Démonette de Slaanesh

De La Bibliothèque Impériale
Les Enfants de Slaanesh, les Débauchées, les Chasseresses, les Émissaires de l’Heureuse Dégradation
(Q’tlahs’itsu’aksho)
C’était là, en cet étrange jardin, que je contemplai les plus gracieuses des créatures. Leurs voix étaient enivrantes, leurs toucher était extatique. Elles me supplièrent de rester avec elles, pour repousser ensemble l’ennui de l’existence. Pourtant, si mon corps désirait rester, mon âme vit clairement le piège. Résolument sourd à leurs suppliques, je m’enfuis, et la joie de m’être échappé n’était égalée que par un inexplicable chagrin.
- Extrait du Liber Malefic

Les Démonettes sont de puissants symboles de Slaanesh. Elles n’existent que pour servir ses desseins pervers et sont en quelque sorte l’expression de la volonté du Prince des Plaisirs. Elles sont nimbées d’un charme hypnotique, d’une magie corruptrice qui pare leurs traits répugnants d’une aura de séduction perverse. Elles exultent dans la sensualité débridée et infligent des souffrances pour satisfaire leur sensibilité dépravée. Bien qu’elles fassent souvent office de fantassins pour le Serpent, il arrive que celui-ci fasse don de l’une de ces créatures à un mortel, cadeau empoisonné qui engendre presque toujours la mort du bénéficiaire.

Comme toutes les créatures du Seigneur de la Douleur et du Plaisir, les Démonettes sont des êtres particulièrement dérangeants. Nulle créature saine d’esprit ne devrait trouver belles ces tueuses impitoyables, mais il est un fait que les observateurs les regardent avec fascination et envie, soumis à l’innommable volonté de ces démons. Leur peau est pâle et veloutée, et leurs yeux émeraude sont grands et gracieux, mais au lieu d’une chevelure, elles présentent des cornes fuyantes et crénelées. En guise de mains, leurs bras se terminent par des pinces proches de celles du crabe qui peuvent trancher la peux aussi aisément qu’elles percent les armures. Ces démons de taille humaine se tiennent sur deux jambes aux pieds dotés de deux orteils, qui tiennent plus de serres noires et acérées. Avec une telle description, il paraît difficile d’imaginer que ces créatures soient de grandes séductrices, mais l’histoire a prouvé à de nombreuses reprises que leur présence enchanteresse et leur langue de miel savent pousser les mortels à se soumettre pour implorer une éternité d’esclavage et d’humiliation.

Slaanesh est le seul dieu à perpétuer les us d’un souverain mortel. Il s’entoure d’une cour de ses plus puissantes Démonettes, qui font office de demoiselles d’honneur. Ces courtisanes veillent à satisfaire les caprices de leur coquette divinité, mais parcourent aussi le monde matériel pour accomplir son œuvre. Ces Hérauts conduisent d’innombrables rituels visant à glorifier Slaanesh et à s’attirer ses faveurs. Pareilles cérémonies sont parfois exécutées au vu et au su de tous, parfois dans le secret, mais la prêtresse qui préside aux cérémonies et conduit les viles orgies qui lui succèdent est toujours l’une des demoiselles d’honneur de Slaanesh.

La séduction des Démonettes est étrange, perverse et dénaturé, mais en même temps indéniablement puissante. La Démonette hypnotise le faible d’esprit comme le serpent charme la souris. Elle s’approche de sa proie d’un pas sûr, articule des mots d’une rare sensualité de ses lèvres parfaites, dupe la victime, la charme, jusqu’au moment où elle peut plonger ses griffes dans la chair. Et tandis que meurt dans un torrent de sang celui qui aurait tellement aimé être son amant, elle éclate d’un rire extatique et se délecte de voir ce mortel trépasser dans la douleur et l’euphorie.

Nul ne peut dire quels délices surnaturels les Démonettes peuvent accorder, mais sur le champ de bataille, la douleur est leur seul présent. Elles s’élancent au combat sur leurs jambes graciles, les spirales de leurs tatouages formant des kaléidoscopes étourdissants de couleurs et de formes. Des troupes chamarrées de ces créatures lubriques dansent d’un ennemi à l’autre, leurs pinces découpant chairs et métaux avec une égale facilité pour offrir à leurs ennemis une mort sensuelle. Après la bataille, les Démonettes ramènent les âmes des défunts au Palais de Slaanesh, au cœur des Royaumes du Chaos, là où ceux qui l’ont bien servi peuvent accéder au statut de Prince Démon. Les couards, ou ceux qui ont renié Slaanesh, sont condamnés à une éternité de tourment au Palais du Plaisir. Pour les adorateurs de Slaanesh, c’est un paradis libéré de toute entrave morale, où l’on peut s’adonner aux pratiques les plus décadentes. Pour les malheureux qui ont conclu à la légère un pacte démoniaque, c’est un enfer sans issue.


Sources

  • Warhammer JdR: Le Tome de la Corruption
  • Livre d’Armée des Démons du Chaos, V7
  • Livre d’Armée des Démons du Chaos, V8