handicap permanent. Un tel personnage se retrouve aussitôt proche de la mort et se vide de son sang. Ses chances de survie sont minces s’il n’est pas soigné rapidement. Les extrémistes qui n’ont pas totalement perdu la raison s’assurent qu’ils sont entourés d’une personne aux aptitudes médicales avant de s’adonner à de telles pratiques. Les autres, plus nombreux, se fient à la protection de leur Dieu et meurent dans une mare de sang.

L’automutilation s’accompagne d’une tendance à la folie. Les prêtres faiseurs de miracles qui se mutilent ainsi bénéficient d’une facilité permanente s’appliquant chaque fois qu’ils invoquent un miracle, de même que pour le jeûne à long terme.

Stigmates, Cicatrices et Tatouages

La plupart des extrémistes aiment graver leur dévouement dans leur propre chair, en y inscrivant le symbole de leur divinité par des incisions, des dessins ou des brûlures. La méthode de prédilection varie en fonction du culte. Les fidèles de Manann préfèrent les tatouages, ceux de Sigmar les marques au fer rouge, et ceux d’Ulric la scarification. Les adorateurs de Taal recourent aux trois méthodes à proportions égales, tandis que les Shalléens trouvent le concept répugnant. Les autres cultes ne versent pas tellement dans ces pratiques et n’ont pas de préférence marquée. Les Vérénéens et les fidèles de Ranald penchent plutôt pour les tatouages, les Morriens pour les scarifications et les Myrmidéens pour les stigmates.

La plupart des extrémistes veulent que les motifs soient aussi visibles que possible, n’hésitant pas à les faire apparaître sur le visage. L’application de la marque s’accompagne d’une blessure qui peut être légère ou assez conséquente, mais dont la guérison est ensuite normale. L’individu perd également en sociabilité, sauf face aux fidèles du même Dieu que lui. Il perd aussi toute capacité à se faire passer pour un fidèle d’une autre divinité.

Source

  • Warhammer JdR - le Tome de la Rédemption