Compagnons de route des Ogors

De La Bibliothèque Impériale

Dans sa course nomade, une Hordegueule est suivie d'un grand nombre de chamans, de mercenaires et de monstres sanguinaires. Si ces âmes nomades ne prêtent pas allégeance à la tribu, elles combattront et tueront en son nom en échange de la promesse d'un bon repas.

Chasseurs de Massacres[modifier]

Précédant les ogors affamés lors d'une chasse, les Chasseurs de Massacres ne recherchent non pas à directement ramener de la viande à la tribu mais veulent plutôt se forger une réputation auprès de ses congénères en trouvant et en tuant les plus grosses créatures qui auraient pu se trouver sur la Voie de la Gueule de la tribu, prenant une partie de ces victimes comme trophées de chasse et laissant la carcasse restante finir sous les couteaux des Bouchers.

Mais ces trophées récupérés ne servent pas uniquement à démontrer leur force et leur courage auprès des autres membres de la tribu car le Chasseur de Massacres est capable de leurs trouver une utilité personnelle : les fourrures dépecées sur des ours des cavernes permettront au Chasseur de Massacres de faire face au froid glacial, les têtes tranchées de créatures monstrueuses pourront devenir des carcois où l'ogor rangera les immenses carreaux barbelés de son arbalète, les bois d'un grand élan pourront être accrochées à la tête du Chasseur qui pourra ainsi se faire passer pour la défunte créature alors qu'il s'apprête à bondir sur une nouvelle proie.

Cette volonté d'abattre les créatures les plus imposantes se démontre aussi sur le champ de bataille, tandis que les autres ogors sont occupés à massacrer les petites troupes, le Chasseur de Massacre, lui, ira chercher à terrasser les énormes bêtes de guerre voire les héros donnant du fil à retordre au reste de la tribu, ajoutant un nouveau trophée à sa collection sous l'œil dégoûté de ses camarades qui auraient rêvés de faire de même.

Ventre-feu[modifier]

Les Ventres-feu sont d'étranges ogors tatoués qui vénèrent Gorkamorka en tant que Dévoreur du Soleil. Ils n'appartiennent à aucune tribu mais à leur propre culte, et sillonnent les royaumes en gobant des combustibles qui leur permettront de cracher de grands jets de flamme sur leurs ennemis. De cette manière, ils rendent hommage au Dieu du Soleil et s'assurent de disposer d'une source constante de viande rôtie à déguster.

Les origines de leur culte se transmettent d'ogor à ogor et de bouche-à-oreille. On dit qu'au cours de l'Âge du mythe, Gorkamorka agrippa le Soleil rouge au-dessus de Ghur et le fourra dans sa bouche avant de le dévorer. Il sentit alors ses flammes le parcourir et libéra un grand rot de feu à travers la terre. Les Ventres-feu prétendent que cet événement donna naissance à Aqshy, le Royaume de Feu. La plupart des ogors se gardent de réfuter ce point de vue, refusant de courir le risque d'être réduit à un tas de cendres.

Afin de rejoindre le culte, un ogor doit chercher un chaman Ventre-feu et se soumettre à de dangereux rituels. D'abord, ses cheveux sont brûlés par des onguents acides, extraits des entrailles d'araignées des cendres. Sa peau est alors gravée de tatouages sacrés à l'encre de calamar bilieux. Enfin, il doit chercher, tuer et dévorer, un Magmadroth — ce qui risque de les conduire au conflit avec les Pyrotueurs, des mercenaires duardins qui se servent de ces immenses reptiles comme montures.

Les Ventres-feu battent la campagne à la recherche de volcans, de projections de magma, de lacs de lave et d'autres merveilles naturelles qu'ils considèrent comme des manifestations de l'appétit volcanique de leur dieu. Ils dansent et prient devant ces phénomènes, et consument toutes sortes d'ingrédients inflammables afin d'attiser de violents incendies dans leurs panses graisseuses. Puis ils partent en chasse, crachant des jets de flammes qui roussissent la peau et réduisent les armures de métal à du liquide bouillonnant. Leur maîtrise du feu est telle qu'ils peuvent même s'en servir comme bouclier. Les rares ennemis qui parviennent à résister aux bouffées ardentes d'un Ventre-feu sont pulvérisés par leurs grands marteaux en basalte.

Bien que les autres ogors considèrent les chamans du Dévoreur de Soleil avec un mélange de perplexité et d'émerveillement, ils sont toujours les bienvenus dans toutes les mangeguerres ou horde-givre qu'ils croisent. Ceci est dû au fait que les Ventres-feu maîtrisent l'art d'épicer leur viande avec des écailles de salamandre, des glandes de Magmadroth émincée et autres délicieux parfums. Pour des ogors habitués aux ragoûts consistants cuisinés par les Bouchers, ces mélanges appétissants constituent des mets raffinés, bien qu'ils provoquent parfois de malheureuses détonations gastriques. Les Ventres-feu, quant à eux, apprécient de pouvoir répandre la parole de leur dieu et de glaner un grand nombre d'ingrédients frais et inflammables.


Mangeurs d'Hommes[modifier]

Les ogors sont parfaitement adaptés à la vie de mercenaire ; rien ne les rend plus heureux que de pouvoir massacrer des ennemis, piller et d'ajouter des carcasses à la marmite. Il n'est donc pas surprenant que les ogors louent leurs services à toutes sortes de généraux, depuis d'ambitieux seigneurs de guerre jusqu'à des Tyrants vampiriques et des Seigneurs-Généraux de Guilde Franche.

Ces mercenaires ogors se font appeler Mangeurs d'Hommes. Ce nom est apparu lors des tribulations de l'Âge du Chaos, à l'époque où le pacte entre Gorkamorka et Sigmar fut rompu et que les ogors purent de nouveau se repaître d'humains sans attirer la rage du Dieu-Roi. Ce nom leur paraissant intimidant à souhait, ils le gardèrent. Même les Mangeurs d'Hommes alliés aux armées des villes franches continuent de l'utiliser, à la grande gêne des soldats de la Guilde Franche auprès de qui ils combattent.

Ce sont souvent les ogors les plus jeunes et les plus impétueux qui embrassent la vie de Mangeur d'Homme, attirés par l'occasion de voyager dans de nouvelles terres et de dévorer tous leurs habitants. Au cours de leurs carrières aventureuses, ces mercenaires goûtent à de mets exotiques, récoltent d'immenses butins et acquièrent toutes sortes d'armes ésotériques. Les ogors portent souvent des Lames-soleil d'Aqshy, des faux sayronites et même des shurikens ainsi que des armes improvisées comme des ancres et de gigantesques rouleaux à pâtisserie. Un grand nombre d'entre eux sont également armés de pistolets, car ils aiment impressionner l'adversaire par tout ce qui est susceptible de provoquer une détonation.

Les bandes de Mangeurs d'Hommes telles que les Swollentoes, les Growt's Blaggards et les Ashur's Gutstuffers voient leur réputation les précéder. Chacune d'elles s'est forgé une spécialité : certaines adorent marteler le visage de leurs adversaires à grands coups de poing ou de masse tandis que d'autres prétendent être des tireurs d'élite - selon les normes ogors, du moins. Lorsqu'ils rencontrent d'autres ogors sur la Voie de la Gueule, ces héros sont accueillis à bras ouverts. Ce sont des atouts de choix, non seulement en raison de leurs talents martiaux, mais aussi parce que tous les ogors adorent les bonnes histoires - particulièrement si elles se terminent par un démembrement et une éviscération, ce qui est souvent le cas des récits des Mangeurs d'Hommes.


"Rassemblez-vous, mes amis, et écoutez cette histoire. Nous avons combattu pour Sa Majesté Infinie de Threng, jusqu'au moment où nous avons vidé ses celliers pour nous retrouver la panse vide. Finalement, il n'était pas si infini que ça. J'ai saucé ses entrailles avec un bon morceau de pain au sel."

- Growt, le Repoussant Capitaine des Blaggards


Engorgeurs[modifier]

Pour un ogor, il n'y a pas de sort plus cruel que d'être dans l'incapacité de savourer un bon repas. Ils préféreraient mourir plutôt que de subir la malédiction de la Panse Vide. On dit que cette affliction affecte tous ceux qui ont déplu au Dieu Glouton, les rendant incapables de trouver de la satisfaction dans la nourriture. Les Engorgeurs - comme sont appelés ceux qui souffrent de cette malédiction - n'ont qu'un goût de cendre lorsqu'ils dévorent les morceaux de chair les plus délicieux, et aussitôt qu'ils avalent une bouchée de viande sanguinolente, elle est réduite à néant.

Poussés à la folie et à la barbarie par leur faim insatiable, les Engorgeurs sont tenus à l'écart du camp du mangeguerre, enfermés dans des cages, des tanières souterraines et des terriers emplis d'immondices. Là, ils gémissent et grondent dans l'obscurité, gobant les morceaux de chair et d'os que leur jette le Butcher, le seul être capable de converser avec ces créatures sauvages.

À cause de leur statut de parias, les Engorgeurs sont dépourvus de l'énorme bedaine dont s'enorgueillissent la plupart de leurs congénères. Leurs corps noueux et dégingandés sont pourvus de serres affûtées et de bouches béantes, dont s'écoulent des fluides innommables. Dans leur quête désespérée de nourriture pour emplir leur ventre, les Engorgeurs peuvent étirer leurs mâchoires tels des serpents afin d'avaler des proies bien plus grandes qu'elles. Cependant, quelle que soit la quantité ingurgitée, leur faim ne sera jamais comblée. Cette existence sordide prive les Engorgeurs de toute raison hormis le besoin désespéré d'avaler de la viande.

Bien que méprisés par l'ensemble des ogors, les Engorgeurs conservent une certaine utilité. Ils sont souvent utilisés par les Gueule-tribus comme troupes de choc, attirés vers l'ennemi par des seaux de sang renversés et de morceaux juteux de viande pourrie. Émergeant de leurs antres caverneux, ces monstres dégénérés suivent la piste sanglante en reniflant et en goûtant l'air. Lorsqu'ils flairent l'odeur de la chair fraîche, ils s'élancent au combat, leurs mâchoires s'étirant de manière atroce pour révéler des rangées de crocs noircis, prêtes à déchiqueter leurs victimes.



Source[modifier]

  • Destruction Battletome : Ogor Mawtribes