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« Notre belle terre est assiégée de toutes parts mais nous résistons comme nos pères l’ont fait avant nous. Nous sortirons victorieux et plus intraitables que jamais de ces temps agités où nos frères corrompus viennent ravager nos rivages. Nous sommes les Asur, les fils d’Ænarion, et jamais Ulthuan ne tombera. »
- Prince Tyrion, Défenseur d’Ulthuan



Les Hauts Elfes (ou Asur en Eltharin) sont un peuple antique d’une grande sagesse, dont les chroniques remontent aux temps où le monde était jeune. Leur civilisation comptent parmi les plus anciennes, les plus fières et les plus grandioses du monde, et leurs exploits étaient déjà légendaires bien avant que les tribus humaines ne fondent les royaumes du Vieux Monde. Fiers de leur noble héritage, les Hauts Elfes sont doués dans tous les domaines, et leur société est un modèle en matière de savoir, de culture, d’art et d’excellence militaire. Gracieux et cultivés mais inflexibles à la bataille, les Asur sont passés maîtres dans l’art des armes et dans celui de la Magie et, là où les autres mortels sont gauches, les Hauts Elfes sont adroits et vifs, et leur noblesse rend encore plus évidente la barbarie des autres peuples. Les Asur sont des guerriers d’une rare habilité, gracieux et faisant preuve d’une grande dextérité sur le champ de bataille. Leurs grands navires dominent les voies maritimes, du Vieux Monde (Elthin Arvan en Eltharin) jusqu’au Grand Cathay, et leurs armées forcent le respect de leurs ennemis, même les plus acharnés.

Les origines des Hauts Elfes remontent à l’éveil de ce monde, il y a plus de huit mille ans, et leurs actions façonnèrent durablement son histoire. Dans un monde menacé par des puissances maléfiques, les Hauts Elfes constituent la première ligne de défense contre le Chaos. La clé de cette défense est le Grand Vortex situé au centre de l’île-continent d’Ulthuan. Cet enchantement empêche le monde d’être envahi par les démons en aspirant les Vents de la Magie. Visible depuis tous les royaumes d’Ulthuan, le Grand Vortex rappelle à tous les Asur leur devoir de maintenir l’équilibre face à une adversité écrasante.

Pendant la majeure partie de leur histoire, les Hauts Elfes ont résisté seuls face aux hordes du Chaos. Cela a commencé à changer sous le règne du Roi Phénix Finubar. Bien que les nations humaines soient considérées comme barbares aux yeux des Elfes, les Asur trouvent de plus en plus nécessaire de compter sur leur aide et leur alliance. L’attitude plus ouverte de Finubar a même conduit les Hauts Elfes à rétablir des relations diplomatiques avec les Nains.

C’est une nouvelle ère qui s’ouvre, et les Asur étendent leur influence à travers le monde. Certains Hauts Elfes adoptent un esprit optimiste et entrepreneurial, forgeant de nouvelles amitiés. Ils estiment qu’il vaut mieux garder les races mortelles comme alliées plutôt que comme ennemies et cherchent à leur fournir des conseils. D’autres sont plus cyniques. Leurs transactions peuvent être menées sous le couvert du commerce, mais Ulthuan est si riche que les Hauts Elfes n’ont pas besoin de chercher des richesses ailleurs. Ils savent que le commerce est une activité que les autres comprennent, et bien qu’ils soient des négociateurs avisés, leurs relations commerciales leur servent à recueillir des informations et à positionner des agents. Malheureusement, ces approches donnent souvent lieu à de plus grandes intrigues, car les espions d’une faction sapent les efforts des émissaires d’une autre.

En vérité, bien que les Hauts Elfes furent autrefois la nation la plus puissante du monde, aujourd’hui ils ne sont plus que l’ombre d’eux même. Toutes leurs prouesses n’ont pu empêcher des guerres longues et amères, des cataclysmes naturels ou des trahisons de ravager leur ancien empire et de laisser leur civilisation exsangue, et leur race a entamé un lent déclin. Les magnifiques cités d’Ulthuan ne résonnent plus des activités bourdonnantes d’autrefois. Mais malgré cet inéluctable destin, les Hauts Elfes n’ont rien perdu de leur détermination et de leur fierté.

  • Prouesses Martiales : Les Asur sont d’excellents guerriers qui se sont entraînés dans des disciplines martiales diverses pendant l’équivalent de plusieurs vies humaines.
  • Valeur des Âges : Lorsque les Hauts Elfes se battent contre leurs sombres cousins, ils le font avec une détermination sans faille. Nul doute, désespoir ou peur n’a prise sur eux tant que résonnent les cris de guerre et le fracas des armes.
  • Intrigue à la Cour : Les Asur ont un grand amour des intrigues - c’est un peuple politique, et ils apprécient au maximum les aspects d’une telle… "qualité". Cela signifie malheureusement que les postes d’importance sont parfois confiés à des individus sur la base de leur obédience politique plutôt que leurs aptitudes.

Les Enfants d'Ulthuan modifier

La Chevelure
Pour les Hauts Elfes, les cheveux sont signe de force, de puissance et de noblesse, la marque du guerrier ! Les boucles de cheveux constituent d’importants talismans pour les Asur et dans leurs légendes, les héros les plus puissants ont toujours une longue et abondante chevelure. Tous les Hauts Elfes tirent une grande fierté de leurs cheveux et les parent de broches d’argent ou d’or, ornés de diamants, de rubis ou d’autres pierres précieuses étincelantes. Chaque bijou a sa propre signification : le rôle au sein de la famille, le rang militaire, ou le signe que l’Elfe est fiancé. Certains guerriers tressent des fils de métal dans leur longues nattes afin qu’elles ne puissent être coupées lors de la bataille, ce qui signifierait que leur puissance serait amoindrie pour poursuivre la guerre. Malheur au pilleur de champs de bataille qui dérobe un de ces ornements à un Elfe défunt, car les Hauts Elfes voient un tel acte comme une insulte indicible et le punissent en conséquence. Les ruines carbonisées de la cité Bretonnienne de Brigadine en sont un triste rappel ; peu importe l’éclat que peut apporter une tresse Elfique à la coiffe de la dame d’un Chevalier ; le prétendant aurait été plus avisé de choisir un présent moins original plutôt que de prélever celui-ci sur le cadavre d’un guerrier d’Ulthuan.[1]

À première vue, les Elfes ont une plus forte ressemblance avec les humains que les autres races humanoïdes du monde. Mais en y regardant de plus près, il y a de nombreuses différences. Ils ont de grandes oreilles pointues, le teint pâle, les traits et les cheveux fins, ils sont grands et altiers et ils dépassent les humains d’une bonne tête. Tous les Elfes sont gracieux, mais leur beauté est incomparable. Un humain qui croise un ou une Elfe aura de fortes chances de ne pas réussir à penser à autre chose de la journée, et ce quel que soit son sexe. Leur constitution d’apparence fragile a mené à la croyance erronée qu’ils sont physiquement faibles, mais rien ne saurai être plus faux. En fait, ils peuvent être étonnement forts, et même s’ils ne sont pas aussi robuste que les Orques ou les Nains, ils compensent cela par une agilité et une dextérité incroyable.

Les Asur forment une société assez conservatrice de guerriers-aristocrates avec une grande compréhension de la Magie et une tradition mystique très développée. L’archétype du Haut Elfe est un snob fier qui traite tous les non-Elfes comme des sauvages. Au-delà du stéréotype, il est indéniable que les Elfes sont intelligents, élégants, rapides et habiles. Leurs compétences et leurs aptitudes physiques et intellectuelles leur confèrent un avantage très réel sur la plupart des autres espèces qu’ils rencontrent, ce qui peut les rendre arrogants et insupportables lorsqu’ils sont en compagnie de non-Elfe. Ainsi, on peut donc dire que, dans la majorité de cas, le stéréotype touche assez juste. Cependant, les Asur qui choisissent de passer la plupart de leur temps loin d’Ulthuan pour accompagner d’autres espèces peuvent être vu comme “inhabituels” en ce qui concerne leur attitude envers les races plus jeunes.

Les Hauts Elfes sont fiers de maintenir les convenances : traiter les autres espèces avec respect, même lorsqu’ils sont provoqués, est un signe de supériorité incontestable, et bien que la plupart des Elfes sachent, au fond d’eux-mêmes, que leurs compagnons sont inférieurs, cela ne se traduis pas nécessairement par un mépris ouvert.
D’autres sont simplement curieux des autres espèces, amusé par leurs pitreries et constamment surpris par leur façon de voir et d’interagir avec le monde. Ils cherchent à apprendre de leur comportement, les considérant comme des enfants intelligents, qui ne sont certes pas leur égaux sur le plan intellectuel, mais qui possèdent des connaissances, des compétences ou une expérience qui sont nouvelles ou précieuses pour eux d’une manière ou d’une autre.
À l’instar du rôle assumé par les Asur en tant que protecteurs du monde, certains se considèrent comme des figures qui prennent soin des êtres inférieurs, en espérant qu’ils réussissent au cours de leur brève existence. Les Hauts Elfes peuvent être compatissants, même s’ils sont parfois trop fiers pour le montrer. Tout comme un protecteur avisé, ils ont réalisé qu’il est important de laisser les plus jeunes apprendre certaines leçons par eux-mêmes, plutôt que d’intervenir pour tout résoudre.
Enfin, quelques-uns sont simplement heureux de côtoyer des non-Elfes, car ceux-ci peuvent être de meilleure compagnie. La société des Hauts Elfes est stratifiée, soumise à des contraintes et à des intrigues. Il est parfois plus agréable de fréquenter ceux qui ont une vision limitée de la réalité de l’existence...

Maintenir l'Équilibre : le Yenlui modifier

La traversée jusqu’à Lothern s’est déroulée sans le moindre incident. Quelle chance d’avoir pu prendre part à cette expédition ! Les mots me manquent pour décrire les merveilles que j’ai vu dans cette fabuleuse cité.
Des Hauts Elfes, je peux dire ceci sans hésiter : leur culture est tout simplement fascinante. Elle est plus ancienne que nous ne pouvons l’imaginer, et ils sont très attachés aux traditions et aux convenances. De plus, ils semblent accorder une importance considérable à la discipline et à l’harmonie. Sans ces valeurs, ils succomberaient bien vite aux passions et aux émotions extrêmes qui s’agitent en eux. Ils veillent constamment à garder le contrôle d’eux-mêmes, car c’est là tout ce qui les sépare de leurs frères maléfiques.
- Extrait du journal de Johanna Schrieber, étudiante à l'université de Nuln
Équilibre et Discipline[2]
« Maître Thanuil, vous êtes un grand sage parmi les Hauts Elfes et il y a une question que j'aimerais vous poser. »

Thanuil leva les yeux de son travail de jardinage et sourit. « Approche et assieds-toi, jeune Elfe. Dis-moi ce qui te préoccupe. »

Le soldat aux cheveux blonds portait les couleurs de la garde étincelante. Il vint s’asseoir près de Thanuil.

« Maître, pourquoi devons-nous contrôler nos émotions ainsi ? Nos ennemis se servent de leur colère et de leur rage et ce sont des armes indéniablement puissantes. Ne serions-nous pas nous aussi plus forts en abandonnant la discipline pour laisser libre court à notre passion sur le champ de bataille ? »

Thanuil choisit soigneusement ses mots avant de répondre. « Peut-être, mais le prix à payer est souvent terrible. L’existence même de notre ennemi est due à une telle décision. »

« Mais… Je croyais que les Elfes Noirs étaient le fruit de la traîtrise de Malékith ? »

Thanuil souleva un des jeunes plants qu’il s’était apprêté à mettre en terre. « Malékith est le tronc que tu vois, mais les racines existaient déjà avant lui. Lors de la première guerre contre les hordes du Chaos, Ænarion perdit sa reine bien-aimée et ses deux enfants. Il était inconsolable et sa soif de vengeance le poussa à commettre l’irréparable. »

« Tirer l’Épée de Khaine » termina pour lui le jeune guerrier Elfe.

« Exactement. Et cet acte fou, auquel tous ses conseillers étaient fermement opposés, changea notre histoire à tout jamais. »

Le jeune soldat hocha la tête en signe de compréhension et retourna s’entraîner.

Les Hauts Elfes reconnaissent leurs prouesses et leur pouvoir et les prennent au sérieux, au point de choisir de se restreindre pour rester équilibrés. Contrairement à leurs frères sombres, ils s’abstiennent d’exploiter leurs avantages naturels pour dominer les autres et laisser leurs émotions prendre le dessus. L’équilibre est primordial. Le Yenlui est une philosophie d’équilibre spirituel commune aux cultures Elfiques afin de contrôler les émotions puissantes que ressentent les Elfes. L’âme d’un Elfe lutte pour trouver l’équilibre entre l’obscurité et la lumière : un excès d’obscurité conduit à la dépravation, tandis qu’un excès de lumière mène à une perte d’intérêt pour les préoccupations matérielles.

En tant qu’Asur, ceux-ci doivent faire attention à la façon dont ils s’expriment et agissent. Si un Elfe ne se comporte pas nécessairement différemment selon son état de Yenlui - nombre d’entre eux se sentent à l’aise dans les états de lumière ou de ténèbres - la plupart d’entre eux sont influencés par leur Yenlui. Ceux qui se trouvent dans un état de ténèbres en raison d’une surexposition à l’obscurité du Cytharai peuvent devenir méchants, anxieux, déviants ou maussades, se traduisant par une tendance à adopter un comportement sadique, débauché ou sociopathe. Ceux qui se trouvent dans un état lumineux en raison d’une surexposition à la lumière du Cadai peuvent devenir détachés, distraits, blasés, méditatifs ou fatalistes, se traduisant par une tendance à adopter un comportement indécis, dédaigneux ou insensible.

Selon leurs légendes, les premiers Elfes étaient les enfants d’Asuryan, le Créateur, et d’Isha, la Mère. Isha a donné l’immortalité à ses enfants, mais Asuryan a décrété que les Elfes finiraient par succomber au chagrin ou à la vieillesse. Les larmes versées par Isha sont devenues le symbole de la lutte spirituelle des Elfes. Si les Hauts Elfes se sont résignés au décret d’Asuryan, ce n’est pas le cas des Elfes Noirs. Khaine récompense ses adorateurs en leur offrant la possibilité de retrouver leur immortalité grâce aux Chaudrons de Sang. Certaines légendes racontent que lorsque Khaine captura Isha, il exploita ses pouvoirs pour créer les Chaudrons. Les Druchii vénèrent Khaine afin de pouvoir jouir d’une longue vie dédiée à la malveillance.

Bien que la dépravation soit devenue un mode de vie à Naggaroth, la longévité des Elfes peut être améliorée sans avoir recours au culte de Khaine. Le Dieu Loec élève l’esprit des Elfes par le chant, la danse et le rire. Cependant, il existe une faille dans la psyché des Elfes qui les pousse vers des exutoires plus sombres pour leur épanouissement spirituel. Les Hauts Elfes reconnaissent cette faiblesse et préfèrent pécher par excès de bienveillance afin que leur Yenlui soit déséquilibré vers la lumière plutôt que de risquer l’alternative, ce qui explique pourquoi de nombreux Asur âgés semblent indifférents, distants ou apathiques. C’est l’une des raison pour laquelle les Hauts Elfes passent pour peu fiables. Il arrive souvent qu’un Asur accepte d’accomplir une tâche et qu’il manque à sa parole, car il peut en avoir été distrait parce qu’il était trop occupé à danser ou à contempler un coucher de soleil, parce qu’il a changé de chemin, ayant entendu parler d’une nouvelle pièce d’un maître dramaturge, ou parce qu’il participait à une dégustation de vin. Toutes ces activités paraîtront triviales à certains, mais pour ceux qui ont vécu plusieurs siècles avec un Yenlui lumineux, la perspective est différente.[3]

Obsessions modifier

Les Elfes ont des sens plus réceptifs et des émotions plus exacerbées que ceux des autres espèces, et leurs expériences sont ressenties plus intensément. Cela les rend enclins à l’obsession, car ils se concentrent encor eplus intensément sur les activités qu’ils préfèrent. Que l’objet de leur obsession soit la gloire, la vengeance ou la collection d’œuvres d’art, les Asur sont habiles à masquer leurs fixations tant que leur esprit reste calme. L’obsession peut motiver un Elfe à atteindre la grandeur, mais elle peut également constituer une vulnérabilité mentale, spirituelle et politique, notamment parce que l’attrait de l’obsession peut rendre les Elfes vulnérables aux tentations offertes par Slaanesh. Les personnes obsédées abordent les questions d’intérêt personnel avec urgence, et pour cette raison, de nombreux Asur méprisent ceux qui ne poursuivent pas leurs passions avec le décorum requis.

Les Étapes de la Vie modifier

Tout d’abord, il faut bien comprendre qu’une personne vivant plusieurs centaines d’années ne voit pas forcément la vie comme un humain ou une autre personne d’une race de durée de vie équivalente. Les Hauts Elfes ne craignent pas de manquer de temps pour faire ce dont ils ont envie et ont donc le loisir d’approfondir leurs passions. Les Asur sont naturellement patients et considèrent l’impatience comme un vice très amusant des autres races. Mais cependant, en cas d’urgence, ils peuvent réagir plus rapidement et de façon plus appropriée que la plupart de ces autres races, notamment grâce à l’expérience qu’ils accumulent au fil de siècles.

Éducation modifier

Les enfants des Hauts Elfes sont élevés avec le plus grand soin. Une tapisserie de traditions, de devoirs et de discipline est tissée dans le tissu même de leur éducation. L’enfance d’un Asur est un voyage vers le raffinement, mêlant la sagesse ancestrale à la recherche de l’excellence. À Ulthuan, l’éducation et la forme physique sont très valorisées, c’est pourquoi les gymnases et les écoles jouent un rôle essentiel dans la vie des jeunes. Une attitude détendue est adoptée pendant les premières années, car les Hauts Elfes encouragent leurs enfants à dessiner, peindre et apprendre par le jeu, ce qui se poursuit pendant les premières années de scolarité. De 5 à 20 ans, lorsque la maturité physique est atteinte, tous les jeunes sont tenus de fréquenter une école de Hœth. Pendant cette période, on les voit souvent étudier, participer à des compétitions sportives ou écrire de la poésie. Les écoles de Hœth vont de petits bâtiments villageois à de grandes structures dans les villes. Les familles riches et les nobles recherchent souvent des tuteurs privés pour leurs enfants afin de montrer leur richesse et d’améliorer leur statut social. Il faut tenir compte d’un élément important de leur éducation : l’accent n’est pas mis sur la seule assimilation de faits, mais sur la meilleure manière de se servir de leur esprit. Cet apprentissage soigneux explique leur intelligence et leur sang-froid incroyables, que les races "inférieures" interprètent souvent comme une absence d’émotions.[3]

Toute la population est entraînée aux armes et chaque Haut Elfe connaît sa place dans le régiment de sa communauté.

La Levée Citoyenne modifier

Dès leur plus jeune âge, les Hauts Elfes sont tenus de suivre une formation militaire de base à l’utilisation de l’arc afin de se préparer au service dans la levée citoyenne. On dit qu’un Haut Elfe apprend à tirer à l’arc avant de savoir lire, et il est vrai que les Hauts Elfes apprennent les techniques martiales dès le début de leur éducation de base. Les seules exceptions sont ceux qui sont doués pour l’utilisation de la magie, qui sont plutôt évalués pour suivre une formation à Saphery. Cette formation initiale est dispensée parallèlement à la poursuite des études ou à l’apprentissage d’un métier par les jeunes Asur, ce qui est souvent le seul choix possible pour les communautés rurales. Pendant cette période, beaucoup cherchent à faire des expériences pour se tester, la recherche de sensations fortes et l’attrait de l’excitation entraînant certains dans des situations dangereuses ou les poussant à succomber à l’attrait des Cultes du Plaisir.

Au cours des décennies suivantes, entre 30 et 50 ans, un Asur est censé faire preuve d’une maturité émotionnelle croissante à mesure qu’il passe de la jeunesse à l’âge adulte. Cette étape importante de la vie est marquée par le rite de l’Ascension, une célébration officielle à 50 ans. Les mariages arrangés entre les maisonnées et les clans sont généralement annoncés à cette occasion, les couples échangeant des bagues de fiançailles.

Ascension modifier

Le rite de l’Ascension est une étape importante de la vie. C’est le moment où un Haut Elfe est considéré comme adulte et où il se voit attribuer un rang et des privilèges par sa maisonnée. La nature de cette étape varie selon les familles et les royaumes. À Chrace, il est courant de partir chasser seul pour prouver son indépendance, tandis qu’à Saphery, on mémorise des textes pour montrer sa diligence. Certains préfèrent les efforts collectifs, comme les Æsanar du Pays des Ombres qui envoient de jeunes Elfes infiltrer une autre famille pour récupérer un objet symbolique ; ceux qui se font prendre sont battus et renvoyés chez eux couvert de honte. Un acte d’héroïsme extrême peut également être considéré comme un signe de maturité émotionnelle. Depuis la création de la levée citoyenne, de plus en plus d’Asur choisissent de servir dans les régiments d’Archers pour apprendre la discipline et faire preuve de maturité, bien que les Hauts Elfes d’Eataine préfèrent servir dans la Garde Maritime plutôt que de suivre les anciennes traditions. Les célébrations de ce rite de passage varient également, allant de l’onction par un prêtre de Mathlann, comme le veut la coutume à Cothique, aux fêtes officielles de Tiranoc qui rassemblent les membres de la famille ou de la maisonnée, selon le statut de l’Asur.

Des Siècles d'Expérience modifier

Un vieux Haut Elfe

Les Elfes ont une espérance de vie incroyablement plus longue que les autres races - certains les disent même immortels - et peuvent facilement atteindre les 1200 ans, à moins bien sûr qu’ils ne trépassent d’une mort violente, ce qui arrive malheureusement souvent dans ce monde plein de dangers. Ils sont également moins sensibles aux maladies que les humains. Ils ont le temps de vivre plusieurs vies humaines, au cours desquels ils ont tout le temps de maîtriser un certain nombre de disciplines. Mais si l’expérience acquise au cours des siècles apporte la sagesse et l’expertise, elle engendre aussi une mélancolie résultant du long et inévitable déclin de leur civilisation, ainsi que les fardeaux de ceux qui ont vécu pendant les nombreuses période de grand bouleversements pour la société Asur.

De ce fait, au fil des âges, les enfants d’Ulthuan ont vu leur destin se forger sous des cieux toujours changeants.
Entre 40 et 130 ans, durant l’Époque de la Fin, ceux qui naquirent à cette période grandirent dans l’ombre du Rhana Dandra, anticipant avec méfiance l’accomplissement de cette funeste prophétie. Ils virent passer les invasions qui ravagèrent Ulthuan sans encore pouvoir y prendre part : les batailles les plus terribles les trouvèrent trop jeunes pour combattre. Leur heure de verser le sang pour défendre leur patrie n’était pas encore venue - mais elle approchait.
Entre 130 et 210 ans, à l’Époque de l’Acier, les individus de cette génération étaient déjà des guerriers accomplis lorsque l’assaut sur Naggarond fut déclenché ou lorsque Grom la Panse déferla sur Yvresse. Certains étaient assez âgés pour avoir participé à d’autres campagnes d’importance : la défense de Couronne, l’invasion du Prince Sigvald, ou encore le Sac de Marienburg.
Entre 210 et 350 ans, ceux nés pendant l’Époque des Incursions connurent la Grande Incursion du Chaos. Beaucoup combattirent lors du sac de Cothique, sur la plaine de Finuval ou aux portes mêmes de Kislev. Entre la fureur du démon N’kari et les sombres rituels du Marais Hurlant, la corruption du Chaos semblait alors souiller la terre entière d’Ulthuan.
Entre trois 350 et 610 ans, l’Époque des Voyages accueillit une génération née au début du règne de Bel-Hathor, lorsque les humains n’avaient pas encore gagné le droit de poser le pied sur Ulthuan. Certains d’entre eux prirent part aux Voyages de Finubar, furent témoins des Guerres des Comtes Vampires ou comptèrent parmi les premiers Elfes des Mers à retourner vers les rivages du Vieux Monde.
Entre 610 et 870 ans, au cœur de l’Époque des Sages, les membres de cette longue lignée vécurent siècle après siècle sous la menace croissante des raids Norses. L’humanité, encore jeune aux yeux des Asur, représentait alors un péril grandissant. Il fallut enfin recourir à la Magie pour repousser ces envahisseurs surgis des eaux.
Au-delà de 870 ans, l’Époque des Ombres forgea les plus anciens survivants. Ceux qui virent la Nuit des Morts sans Repos, lorsque le monde entier était menacé par les horreurs des morts-vivants, se souviennent encore, parfois avec difficulté, des temps antérieurs - peut-être même des Rois Phénix qui régnèrent avant Bel-Hathor. Car à un tel âge, les souvenirs se mêlent, se ternissent, et la jeunesse devient un rêve lointain.

Le Sang d'Ænarion modifier

Le Sang d’Ænarion remonte au premier Roi Phénix, et sa lignée se perpétua à travers les descendants de Morelion et d’Yvraine, ses enfants nés de la Reine Éternelle Astarielle. Alors qu’Yvraine endossa le rôle de Reine Éternelle, Morelion ne s’intéressait pas à la politique et se contenta dans un premier temps de rester à Avelorn pour protéger sa sœur. Plus tard, poussé par l’envie de voyager, il parcourut de nombreuses contrées avant de se retirer sur les îles à l’est du monde connu.

Comme Caledor le Dompteur de Dragons le prophétisa, tous les descendants d’Ænarion recevraient des dons issus de sa grandeur, mais hériteraient également d’une tare - résultant de l’écho de la malédiction qui l’a frappé lorsqu’il a brandi l’épée de Kaine, la Faiseuse de Veuses - qui se manifesterait trop souvent sous la forme d’une corruption physique, mentale ou spirituelle. Sa lignée a donné naissance à certains des plus grands héros des Hauts Elfes, mais aussi à certains des plus tourmentés. Presque tous étaient de haute naissance, conformément à la lignée d’Ænarion, bien que des descendants illégitimes ou perdus puissent également porter à la fois la bénédiction et la malédiction.

En 2173 CI, le Gardien des Secrets N'kari revint à Ulthuan pour se venger des descendants d’Ænarion. Beaucoup furent massacrés avant que le Démon ne soit vaincu par Tyrion et Teclis, eux-mêmes descendants d’Ænarion.

On ignore combien de descendants d’Ænarion sont encore en vie. Les Hauts Elfes sont déconcertés par la malédiction et ceux qui la portent. Ils leur rappellent les sacrifices consentis par Ænarion et peut-être aussi les ténèbres qui pèsent sur tous les Asur. À l’âge de 16 ans, tous ceux qui sont connus pour porter en eux le Sang doivent se présenter à la Cour du Phénix, où le Roi juge s’ils représentent une menace pour le trône. Ils sont ensuite envoyés au Sanctuaire d’Asuryan pour y être examinés de plus près par les prêtres. Chaque jeune subit des tests magiques afin de déterminer s’il est corrompu et s’il succombera à la malédiction dans sa vie future. Le sort de ceux qui échouent à l’un ou l’autre de ces tests est inconnu. Évidement, les roturiers descendants d’Ænarion peuvent passer entre les mailles du filet, échappant à l'examen minutieux lors de leur seizième anniversaire, et vivre leur vie sans avoir conscience de ce qu’implique leur héritage.

Qu’ils soient maudits ou non, les membres de la lignée d’Ænarion peuvent se retrouver dans l’ombre de Khaine. Cela peut se manifester par des influences subtiles sur leur caractère, comme une plus grande assurance, un dynamisme accru ou une tendance à la colère. D’autres sont impétueux, voire violents, tourmentés par des visions étranges. Certains ont des traits physiques particuliers, comme une force physique, des maladies ou quelque chose d’aussi mineur qu’une couleur d’yeux inhabituelle. Presque tous sont exceptionnels, marqués par une grandeur potentielle. Les Elfes qui connaissent les origines des descendants d’Ænarion les traitent différemment des autres. La méfiance peut dégénérer en hostilité, et certains Elfes les considèrent comme intrinsèquement dangereux. Parmi eux figurent les discrets membres du Culte de la Lame Interdite, un ordre de duellistes qui vise à éliminer quiconque pourrait brandir la Faiseuse de Veuves. D’autres peuvent les exalter. Les Asur qui souhaitent faire revivre la gloire des jours d’Ænarion pourraient supposer qu’ils partagent leurs ambitions et tenter de les recruter dans leurs intrigues.

Les Hauts Elfes et la Magie modifier

Les Rêves
Les Elfes sont des créatures dont l’existence est intimement liée à la Magie, et leur conscience dépend en égale mesure des plans physique et magique. La plupart du temps, leurs talents magiques sont trop faibles pour être développés, mais leur sensibilité aux Vents de Magie inspire des visions occasionnelles ou des rêves prémonitoires, car les prédictions sont véhiculées par Azyr, le vent bleu. Ceux qui bénéficient de la faveur de Lileath (ou des attentions moins douces de Morai-Heg) peuvent rêver de l’avenir, en particulier en temps de crise. Dans la société Asur, la propension à faire des rêves prophétiques est suffisamment courante pour être considérée comme une excentricité acceptable.[4]

Race hautement sensible à la Magie, celle-ci facilite leur vie quotidienne et sera utilisé pour améliorer la qualité de quelque chose. Par exemple, la Magie sera utilisée pour renforcer la solidité d’un bâtiment, ou en le protégeant avec des charmes, comme cela fut fait avec la Tour Blanche de Hœth. Ils peuvent également s’en servir pour accomplir les tâches pénibles de la vie, comme l’envoi d’un message par exemple. Si c’est vraiment suffisamment important, il est communs que les Archimages "téléportent" une lettre à son destinataire, ce qui implique une utilisation de la Magie pour transporter le message sur de vastes distances. Cette pratique d’amoindrir les contraintes de la vie est particulièrement utilisée par les aspirants mages, à qui on a enseignés les Bénédictions d'Isha : des prières et des enchantements simples permettant d’alléger le fardeau du labeur quotidien des Hauts Elfes, qui sinon nécessiterais de travailler ou d’utiliser des serviteurs, grâce à la manipulation magique de la matière.

Les Hauts Elfes ont appris à dompter les Vents de Magie jusqu’à un niveau inégalé par les autres races - à part peut-être les anciens Prêtres-Mages Slanns. Ils furent les premiers à étudier la sorcellerie et ont toujours été les plus avancé dans ce domaine. C’est grâce à elle que les Hauts Elfes protègent l’île d’Ulthuan, car sans les sorts jetés par leurs Mages, elle serait totalement engloutie par les flots. Les Mages Hauts Elfes sont de grands conjurateurs capables de déclencher des tempêtes de flammes sur l’ennemi. Il y a des années de cela, les Hauts Elfes révélèrent aux Hommes les secrets de la Magie, mais aucun humain n’a jamais réussi à ne serait-ce qu’approcher le talent d’un de leurs Archimages.

Les Elfes des Mers modifier

« Nous formons un seul peuple, même si les Asur qui regardent au-delà de l’île sont les plus faciles à côtoyer. Leurs frères nous méprisent, nous traitent d’Uranai et dédaignent notre esprit vagabond. »
- Katjaillen Chercheur Lointain, capitaine mercenaire, à propos des Hauts Elfes d’Ulthuan…

« Elfe des Mers » est un terme humain désignant les Asur vivant dans des enclaves commerciales dans les villes portuaires en dehors d’Ulthuan ou ceux qui passent une grande partie de leur vie en mer. Ce sont des Hauts Elfes ayant leurs racines à Ulthuan, bien qu’ils présentent de légères différences culturelles par rapport aux Asur plus conventionnels qui daignent visiter le Vieux Monde et au-delà. Le nom Eltharin donné à ces Elfes est Uranai, un terme légèrement péjoratif. Les Asur d’Ulthuan méprisent ceux qui ne vivent pas sur l’île sacrée ou préfèrent passer leur vie parmi des civilisations moins avancées. Les autres Hauts Elfes pensent que les Elfes des Mers n’ont pas la discipline nécessaire pour respecter les protocoles de leur culture, ou qu’ils ont en quelque sorte échoué parmi les vrais Elfes et choisissent la compagnie d’êtres plus facilement impressionnables. Avant son élection en tant que Roi Phénix, les adversaires politiques de Finubar le dénigraient en le qualifiant d’Uranai, trop agité et cosmopolite pour régner sur Ulthuan et les Elfes.

Malgré le snobisme des Elfes, certains Elfes des Mers sont originaires d’Ulthuan, généralement de Cothique, de Lothern ou, plus rarement, d’Yvresse ou de Tiranoc. Certains servent dans la Flotte du Roi Phénix, travaillent pour une maison de commerce sur leur flotte marchande ou sont représentants dans une enclave lointaine ailleurs dans le Monde Connu. Certains Uranai préfèrent passer le moins de temps possible à terre, privilégiant une vie sur les flots, sillonnant les routes entre les enclaves Asur, les avant-postes et les ports d’Ulthuan. D’autres résident dans des ports éloignés à travers le Monde Connu, chez eux sur un bateau, mais s’intéressent davantage à la représentation des intérêts des Elfes des Mers à l’étranger. Ils sont généralement de féroces adversaires des marins Druchii, bien que des rumeurs laissent entendre que certains Uranai traitent avec les Corsaires pour leur avantage mutuel.

Les Elfes des Mers sont les Asur les plus cosmopolites, et moins hiérarchisés que leurs frères terrestres. Ils respectent le protocole et les attentes culturelles, mais ne se sentent pas tenus de les suivre à la lettre - peut-être que la distance physique qui les sépare d’Ulthuan leur confère également une distance culturelle. Cela se reflète dans leur attitude, leur comportement et leur apparence. Les Elfes des Mers ne sont généralement pas réticents au travail physique et peuvent même préférer se couper les cheveux courts pour des raisons pratiques. Malgré ces différences, peu d’humains peuvent faire la distinction entre les Asur d’Ulthuan et les Elfes des Mers : selon les normes non Elfiques, ils restent gracieux et impeccablement vêtus. Les Uranai ont leur propre sous-culture artistique, notamment un corpus de complaintes réputées pour leur beauté exquise et leur profonde tristesse.

La plupart des Elfes des Mers se livrent au commerce, généralement en tant que membres de clans expatriés. Ils sont réputés pour leurs pratiques déloyales. En effet, certains ne valent guère mieux que des pirates, bien qu’ils justifient leurs actions comme étant nécessaires pour garder un œil sur les développements dans le monde extérieur. On trouve des enclaves d’Uranai dans les ports non Elfiques du monde connu. Leur taille varie en fonction du port lui-même et de l’attitude locale envers les Elfes. La plupart des Asur qui visitent les ports étrangers ne sont que des résidents temporaires, préférant se déplacer d’une colonie à l’autre, naviguer sans cesse ou retourner à Ulthuan. Les exarques gouvernent les plus grandes enclaves. Ils sont nommés par les royaumes d’Ulthuan pour représenter les Elfes auprès des dirigeants locaux et recevoir les Émissaires venus d’Ulthuan.

Comme les autres Asur, les Elfes des Mers vénèrent les Dieux du Cadai et accordent une place importante à Mathlann. Ils rendent également un hommage discret à Ellinill, père de Mathlann et autre Dieu dont l’humeur peut dicter leur destin. Ils vénèrent également un Dieu mineur peu connu en dehors de leurs enclaves, Amecs, patron de la prospérité.

Les Uranai ont soif d’exploration et de découvertes de rivages lointains. Ils sont intrépides et bavards, ayant sauté sur l’occasion d’échapper à la culture disciplinée et stratifiée d’Ulthuan pour profiter de la vie libre des voyages et du commerce à travers le Monde Connu, ce qui influence leur perception des autres espèces et des nations humaines.

  • À propos des humains…
« Notre peuple sur Ulthuan considère l’humanité comme une masse informe, mais il existe tellement de types différents, même dans une seule ville portuaire. Ils peuvent être fous, obstinés et stupides, mais que cela nous plaise ou non, l’avenir est peut-être entre les mains de l’humanité, pour le meilleur et pour le pire. »
- Prince Tarmonagh Ulliogtha, vice-roi de Marienburg
  • À propos des Halflings…
« Si vous êtes accompagné d’un Halfling, vous devez rester vigilant. Ils sont plus sages que les Humains ne le pensent. J’ai passé du temps avec un certain Gim Grundel et je peux vous assurer qu’il est aussi débrouillard que petit. »
- Riolta Neige, aventurière Elfe des Mers
  • À propos des Nains…
« Têtus et intraitables. Ils sont pires que les Calédoriens en matière d’arrogance. Quand on est dans le Vieux Monde, on n’a pas d’autre choix que de s’entendre avec eux. Ils font le commerce de belles marchandises, alors trouvez un intermédiaire souple pour agir entre vous et ces gens guindés des montagnes. »
- Driella Flux Céleste, capitaine du Tor Andar
  • À propos des Elfes Sylvains…
« J’ai remonté le fleuve jusqu’à Tor Lithanel et j’ai vu la beauté des Bosquets de Lornalim. Les Éonir seraient de véritables alliés si nous surmontions notre méfiance mutuelle. Les Asraï sont une autre affaire : impénétrables et sauvages. Je soupçonne qu’ils sont captivés par quelque chose de plus sombre qu’Isha et Kurnous. »
- Feldrigan Vague Nocturne, érudit de Brionne

Enclaves Notables d'Elfes des Mers : modifier

  • Marienburg

Sith Rionnasc’namishathir est l’une des plus grandes enclaves d’Elfes des Mers du Monde Connu, avec huit maisons de commerce dirigées par le représentant du Roi Phénix dans le Vieux Monde. Les dirigeants humains de la ville considèrent la présence de l’exarque de Finubar comme la preuve qu’ils ont le monopole du commerce avec Ulthuan, mais le traité s’est avéré difficile à appliquer dans la pratique.

  • Erengrad

Après le pillage de la ville portuaire pendant la Grande Guerre Contre le Chaos, l’enclave Elfique a été repeuplée et reconstruite. Les Hauts Elfes ont joué leur rôle pour repousser les forces du Chaos et la plupart ont été tués. Aujourd’hui, les citoyens kislevites restent reconnaissants, même s’ils se méfient un peu de leurs voisins à la vie un peu trop longue.

  • Al-Haikk

La principale ville d’Arabie abrite une enclave dominée par la Maison Mer d’Émeraude de Lothern et le clan Aisellion de Marienburg.
On y trouve d’innombrables Érudits, attirés par les mystères des Terres du Sud.

  • Brionne

Les Elfes des Mers de Brionne sont en grande majorité originaires de Cothique et de Lothern. Ils ont reconquis et repeuplé les ruines de l’ancien avant-poste d’Athel Maraya, situé à portée de vue des remparts de la ville. Les Uranai de cette région ont tendance à se livrer à la piraterie et à d’autres activités maritimes douteuses.

  • Luccini

L’enclave de Luccini est un magnifique ensemble de bâtiments d’un blanc immaculé entourés d’une muraille semi-circulaire. Les Tiléens l’appellent les Havres Blancs. Elle a été fondée et est toujours dominée par le clan Dressair de Lothern.

  • Magritta

Les Elfes des Mers de Magritta entretiennent des relations difficiles avec le royaume, après une tentative du prince local de s’emparer des propriétés de l’enclave et de bloquer la Mer du Sud. Les Hauts Elfes se sont alliés aux nations commerçantes humaines et ont contrecarré cette tentative scandaleuse, mais la méfiance mutuelle reste forte.

La Société Asur modifier

« Les vents ont tourné. La présence des Ylvathoi sur nos terres a créé une discorde. Nos ancêtres n’ont jamais fait de commerce contre de l’or et des babioles, ils s’entraidaient en cas de besoin. »
- Melissindra Bayshimmer, esthéticienne de Cothique

La société des Hauts Elfes est structurée autour des précédents et des cérémonies afin d’atténuer la tendance des Elfes à se focaliser sur les affronts ou à se préoccuper de leurs intérêts. Leur histoire martiale influence une culture qui respecte le rang, l’honneur et la discipline. L’étiquette comprend le protocole de salutation, les formalités de contact physique et les expressions de courtoisie. Dotés d’une profondeur d’esprit et d’ une capacité d’introspection qui les font passer pour d’étranges visionnaires auprès des autres races, de sens aiguisés qui leur permettent de communiquer sans peine d’un simple hochement de tête ou plissement d’yeux, les Hauts Elfes emploient des subtilités de langage et de gestes qui peuvent laisser perplexes les personnes moins raffinées, car le moindre geste d’un Elfe est porteur de sens. Leur attitude supérieure a contribué à des malentendus, voire à des conflits, avec les Humains et les Nains.

Chaque niveau de la société des Hauts Elfes honore ceux qui sont au-dessus, depuis les Kith qui servent les Nobles de rang inférieur (les Toriour) jusqu’aux Princes de haut rang (les Tariour). Ceux qui ont servi dans l’armée citoyenne reçoivent le titre de Charidir, que l’on pourrait traduire librement par « citoyen ». Autrefois, le terme Faniour, ou roturier, était utilisé pour désigner la classe ouvrière, mais il est aujourd’hui considéré comme rustique et n’est utilisé que par certains nobles pour désigner les Elfes d’Avelorn et de Chrace.

Beaucoup considèrent les Hauts Elfes comme distants et froids, plus soucieux des cérémonies que de l’action. En réalité, leur attitude réservée et leur respect du protocole sont des disciplines adoptées pour atténuer des émotions trop fortes ou faciliter leur perception accrue.

Les Trônes Jumeaux d’Ulthuan modifier

Le Conseil des Mages
Le Conseil des mages, dirigé par le Grand Maître Teclis, se réunit dans la Tour Blanche pour discuter des questions relatives à la gouvernance magique, à la protection et à l’équilibre entre l’ordre et le chaos. Ses membres ne sont connus que d’eux-mêmes, et les postes sont pourvus uniquement sur invitation, à l’exception du prince régnant de Saphery qui se voit attribuer un siège en raison de sa position. Le conseil sélectionne les mages qui serviront dans les armées du Roi Phénix et nomme les conseillers des cours des princes des autres royaumes. Cela confère au conseil une influence considérable sur les autres royaumes et la capacité de manipuler le destin des Hauts Elfes.[4]

Le psychisme des Hauts Elfes est à la fois mystique et logique - créant un équilibre presque parfait entre les deux. Ils ont une grande facilité pour voir la dualité des choses, et ne se limitent jamais à un point de vue unilatéral, leur permettant de voir bien au-delà de la compréhension humaine - ceux-ci ont tendance à incarner la parfaite antithèse des Elfes de ce côté-là. C’est pour cette raison que, selon une tradition qui dure depuis des milliers d’années, les Hauts Elfes sont dirigés par les Trônes Jumeaux d’Ulthuan : celui du Roi Phénix, qui sont souvent guerriers et expansionnistes, et celui de la Reine Éternelle, qui sont souvent pacifiques et introverties. Cette dualité est à la base de tous les concepts de gouvernement des Elfes : être gouverné par un seul dictateur tout puissant serait impensable pour eux.

La Cour du Phénix modifier

Le Roi Phénix, choisi parmi un conseil de princes régnants, siège sur l’un des trônes jumeaux d’Ulthuan. Chaque Roi determine où tenir sa cour, et il choisit généralement de le faire dans son royaume d’origine. Le dixième Roi Phénix, Finubar le Voyageur, a installé sa Cour du Phénix dans la ville tentaculaire de Lothern, à Eataine. Il s’agit d’une ville bien protégée, avec d’imposantes portes maritimes et le détroit de Lothern gardé par les caprices de la mer. Le palais du Roi Phénix est l’un des bâtiments les plus impressionnants au monde. Des braseros brûlent d’une flamme bleue magique lorsque le Roi est présent. La cour est une grande assemblée, ornée de tapisseries élaborées représentant l’histoire de la ville, où des nobles vêtus de costumes resplendissants s’adonnent à des discussions raffinées. Le trône de Finubar, d’une élégance éthérée, domine la salle du trône et dégage une grâce et une sagesse royales.

Les interactions avec le Roi Phénix sont régies par un protocole strict. Dans les conversations normales, on s’adresse à lui en utilisant les termes « Majesté » ou « Sire », tandis que lors des occasions formelles, il est appelé « Béni d’Asuryan ». Les Elfes en sa présence doivent adopter une attitude respectueuse et garder leurs distances. Il faut éviter tout contact visuel direct sans autorisation, et tous doivent attendre qu’il engage la conversation. Si l’on a l’honneur de dîner avec le Roi Phénix, personne ne peut commencer à manger avant lui ni continuer à manger une fois qu’il a terminé. Cela peut amener les autres membres de la cour à manger rapidement afin d’être rassasiés avant que Finubar n’ait fini son repas.

Nombreux sont ceux qui viennent à la Cour du Phénix déposer des demandes auprès de Finubar - et tenter leurs intrigues. Aussi lorsque le Roi Phénix est appelé à arbitrer des différends entre les maisonnées, ses jugements sont rendus avec beaucoup de soin et de diplomatie, car chaque royaume a des codes de conduite légèrement différents. L’utilisation de la bibliothèque du Phénix, vaste dépôt de textes anciens sur les conflits passés et les solutions diplomatiques, l’aide à prendre des décisions éclairées, à maintenir l’équilibre et l’harmonie sociale.

La Cour Éternelle modifier

Avelorn est gouvernée par Alarielle la Radieuse, onzième Reine Éternelle et co-souveraine d’Ulthuan. Contrairement au Roi Phénix, le rôle de Reine Éternelle est héréditaire, transmis de mère en fille. Un Roi Phénix nouvellement élu se rend à Avelorn pour le mariage rituel avec la Reine Éternelle. Leur union, destinée à la conception d’une descendante, l’Enfant Éternelle, ne dure qu’un an, après quoi chacun est libre de poursuivre sa propre vie et de prendre les partenaires de son choix. Avec le temps, l’Enfant Éternelle succédera à sa mère en tant que Reine d’Avelorn et représentante choisie de la déesse Isha.

La cour de la Reine Éternelle est un spectacle éphémère, semblable à un carnaval, qui défile à travers la forêt, surplombé de hauts pavillons lustrés dans lesquels les Elfes se gaussent et récitent des poèmes épique. Le jour, les chants et les rires résonnent à travers les arbres, tandis que la nuit, des danseurs nus virevoltent et tourbillonnent au milieu des festins et des réjouissances. La Reine Éternelle se montre rarement en public, sauf lorsqu’elle choisit des artistes, des danseurs, des poètes, des artisans ou des mages de renom pour rejoindre sa cour lors de son voyage à travers la forêt. La compétition pour gagner ses faveurs est féroce, car c’est le plus grand honneur que d’être choisie comme compagne ou servante de la Reine Éternelle.

Avelorn est depuis longtemps considéré comme un lieu de refuge. Ceux qui cherchent à échapper à un Prince régnant ou au jugement de la Cour du Phénix peuvent demander l’asile. Leur cas est entendu devant la Reine Éternelle et elle seule accorde ou refuse l’asile. Historiquement, le Roi Phénix et la Reine Éternelle forment une opposition qui équilibre la société des Hauts Elfes, le premier étant un expansionniste belliqueux, la seconde une introvertie pacifique. Cependant, la Reine Éternelle a récemment agi à l’encontre des attentes traditionnelles et s’est intéressée de manière plus personnelle à la direction des armées des Hauts Elfes, tandis que le Roi Phénix reste à Lothern.

Les Maisonnées Hauts Elfes modifier

« Vous devrez vous comporter correctement à la cour ! Je ne vous laisserai pas m’embarrasser ! »
Les Nobles Hauts Elfes sont fiers, voire arrogants selon certains, mais leurs manoirs sont tout simplement incroyables !

Dans l’Antiquité, les familles Elfiques étaient chacune dirigées par un Conseil des Anciens. Avec le temps, une famille dominante s’imposait dans une région, et les familles de toute la région finissaient par reconnaître son autorité. Disposant d’un pouvoir absolu, le chef de cette famille dominante acquérait un titre, et sa famille était reconnue comme une maisonnée de haute noblesse. La tradition du conseil était maintenue, mais uniquement à titre consultatif. De nos jours, la position d’un aristocrate Asur dans la hiérarchie est une question complexe, mais on peut simplifier en disant qu’il existe deux grands niveaux qui divise la haute société : les Grandes et les Petites Maisonnées, chacune cherchant à obtenir honneur, position et richesse par la guerre, le mariage ou le commerce.

Les Grandes Maisonnées (Tariour), les plus anciennes, sont presque exclusivement de la haute noblesse, leur membres pouvant retracer leur ascendance jusqu’à l’époque d’Ænarion, le premier Roi Phénix, ou aux princes guerriers qui ont combattu à ses côtés, et bénéficient du plus haut niveau de reconnaissance et d’honneur, juste après celui du Roi Phénix. Même s’ils sont de rang variable, tous les membres d’une famille de haute noblesse détiennent, par droit de naissance, la dignité de Prince ou de Princesse, laquelle ne peut être conférée. Au-dessous des Princes, il y a une pléthore de Petites Maisonnées Nobles (Toriour), également de rangs variable, qui sont celle dont les ancêtres se sont vu accorder des terres et un titre par le Roi Phénix ou la Reine Éternelle. De tels cadeaux sont extrêmement rares : des centaines d’années peuvent s’écouler avant la création d’un nouveau titre. Beaucoup tentent de se marier dans des familles de la Haute Noblesse afin d’améliorer leur position. Bien que les Maisons Marchandes possèdent une grande richesse, certains Hauts Elfes les considèrent comme souillées, car la richesse est associée au profit et à l’excès.

On s’adresse aux membres de la noblesse en les appelant « Seigneur » ou « Dame ». La position des nobles Asur dans la société est complexe et contraignante : ils sont soumis à plus de règles et à des exigences plus strictes que les nobles humains, et s’ils ne respectent pas toujours ces règles, le protocole n’est pas pris à la légère. Compte tenu de la longévité des Elfes, il peut s’écouler des centaines, voire des milliers d’années avant qu’un noble Asur ne puisse hériter de son titre. Ils ont donc des siècles pour tromper l’ennui ou se forger un héritage, en se consacrant bien souvent à la guerre et aux intrigues.

Pour se comporter en noble compagnie, l’aristocratie Asur se conforme à une multitude de règles de conduite complexes. Tous les Hauts Elfes connaissent instinctivement les usages les plus essentiels, tandis que ceux qui ont reçu une éducation plus raffinée maîtrisent également les codes les plus subtils. Parmi les règles les plus strictes, toucher un noble sans y avoir été expressément autorisé constitue une insulte grave. De même, seuls les membres de la noblesse peuvent porter un ithiltaen en argent ; arborer un tel casque sans avoir combattu aux côtés des chevaliers des Heaume d'Argent est considéré par tous les Hauts Elfes, quelque soit leur classe, comme une violation flagrante de l’étiquette. Chaque lignée noble possède en outre une épée familiale transmise de génération en génération, parfois depuis l’époque d’Aenarion. Que l’arme soit magique ou ordinaire importe peu (bien qu’elle soit quasi systéamtiquement magique dans le cas des Grandes Maisonnées) : sa valeur est avant tout symbolique, et son porteur peut la porter partout sur Ulthuan comme signe de son rang. La perdre est une honte qui rejaillit sur toute la maisonnée. Enfin, un noble ne doit jamais servir ni offrir de la nourriture, un geste qui serait interprété comme une marque de sujétion indigne de son statut.

Les Hauts Elfes traitent les sujets de la pauvreté et de les conditions de vie modeste avec condescendance, voire avec un mépris ouvert, mais leur respect de l’ordre et de la discipline fait que même les maisonnées humbles trouvent généralement leur place dans l’ordre social. L’incapacité à améliorer leur situation pousse les membres des maisonnées mineures à rechercher la richesse par des moyens moins honorables, tels que le jeu d’argent et la contrebande.

Intrigues modifier

« Les mots qui façonnent les vents de la magie sont essentiels. Mais les mots qui façonnent le cœur et l’esprit des puissants sont suprêmes. »
- Dannor de Cothique, Prince Haut Elfe

Dans les couloirs de marbre résonnants, les tonnelles isolées et les terrains de chasse verdoyants d’Ulthuan, une multitude de factions complotent pour faire avancer leurs intérêts. Certaines sont des groupes hautement organisés, avec leurs propres hiérarchies et rituels. D’autres sont des alliances informelles et temporaires, qui dérivent vers une existence éphémère selon les opportunités et les nécessités.

Pour la plupart de ses citoyens, la vie à Ulthuan est sûre et sécurisée par rapport à celle du Vieux Monde. La vie est relativement paisible et stable dans les royaumes intérieurs, et même les royaumes extérieurs connaissent moins de difficultés que les terres humaines telles que l’Empire ou la Bretonnie. Les conflits entre Hauts Elfes dégénèrent rarement en violence, de sorte que les rivalités s’expriment par des luttes de pouvoir sournoises. La simple présence d’un groupe d’aventuriers à Ulthuan peut précipiter un complot secret ou faire pencher la balance d’un conflit subtil quelque part sur le continent insulaire.

Les intrigues Elfiques sont à la fois une affaire politique sérieuse, un passe-temps et un jeu de pouvoir cynique. Les individus puissants y ont recours pour conserver ou étendre leur influence, réduire celle des autres, faire avancer une cause ou acquérir quelque chose de valeur. Il peut s’agir d’un lopin de terre, d’un poste de commandement, d’un amant, d’un Objet Magique ou d’un accord commercial. Les intrigues amoureuses sont courantes, car de nombreux Asur apprécient le frisson de l’amour illicite. Les individus peuvent en tirer un bénéfice personnel grâce à leur ascension sociale ou à la satisfaction de leurs obsessions, même si la conspiration et la collusion peuvent s’avérer des moyens efficaces pour atteindre une fin vertueuse. Ainsi, les Hauts Elfes peuvent aussi intriguer pour des raisons altruistes, afin de réunir des familles divisées, de protéger les malheureux ou de mieux garantir la sécurité d’Ulthuan.

« Mais je ne suis pas un Elfe… »
Si un non-elfe arrive à Ulthuan, les puissants Asur le découvriront inévitablement et réfléchiront immédiatement à la manière d’utiliser cela à leur avantage. Même ceux qui détestent les Ylvathoi préfèrent les manipuler plutôt que de simplement dénoncer leur présence. Après tout, ils sont les pions parfaits pour toute intrigue. N’importe qui peut devenir l’agent d’une faction, qu’il en soit conscient ou non. Au-delà d’Ulthuan, les intrigants chevronnés savent qu’il est préférable d’utiliser des non-Elfes pour mettre en œuvre leurs plans. Cela leur permet de se distancier quelque peu de toute activité répréhensible. Le Monde Connu est une vaste toile de fond pour toute intrigue.[4]

Mais tout n’est pas rose pour autant : ce besoin de comploter a mis Ulthuan en danger à plusieurs reprises, affaiblissant les alliances, permettant à des médiocres d’exercer le pouvoir et aliénant ceux qui auraient pu mieux servir les royaumes. Les habitudes d’intriguer ont toujours existé, depuis l’époque d’Ænarion même, jusqu’à devenir totalement incontrôlées sous le règne d’Aethis le Poète, où la noblesse et ses serviteurs avaient cultivé un goût pour la ruse et les paroles acérées plutôt que pour la sagesse et l’honneur. Aujourd’hui encore, la tendance des Asur à intriguer atteint son apogée à la Cour du Phénix, où les Princes et les courtisans s’efforcent de faire avancer leur propre cause et de museler leurs adversaires. En vérité, les intrigues existent à tous les niveaux de la société Elfique, et même les serviteurs les plus humbles rivalisent pour obtenir l’amour, le statut et la réputation.

Factions modifier

Les intrigues complexes des Asur sont difficiles à déchiffrer, mais leurs principaux acteurs sont bien connus, et les spéculations sur leurs objectifs vont bon train sur les marchés et dans les forums des villes d’Ulthuan. La plupart des Asur ont au moins vaguement conscience de ces intrigues et des factions qui y participent. Elles sont soit de notoriété publique, soit font l’objet de débats populaires. Des rumeurs circulent au sujet de comploteurs plus secrets qui préfèrent que leurs intentions restent cachées, et beaucoup d’entre elles contiennent plus qu’un soupçon de vérité. Bien sûr, les intrigues les plus dangereuses sont celles ourdies par les agents de Naggaroth et ceux qui cherchent à étendre l’influence des Cultes du Plaisir, mais même les desseins d’Asur par ailleurs respectables peuvent mener à des jeux politiques à haut risque.

Ulthuan et le Monde au-delà modifier

Il n’y a pas de consensus parmi les Asur sur la manière dont ils doivent interagir avec les autres espèces…

  • L’Essor de la Magie Impériale

Après la création des Collèges de Magie à Altdorf par Teclis, de nombreux Asur ont commencé à s’intéresser de près aux praticiens de la magie de l’Empire. Pour certains, ils représentent un risque intolérable, comparable à celui de mettre une arquebuse entre les mains d’un bébé. Ces Hauts Elfes souhaitent inverser l’œuvre de Teclis et dissuader les Humains d’utiliser la magie. D’autres considèrent les Collèges comme une arme puissante dans le Vieux Monde et cherchent à exercer un contrôle secret sur eux par le biais de leur mécénat et à des visites de professeurs invités.

  • Estroi’iath

Certains nobles estiment que les Asur doivent donner la priorité à la protection d’Ulthuan contre les incursions des Druchii, du Chaos et des Nordiques, et que s’immiscer dans les affaires des espèces inférieures les détourne de ce devoir. Ils complotent pour saper et discréditer toute intervention ou relation avec le Vieux Monde, le Grand Cathay ou d’autres nations humaines. Le prince Haldin d’Avethir, le seigneur Valoriel de Chrace et la dame Allynia d’Avelorn sont particulièrement virulents à ce sujet.

  • Asur et Asraï

Alors que la plupart des Hauts Elfes considèrent les Asraï avec suspicion, un groupe de nobles d’Ellyrion et d’Avelorn estime que le moment est venu de réunir les peuples Elfiques. Ils soutiennent les tentatives visant à établir des liens diplomatiques avec Athel Loren, dans l’espoir de former une alliance. Celle-ci serait naturellement placée sous l’autorité de la Reine Éternelle et du Roi Phénix.

  • La Rage d’Anar

Les royaumes de Nagarythe, Chrace et Tiranoc subissent plus de raids Druchii que tout autre territoire. Les nobles les plus agressifs de ces royaumes conspirent pour lancer une invasion massive de Naggaroth. Ils estiment qu’il n’est plus possible de se contenter de réagir aux raids des Elfes Noirs, et cherchent donc à influencer le Roi Phénix et les autres royaumes afin qu’ils soutiennent une guerre totale.

Les Elfes dans le Vieux Monde et au-delà modifier

Dans les ports et les centres de pouvoir du Vieux Monde, les Asur intriguent les uns contre les autres pour obtenir des profits et de l’influence, tout en affichant une unité de façade envers leurs hôtes humains.

Altdorf : chaque année, de plus en plus de marchands naviguent directement de Cothique à Altdorf pour faire du commerce, afin de contourner la base de pouvoir de Lothern à Marienburg. La Compagnie Commerciale Chevaucheur de Vague est une entreprise d’Altdorf créée précisément dans ce but. Tandis que leurs partenaires humains s’occupent des affaires courantes, les Hauts Elfes de la Maison Chevaucheur de Vague complotent pour renverser la domination commerciale de Marienburg et Lothern.
Saphery dispose d’une ambassade à Altdorf et d’un conseiller au sein du Conseil privé de l’Empereur, qui s’intéresse particulièrement aux Collèges de Magie. Les Hauts Elfes des autres royaumes s’inquiètent de l’influence de Saphery sur la plus grande nation du Vieux Monde.

Marienburg : cette ville portuaire est la plus grande colonie Asur du Vieux Monde et un foyer d’intrigues. Les maisonnées affiliées à Eataine dominent le Conseil Elfique résident, notamment la maisonnée Ulliogtha, qui comprend le vice-roi du Roi Phénix, et la maisonnée Aisellion. Les maisonnées Lianllach et Tallaindeloth sont affiliées à Cothique, mais elles sont surpassées en nombre par les deux maisonnées de Lothern, de Sapherie et d’Yvresse, qui se rangent généralement du côté du vice-roi. La politique de l’enclave et ses relations commerciales sont marquées par des conflits clandestins - il y a même des rumeurs selon lesquelles les Druchii seraient actifs dans la ville.

Brionne : Les Hauts Elfes de Brionne sont en grande majorité originaires de Cothique. Les intrigues ici visent principalement à tenir à distance l’influence des autres royaumes. Les Elfes des Mers de Brionne sont connus pour leur caractère espiègle et leur habitude de recourir aux duels pour éliminer les menaces qui pèsent sur leur position.

Pouvoir et Culture à Ulthuan modifier

Les Hauts Elfes ont des convictions profondes sur l’ordre de la société Asur. Diverses tendances s’efforcent de faire avancer leur cause en se disputant le pouvoir à la Cour du Phénix.

  • La Domination d’Eataine

Eataine est le royaume prééminent de l’ère moderne. Il dispose d’un commerce florissant, de défenses et d’armées impressionnantes, contrôle la route vers la Mer Intérieure et est dirigé par un Roi Phénix. Les nobles des autres royaumes s’unissent généralement à Eataine contre les menaces extérieures, tout en cherchant à accroître leur propre pouvoir au détriment de Lothern.

  • Nagarythe et les Royaumes Intérieurs

Les Princes assiégés de Nagarythe en veulent aux Elfes de Saphery, Lothern, Avelorn et Ellyrion pour leur existence confortable. Les agents de Nagarythe intriguent dans tout Ulthuan pour obtenir un plus grand soutien pour leur royaume et rappeler aux Royaumes intérieurs que leur existence facile a un prix : la vie des défenseurs de Nagarythe.

  • Les Partisans d’Imrik

Depuis l’ascension de Finubar, les maisonnées nobles s’efforcent de positionner leurs candidats préférés pour lui succéder. Une clique exalte Imrik de Caledor comme le seul Roi Phénix approprié, en hommage à son ancien homonyme, qui devint Caledor II. Tous les membres de cette tendance ne sont pas Calédoriens : il y a des membres de la haute noblesses de Nagarythe, d’Ellyrion, de Chrace et d’Yvresse qui soutiennent Imrik plutôt que d’autres candidats.

  • Les Partisans de Tyrion

Depuis sa première apparition à Lothern alors qu’il était encore jeune homme, de nombreuses voix s’élèvent pour affirmer que Tyrion est le seul héritier légitime du Trône du Phénix, le descendant d’Ænarion qui manie son épée Croc du Soleil et porte son armure. Son soutien est diversifié, allant des Maisons Marchandes de Lothern à la majorité des Elfes de Cothique, en passant par ceux qui ont combattu sous le commandement de Tyrion. Ils croient que son destin est inévitable, même si aucun n’est assez naïf pour croire qu’il vaincra automatiquement des rivaux tels qu’Imrik - les Asur en veulent autant aux célèbritées qu’ils les louent.

  • La Moquerie

Les Hauts Elfes qui se sentent attirés par Loec s’associent parfois à d’autres pour tromper, saper ou se moquer de ceux qui se prennent trop au sérieux. Il n’y a pas d’organisation formelle derrière ces intrigues, les Elfes se réunissant de manière ad hoc pour planifier une campagne amusante et ingénieuse de farces, de ridicule et même d’humiliation publique pour les personnes pompeuses ou autoritaires.

Attitude Envers les Autres Espèces modifier

Selon la tradition Elfique, les Asur ont hérité de la gestion du monde des Anciens lorsqu’ils ont sauvé la planète de l’assaut du Chaos, épargnant ainsi toutes les autres espèces de la destruction. Les Hauts Elfes ignorent ou rejettent toute affirmation selon laquelle d’autres, tels que les mystérieux Slann ou les Dieux Nains tel que Grimnir, auraient joué un rôle dans la prévention de la fin du monde. Cependant, si les Hauts Elfes se considèrent comme les défenseurs du monde, cette vocation ne s’étend pas nécessairement à la protection des autres espèces qui le peuplent. Seule une poignée d’entre eux considèrent que les races inférieures méritent d’être protégées, et même ceux-là estiment que ces nations doivent parfois être sauvées d’elles-mêmes. Les autres, dans le meilleur des cas, considèrent les étrangers comme un moyen de défense supplémentaire pour préserver Ulthuan, des boucliers humains pouvant être renforcés ou abandonnés selon les besoins de la guerre. Cela ne veut pas dire que les Asur ne combattent jamais aux côtés des Ylvathoi, mais il est vrai que de telles alliances ne se forment que rarement, sauf grâce à l’intervention d’individus exceptionnels et clairvoyants. Évidemment, peu parmi les peuples extérieurs voient la mission des Hauts Elfes telle qu’elle est, tant ils sont aveuglées par leurs propres préoccupations mesquines et leurs soupçons. À leurs yeux, le peuple d’Ulthuan n’est qu’une autre puissance qui lutte pour la prééminence par le biais du commerce, de la diplomatie et de la guerre.

Les Elfes Sylvains modifier

Bien que les Elfes qui vivent dans le Vieux Monde descendent des Elfes d’Ulthuan, ils ne sont pas fidèles au Trône du Phénix.

Les Asraï modifier

Les Asur se méfient des Asraï. Beaucoup pensent que les Elfes Sylvains ont adopté des comportements primitifs. Le protocole, la discipline et la vénération d’Asuryan ont été abandonnés au profit d’une tentative de retrouver la sauvagerie mythique du passé. Les Hauts Elfes soupçonnent les Asraï de ne pas avoir réussi à réprimer le côté sombre de la psyché Elfique, tandis que d’autres les considèrent comme des parents qui pourraient bénéficier d’une alliance plus étroite, en particulier avec Avelorn. Malgré leur désapprobation, les Asraï restent des Elfes et sont de meilleurs alliés que les autres espèces. Les ambassadeurs des Hauts Elfes se rendent parfois à Athel Loren, bien qu’ils soient mal à l’aise à l’idée d’entreprendre un tel voyage dans les bois. Les émissaires Asraï à Ulthuan sont extrêmement rares.

Les Éonir modifier

Les Hauts Elfes considèrent les Éonir de la Laurelorn comme une note de bas de page de l’histoire, une enclave sans importance dont l’obstination les a éloignés du règne du Roi Phénix et de la Reine Éternelle. Cependant, ils sont plus faciles à comprendre que les Asraï, et les Hauts Elfes gardent leurs bonnes manières et cachent leur condescendance lorsqu’ils sont en compagnie des Éonir. Les Asur les plus belliqueux estiment que les Éonir doivent revenir sous l’autorité d’Ulthuan, allant même jusqu’à murmurer qu’ils commercent avec les Druchii et devraient être mis au pas par la force. Une minorité d’Elfes s’intéresse aux aspects de la vie des Eonir qui semblent préserver la culture Elfique d’avant la Déchirure.

Les Humains modifier

Ylvathoi
Les voyageurs étrangers sont accueillis dans la plupart des Colonies Asur, mais doivent se confiner dans les zones réservées aux visiteurs. Les intrus dans les lieux sacrés sont appelés Ylvathoi, ce qui signifie « jeunesse imparfaite » en Eltharin. Le terme Ylvathoi ne désigne pas les membres d’espèces plus anciennes telles que les Nains, les Hommes-Lézards, les Druchii ou les Asraï (il existe des termes bien plus péjoratifs pour désigner les Nains et les Elfes Noirs). En vérité, les Nains se voient généralement accorder encore moins de liberté de circulation que les Humains, et les Druchii sont immédiatement attaqués à vue de toute façon. Tout Ulthuan est considéré comme sacré et, avant le règne de Bel-Hathor, le territoire était interdit aux Ylvathoi. Le terme a été popularisé pendant la période isolationniste d’Ulthuan après la Guerre de la Barbe. Au cours des derniers siècles, les Rois Phénix Bel-Hathor et Finubar le Navigateur ont favorisé des politiques plus inclusives afin de rétablir les relations avec le monde extérieur, allant jusqu’à ouvrir Lothern en tant que port franc, avec un quartier réservé aux étrangers qui peuvent y résider de manière permanente « sans autorisation spéciale du Roi ou de ses représentants ». Par conséquent, le terme Ylvathoi a acquis une connotation péjorative, bien qu’il reste largement utilisé par les Hauts Elfes.[5]

L’attitude des Hauts Elfes envers l’humanité varie considérablement, mais elle est toujours condescendante. Les Asur pleins de préjugés méprisent ces êtres primitifs et sales, et préfèrent les contenir et les contrôler à distance. D’autres trouvent la vitalité et la naïveté de la culture humaine fascinantes et stimulantes : ils sont curieux de savoir comment des créatures aussi simples et éphémères peuvent prospérer et bâtir une civilisation vigoureuse dans un monde mortel. Les jeunes Hauts Elfes pris par l’envie de voyager parcourent souvent le Vieux Monde dans le cadre de leur éducation, visitant les sites de l’Elthin Arvan tout en s’amusant à observer les pitreries des humains.

L'Empire et Marienburg modifier

L’Empire est un sujet de débat populaire parmi les Hauts Elfes les plus ouverts sur le monde extérieur. Les pragmatiques expliquent que l’Empire est la principale puissance du Vieux Monde, et que même les Hauts Elfes les plus arrogants doivent reconnaître son influence et son rôle futur dans la lutte contre le Chaos, idéalement sous la direction des esprits supérieurs des Asur. D’autres s’inquiètent du fait que les hommes et les femmes de l’Empire semblent excessivement corruptibles, car bon nombre des Champions les plus dangereux du Chaos sont issus des terres de Sigmar. L’influence des Nains sur l’Empire est préoccupante, car les humains, facilement influençables, peuvent adopter les sentiments anti-Elfes de cette espèce de petite taille. Les attitudes envers Marienburg sont provisoirement positives, car la plupart des Hauts Elfes supposent que la ville est sous l’emprise des émissaires d’Ulthuan : après tout, le Pays Perdu est devenu indépendant grâce à leur diplomatie et à leur puissance navale, et il semble exceptionnellement facile de manipuler ses habitants avides de profits, mais ceux qui connaissent bien la ville voient que les choses sont plus complexes que ne le suggère la vision d’Ulthuan.

La Bretonnie modifier

Les Hauts Elfes en visite en Bretonnie soupçonnent l’influence d’Athel Loren sur la société humaine. Il y a quelque chose de vaguement familier dans la conduite et les vertus de la classe dirigeante chevaleresque, bien qu’il soit difficile d’en cerner la nature. Les marchands et les voyageurs Asur se sentent plus à l’aise dans les villes portuaires bretoniennes que dans celles des autres nations du Vieux Monde. Les citoyens de Bretonnie ont tendance à faire preuve d’une déférence et d’une courtoisie appropriées dans leurs relations avec les Elfes. Plusieurs colonies mineures sur la côte ouest surveillent les Bretonniens : Tor Soleil, Tor Bidouze près de Brionne, Tor Martel et l’Île Silencieuse. Une petite garnison occupe chacun de ces avant-postes, qui servent principalement de refuge aux navires Elfiques.

La Tilée et l’Estalie modifier

Les Hauts Elfes considèrent la Tilée et l’Estalie avec une affabilité condescendante. Le sud du Vieux Monde est une destination prisée des Asur qui voyagent pour explorer les ruines des anciennes colonies Elfiques. Ils apprécient le climat agréable et le primitivisme naïf des grands artistes de Tilée. Depuis que Finubar est revenu de Tilée avec des récits d’armées mercenaires, certains Elfes hardi s’aventurent même à combattre parmi les Chiens de Guerre, pour la gloire et l’argent. Selon une rumeur Asur, les princes Elfiques de Luccini et Magritta se livreraient à une compétition amicale, utilisant les princes de Tilée et d’Estalie comme des pions manipulés pour se battre dans des guerres insignifiantes aux objectifs obscurs.

Le Kislev modifier

Les Hauts Elfes ont peu de relations avec les Kislevites au-delà d’Erengrad. Le pays est inhospitalier et ses habitants sont difficiles à comprendre, même pour les humains. Cependant, les récits de la résistance des Kislevites contre le Chaos sont bien connus et les Asur martiaux pensent qu’ils feront des alliés stoïques lorsque les tribus du nord envahiront le Vieux Monde.

Le Grand Cathay modifier

Les habitants du Grand Cathay sont généralement considérés comme plus sophistiqués que les habitants du Vieux Monde. Le commerce avec l’Empire Céleste est antérieur à tout autre contact avec les humains, et les Elfes respectent les Dragons qui y règnent. Ce sentiment n’est pas réciproque, car les Cathayens trouvent que les Asur traitent les Dragons de manière discourtoise, les considérant comme leurs égaux.

À Ulthuan modifier

Lothern possède un quartier des étrangers assez important, où des humains venus du monde entier peuvent vivre et commercer avec les Elfes de la ville. Les Hauts Elfes de Lothern sont habitués à l’idée que des humains vivent parmi eux, et bien qu’ils déplorent leur nombre croissant et leur odeur particulière, ils apprécient la richesse et les marchandises qui affluent dans la ville. Dans les autres royaumes, la plupart des Asur préféreraient que les humains soient totalement exclus d’Ulthuan. Ils ne sont presque jamais autorisés à s’installer ailleurs sur l’île et les voyageurs humains sont extrêmement rares et à peine tolérés, nécessitant le soutien d’un puissant mécène Haut Elfe pour que leur présence soit autorisée.

La Norsca modifier

La plupart des habitants de la Norsca sont connus pour être des pillards opportunistes touchés par le Chaos qui ont tenté à plusieurs reprises de piller Ulthuan. Cependant, les Hauts Elfes sont suffisamment intelligents pour faire la distinction entre les différentes cultures nordiques et ne considèrent pas que toutes représentent le pire de l’humanité. Certains Norses commercent avec Lothern, mais la Garde Maritime les surveille de très près.

Les Nains modifier

« Aussi sûr que l’Or brille et que les Elfes sont des traîtres ! »
- Proverbe Nain
Petite Anecdote
Il est amusant de noter que les personnalités très différentes des Hauts Elfes et des Nains peuvent être comparées à leurs goûts respectifs pour le vin et la bière. Alors que les Elfes sirotent leurs vins fins dans de fragiles verres de cristal, les Nains éclusent bruyamment des océans de bière, ne s’interrompant que pour éructer et réclamer une autre tournée. Un tel contraste ne fut jamais aussi flagrant que lors de la visite à Karaz-a-Karak de Bel-Shanaar, lorsque, selon l’antique Livre des Honneurs, le Roi Phénix se présenta au Haut Roi Nain Snorri Blanchebarbe avec un tonnelet de vin d’Ellyrion, cru si précieux et si coûteux que le prix d’un seul verre aurait suffi à ruiner un seigneur Elfe. Le Roi Nain, soucieux d’honorer un tel présent, défonça le couvercle du tonnelet avec sa hache et engloutit l’inestimable nectar d’un seul trait, épongeant le gaspillage avec sa barbe alors que les siens l’acclamaient bruyamment. La réaction des courtisans Elfes face à une telle performance ne fut pas retranscrite et on ne peut qu’imaginer comment le Roi Phénix considéra la douzaine de barriques de bière "Tord-Boyaux du Vieux Nain Crado" et la chope gargantuesque qu’il reçut en retour.[6]

La Guerre de la Barbe a laissé de profondes cicatrices entre les races anciennes. Les Nains sont intrinsèquement têtus et leur société est animée par la rancune. Leur aversion pour les Hauts Elfes est légendaire, même si elle dégénère rarement en guerre ouverte. Du côté elfique, la situation est plus nuancée. Fiers et raffinés, ils ont toujours eu du mal à considérer les fils de Grungni comme leurs égaux. À leurs yeux, ces derniers sont physiquement laids, sentent mauvais et se comportent avec une grossièreté crasse. De plus, la fierté des Asur a été blessée par le fait qu’ils aient été obligé de se retirer du Vieux Monde après la mort de Caledor le Second, et savoir que la Couronne du Phénix originale est toujours enfermée dans les coffres de Karaz-a-Karak leur rappelle constamment leur défaite face à cette espèce si peu aimable.

Et pourtant… après 4 000 ans d’antipathie, si de nombreux Hauts Elfes se méfient de l’intransigeance des Nains, ils continuent de respecter la résilience, les prouesses au combat, le savoir-faire artisanal et les compétences mécaniques des Nains, et tant que la méfiance mutuelle ne dégénère pas en guerre, les Hauts Elfes laissent les Nains mariner dans leur ressentiment. Les deux espèces s’allient parfois contre des menaces plus sombres, même si cela peut conduire à de nouvelles récriminations. Certains Hauts Elfes s’entendent bien avec les Nains… et certains Nains sont prêts à mettre leurs préjugés de côté. Il y a même des marchands Nains qui vivent à Lothern, bien qu’ils proviennent exclusivement de clans Nains vivant à l’extérieur des frontières du Karaz Ankor.

La Lustrie modifier

Les érudits Hauts Elfes en savent plus sur les Hommes-Lézards que la plupart des autres… mais cela reste très peu. Les Archimages de la Tour Blanche ont rassemblé un corpus fragmentaire sur les Anciens, tiré principalement de reliques plutôt que d’expériences directes. Ils sous-estiment les Hommes-Lézards, les considérant comme de simples serviteurs des Anciens, irrémédiablement dégradés et presque dépourvus d’intelligence.

Les Dragons et les Asur modifier

« Un Dragon est une armée à lui seul. »
- Proverbe Caledorien
Réflexions sur l’Honneur
Asarnil, le Maître des Dragons, ancien Prince de Caledor, est célèbre dans tout le Vieux Monde comme un puissant mercenaire chevauchant son terrifiant Dragon, Croc de Mort. Des rumeurs sont parvenues à Ulthuan selon lesquelles il aurait l’intention de retourner à Caledor. Eldarion Aile de Feu, le Prince qui s’est vu attribuer les terres d’Asarnil, n’a aucune envie de céder le contrôle de son domaine à un soldat de fortune déshonoré. Asarnil utilise des Marchands humains comme messagers auprès de ses partisans en Ulthuan, qui s’efforcent de restaurer son honneur et de convaincre le Roi Phénix de lui accorder son pardon. Certains de ses partisans à Caledor cherchent à révéler la vérité sur l’ampleur que prend le déclin du nombre de Dragons arrivants encore à s’éveiller, afin de renforcer les arguments en faveur du retour d’Asarnil.

Dans les temps anciens, un pacte fut conclu entre Caledor le Dompteur de Dragons et les Dragons d’Ulthuan afin de combattre ensemble la menace du Chaos. Sans l’aide des Dragons, les Hauts Elfes auraient été détruits depuis longtemps. Le lien entre les Asur et les Dragons est le plus fort dans le royaume de Caledor, nommé d’après le Dompteur de Dragons lui-même, mais ces puissantes créatures sont tenues en grand respect dans tout Ulthuan. Peu d’Elfes ont déjà vu un Dragon de près. La plupart des observations ne sont que des aperçus d’une créature majestueuse volant au loin ou très haut dans le ciel, et sont considérées comme un signe de chance méritant une pause et une révérence respectueuse. Ceux qui ont vu des Dragons l’ont fait principalement pendant la guerre, leur arrivée étant marquée par une soudaine bouffée de chaleur alors qu’un torrent de flammes renverse le cours de la bataille. Les vétérans des régiments d’Archers et de Lanciers parlent en termes élogieux des Dragons, ornant souvent leurs vêtements de la rune Sarathai, symbole du Dragon du Monde, qui représente la défiance et l’inflexibilité. Malheureusement, de moins en moins de Dragons répondent aux anciens chants d’éveil ; la plupart des Hauts Elfes ignorent l’ampleur de cette situation, une ignorance que les Calédoriens s’efforcent de maintenir à tout prix. Ils se défendent également avec véhémence contre les Elfes Noirs qui cherchent à voler des œufs de Dragon pour leurs plans néfastes.

Chants du Dragons modifier

« Le Dragon devient toi. Tu deviens le Dragon. »
- Proverbe Caledorien
Les Feuille de Cœur
Une tige séchée de cette herbe dégage une odeur âcre et une lumière vive et intense lorsqu'elle est brûlée. Les Dragons trouvent la lumière et l’odeur stimulantes, c’est pourquoi les Princes Dragons de Caledor utilisent cette herbe pour réveiller leurs montures ou les appeler au combat. Si la Feuille de Cœur est brûlée à un endroit où un Dragon éveillé peut la voir ou la sentir, celui-ci en prend immédiatement conscience. Si ce Dragon a déjà coopéré avec les Elfes, il sait que l’herbe brûlée est destinée à attirer son attention et peut agir en conséquence, car même si un Dragon est bien disposé envers les Elfes, il peut leur en vouloir de l’avoir réveillé, surtout si ceux qui ont cherché à attirer son attention ne le traitent pas avec respect, attendent de lui qu’il agisse contre ses propres intérêts ou n’ont pas de raison sérieuse d’interagir avec lui. Les Dragons sauvages ou hostiles sont peu susceptibles d’être amicaux si une Feuille de Cœur est utilisé pour attirer leur attention.

Les anciens rites d’éveil des Dragons, appelés Chants du Dragon, résonnent à travers le temps, tissant une mélodie d’éveil qui tire un Dragon endormi de son sommeil éternel. La tradition des Princes Dragons voyageant avec leurs enfants vers la Vallée des Drakes, dans les montagnes de la Crête du Dragon, se perpétue, mais de moins en moins de Dragons répondent à l’appel et sont capables de nouer ce lien sacré. Les chants ne garantissent plus le succès, même lorsqu’ils sont interprétés à la perfection avec l’aide des Mages Dragons, et les récitals comportent un risque important, car ils épuisent le corps et l’âme. Lorsqu’un Dragon et un Elfe se lient, une fusion profonde se produit, mais celle-ci n’est pas sans difficultés. Le lien commence à modifier le tempérament de l’Elfe, provoquant des moments d’intensité et d’irritabilité à mesure que l’influence du Dragon grandit. Sans contrôle, un Dragonier peut se laisser emporter par le frisson de la destruction. Le titre de Maître des Dragons n’est accordé qu’à ceux qui possèdent la plus forte volonté.

Les Runes des Hauts Elfes modifier

L’antique écriture runique des Hauts Elfes est la plus raffinée du monde connu.[7] Pendant huit mille ans, les Asur ont développé leurs runes et leurs glyphes afin de préserver leurs connaissances séculaires et de transmettre leurs chansons et leur histoire aux générations futures.

Les Hauts Elfes ont un grand respect pour le monde dans lequel ils vivent et leurs caractères runiques s’inspirent largement des formes de la nature, ainsi que des motifs complexes des étoiles. Leurs runes décrivent des arabesques harmonieuses au regard et sont parfaitement adaptées à la représentation de leur langage musical, l’Eltharin. La plupart des runes Elfiques peuvent être écrites de plusieurs façons et peuvent avoir plusieurs significations selon le contexte. Pour les autres races, ces runes dont le double sens est souvent contradictoire semblent confuses, mais les Elfes, qui comprennent mieux le monde, savent que toute chose peut être vue selon différentes perspectives et recevoir de multiples interprétations.

L’écriture des Elfes est formée de ces runes, combinées à des lignes fines dont les courbes renferment de subtiles nuances et de secrètes significations. En fait, il est quasi impossible pour les simples humains de déchiffrer l’écriture des Hauts Elfes. On raconte même que les runes semblent parfois changer de formes aux yeux des lecteurs non-initiés. La plupart des traductions des textes Elfiques sont malheureusement de piètre qualité et ne parviennent pas à transmettre la profondeur et la complexité des manuscrits originaux. Les textes relatifs aux immenses connaissances de la Magie comptent parmi les plus complexes. Ces parchemins et grimoires sont remplis d’enchantements qui piègent l’ambitieux ayant soif de pouvoir. Ces volumes magiques d’une difficulté extrême sont quasi-hermétiques pour les érudits des autres races.

Peignes
Les peignes sont des objets très importants pour les Hauts Elfes. Ils apprécient les cheveux longs, qu’ils considèrent comme un signe de force et la marque d’un guerrier. Les Hauts Elfes décorent leurs cheveux avec des peignes en argent et en or, ornés de pierres précieuses brillantes. Un œil averti peut en apprendre beaucoup sur le statut social et l’allégeance politique d’un Haut Elfe grâce au style de peigne qu’il porte. Ces objets sont jalousement prisés par leurs propriétaires, et leur vol est considéré comme un outrage. Il n’y a pas de prix fixe pour les peignes, mais tous les marchés Elfiques en proposent à la vente, des peignes utilitaires bon marché aux œuvres d’art au prix exorbitant. Les Hauts Elfes sont prêts à tout pour acquérir le peigne le plus impressionnant qu’ils peuvent s’offrir.[4]

Les Hauts Elfes décorent leurs bannières, leurs armures et leurs armes avec des runes. Les runes guerrières symbolisent souvent la fierté et la puissance des Asur, mais elles leur rappellent aussi les nobles principes de guerre Elfiques. La plupart des bannières sont magiques et leurs runes enchantées aux décorations scintillantes et entrelacées engendrent des visions surnaturelles destinées à encourager les Asur et à terroriser leurs ennemis. Les grandes bannières, décorées de superbes blasons, sont réellement splendides. Elles sont tissées avec les cheveux d’or des femmes Elfes, plus fins que les précieuses soies du Grand Cathay. Les grandes bannières sont couvertes de runes qui racontent l’histoire des Royaumes Elfiques et leurs nombreuses victoires sur les champs de bataille.

Les Arts des Asur modifier

Les Hauts Elfes forment un peuple d’artistes très sophistiqués dans un monde qui ne prête pas vraiment d’attention à cette valeur, et dont les peuples sont généralement bien plus concernés par la survie au jour le jour. C’est quelque chose qui contribue au sentiment de supériorité des Asur sur les autres races plus "bestiales". Les arts des Hauts Elfes sont comme ceux qui les pratiques : peu de non-Elfe parviennent à les comprendre, ni les apprécier comme le font les Asur. Ceux-ci n’aiment pas vivre dans un environnement laid et inharmonieux, et leurs créations sont enchevêtrées et hautement stylisées, par les accumulations de sens cachés à découvrir pendant la contemplation de l’œuvre. Les arts Nains et humains sont, pour les Hauts Elfes, des spectacles criards, hideux et grossiers. Entre eux, les Asur aiment faire des cadeaux. Lorsque l’un d’eux rend visite à un autre pour admirer un bel objet, il n’est pas rare que l’hôte le lui offre, par exemple s’il l’a en sa possession depuis plusieurs mois et que tous ses amis l’ont examiné plusieurs fois, et assez souvent pour en apprécier toutes les subtilités. Il arrive souvent qu’un Haut Elfe consacre des semaines, voire des mois, de travail à un cadeau qui ne durera que quelques heures ou quelques minutes. Faire pousser un fruit particulier pour que sa forme (en le ligaturant durant sa croissance) et ses couleurs (par une succession complexe de masque pendant la maturation) lui donnent l’apparence du destinataire représente des semaines d’attention. Il peut alors devenir la pièce principale d’une fête au cours de laquelle il est rapidement mangé. La longue période de travail est récompensée, pour celui qui l’offre, par la surprise de celui qui le reçoit.

Ulthuan est un lieu empreint de beauté, mais les Asur cherchent toujours à se façonner leur propre coin de paradis.

La Musique des Hauts Elfes modifier

Il est certain que les Hauts Elfes sont très doué pour l’art de la musique. Leurs chansons sont réputées à travers le monde comme certaines des plus belles créations à avoir jamais été composées, même si seuls les Asur peuvent les comprendre et les apprécier pleinement. Bien que les humains, les Halflings et les Nains puissent utiliser des mots pour véhiculer un message dans un chant, les Hauts Elfes utilisent également les tons et le rythme pour inspirer les émotions chez les auditeurs. C’est grâce à cette méthode distincte que la beauté Elfique est présentée, semblant féérique et irréelle à quiconque peut l’entendre, si bien que leur musique est étonnamment fascinante. Le chant est aussi une façon pour les Asur de faire le vide dans leurs esprits - une forme d’expression de soi pour se libérer des tensions de leur vie.

Pour les instruments, les Hauts Elfes utilisent principalement leurs propres voix - qui est musicale par nature - pour chanter à capella. Ils apprécient également les sons de la harpe et de la corne, ainsi que de la flûte. Dans quelques-uns des royaumes extérieurs, un tambour sera favorisé, fournissant un battement monotone, ce qui contribue à améliorer l’émotion particulière exprimée dans la chanson, souvent un rappel de l’ancien temps et de ce qu’ils ont perdu.[8]

La Littérature des Hauts Elfes modifier

Il est communément admis que la base de la littérature des Hauts Elfes est la poésie. En général, la nature des poèmes est plus philosophique qu’émotionnelle, car ils décrivent le monde tel qu’il était à un moment précis.

Le thème de la poésie écrite par les Hauts Elfes peut varier, en particulier suivant l’emplacement du royaume. Dans les lieux de l’ancienne splendeur, comme Caledor et Tiranoc, les poèmes pourraient être comparable à une ode épique, où ils parlent de quelque grand héros du passé, ou la gloire de l’âge d’or. Cependant, un endroit comme Lothern peut voir une variété bien plus large de thèmes, à cause de la nature de la Ville-État où sont introduites beaucoup d’idées nouvelles dû à l’agitation du commerce mondial.

En Saphery, cependant, la poésie prend une signification différente. Les Maîtres des Épées de Hœth tendent à utiliser la poésie pour aiguiser leur esprit et d’exploiter leur savoir-faire. Ils veulent atteindre un état de précision avec la plume, en disant beaucoup avec peu de mots. Cependant, la moitié du défi pour percevoir ces concepts abstraits est de décrypter le double sens caché derrière les mots - car le langage même des Asur se compose de termes comportant de multiples significations.

L’Habillement[9]
Les Hauts Elfes s’habillent de couleurs vives, n’hésitant pas à repousser parfois les limites de ce que même les dandys Reiklandais considèrent comme le bon goût. Mariant des soies du Grand Cathay avec d’autres tissus, leurs vêtements sont aussi confortables qu’agréables à l’œil. Par des motifs très simples, les Asur atteignent une beauté que les tailleurs de l’Empire ne peuvent que rêver de recréer.

En dépit de cette grande importance à la poésie, les Hauts Elfes sont connus pour rédiger des manuscrits. Ceux-ci, cependant, comme leurs poèmes, ont tendance à porter sur des idées plutôt que sur des sentiments, comme un récit historique des événements. La plupart des romans écrits par les Asur créent un monde qui divertit le lecteur tout en véhiculant une idée que l’auteur tient à partager avec ceux qui le liront, améliorant ainsi la qualité de la lecture grâce à un système de valeur basé sur la façon dont le message est transmis à travers ce cadre particulier.[8]

Les Noms Elfiques modifier

Les Hauts Elfes emploient un système de noms qui est pratiquement incompréhensible pour les profanes. Le principe consiste à se choisir un nom euphonique (apparemment les consonnes -r- et -l- répondent parfaitement à ce critère) et qui a une acception vertueuse. Toutefois, l’Eltharin étant ce qu’il est, la signification rattachée à un nom est souvent celle que le porteur de ce nom veut bien qu’elle soit : les Nains aiment à raconter l’histoire de ce Prince Elfe qui insistait pour que son nom puisse se traduire par "grande sagesse", mais dont les mots qui le composaient pouvaient se comprendre également par "vomissement d’yeux globuleux".

Les noms Asur défient la logique. L’emploi de un, deux ou trois noms est une pratique courante, chacun de ces noms étant habituellement composé de deux parties, chacune de ces parties apportant quelque chose à la signification globale. Occasionnellement, un Haut Elfe qui vit dans une communauté Humaine adoptera un ou plusieurs noms tirés de l’Occidental. De tels noms ont souvent un thème champêtre ou astrologique, et perpétuent la tradition Elfe sur l’harmonie des sons et l’expression de "nobles" sentiments. Feuille d’Or, Vent Vif, Rosée d’Automne, Étoile d’Argent, Brise Ardente et Lumière Verte en sont des exemples courants.

Il est bon de noter que les noms Elfiques sont - pour ainsi dire - non genré et qu’il n’existe que d’infime différence, du moins pour les oreilles étrangères à la race, entre les noms Elfes de genres masculin et féminin. Les Nains - et certains Humains - prétendent allègrement que c’est parce que le peu de différence entre les deux ne se limite pas qu’aux noms.[10]

La Monnaie Elfique modifier

Une pièce d’or Elfique.

Comme les autres peuples du monde, les Hauts Elfes recourent à la monnaie pour faciliter les échanges avec leurs voisins. Néanmoins, au sein de leurs communautés, ils préfèrent pratiquer le troc plutôt que de se rabaisser à utiliser de vulgaires morceaux de métal. Malgré tout, les Asur profitent de l’occasion pour permettre à leurs artisans de créer des objets d’une beauté sans égale, qui rejettent toute célébration de la guerre. Pour cette raison, le Souverain d’Or n’arbore jamais d’arme ou de scène de bataille légendaire, mais plutôt de splendides objets naturels. La passion des Hauts Elfes pour l’architecture se reflète dans leurs pièces qui arborent généralement des forteresses, des tours ou des temples. Ils décorent plus rarement leur monnaie des légendaires Dragons de Caledor, de Pégases ou d’autres créatures mythiques d’Ulthuan.[11]

Les Hauts Elfes Dans le Reste du Monde modifier

« Les navires des Hauts Elfes apportent des marchandises à ceux qui ont des intentions amicales, et la destruction à ceux qui voudraient nuire à Ulthuan. »
- Adhithir Chasseur de Marées, Capitaine du Perle des Océans

Du fait leur nature solitaire, de leur tendance xénophobe et de leur amour de leurs forêts, il est assez rare de voir un Elfe parcourir seul les routes du monde et ceux d’entre eux qui s’adonnent à cette activité sont à cet égard perçus comme des êtres étranges, magiques, voir chaotiques par les autres habitants du Vieux Monde.

La Quête
Les colonies Elfiques étaient jadis implantées dans le monde entier et rares sont les coins du monde qui n’aient pas été un jour sous leur influence. Malheureusement, la barbarie des peuples primitifs, les catastrophes naturelles ou tout simplement le temps qui passe ont jeté à bas ces avant-postes majestueux, dont la plupart ne sont plus que des ruines, souvenirs dévastés d’une gloire aujourd’hui perdue. Ces ruines sont bien souvent des endroits dangereux et/ou inaccessibles, et les Hauts Elfes sont rarement en mesure de retrouver les artefacts de leurs ancêtres. D’ailleurs, ils ne savent souvent même pas ce qui a été perdu, car nombre de ces colonies ont été établies par des aventuriers agissant pour leur propre compte. Après des années d’investigations, se basant parfois sur de simples rumeurs, il arrive que les Asur localisent un de leur héritage perdu. Une flotte est alors aussitôt armée et un contingent dépêché sur place afin de récupérer ce qu’ils estiment leur appartenir de droit (évidement, les actuels occupants des lieux l’entendent rarement de cette oreille). Une telle débauche de moyen pour un unique Objet Magique peut sembler superflue dans un monde sombrant lentement dans l’anarchie, mais les Hauts Elfes considèrent toutes choses comme étant liées, et leur salut pourrait bien dépendre de ce modeste trésor.

Les Asur sont présents dans l’Empire en tant qu’ambassadeurs ou marchands et on les croise principalement dans les grandes villes comme Marienburg, Altdorf ou Nuln. En effet, chaque année, les navires d’Ulthuan apportent leurs marchandises exotiques le long du fleuve Reik, et avec eux viennent des envoyés politiques du Roi Phénix pour cimenter son alliance avec l’Empereur, des Mages Elfiques qui viennent de temps à autres visiter Altdorf pour superviser les progrès des Collèges de Magie, et des étudiants et aventuriers qui souhaitent explorer les ruines de colonies Elfiques depuis longtemps abandonnées dans les profondes forêts, à la recherche d’objets perdus.

Ainsi, ces derniers ont toujours un but précis et il est rare qu’ils s’éternisent dans le Vieux Monde une fois leurs tâches accomplis, mais certains finissent par s’établir durablement afin de tisser des liens plus étroits avec les puissances régionales. On attend des descendants de ces familles mercantiles qu’ils voyagent abondamment dans leur jeunesse, car l’expérience du monde ne pourra que les servir dans les années qui s’ensuivent. S’ils ont tendance à regarder leurs rustres frères sylvains de haut, ils savent bien qu’ils sont eux-mêmes loin des tours étincelantes d’Ulthuan et donc d’un statut inférieur à bon nombre de leurs cousins Hauts Elfes. Ainsi il n’est pas impossible de croiser ces jeunes individus dans les endroits les plus improbables de l’Empire mais leur venue est souvent précédée de nombreuses histoires et légendes véhiculés à leurs propos. Leur bonne éducation couplée à leur manières perçues comme hautaines ne font que confirmer ces rumeurs aux yeux des badauds et de fait les descendants Hauts Elfes subissent un racisme tenace de la part de la populace, qui est cependant trop effrayés par leur renommé dans le domaine de la Magie pour oser s’en prendre directement à eux. Fort heureusement pour tous, les Asur évitent également le plus possible d’entrer en contact avec la populace, entretenant ainsi encore d’avantage les clichés à leur égard.

Maintenir l'Ordre modifier

L’empire des Hauts Elfes couvrait autrefois le globe, avec des avant-postes sur tous les continents et le contrôle des océans. Des millénaires de déclin, de conflits et d’isolement ont affaibli la puissance des Asur, même s’ils restent une force dominante sur les océans du monde. Avec l’ascension des humains dans le Vieux Monde et à l’Est, Ulthuan a trouvé de nouveaux moyens d’étendre son influence.

Le Roi Phénix et la majorité de ses sujets croient que leur destin est de réprimer l’avancée et les déprédations des Dieux du Chaos et de leurs disciples. Ils y parviennent grâce à des interventions militaires et à l’art subtil de l’influence auprès des espèces plus jeunes. Les Hauts Elfes luttent pour maintenir et restaurer le réseau de Pierres Guardiennes qui maintient l’ordre dans le Vortex de Caledor, craignant que le Chaos ne submerge à nouveau le monde. Ils cherchent également à contrecarrer les ambitions et les actions des Druchii. Une faction influente de la Cour du Phénix souhaite supprimer toute connaissance de leurs parents corrompus parmi les autres espèces, mais d’autres insistent sur le fait que c’est naïf.

L’Influence du Chaos
Les Elfes se sont toujours considérés comme immunisés contre l’influence néfaste du Chaos et, s’il est vrai qu’ils sont moins touchés par ses effets que les autres mortels, ils n’en sont pas pour autant épargnés. Même avant l’avènement du Chaos, les Elfes étaient enclins à la fierté et à l’arrogance. Aujourd’hui, alors que l’influence des Dieux Sombres ronge depuis longtemps leurs âmes, ce sentiment de supériorité s’est considérablement accru, s’accompagnant d’une indifférence insouciante quant au sort de ceux qu’ils considèrent comme inférieurs. Cela s’est manifesté de différentes manières parmi les races elfiques. Chez les Elfes Noirs, cela s’est transformé en égoïsme, en une conviction que le monde n’existe que pour leur plaisir. Chez les Elfes Sylvains, cela a conduit à l’isolationnisme, et ils se soucient désormais bien peu du sort du reste du monde. Chez les Hauts Elfes, le sentiment de supériorité a renforcé leur fierté obstinée et leur certitude orgueilleuse. Au fil des siècles, ils sont devenus de plus en plus convaincus que le monde ne survivra que si les fils et les filles d’Ulthuan se consacrent à sa protection contre les puissances redoutables du Chaos.

Les Asur croient que leurs objectifs sont altruistes et nobles. Néanmoins, en maintenant l’ordre dans le monde entier, ils font avancer la cause des nobles qui cherchent à prendre l’avantage les uns sur les autres. Quelle que soit la noblesse de leur objectif, les Elfes peuvent être aussi faillibles et égocentriques que les membres de n’importe quelle autre espèce. Si les Hauts Elfes trouvent les langues des autres races frustes et grossières, et ne s’engagent donc dans la politique étrangère que si cela sert leurs objectifs plus larges, les diplomates, conseillers et marchands Asur exercent un contrôle et une influence habiles sur les dirigeants humains. Les Hauts Elfes s’efforcent d’influencer les entreprises humaines en offrant des conseils opportuns, en déployant judicieusement leurs alliances et en concluant des accords commerciaux avantageux. Lothern, Saphery et Cothique sont particulièrement actifs dans la politique humaine. Un mot judicieux à l’oreille d’un marchand cupide à L’Anguille peut garantir qu’une Pierre Gardienne reste en place ou que les biens d’une princesse humaine particulière soient avantageusement valorisés par rapport à ceux de ses rivales.

La Flotte du Roi Phénix est une source de puissance évidente. Des navires élégants et une magie puissante permettent à la flotte de dominer la puissance maritime des autres nations. Les Seigneurs des Mers utilisent leur puissance navale pour réprimer les actions de tous ceux qui perturberaient l’ordre dans le Monde Connu. Les pillards nordiques, les flottes pestiférées du Chaos et les navires Druchii sont leurs principaux ennemis, bien que les pirates et autres rivaux de la puissance maritime Elfique soient également des cibles légitimes. La marine des Hauts Elfes contrôle les routes commerciales, limite l’exploration et bloque les ports étrangers qui agissent contre les intérêts des Asur.

Projection de Puissance modifier

Dans l’ensemble, les nations qui commercent avec Ulthuan sont apparemment heureuses de tolérer la présence navale prépondérante des Hauts Elfes. Elles admettent que la domination des Asur sur les mers est dans leur intérêt mutuel, même si elles peuvent s’irriter en privé des limites et des réglementations imposées à leurs propres entreprises maritimes. Les nations hostiles et les forces pirates haïssent et craignent l’emprise qu’ont les des Hauts Elfes sur les océans. Les armées des Hauts Elfes peuvent étendre leur influence partout dans le monde, transportées par de rapides navires Haut Elfes vers n’importe quelle côte étrangère. Les armées Asur sont généralement déployées pour restaurer ou sécuriser les Pierres Gardiennes et éliminer les menaces liées aux incursions démoniaques ou à la recrudescence de puissantes forces obscures. Les Nobles Hauts Elfes peuvent commander des armées pour des raisons moins bienveillantes, comme imposer un accord commercial ou nuire à un rival en réduisant son statut à la cour.

Une prolifération d’avant-postes étend l’influence d’Ulthuan à travers le globe. Il s’agit de ports maritimes, de centres commerciaux et de points de rassemblement pour les armées Hauts Elfes à l’étranger. Il existe également des enclaves dans les grandes villes, de l’Estalie au Nippon, où le commerce et l’échange secret de renseignements maintiennent l’influence des Asur.

L'Importance du Commerce modifier

« Depuis les côtes d’Ulthuan jusqu’aux contrées étrangères, et vice-versa, le commerce est le moteur de la vie. »
- Earlasse Gemme-Étoile, Marchande Haut Elfe

Il y a un peu plus de 400 ans, les Hauts Elfes ont ouvert leurs relations avec le reste du monde. Ce changement s’est accompagné d’une recrudescence des activités commerciales, les Asur y voyant une occasion de renforcer leur position sur Ulthuan et les non-Elfes cherchant à acquérir les produits d’une terre presque mythique, même si ces derniers n’ont pas l’intelligence de comprendre que si les Hauts Elfes choisissent de commercer avec une autre race, ce n’est pas par appât du gain ou par besoin d’armement. Les Asur ne dépendent pas des marchandises provenant d’autres espèces, car les coffres-forts des Maisonnées les plus modestes d’Ulthuan recèlent des trésors qui dépassent les rêves des plus avares, et les armureries de ses royaumes contiennent dix fois plus d’armes magiques qu’il n’y a de Hauts Elfes pour les manier. Si les Hauts Elfes apprécient les objets rares tels que la soie du Grand Cathay et les horloges Naines pour leur rareté et leur grande qualité - posséder ces marchandises peut conférer à leur propriétaire un statut considérable parmi ses pairs - ils savent que le commerce est quelque chose que les autres apprécient et comprennent, et ils l’utilisent donc pour recueillir des informations et placer des espions.

Cependant, le commerce apporte indéniablement la richesse, et cela est particulièrement important à Lothern, où le pouvoir est associé aux Maisonnées nobles les plus riches. L’argent n’achète pas le statut social, mais il peut étendre l’influence, ce qui à son tour élève le statut d’un noble. Les familles qui font du commerce maritime sont généralement nobles, bien que dans les royaumes plus traditionnels comme Caledor, Avelorn et Saphery, la pratique commerciale soit légèrement stigmatisée - après tout, la rune horinar signifie à la fois commerce et corruption.

Commerce avec les Nains modifier

La première ère de commerce entre les Hauts Elfes et une autre espèce a commencé lorsque Malékith a négocié des accords avec les royaumes Nains à l’époque de Bel-Shanaar. Cette relation mutuellement bénéfique a pris fin brutalement avec la Guerre de la Barbe, ironiquement également initiée par Malékith. Jusqu’aux derniers siècles, les Nains et les Elfes ne commerçaient que par l’intermédiaire d’humains qui profitaient du désir persistant d’Ulthuan pour les produits métalliques fabriqués par les Nains. Aujourd’hui, une poignée de Nains de Barak Varr et de Lothern commercent avec les Elfes, notamment les plus cupides et les plus pragmatiques de leur espèce.

Commerce avec les Humains modifier

Les Hauts Elfes commercent avec le Grand Cathay depuis 699 CI, important des épices, de la soie et du jade. De même, le commerce avec l’Inja passe par la Cité des Nuages depuis des siècles, négocié à l’époque actuelle par la Maisonnée Ulliogtha de Marienburg. Les Asur ont des enclaves à Al-Haikk et Copher en Arabie, d’où ils commercialisent des marchandises rares, des épices et des artefacts provenant des Terres du Sud.

Au cours des millénaires, le commerce avec les nations du Vieux Monde a été sporadique. Les Hauts Elfes se sont rarement rendus dans l’Empire ou en Bretonnie jusqu’aux derniers siècles. Selon le Traité d’Amitié et de Commerce du Roi Phénix, ils doivent commercer exclusivement via Marienburg. Le traité stipule qu’en échange de la protection et des droits commerciaux exclusifs, les Hauts Elfes ont le monopole du commerce du Nouveau Monde à Marienburg. Cette alliance est une source de pouvoir et de sécurité pour la ville du Pays Perdu, et la plupart des échanges commerciaux des Elfes avec le Vieux Monde passent par ses quais.

En 2344 CI, le pirate Otto Steinrach eut la mauvaise idée d’attaquer Yvresse, et le Seigneur des Mers Aislinn riposta en mettant Marienburg à sac, coulant des dizaines de navires à l’ancrage. Les relations entre les Elfes des Mers résidents et les marchands de Marienburg devinrent tendues et le Directoire de la ville cherchait des moyens détournés pour commercer avec le Nouveau Monde. La situation fini par s’améliorer en 2455 CI, lorsque les navires Asur coulèrent une flotte de pillards nordiques qui faisait route vers Marienburg, mais l’alliance est moins harmonieuse qu’auparavant.

Pour les Hauts Elfes entrepreneurs et les marchands humains en dehors de Marienburg, le Traité d’Amitié et de Commerce est un anachronisme. Alors que les Royaumes intérieurs respectent toujours le traité, les Royaumes extérieurs comme Cothique, Yvresse et Tiranoc sont prêts à commercer avec n’importe quel port du Vieux Monde. Les Elfes libres d’esprit de Lothern exploitent les failles du traité pour établir des routes maritimes vers Kislev, l’Empire, la Bretonnie, l’Estalie et la Tilée. Après tout, le traité porte les noms du défunt Bel-Hathor et d’un baron du Westerland disparu depuis longtemps, tout comme son titre qui n’existe plus.

Maisons Marchandes Elfiques modifier

Les maisons commerciales des Hauts Elfes sont souvent synonymes de la Maisonnée noble dont elles tirent leur nom. Par exemple, Lady Merelia Deliander dirige la Maisonnée Deliander de Tor Yvresse, supervisant les négociations commerciales et les affaires commerciales. Les domestiques de la maisonnée s’occupent des tâches quotidiennes de l’entreprise comme ils le font pour la famille, travaillant comme comptables et responsable des stocks. La Maisonnée possède cinq navires marchands, chacun commandé par un serviteur de confiance qui a hérité de ce rôle de ses parents.

Les marchands Asur réalisent leurs plus gros profits en vendant aux humains, que ce soit à Lothern, à Marienburg ou dans les ports d’attache des acheteurs. Les maisons de commerce se spécialisent dans des marchandises particulières ou traitent avec des régions spécifiques. D’autres marchands préfèrent agir en tant qu’intermédiaires, transportant des marchandises de l’acheteur au vendeur ou offrant des services, notamment l’assurance maritime et la protection armée des navires marchands. Peu de marchands Hauts Elfes transportent des marchandises à l’intérieur des terres à partir de ports non Elfiques, préférant laisser leurs acheteurs prendre le risque de conduire des caravanes terrestres ou des barges fluviales.

Les plus grandes maisons de commerce commandent des flottes entières et jouent un rôle important dans la politique d’Ulthuan. Par exemple, la maisonnée Mer d’Émeraude de Lothern possède 30 navires et a influencé l’accession de Finubar au trône du Phénix. Il existe de grandes rivalités entre les maisons de commerce, qu’elles soient commerciales, politiques ou personnelles. Les différends sont souvent réglés loin d’Ulthuan, où les comportements déshonorants sont moins susceptibles de nuire à la réputation dans le pays d’origine. Un conflit couve entre le Conseil Elfique des maisons de commerce de Marienburg et les marchands de Cothique et de Lothern, qui ignorent purement et simplement le Traité d’Amitié et de Commerce pour commercer à Altdorf, L'Anguille, Luccini et Magritta. À la cour du Roi Phénix, les agents de la Maisonnée Mer d’Émeraude sapent l’autorité de la Maisonnée Ulliogtha à Marienburg en les méprisant comme de simples Elfes des Mers, qui ont été trop longtemps éloignés d’Ulthuan pour agir en tant qu’émissaires du Trône du Phénix.

Sépulture modifier

Comme tout le reste à Ulthuan, les traditions funéraires des Hauts Elfes sont étroitement liées à des millénaires de précédents, de protocoles et, surtout, de convenances. Cela dit, les rituels précis varient considérablement selon les royaumes et les familles, qui restent attachés à des traditions différentes.

À Lothern, la coutume veut que l’on dépose un grand héros dans un navire funéraire, qui est ensuite mis à la dérive sur la Mer des Rêves pour affronter le destin qui lui est réservé. À Caledor, les corps sont brûlés afin de libérer plus rapidement l’esprit qui les habite. À Tiranoc et Ellyrion, royaumes où le lien avec la terre est le plus fort, de grands sépulcres de pierre sont creusés dans le sol, où des générations entières de familles reposent en silence sur des dalles de marbre et de serpentinite. Les Elfes de Cothique ont un esprit plus pratique. Considérant les corps des morts comme de simples enveloppes vides, ils jettent les cadavres dans les vagues. Ainsi, non seulement les salles de Cothique restent préservées de la souillure des morts, mais les Mégalodons et les Dragons des Mers de la côte de Cothique continuent d’assouvir leur faim de chair fraîche. On raconte même qu’au cœur d’Avelorn se trouve un labyrinthe souterrain d’ambre et de jade. Là, selon la légende, les coquilles vides qui appartenaient autrefois aux Demoiselles d’Honneur des Reines Éternelles sont assises sur des trônes d’ivoire, leurs robes de soie ornées de suffisamment de pierres précieuses pour rendre un mortel fou d’avarice.

Cependant, la durée de vie des Elfes est tellement longue qu’il n’est pas toujours facile de déterminer quand la mort est survenue. Certains nobles restent étendus dans leur chambre pendant des centaines d’années, leurs familles convaincues qu’ils sont simplement tombés dans un long sommeil et qu’ils se réveilleront quand ils le jugeront opportun. Certaines princesses Elfiques « dorment » depuis des siècles, et chaque jour, des serviteurs ou des proches apportent des fleurs fraîches - et parfois même des prétendants - à leur chevet.
Malheureusement, certains finissent effectivement par se relever…

Ulthuan modifier

La civilisation des Hauts Elfes (et par extension celle de tous les Elfes) est née sur l’immense île-continent d’Ulthuan, une île paradisiaque créée spécialement pour les Elfes lorsque le monde fut façonné par les Anciens. C'est un lieu où règne une magie incroyable, où des pouvoirs inimaginables sont exploités et transportés par des vents légers. Dans la tradition, Ulthuan est une île flottante, soutenue par la magie du Grand Vortex, et il est vrai qu’au cours de cataclysmes passés, de grandes parties de l'île (en particulier Tiranoc et Nagarythe) ont de fait coulé.

Ulthuan est de forme circulaire, avec une Mer Intérieure. Le cercle est rompu dans sa partie inférieure par le détroit de Lothern, permettant aux navires de passer du Grand Océan à la Mer Intérieure. Une chaîne de montagnes centrale perçant les nuages, appelée les Annulii, court au centre du territoire et sont presque impossibles à traverser, sauf par certains cols et tunnels, et même dans ce cas, les voyageurs doivent affronter les bêtes dangereuses qui se réfugient parmi les escarpements et les catacombes. Cette chaîne de montagnes divise le continent, avec quatre royaumes intérieurs protégés (ceux qui entourent la mer intérieure) et six royaumes extérieurs plus rudes (ceux dont les côtes touchent l’océan).

Il existe cinq passages à travers les montagnes, qui sont gardés par les portes fortifiées. Parallèlement, le grand port de Lothern garde le détroit de Lothern. Cela fait d’Ulthuan un continent difficile à conquérir, même en faisant abstraction des Hauts Elfes qui l’habitent, tant sa géographie accidentée et ses accès naturellement limités constituent déjà un obstacle majeur.

  • Pour tout savoir de la géographie de l’île-continent des Hauts Elfes, voir la section dédiée : Ulthuan

La Religion modifier

« J’ai passé un bon bout de temps auprès des Elfes, et j’ai été surpris de voir à quel point ils étaient pieux. Ils font tout un charabia mystique autour de tout ça, c’est sûr, mais je les ai vus avant la bataille ou quand ils se préparent à partir en voyage. Ils prient comme vous et moi, sinon plus, et pas un Dieu, non, mais tout leur fichu panthéon, un par un, jusqu’au dernier. »
- Magda van Dyke, Mercenaire du Pays Perdu

Les Elfes adoraient leurs propres Dieux bien avant que les humains et la plupart des autres espèces n’existent sous leur forme actuelle. Leur panthéon comprend vingt-deux Dieux principaux, avec différents groupes de divinités considérés comme différemment importants par les Elfes Noirs, les Elfes Sylvains et les Hauts Elfes, selon leurs point de vue.

Les Hauts Elfes vénèrent principalement les huit Dieux du Cadai, associés au Ciel et à la Lumière, et possèdent un clergé sophistiqué dédié à leurs enseignements. Les huit Dieux Cytharai ne sont vénérés qu’avec prudence en raison de leur association avec l’Outre-Monde et les Ténèbres. À Ulthuan, les cultes du Cytharai sont relégués en marge de la société, voire purement et simplement interdits. Les Ellinilli, Dieux qui représentent les aspects de la destruction, sont vénérés avec prudence, voire pas du tout, selon les circonstances. En effet, la distinction entre Cadai et Cytharai est complexe : chaque Dieu Cadai a un côté obscur que les Hauts Elfes reconnaissent mais vénèrent rarement, tandis que chaque Dieu Cytharai a un côté lumineux qui justifie leur culte dans des circonstances spécifiques.

Les Elfes croient que leurs Dieux sont avec eux et font partie d'eux. Chaque pensée et chaque action d’un Elfe est une dévotion à un Dieu. Plus une action est rapide, habile et instinctive, plus la dévotion est grande. Le corps et l’esprit des Elfes peuvent donc être conceptualisés comme des « temples vivants » que les Asur glorifient en perfectionnant leurs compétences au cours de leur longue vie. Cette approche intime de la foi explique pourquoi, chez les Asur, le culte divin est généralement une affaire personnelle entre un Elfe et les Dieux.

Les rituels formels sont pratiqués lors d’occasions spéciales, mais sont plus communément associés aux Dieux du Cytharai, que les Asur rejettent largement. Les Hauts Elfes privilégient les dévotions associées aux aspects bienveillants de leurs Dieux, car ceux-ci sont moins enclins à la corruption et correspondent mieux à leurs idéaux culturels. Cependant, ils comprennent bien qu’un excès de lumière divine peut conduire à un déséquilibre spirituel, à un dégoût du monde et, finalement, à la mort. Par conséquent, les Asur doivent parfois tenir compte de leur nature primitive pour rétablir leur équilibre spirituel.

Les Hauts Elfes vénèrent leurs Dieux principalement dans le but de s’améliorer physiquement, mentalement et spirituellement. Ils ne prient généralement pas les Cadai pour obtenir une intervention divine, comme le font les humains avec leurs Dieux, mais plutôt pour acquérir le pouvoir personnel nécessaire pour surmonter les défis et renforcer leur esprit et leur âme contre la corruption. La psyché des Asur est particulièrement vulnérable à la corruption du Dieu du Cytharai Khaine et du Dieu du Chaos Slaanesh.

En effet, pour les Dieux affamés, l’essence spirituelle des Elfes est le plus délicieux des mets. Slaanesh, le Prince Noir du Chaos, est vorace dans tous ses appétits, mais il a soif des âmes Elfiques plus que de toute autre chose. Les rares qui échappent à ses mâchoires doivent encore se soustraire aux griffes d’Ereth Khial, la Reine Pâle. Un tel destin est pire que la mort, car il aboutit soit à l’anéantissement total de l’âme, soit à un tourment sans fin. Pour se prémunir contre un tel sort, tous les Hauts Elfes sont spirituellement liés aux Pierres Gardiennes de leurs terres ancestrales. À partir du moment où ce lien est établi, chaque Asur ressent un lien puissant avec la terre sur laquelle repose sa Pierre Gardienne, même s’il passe sa vie à errer dans d’autres contrées. De nombreux Hauts Elfes portent des éclats gardien, de petites pierres précieuses en résonance avec le réseau de Pierres Gardiennes qui permettent à leurs porteurs de « sentir » la position de chaque Pierre et ainsi de se repérer dans le monde. Lorsqu’un Elfe meurt, son âme est attirée vers la Pierre Gardienne à laquelle il est lié et devient partie intégrante du rituel qui soutient le Grand Vortex. De cette manière, le peuple d’Ulthuan continue à protéger, dans la mort, le monde qu’il a défendu dans la vie. On dit même qu’à minuit, les collines et les champs autour d’une Pierres Gardiennes tremblent sous le galop de sabots invisibles et résonnent du vacarme d’une bataille qui se déroule au-delà de la vue des mortels. C’est pourquoi la perte d’une seule Pierre Gardienne est une terrible tragédie, car non seulement le Grand Vortex s’en trouve amoindri, mais avec la destruction de leur havre, les âmes qui y résident perdent leur ancrage et se retrouvent sans défense face au regard des Dieux prédateurs.

Cultes et Temples modifier

Les Elfes disent qu’à l’âge d’or, avant l’arrivée du Chaos, leurs Dieux marchaient parmi eux dans le monde des mortels. Après la Guerre dans les Cieux, Asuryan bannit tous les Dieux dans leurs royaumes divins et leur interdit d’interagir directement avec les mortels. Malgré l’absence de leurs Dieux, les Elfes ont maintenu leurs liens spirituels avec le panthéon. Aujourd’hui, les sanctuaires sont omniprésents à Ulthuan, et la religion imprègne presque tous les aspects de la culture Asur.

Ainsi, malgré les relations personnelles que les Hauts Elfes entretiennent avec leurs Dieux, la religion et la politique des Asur sont strictement contrôlées par le clergé. Les prêtres d’Asuryan supervisent la succession de la Couronne du Phénix et inspectent les descendants d’Ænarion afin de détecter toute corruption potentielle par Khaine. Les prêtresses d’Isha éduquent les jeunes mages et conduisent les rites secrets de fertilité qui permettent à Ulthuan de prospérer. Les Maîtres des Épées de Hœth punissent le culte des Dieux interdits, tandis que les Maîtres du Savoir conseillent les nobles Asur et font office d’émissaires diplomatiques.

Les Chroniques des Rois Phénix modifier

« Bienvenue, mes seigneurs, dans les Chambres du Savoir. Comme vous le savez sûrement déjà, la préservation de notre propre histoire, mais aussi de celle du monde extérieur, est une tâche dont notre peuple s’acquitte avec la plus grande fierté. Et je peut vous assurer que les trésors de connaissance conservé ici dépassent de loin tout ce que vous pouvez imaginer. L’histoire des Asur est à la fois épique et tragique et s’étend sur tant de millénaires que vous autres humains, avec vos vies si éphémères, ne pouvez espérer la comprendre dans son intégralité. »
- Elothia Étoile d’Argent, archiviste Haute Elfe, faisant visiter les Chambres du Savoir à une délégation de nobles de l’Empire
Les Hauts Elfes, ou Asur, sont un peuple antique d’une grande sagesse, dont les chroniques remontent aux temps où le monde était jeune. Ils sont passés maîtres dans l’art des armes et dans celui de la Magie.

Les Hauts Elfes mesurent le temps en fonction des mouvements célestes, qu’ils suivent avec précision depuis le début de l’histoire Elfique. Contrairement aux calendriers Nains et impériaux, qui sont irréguliers en raison des perturbations causées par leurs jours de fête, le calendrier Elfique est structuré en cycles réguliers et simples, faciles à comprendre. Le calendrier Elfique est basé sur des cycles solaires de quatre cents jours. Ces années sont divisées en quatre saisons de cent jours chacune, chacune commençant par un événement solaire, à commencer par l’équinoxe vernale le premier jour de l’année.

Comme les humains, les Elfes divisent le temps en saisons : la pluie, le soleil, la tempête et le gel - qui correspondent respectivement au printemps, l’été, l’automne et l’hiver - mais elles sont officiellement comptées par numéro. En effet, en raison de l’inclinaison de l’axe du monde, Ulthuan connaît la saison du gel tandis que les colonies en Lustrie au sud de l’équateur endurent la saison du soleil. De plus, les Hauts Elfes calculent le temps différemment des humains, ils ignorent les siècles et divisent l’histoire selon les règnes de leurs Rois Phénix. Chaque règne est considéré comme une époque historique distincte, simplement nommé selon le style politique du Roi Phénix et des actions qu’il mena. C’est pourquoi, dans les |chroniques Elfiques, les dates sont notées en commençant par le règne du Roi Phénix, suivi de l’année de son règne, de la saison et du jour. Ainsi, « XI, 349, 1, 10 » correspond au dixième jour de la première saison de l’année 349 du règne de Finubar, soit la saison des pluies, partout au nord de l’équateur. Comme il s’agit du neuvième jour après l’équinoxe et que le règne de Finubar a commencé en l’an impérial 2163, cette date correspondrait au 9 Pflugzeit 2512 dans le Calendrier Impérial.

Puisqu’un Roi Phénix n’est élu qu’un an après la mort de son prédécesseur, cette dernière année est toujours rattachée au règne du monarque défunt, une période de deuil qui donne aux royaumes suffisamment de temps pour faire un nouveau choix.

En partie parce qu’il commémore le couronnement du Roi Phénix, l’Équinoxe de la Pluie est un jour férié en l’honneur d’Asuryan, où des offrandes sont brûlées dans de grands feux de joie à travers tout Ulthuan. L’Équinoxe de la Tempête, quant à lui, est un jour de fête dédié à Isha, la Reine Éternelle, et à la générosité de la terre. Bien que les solstices soient également célébrés, la manière dont cela se fait varie généralement d’un royaume à l’autre. Il en va de même pour les jours fériés commémoratifs, tels que les commémorations du cinquantenaire de l’accession au trône d’un Prince.

Il y a eu 11 Rois Phénix à ce jour, marquant chacun 11 époques distinct. Pour plus de commodité, les dates de la chronique sont également données selon le Calendrier Sigmarite Impérial.

  1. Ænarion, le Défenseur (- 4500 à - 4420)
  2. Bel-Shanaar, l’Explorateur (-4419 à - 2750)
  3. Caledor, le Conquérant (-2749 à - 2199)
  4. Caledor le Second, le Guerrier (-2198 à -1560)
  5. Caradryel, le Pacifique (-1549 à -997)
  6. Tethlis, le Tueur (-996 à -692)
  7. Bel-Korhadris, l’Érudit (-690 à 498)
  8. Æthis, le Poète (499 à 1120)
  9. Morvael, l’Impétueux (1121 à 1502)
  10. Bel-Hathor, le Sage (1503 à 2162)
  11. Finubar, le Voyageur (2163 à nos jours)

Aucune chronique n’existe sur le système de datation antérieur au règne d’Ænarion (le premier jour de son règne étant celui où il pénétra dans les Flammes d’Asuryan). On sait juste que seules les Reines Éternelles dirigeaient Ulthuan, et que le système devait donc dépendre d’elles.

L'Époque Actuelle modifier

L’ère moderne est celle de l’ambition, du progrès et de l’espoir. La civilisation Asur est à nouveau en plein essor, encouragée par de solides liens diplomatiques et commerciaux qui lui ont apporté une grande richesse et une influence mondiale. Certains craignent qu’au vu des fluctuations historiques d’Ulthuan, un déclin ne soit imminent. Les Hauts Elfes ont de nombreuses raisons d’être fiers, et certains pensent que leur société est à l’aube d’un troisième âge d’or, mené par d’intrépides marins suivant l’exemple de Finubar.

La côte d’Ulthuan a été harcelée par les pillards Norses pendant plusieurs siècles, et plus récemment, l‘attaque dévastatrice lancé par le Seigneur de Guerre Gobelin Grom la Panse des Monts Brumeux sur Yvresse est encore dans la mémoire de la plupart des Asur et souligne l’importance de la vigilance. Les Hauts Elfes prudents craignent la prospérité pour ce qu’elle apporte : la richesse engendre l’avarice et annonce la résurgence des Cultes du Plaisir, facilitant l’infiltration de la société par les espions Druchii.

Tout en restant méfiants envers leurs ennemis, les Hauts Elfes ont cherché à rétablir leur réputation auprès de leurs anciens adversaires. Les relations avec les Nains sont devenues moins glaciales sous Finubar, mais de nombreuses rancunes restent en suspens. Les Asur et les Nains ont commencé à travailler ensemble sur des questions d’une importance capitale, telles que l’entretien des Pierres Gardiennes qui canalisent la magie vers le Grand Vortex, bien que la plupart de leurs efforts communs soient entravés par des dysfonctionnements. Compte tenu de leur histoire de coopération avec les sociétés Elfiques et Naines, les diplomates humains ont rendu de grands services en tant qu’intermédiaires.

Les nations humaines sont plus accueillantes. Les envoyés des Hauts Elfes peuvent jouer le rôle de faiseurs de rois, donnant aux nobles qui semblent bien placés pour préserver l’équilibre un aperçu des questions d’État en échange de leur allégeance. Ces représentants sont bien informés et jouissent d’une réputation redoutable parmi leurs collègues à la vie courte. Ulthuan a également commencé à accepter des ambassadeurs humains, mais seuls les meilleurs peuvent suivre le rythme des intrigues politiques des Asur.

Les Elfes Sylvains sont mieux préparés aux nuances de la diplomatie Elfique et restent méfiants envers leurs cousins. Le respect de Finubar a réchauffé les relations, mais les Eonir considèrent les Asur comme des hypocrites et des alliés opportunistes, tandis que les Asraï les considèrent comme des intrigants myopes qui mettent en danger l’intégrité du monde naturel. Les deux cours des Elfes Sylvains soupçonnent le Roi Phénix de vouloir les ramener dans le droit chemin et s’efforcent de limiter les informations et la liberté de mouvement, méfiants à l’égard des espions.

Ulthuan, bien sûr, se livre à son lot d’espionnage, surtout au sein de la société humaine. Ses techniques d’espionnage sont discrètes mais efficaces, et on trouve des agents Asur (souvent doublés d’ambassadeurs) dans de nombreuses grandes villes du monde entier. L’observation Asur s’étend d’Altdorf à Marienburg, de Miragliano à Weijin, et jusqu’aux cours des Nains et des Elfes Sylvains. Quelques espions audacieux résident même en permanence à Naggaroth, envoyant des messages à leur pays via des oiseaux marins ensorcelés.

Ulthuan est de plus en plus connue dans les pays étrangers, grâce aux érudits et aux marchands qui cherchent fortune hors de l’île, la plupart d’entre eux partant de Cothique. Bien qu’à Ulthuan, les possibilités d’avancement et de croissance soient généralement limitées par la naissance, les Hauts Elfes dignes de ce nom se distinguent invariablement parmi les humains. Des marchands, des érudits et des aventuriers de tous horizons ont commencé à s’aventurer hors d’Ulthuan après son ouverture, acquérant ainsi la renommée et diffusant la sagesse de leur peuple.

Ces voyageurs apportent de nouvelles idées à la société Asur. Ulthuan est indéniablement dans une période de changement, confrontée à de nombreuses questions soulevées par son rapprochement avec le monde extérieur. En fin de compte, il est reconnu que le destin des Hauts Elfes et celui du monde sont inextricablement liés, mais la question de savoir comment, ou si, les Asur doivent fournir des conseils dans la lutte contre le Chaos fait débat. Les espoirs pour l’avenir incluent nécessairement une certaine considération pour le monde des mortels, et les Hauts Elfes évaluent constamment leur position afin d’assurer au mieux un avenir meilleur pour tous.

Les Hauts Elfes et les Elfes Noirs modifier

« Nos sombres cousins ont tout oublié de l’amour et de la compassion. Leurs cœurs sont devenus si durs et froids, que seuls les actes de luxure débridée et de cruautés barbares peuvent leur apporter un quelconque plaisir… Et encore, c’est un plaisir fugace et sans joie. Leurs âmes sont tombées si loin dans l’excès, que seules les plus viles perversions peuvent satisfaire leurs pulsions et leurs désirs malsains. C’est là, crois un sort bien pire que la mort. »[2]
- Alarielle, Reine Éternelle des Hauts Elfes

Les Asur ont aussi un côté sombre. Il convient de rappeler que les Hauts Elfes et les Elfes Noirs ne sont pas des races différentes : ils sont deux branches culturelles distinct d’un même peuple qui se définissent chacune comme une image négative de l’autre. Plus les Druchii sont décadents, plus les Asur seront nobles, et vice versa. Les deux peuples ont beaucoup plus en commun qu’ils ne veulent bien l’admettre, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de réelles différences. Après tout, le culte de Dieux Sombres comme Slaanesh ou Khaine aurait des effets pervers sur n’importe quelle société.

Les Elfes, quels qu’ils soient, ne sont pas particulièrement enthousiasmés par le « travail », et préfèrent passer leur temps à poursuivre des activités insouciantes ou artistiques, ou leurs intrigues à la cour. Sur ce point-là aussi les Druchii et les Asur se ressemblent, bien que si les Elfes Noirs n’hésiteront pas à employer le chantage, la trahison et l’assassinat pour atteindre leurs objectifs, les Hauts Elfes s’en tiennent généralement à l’utilisation des mots - parlés ou écrits - comme armes, laissant le poison et les dagues à leurs sombres cousins (bien que cela ne soit pas toujours le cas). Leur langage et leurs tactiques de combat ont également beaucoup en commun.

Cependant, l’honneur des Hauts Elfes semble tout à fait inexistant chez leurs sombres cousins, et des érudits humains pensent qu’ils sont peut-être juste plus honnêtes dans leur mépris absolu pour les races autre que la leur. Les rares échanges entre les Druchii et leurs "alliés" ne laissent aucun doute quant à l’arrogance, la condescendance et l’orgueil qu’ils partagent avec tous les membres de la race Elfique.

La Longue Guerre modifier

Une cruelle guerre fratricide.

Depuis l’assassinat du Roi Phénix Bel-Shanaar l’Explorateur (surnommé le « Roi-Camelot » par les Elfes Noirs) en -2750 et l’âge de la Déchirure, la guerre que les Elfes Noirs mènent contre les Hauts Elfes n’a jamais vraiment cessé. Bien que les Druchii investissent une grande part de leur énergie dans les luttes intestines qui opposent ses différentes Grandes Maisonnées, Malékith n’a de cesse de rassembler ses armées pour tenter de mettre à bas les maîtres d’Ulthuan. Lorsque les Hauts Elfes se battent contre leurs sombres cousins, ils sont conscients d’affronter les conséquences de la pire folie commise par leur race, et se font un devoir d’anéantir le mal qu’ils ont eux-mêmes engendré. Le doute, le désespoir, la peur ; rien n’a de prise sur eux tant que résonne le fracas des armes, et jusqu’à ce que les cris de guerres et les râles des blessé se taisent, ils luttent avec une détermination sans faille, pour leur patrie et par amour pour leur roi, alors que les Elfes Noirs, eux, se battent par haine de leurs congénères et par peur de leurs maîtres. Il n’est pas surprenant que cette guerre fratricide soit si sanglante et meurtrière, car la haine la plus amère s’y oppose à la plus inflexible des déterminations et aucun des deux camps ne rompra le combat, à moins d’événements exceptionnels.

Depuis plus de cinq mille ans, le Roi-Sorcier cherche à exercer sa vengeance sur ceux qui l’ont évincé du pouvoir qu’il convoitait tant. D’innombrables vies ont été sacrifiées, des royaumes se sont écroulés et des cités entières ont été rayées de la carte dans cette lutte fratricide. Les Elfes Noirs ne reculent devant aucune bassesse pour obtenir vengeance sur leurs cousins décadents. Les Hauts Elfes ont enduré et repoussé trois assauts majeurs après la Déchirure. Le premier eut lieu en -1500, immédiatement après la Guerre de la Barbe, qui avait été provoqué par les agents de Malékith, ceux-ci s’étant arrangés pour monter les Nains et les Elfes les uns contre les autres. D’innombrables Elfes Noirs arrivaient de Naggaroth pour se heurter aux armées disciplinées et bien entraînées du Roi Phénix dont beaucoup étaient composés de vétérans qui avaient combattu les Nains. La guerre dura presque 900 ans, mais les Elfes Noirs furent finalement repoussé après une bataille atroce sur les rivages de l’Île Blafarde.

Le deuxième assaut eut lieu en 1123, après l’assassinat du Roi Phénix Æthis le Poète (surnommé Æthis le Fou par les Elfes Noirs). Des espions s’étaient répandus en Ulthuan, tissant une toile de tromperie et sapant les fondations des royaumes de l’intérieur. Une expédition fut envoyée à Naggaroth pour venger la mort d’Æthis, mais les Hauts Elfes, dans leur arrogance, avait mandaté l’usage d’une force bien trop petite : aucune résistance n’était prévue, car tous pensaient que leurs sombres cousins étaient en déclin et en voie d’extinction. Quand la flotte envoyée dans le nord fut anéantie, la nouvelle de cette défaite terrifia les Hauts Elfes qui ne s’attendaient pas à une telle issue. Ils pensaient en effet que la menace de Naggaroth avait disparu, mais en réalité, Malékith avait patiemment reconstruit ses forces. La guerre dura presque 400 ans, au cours desquels de nombreuses atrocités furent commises, néanmoins les Druchii furent à nouveau repoussés.

Le troisième assaut se déroula en 2301, lors de la Grande Guerre Contre le Chaos. Venus du nord, les Elfes Noirs ravagèrent Ulthuan, la pillèrent et la brûlèrent. Alliés aux serviteurs des puissances du Chaos, rien ne semblait pouvoir les arrêter, les gigantesques Arches Noires de Naggaroth vomirent leur vague de corruption sur les rivages des terres Elfiques. C’était une sinistre période pour les Asur qui subirent défaite sur défaite, jusqu’à la Bataille de la Plaine de Finuval où le Roi-Sorcier fut défait par Teclis dans un duel magique, le forçant à s’échapper vers la dimension du Chaos pour éviter le trépas. Voyant leur seigneur vaincu, les Elfes Noirs succombèrent à la panique. Presque comme un seul homme, ils voulurent s’enfuir, mais ils furent pratiquement massacrés jusqu’au dernier.

Mais les Druchii n’attaquent pas seulement Ulthuan au cours de ces guerres apocalyptiques. Chaque jours, des rapports font état de petits villages mit à sac et de vaisseaux abordés par les Corsaires, des Ombres se glissent dans la nuit pour semer la mort et la confusion en s’attaquant aux voyageurs isolés, et des Assassins font disparaître ceux qui pourraient entraver les projets de Malékith. Ainsi, en 2307, une coterie d’Assassins menée par l’Elfe Noir Gloreir tenta de tuer le Roi Phénix. Finubar fut protégé par ses Lions Blancs qui acculèrent les Druchii sur les toits après une course-poursuite effrénée à travers Lothern, et les éliminèrent jusqu’au dernier.

Cependant, il serait futile de croire que si les Elfes Noirs parvenaient un jour à reconquérir Ulthuan, qu’ils s’y installeraient et y vivraient en paix comme au temps d’avant la Déchirure, au temps de la grandeur de Nagarythe. Il est beaucoup plus probable qu’ils tourneront alors leurs regards vers les anciennes colonies du Vieux Monde et voudront les reconquérir. Et après cela, ils convoiteront d’autres terres et continueront à guerroyer et envahir jusqu’à tout dominer ou être totalement écrasés. Car les Druchii portent la malédiction de Khaine depuis Ænarion et leur vie est entièrement tournée vers la guerre, la conquête et le pouvoir sans qu’ils puissent s’en détourner…

La Guerre Secrète modifier

L’Ombre de Nethu
Les espions de Malékith qui vivent dans les cités d’Ulthuan gravent les runes secrètes de Nethu sur les portes des maisons des Nobles et des dignitaires. Une fois ensorcelée, leur victime s’enfonce dans une dépression profonde qui affaiblit son âme comme son corps. Ceux qui subissent ce sortilège finissent par devenir fous. D’aucuns prétendent que c’est avec l'aide de Nethu que Malékith réussit à pervertir les rêves de Morvael afin de le tourmenter. Après qu’Ashantir Filelumière se fut jeté du haut de la Tour Blanche, une rune de ce type fut trouvée par les Maîtres des Épées sous le lit du mage défunt. S’ensuivit une traque forcenée des sectateurs qui l’avaient placée là. L’enquête causa beaucoup de remous et de scandales ; elle dura un an, au terme duquel les Maîtres du Savoir estimèrent que les traîtres s’étalent enfuis, échappant à toute capture.[12]

Les Druchii sont aussi subtils et sournois que leurs cousins. Ils sont patients et habiles à s’infiltrer, tant à Ulthuan que dans les colonies des Hauts Elfes à travers le monde. Un exemple notoire est celui du prince Ilithis, un agent de Malékith qui a vécu à Lothern pendant des siècles en tant qu’Érudit respecté. Dans l’ombre, il a commis des sabotages et des assassinats subtils, qui ont culminé avec le meurtre de la dixième Reine Éternelle, Estrielle l’Argentée. Lors de l’invasion de 2301 CI, il se révéla être Urian Lamepoison et fini par trouver la mort dans un combat singulier contre son ancien ami et partenaire d’entraînement, le prince Tyrion.

Les espions Elfes noirs infiltrent la société des hauts Elfes, transmettant des secrets à Malékith et à leurs maîtres grâce à des communications magiques. Leurs homologues Asur mènent une guerre clandestine contre ces agents Druchii, s’efforçant de les démasquer et de contrecarrer leurs objectifs. Les espions Hauts Elfes à Naggaroth doivent faire preuve d’une cruauté effroyable pour maintenir leur couverture. Les Æsanar sont les seuls Elfes à assumer ce fardeau avec un minimum de remords.

Les Elfes Noirs sont passés maîtres dans l’art de manipuler les autres espèces, en particulier les Humains. Les raids nordiques sur Ulthuan sont parfois orchestrés par les provocations des Druchii. Tout comme les manipulations de Malékith ont attisé la Guerre de la Barbe, les agents Elfes Noirs provoquent actuellement un sentiment anti-Elfes dans le Vieux Monde. Ils espèrent ainsi affaiblir l’influence des Asur et leurs alliances avec les races plus jeunes.

Les Elfes Noirs utilisent des Cultes du Plaisir pour saper la détermination et les ardeurs guerrières des Asur, tandis que des Sorcières déguisées les incitent à vénérer Atharti, voire Slaanesh. Il existe également des mystérieux cultes ésotériques Asur corrompus par des intrus Druchii, tels que des confréries de guerriers qui encouragent le culte de Khaine.

L'Art de la Guerre modifier

« On ne peut pas dire des enfants d’Ænarion qu’ils agissent à la légère, nous sommes plutôt comparable à l’arc et à la flèche. À l’instar de l’arc, nous sommes fort car nous plions, souvent pour nous accommoder de la volonté de ceux qui refusent de voir la sagesse, mais comme la flèche, nous savons frapper vite et bien pour abattre ceux qui nous font obstacle. »
- Vision de la guerre communément partagé par les Hauts Elfes
Les Hauts Elfes sont méticuleux et calculateurs, et ils en apportent la preuve sur le champ de bataille.

Les Hauts Elfes ont un sens inné de l’ordre et de la discipline, tempéré par leur dévouement envers la famille et la patrie. Il n’est donc pas surprenant que leur organisation militaire soit étroitement liée à leur structure sociale. Pour que leur race diminuée puisse survivre et repousser ses ennemis, les Hauts Elfes doivent posséder une armée aux talents martiaux inégalés. Chaque Haut Elfe apprend à se battre dès son plus jeune âge et à manier l’épée, la lance et l’arc. Cela permet à Ulthuan d’aligner des armées beaucoup plus nombreuses que ne le laisserai penser sa maigre population. Ces Soldats Citoyens forment l’ossature et le cœur des armées des Hauts Elfes, et ce sont des guerriers accomplis vêtus d’excellentes amures et robes immaculées et finement ciselées. Les membres de la noblesse a le droit de porter le casque ithiltaen à la guerre, rejoignant ainsi les rangs des Heaumes d’Argent, un corps de cavalerie toujours à l’avant-garde des forces Elfiques. Ces chevaliers hors pairs sont connus pour leur fougue et leurs solides lances qui sont venues à bout de plus d’un mur de boucliers. Les officiers de chaque royaume, qui doivent également avoir une formation d’archer et de lancier avant d’être promu au commandement, possèdent leurs propres troupes et se tiennent toujours prêt à répondre à l’appel aux armes du Roi Phénix. En théorie, les officiers devraient être des guerriers aguerris, mais les intrigues et les rivalités entre factions au sein des échelons supérieurs sapent la méritocratie. Les généraux sont toujours de la haute noblesse et peuvent être des mages - les armées des Hauts Elfes emmènent souvent de puissants lanceurs de sorts à la guerre. De plus, les citoyens de chaque ville ou village doivent servir par roulement dans l’armée : à chaque saison correspond une rotation des effectifs, toute la population est donc entraînée aux armes et chaque Haut Elfe connaît sa place dans le régiment de sa communauté. Grâce à ce système, les Asur demeurant dans les régions les plus reculées ou les plus exposées aux raids, ou voyageant sur les mers entre les différentes colonies, peuvent toujours assurer leur propre protection.

En cas de grand danger, un Seigneur Haut Elfe peut faire appel aux autres royaumes pour lui venir en aide. Alors que les messagers propagent la nouvelle de la menace, des phalanges de Gardes Maritimes et les équipes de Balistes à Répétition répondent à l’appel avec la détermination de vétérans de nombreux conflits, sur les navires en pleine mer ou depuis les remparts de leurs villes. Viennent ensuite les cavaliers d’Ellyrion et les auriges de Tiranoc qui, s’ils sont considérés comme frustes par les autres Hauts Elfes, n’en restent pas moins des adversaires redoutables.

Parmi tous les guerriers légendaires, les Maîtres des Épées de Hœth sont les plus rapides à venir en aide aux armées car des centaines d’entre eux parcourent Ulthuan selon la volonté des Maîtres du Savoir. Lorsque retentit l’appel de la guerre, ils abandonnent pour un temps leur mission et forment des régiments qui viennent appuyer leurs alliés le temps de la campagne. Si un des Archimages décide de soutenir cette cause, le nombre de Maîtres des Épées au sein de l’armée augmente considérablement, car des mages aussi puissants n’apparaissent que rarement sur un champ de bataille sans une escorte conséquente de ces guerriers d’élite.

Lorsque Ulthuan est menacé, la Garde Phénix entre en action. Ces gardiens silencieux du sanctuaire d’Asuryan sont protégés par leur dieu et ont la capacité de voir l’importance des événements sur le champ de bataille avant qu’ils ne se produisent. Cependant, ils sont moins nombreux que la plupart des autres corps de troupes, aussi un général n’en a jamais autant qu’il le souhaiterait au sein de sa force.

En tant que garde du corps royaux, les Lions Blancs de Chrace - réputés pour leur force physique et leur maniement des grandes haches à deux mains - et les Demoiselles Gardiennes d'Avelorn - composée d’archères et de lancières expertes - ne quittent leur assignation qu’en cas de grave péril, car celle-ci prévaut sur tout le reste. Parfois, un seigneur Haut Elfe peut demander leur présence sur le champ de bataille, il dépose alors une requête auprès, respectivement, du Roi Phénix ou de la Reine Éternelle en personne, en espérant que l’autorité qui en a la charge y accédera et lui accordera l’envoi d’un régiment de ses gardes du corps. Un petit nombre de Lions Blancs restent d’ailleurs à Chrace et se charge d’élever les Lions qui, une fois convenablement dressés, pourront tirer de puissants chars sur lesquels prennent place les Lions Blancs. De tels attelages sont redoutables sur le champ de bataille.

Les Mages Dragons et les Princes Dragons de Caledor figurent parmi les alliés les plus convoités des Seigneurs d’Ulthuan. Ce sont tous des nobles et des fils de haute naissance, des guerriers d’excellence, fiers de leur héritage. On ne peut compter sur les Princes Dragons pour assurer de vulgaires tâches de patrouille, d’escorte ou de garnison, qu’ils laissent à la roture, car ils les trouvent indignent des descendants de Caledor le Conquérant. Ils ne vivent que pour la gloire de vaincre les adversaires les plus vils et les plus terribles. C’est pourquoi un commandeur suffisamment sage et habile peut s’assurer leur aide en leur promettant des batailles dignes d’attirer l’attention des Dieux, ou en avouant avec modestie - feinte ou réelle - qu’il n’est pas de taille à vaincre ses ennemis. Attirés par de telles promesses, les Princes Dragons sont alors prêt à le suivre jusqu’au bout du monde.

Enfin, les alliés les plus mystérieux sont les Guerriers Fantômes. Marqué à vie par leur combat de tous les instants, ils vivent en parias et ne répondent jamais ouvertement à un appel à la guerre. Néanmoins, ils ont aidé à gagner bien des batailles et surgissent à l’improviste sur les arrières de l’ennemi, même si les autres Hauts Elfes doutent parfois de leur véritable loyauté.

Les goûts esthétiques des Hauts Elfes se reflètent jusque dans leurs prouesses guerrières et le matériel qu’ils utilisent. Leurs uniformes et leurs équipements sont d’une facture excellente, et leurs armes et leurs armures sont richement décorées. Leurs épées en particulier sont souvent transmises de père en fils, ce sont des reliques parfois millénaires qui ont versé le sang au court de centaines de batailles. Leurs broignes sont façonnées à partir de milliers d’écailles métalliques qui leur confèrent à la fois souplesse, légèreté et résistance, ainsi leur porteur n’est pas entravé dans ses mouvements. Leurs heaumes coniques sont amoureusement polis et souvent incrustés de pierres précieuses, car les Asur aiment les pierres précieuses qu’ils utilisent pour décorer leur armement.

Maîtres de l’Épée, de l’Arc et de la Lance
Le général guida l’ambassadeur Haut Elfe jusqu’au terrain d’entraînement, où des lignes de soldats s’exerçaient à l’épée longue.

« C’est ici que les meilleurs guerriers de l’Empire s’entraînent pendant de longues années pour affiner leur maîtrise de l’épée. » déclara fièrement le général.

« Vraiment ? Combien d’années ? » demanda le Haut Elfe.

« Hmm, eh bien, certains de nos plus brillants officiers servent l’Empire depuis déjà plus de trois décennies. »

Le Haut Elfe eut un sourire amusé. « Quand j’étais jeune, beaucoup plus jeune, j’ai commencé par apprendre à me servir de la lance et de l’arc pour pouvoir rejoindre les Heaumes d’Argent. L’entraînement était très rigoureux, et mes maîtres exigeaient toujours de moi des résultats d’une perfection absolue. Quand ce siècle de préparation est enfin arrivé à son terme, j’ai cru que le plus dur était derrière moi. J’ai alors commencé à apprendre l’art de la lame auprès des Maîtres des Épées de Hœth. Et c’est là, pendant ces trois cents longues années de travail acharné, que j’ai découvert ce qu’étaient vraiment la rigueur et la discipline. »[2]

Même prises séparément, la vivacité d’esprit et la dextérité prodigieuse d’un Elfe lui sont précieuses, mais c’est la combinaison des deux qui le rend si redoutable au combat. Le moindre détail de la posture d’un adversaire en dit long à un Elfe attentif, car il en déduit non seulement quand et comment il va frapper, mais aussi de quelle manière cela l’exposera à une riposte. C’est ainsi que plus d’un ennemi a péri au moment même où il tentait de porter le coup qui allait lui assurer la victoire, victime d’une lame à la célérité inconcevable, guidée par un esprit vif comme l’éclair.

Chaque Haut Elfe est un combattant émérite, et quand il se consacre totalement à l’art de la guerre, il devient alors l’un des guerriers les plus redoutables qui soit. En effet, les Asur font preuve d’une vivacité d’esprit et d’une dextérité que les mortels ne pourront jamais atteindre, mais c’est la combinaison des deux qui les rendent si redoutable au combat. Lorsqu’elles sont mises au service de décennies d’entrainement intensif, elles donnent naissance à des guerriers d’élites insurpassables. Discipline et précision sont la marque de fabrique des troupes des Hauts Elfes, et chaque soldat sait exactement quel est son rôle au sein de son unité, s’entrainant jusqu’à ce qu’ils puissent réagir à la moindre situation avec une agilité incroyable. Il en résulte une armée plus rapide, plus manœuvrable et plus efficace que n’importe quelle autre dans le monde. Certains choisissent également cette voie pour d’autres raisons, qu’ils y aient été conduits par la violence, le devoir, la souffrance, le désespoir ou simplement la recherche du savoir. Cependant, les Commandeurs Hauts Elfes tentent toujours de préserver la vie de leurs soldats, car la population d’Ulthuan diminue de jour en jour et ne peut pas se permettre de livrer des guerres d’usure.

En temps de paix, les armées des Hauts Elfes patrouillent le littoral et font des incursions dans les montagnes Annulii pour s’occuper des bêtes nuisibles. Elles s’entraînent sans relâche, les citoyens entrant et sortant des régiments à tour de rôle afin de rester prêts au combat. Des troupes accompagnent les expéditions au-delà d’Ulthuan pour protéger des personnalités importantes ou aider à l’exploration. Les Princes les plus enclins à la guerre tentent de maintenir les Asur en état d’alerte. Ils craignent la complaisance et l’indolence, qui permettraient aux Cultes du Plaisir de prospérer à nouveau.

Lorsqu’ils doivent porter la guerre hors d’Ulthuan, les Hauts Elfes s’engagent rarement à moins que cela ne profite considérablement à leur cause. Leurs armées comptent parmi les armes les plus puissantes qu’un souverain puisse espérer manier, mais le monde est vaste et elles ne peuvent être partout à la fois. Chaque bataille, qu’il s’agisse d’une escarmouche entre bandes armées, d’un affrontement entre armées ou du siège d’une grande ville, est menée parce qu’elle modifie l’équilibre entre l’ordre que les Asur cherchent à maintenir et la destruction causée par l’avènement du Chaos. Toutes ces batailles ne sont pas menées directement contre les forces des Dieux Sombres. Bien qu’ils ne le sachent pas, les Peaux-Vertes déchaînés, les humains qui se mêlent de tout et les Nains inutilement bornés peuvent compromettre la quête d’ordre des Hauts Elfes, simplement par leurs actes irréfléchis. En conséquence, les lames d’Ulthuan doivent être brandies contre les guerriers de nombreux pays - si les ignorants doivent être massacrés pour empêcher les véritables méchants d’agir, qu’il en soit ainsi.

La guerre que mènent les Asur est désespérée, sans victoire finale en vue. Les forces du Chaos sont infinies et éternelles, tandis que la puissance des Hauts Elfes décline chaque jour un peu plus. Le jour viendra peut-être où tout le sang d’Ulthuan aura été versé, et où le monde sera livré à la merci des dieux affamés. Ce jour est peut-être encore loin, mais chaque bataille, gagnée ou perdue, le rapproche un peu plus.

  • Vous trouverez ici la liste complète des troupes, des héros, des monstres et des machines de guerre que les Hauts Elfes peuvent aligner sur un champ de bataille : Les Forces d’Ulthuan

Sources modifier

  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V5
  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V6
  • Livre d’Armée des Elfes Noirs, V7
  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V8
  • Warhammer Fantasy Roleplay V4 - High Elf Player's Guide (traduit de l’Anglais par Christer)
  1. Livre d’Armée des Hauts Elfes, V4 et V8
  2. 2,0 2,1 et 2,2 Warhammer Online : Return of Reckoning
  3. 3,0 et 3,1 Warhammer JdR V1 - Le Nouvel Apocryphe
  4. 4,0 4,1 4,2 et 4,3 Warhammer Fantasy Roleplay V4 - High Elf Player's Guide (traduit de l’Anglais par Christer)
  5. Warhammer Fantasy Roleplay V4 - Lustria (traduit de l’Anglais par Christer)
  6. Livre d’Armée des Nains, V7
  7. Livre d’Armée des Hauts Elfes, V7
  8. 8,0 et 8,1 Warhammer Fantasy Roleplay V3 - Book of the Asur (fanmade)
  9. Warhammer JdR V2 - Arsenal du Vieux Monde
  10. Warhammer JdR V1 - P.E.R.S.O.N.N.A.G.E
  11. Warhammer JdR - Arsenal du Vieux Monde
  12. Livre d’Armée Elfes Noirs, V7
Sommaire
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