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La vaste nation du Grand Cathay est une des plus anciennes civilisations du Monde de Légende, et rivalise sans peine avec celles des Elfes ou des Nains en termes d’étendue comme de pouvoir. C’est une contrée harmonieuse qui n’a que peu changé au cours des derniers millénaires, un empire qui se dresse éternellement contre les maux du monde, et résiste farouchement aux innombrables périls que font peser sur son existence les forces maléfiques.

Un Empire en Orient modifier

Avec ses immenses étendues de terre arable, ses hautes chaînes montagneuses et ses cités débordant d’activité, Grand Cathay compte à juste titre parmi les nations humaines les plus grandes et les plus prospères de tout le monde connu. Mais ce n’est pas la superficie de son territoire ou le nombre de ses habitants qui distingue le pays de ses contemporains. En effet, l’empire du Dragon Céleste se caractérise avant tout par l’harmonie et l’unité entre son peuple et ses maîtres, là où d’autres nations sont minées par la jalousie et l’avidité de souverains indignes.

Si d’autres nations sont la proie de luttes intestines, leurs habitants craintifs gardant jalousement leurs maigres possessions et s’accrochant à la moindre miette de pouvoir séculier, les Cathayens ne sont pas aussi mesquins. Ils sont au contraire unis dans un même but, et demeurent fiers de leur grande nation aussi bien que de ses puissants dirigeants. Les Cathayens sont consciencieux dans leur travail, toujours attentionnés à l’égard de leur prochain ou de leurs anciens, et savent avec certitude que leurs maîtres ont de même toujours à l’esprit l’intérêt de leurs sujets.

Cette paix et cette harmonie ne sont pas le fruit de l’oppression et de la terreur, car les habitants du Grand Cathay donnent des guerriers hardis et courageux à la curiosité jamais démentie. Non, la tranquillité des sujets du royaume éternel du Dragon Céleste trouve son origine dans la nature de ses souverains, car les Dragons règnent sur Grand Cathay, et ce n’est pas qu’une métaphore.

Sous le Règne des Dragons modifier

Pour les hommes et les femmes d’Occident, les Dragons du Grand Cathay sont des monarques adulés issus d’une dynastie ancienne, siégeant sur des trônes ornés de joyau demeurant au coeur de palais dorés. Mais les nations du Vieux Monde ne prennent guère le temps de méditer sur la nature des Dragons Cathayens, et considèrent que leurs titres grandioses ne sont que des sobriquets dont les ont affublés leurs loyaux sujets.

Mais il n’est nulle hyperbole dans les titres que portent les Dragons du Grand Cathay, car ce sont des créatures immortelles d’une puissance incommensurable, et dont la lignée remonte aux origines du monde, avant même que les anciens ne descendent sur terre depuis les étoiles. Le plus grand de ces Dragons est Xen Yang, l’Empereur Dragon Céleste, un être à l’âge incalculable qui a décidé d’adopter une forme humaine pour vivre parmi ceux qu’il gouverne. Avec son Impératrice, Quai Yin, le Dragon Lunaire, et leurs neuf enfants draconiques, le Dragon Céleste règne sur l’Orient depuis bien avant que les premiers hommes ne foulent la terre de ce qui allait devenir le Grand Cathay.

Ces Dragons, et par extension leur peuple, sont des créatures de l’ordre qui recherchent l’équilibre en toutes choses. Contrairement aux monarques de l’Empire du Vieux Monde, les Dragons ne recherchent pas l’ordre pour dompter la nature ou acquérir la suprématie technologique et économique, mais pour ne faire qu’un avec le monde. Si d’autres nations luttent sans cesse contre les courants de la destinée, les Dragons du Grand Cathay ont appris à nager dans ces courants, et tourner leur environnement, les Vents de Magie et même la volonté de leurs ennemis à leur avantage.

Le Royaume du Dragon Céleste modifier

tilt rand Cathay est la terre de l’Empereur Dragon Céleste, le plus ancien et le plus puissant des dragons orientaux. Le Dragon Céleste et son Impératrice, le Dragon Lunaire, règnent depuis plus de cinq mille ans. Grand Cathay a maintes fois été menacé par des puissances étrangères ou les révoltes internes, mais les Dragons ont triomphé à chaque fois.

La Venue des Anciens modifier

Le royaume du Dragon Céleste précède la venue des Anciens dans le Monde de Légende et, bien que les informations sur cette époque reculée soient parcellaires, l’on sait néanmoins que, alors que la terre froide tremblait et que la lave jaillissait des volcans déchaînés, quand des Dragons évoluaient dans les cieux chargés de fumée et luttaient pour la domination parmi les pics montagneux, le Dragon Céleste régnait sans opposition sur un vaste territoire situé dans le lointain orient.

Avec la venue des Anciens et le réchauffement du monde, Xen Yang, comme se nomma le Dragon Céleste, vit la puissance dont étaient investis les serviteurs de ces êtres divins venus des étoiles et, alors que ses congénères avaient choisi de combattre les intrus, il décida d’observer leurs étranges actions. Il apprit ainsi à commander les Vents de Magie qui soufflaient sur le monde depuis les immenses portails que les anciens avaient érigés. Au fil des siècles, il vit les grandes bêtes de son époque se terrer dans les ténèbres, tandis que les peuples plus jeunes, Elfes, Nains et humains, occupaient leurs terres.

Ce fut à cette époque que le Dragon Céleste prit pour partenaire Quai Yin, le Dragon Lunaire. Née de Yueyin (la lune appelée Mannslieb dans le Vieux Monde), Quai Yin adopta d’abord l’aspect d’un Dragon pour qu’elle puisse descendre des cieux et prendre sa place aux côtés de Xen Yang, avant de partager avec lui le secret du changement de forme afin que tous deux puissent prendre une apparence humaine et aller à leur guise parmi les tribus des humains qui prospéraient dans le Grand Cathay.

L'Ombre du Chaos modifier

Avec à ses côtés le Dragon Lunaire, dont la grâce et la lumière contrebalançaient à la perfection sa force et ses humeurs enflammées, le Dragon Céleste entreprit de guider ceux qui vivaient sur ses terres, et les aida à maîtriser les arts de la maçonnerie, de la métallurgie et de l’alchimie. Peu à peu, le Dragon Céleste unifia les tribus de son domaine et devint un souverain respecté, bien qu’il refusât les titres glorieux aussi bien que leurs louanges, car il préférait répandre sa sagesse plutôt que se complaire dans l’adoration des masses.

Bientôt, le couple engendra neuf enfants Draconiques, à qui ils enseignèrent l’art du changement de forme et la manipulation des Vents de Magie, et apprirent à tempérer leur fureur primale afin qu’eux aussi puissent vivre parmi les hommes et les femmes de l’Empire. En grandissant, les enfants aidèrent leurs parents à améliorer la vie du peuple du Grand Cathay en leur apprenant les arts de la civilisation et en les guidant dans l’exploration d’autres terres, à la rencontre d’autres peuples.

Mais malgré le bonheur de Xen Yang et sa famille, et malgré la prospérité que connaissaient les habitants du Grand Cathay, tout n’allait pas pour le mieux au royaume du Dragon Céleste. Depuis le nord, où les grands portails polaires des Anciens reliaient le Monde de Légende aux lointains et inimaginables domaines de ces êtres énigmatiques, de terribles murmures envahirent les nuits du Dragon Céleste. Des démons enjôleurs le visitaient en songe pour lui offrir un pouvoir sans limites s’il les aidait à franchir la barrière que les Anciens avaient ouverte puis refermée entre leur royaume, l’éther, et le sien.

Le Cataclysme modifier

Les immenses portes dimensionnelles que les anciens avaient bâties aux pôles étaient davantage qu’un moyen de franchir instantanément le vide intersidéral, c’étaient des canaux d’où la magie brute s’écoulait, depuis une dimension alternative appelée l’éther. Cette énergie mystique alimentait les machines à modeler le monde des Anciens et donnait leurs pouvoirs à leurs serviteurs. De fait, c’était ces mêmes pouvoirs que le Dragon Céleste avait lui-même appris à maîtriser.

Mais la magie n’était pas la seule chose que recelait l’éther. De grandes entités prédatrices en peuplent les étranges courants. Attirés par la chaleur et la lumière de la porte des Anciens, ces êtres convoitaient la force vitale du monde qui se trouvait au-delà. Ils sondèrent le portail en quête d’un point faible et projetèrent une fraction de leur conscience dans le monde, leurs murmures s’insinuant dans les rêves des mortels. Bientôt, les habitants de l’éther s’enhardirent et devinrent assez forts pour franchir les portails. À leur passage, les portails s’effondrèrent et un véritable torrent de destruction se déversa dans leur sillage. En un instant, les cieux furent déchirés tandis que des vagues de chaos brut enveloppèrent le monde.

Le Dragon Céleste lutta contre la magie qui se déchaînait autour de lui. Il parvint à plier le torrent de puissance brute à sa volonté, apaisant les tempêtes et chassant du Grand Cathay les légions de démons qui les avaient chevauchées, dispersant les entités démoniaques aux quatre coins du monde.

Le Chaos était arrivé dans le Monde de Légende, et le Dragon Céleste sut qu’il apportait la guerre dans son sillage.

L'Union Face au Chaos modifier

Durant les siècles troublés qui suivirent le Grand Cataclysme, les Dragons du Grand Cathay affrontèrent les myriades de légions démoniaques qui avaient envahi leurs terres. Mais Xen Yang savait que, en dépit de leurs pouvoirs, lui et les siens n’avaient aucune chance de résister seuls au mal qui les assaillait. C’est ainsi que le Dragon Céleste concentra ses efforts sur l’unification des tribus fragmentées des humains qui peuplaient son royaume, car si elles le tenaient depuis longtemps en haute estime, les tribus du nord, du sud, de l’est et de l’ouest se méfiaient les unes des autres, préférant se faire la guerre plutôt que s’allier contre un péril plus grand.

Pour y parvenir, le Dragon Céleste envoya ses enfants dans les régions les plus reculées de son royaume afin qu’ils gagnent la loyauté et le respect des tribus qui y vivaient. Ainsi Miao Ying, le Dragon de Tempête, fit route vers le nord pour vivre parmi les valeureux guerriers de Nan-Gau, tandis que Li Dao, le Dragon de Feu, s’aventura au sud pour unifier les tribus belliqueuses des jungles de ChiAn et des Montagnes des. Cieux.

Vers l’ouest partit Zhao Ming, le Dragon de Fer, chargé de transmettre la sagesse des Dragons aux alchimistes de Shang Yang. Le cœur épris d’aventure, Ym-Yin, le Dragon des Mers, prit la route de l’est, à la rencontre des armateurs et des marins de Fu-Chow, afin qu’ils partent à la conquête de la Mer de Jade. Le centre de Cathay fut dévolu à Yuan Bo, le Dragon de Jade. Depuis son palais de Wei-jin, le pragmatique Yuan Bo serait la voix de la raison pour des peuples qui avaient été autrefois ennemis, pour garantir l’unité du Grand Cathay.

La Folie de Shiyama modifier

Quand il eut unifié le peuple du Grand Cathay, le Dragon Céleste confia le commandant de ses armées à Shiyama, l’aînée et la plus aimée de ses enfants. Elle avait longtemps combattu les maléfices du Chaos aux côtés de son père et, avec de grandes armées de vaillants guerriers sous ses ordres, elle jura de débarrasser le monde des légions démoniaques qui l’assaillaient.

Mais malgré son courage et sa férocité, l’orgueil de Shiyama était son point faible, et ce fut l’orgueil qui la poussa à ignorer son père quand il l’avertit que le Chaos ne saurait être vaincu par la force seule. Ainsi, Shiyama mobilisa ses armées et alla vers le nord pour terrasser les Puissances de la Ruine en leur royaume corrompu.

La force de Shiyama était si grande, et sa sorcellerie si puissante, que ses armées balayèrent les légions démoniaques qui se dressaient sur sa route, fonçant tête baissée à travers la frontière fracturée entre le monde matériel et l’éther. Shiyama ne voyait que les bêtes et les guerriers démoniaques qui fuyaient devant elle, et elle se réjouissait de ses victoires, avant de comprendre bien trop tard que les dieux de l’éther l’avaient dupée. Par quelque vil artifice, les Puissances de la Ruine avaient fait croire au Dragon que ses propres soldats étaient d’immondes créatures du Chaos. Ce n’était pas ses ennemis qui fuyaient son courroux, mais ses propres troupes. Ce n’était pas de l’ichor démoniaque qui souillait ses griffes, mais le sang des vaillants Cathayens.

Emplie de honte et d’horreur, Shiyama tourna les talons et regagna le royaume de son père, les survivants de son armée fuyant devant elle…

Le Dragon-Esprit modifier

Mais tandis que l’orgueilleuse Shiyama s’éloignait du Royaume du Chaos, les Puissances de la Ruine n’avaient pas fini de la tourmenter. Ils tissèrent de puissants charmes autour de la jeune dragonne et de ses guerriers, afin de lui donner aux yeux de tous l’aspect d’un terrifiant seigneur de l’éther, et aux survivants de son armée celui de démons bondissants. De fait, quand Shiyama atteignit la frontière du royaume de son père, Miao Ying, le Dragon de Tempête, crut voir une légion démoniaque venue des Désolations du Chaos pour ravager Nan-Gau, et elle se prépara à affronter ce péril.

Sentant la tragédie qui se nouait à la frontière de la province septentrionale de son domaine, le Dragon Céleste décida d’intervenir en toute hâte, mais il n’avait aucune chance d’arriver à temps. Quand il descendit sur le champ de bataille maudit, les guerriers de Nan-Gau s’approchaient inexorablement d’une Shiyama à l’agonie, et il vit l’horreur se peindre sur les visages de ses filles quand le charme des Puissances de la Ruine se leva et que le Dragon de Tempête comprit enfin que l’immonde démon que ses soldats avaient terrassé n’était autre que sa propre sœur.

Tandis que le Dragon Céleste la serrait dans ses bras, Shiyama implora son pardon. Xen Yang n’avait pas le pouvoir d’empêcher l’inévitable, mais il employa ses immenses pouvoirs à lier l’esprit de sa fille à la terre du Grand Cathay, et lui confia la tâche de protéger les ancêtres de son peuple pour aussi longtemps que perdurerait son royaume. Ainsi, Shiyama en vint à régner sur l’au-delà, sous la forme d’un puissant Dragon-Esprit lié à Grand Cathay par les plus puissants sortilèges du Dragon Céleste.

Le Courroux du Dragon Céleste modifier

Après s’être assuré de la sauvegarde de l’esprit de Shiyama, Xen Yang reporta son attention sur son peuple. Inquiet de voir les rumeurs sur la manipulation de Shiyama et sa mort des mains des soldats de Cathay déstabiliser le pays et répandre l’infection du Chaos, le Dragon Céleste demanda conseil au Dragon Lunaire. Malgré son chagrin, Quai Yin usa de sa magie pour masquer les souvenirs des témoins du trépas de Shiyama et diffuser la légende du Dragon-Esprit. Désormais, tous connaîtraient Shiyama en tant que gardienne de l’au-delà, et nul ne se souviendrait qu’elle avait autrefois arpenté Cathay sous sa forme matérielle.

Mais le cœur du Dragon Céleste demeurait rongé par la colère et les regrets. Des siècles durant, il avait résisté aux forces maléfiques qui assaillaient son royaume, protégeant sa famille et ses sujets, mais il avait toujours su en son for intérieur que ses efforts étaient vains, car les Puissances de la Ruine devenaient chaque jour plus puissantes. Avec la mort de son aînée du fait des machinations du Chaos, Xen Yang savait qu’il devait agir pour mettre fin à cette guerre interminable.

À l’insu de Xen Yang, à l’autre bout du monde, d’autres préparaient leurs plans pour terrasser les grandes bêtes de l’éther qui commandaient les légions démoniaques. Dans la lointaine Ulthuan, un conseil de mages préparait un grand rituel pour apaiser les tempêtes de magie qui se déchaînaient. En Lustrie, les derniers serviteurs des Anciens préparaient une puissante conjuration pour bannir les légions démoniaques. Dans les Montagnes du Bord du Monde, un Dieu Vivant entreprit une quête pour sceller les portails brisés des Anciens.

Une Action Décisive modifier

Après avoir fait ses préparatifs, le Dragon Céleste conduisit l’armée du Grand Cathay au nord, droit dans les tumultueuses Tempêtes du Chaos qui ourlaient en permanence la grande brèche dans la réalité qui déchirait les cieux au-dessus des ruines des portes dimensionnelles des Anciens. Tout en affrontant les hordes de démons qui se matérialisaient dans l’air alourdi de magie, les guerriers de Xen Yang progressèrent lentement dans ces terres intermédiaires entre la réalité et l’éther, jusqu’à ce qu’ils se retrouvent enfin aux portes du Royaume du Chaos.

Soudain, un ost d’immenses seigneurs démoniaques fondit des cieux torturés pour défier les Dragons du Grand Cathay. Imperturbables, le Dragon Céleste et ses enfants prirent leur essor pour affronter cette menace, révélant ainsi leur véritable forme à leurs ennemis. Un par un, les plus grands et les plus puissants serviteurs démoniaques des Puissances de la Ruine, de terribles seigneurs de l’éther qui n’existaient que pour conquérir des mondes au nom de leurs maîtres maléfiques, furent terrassés, leur immonde essence bannie dans le royaume infernal qui les avait engendrés.

La férocité des Dragons et leur maîtrise des Vents de Magie s’avérèrent insurmontables pour les démons qui les affrontaient, si bien que les Puissances de la Ruine durent mobiliser toujours plus de légions pour espérer les vaincre.

Ainsi, l’héroïsme des Dragons Cathayens face au chaos coïncidait avec celui des héros de terres lointaines. Avec la fin des Tempêtes de Magie qui avaient fait rage pendant plus d’un millier d’années, l’âge du Chaos prit fin et une nouvelle ère pouvait commencer.

La Terre des Dragons modifier

Dans les années qui suivirent le combat décisif entre le Dragon Céleste et les seigneurs démoniaques de l’éther, Cathay connut enfin la paix. Les Vents élémentaires soufflèrent avec moins de fougue, ce qui permit à Xen Yang de les étudier à nouveau et de perfectionner l’art du Feng Shi, ou maîtrise de la magie, et les osts de démons et de bêtes chaotiques qui avaient des siècles durant assailli ses terres se retirèrent au-delà des frontières.

Croissance & Prospérité modifier

Dans la période de paix qui suivit la longue guerre contre le Chaos, le Grand Cathay prospéra. En étudiant les Vents élémentaires, le Dragon Céleste découvrit qu’en les séparant en deux groupes distincts, Yang et Yin, il pouvait enseigner les arts secrets du Feng Shi aux plus sages de ses sujets avec une facilité incroyable. Ainsi, il établit en la cité de Wei-Jin la Cour Céleste, un lieu où les érudits pouvaient devenir des mages et des Astromanciens grâce à l’étude poussée des vents magiques et du monde qui les entoure.

Tandis que Xen Yang passait ses journées perdu dans la contemplation du monde et de ses merveilles, ses enfants s’affairaient à gouverner leurs provinces. Les innovations technologiques suivaient de près la croissance rapide des villes, aidées par la maîtrise magique des Cathayens. D’immenses guerriers de pierre furent construits pour défendre le royaume, colossales sentinelles ne prenant vie qu’en cas d’invasion. Des Lanternes Célestes capables de parcourir de vastes distances en quelques heures furent aussi créées.

Ailleurs, marchands et aventuriers Cathayens commencèrent à explorer le monde, parcourant les grands océans en bateau et traversant les étendues de terre infinies entre le Grand Cathay et les royaumes occidentaux dans des chariots tirés par des chevaux. Avec la bénédiction des Dragons, ces voyageurs entrèrent en contact avec les Elfes d’Ulthuan, les Nains du Vieux Monde et les Hommes de l’antique Nehekhara. Ainsi, le Grand Cathay signa des traités avec d’autres nations, s’enrichit par le commerce des biens et la circulation des connaissances et, surtout, se protégea par des alliances conclues contre les forces maléfiques qui rôdaient encore.

Au fil des siècles, Grand Cathay livra de nombreuses guerres contre le Chaos, car sa frontière septentrionale n’était pas protégée des ravages des tribus de Maraudeurs du Chaos par d’immenses montagnes ou des mers gelées, comme cela pouvait être le cas pour les autres nations du Vieux Monde. C’est pourquoi, en -1800 CI, le Dragon Céleste ordonna l’érection d’une grande muraille le long de cette frontière. L’immense édifice, long de plusieurs centaines de kilomètres, est presque aussi ancien et résistant que l’empire lui-même. Le Grand Bastion est un symbole de force et de résistance, et témoigne de la puissance du Dragon Céleste, car selon la légende, Xen Yang insuffla une part de sa magie à la pierre.

La Sagesse du Dragon Céleste modifier

Peu de temps après que le Bastion fut terminé, le Compas de Wu Xing fut créé au cœur du Palais Céleste, à Wei-Jin. Grâce à cet instrument mystique, le Dragon Céleste et les Astromanciens de sa cour peuvent aisément calculer si les vents du Yang ou du Yin sont ascendants ou en déclin. Ainsi, ils peuvent renforcer le Grand Bastion avec la magie du Yang, ou projeter la magie du Yin le long du Grand Fleuve.

Pour renforcer encore la défense du pays, les artificiers du Grand Cathay consacrèrent leur savoir-faire à la création de grandioses machines de guerre, tandis que les alchimistes inventaient divers moyens de les alimenter. C’est au cours de ces recherches que les Cathayens découvrirent le secret de la poudre noire, avant même les Nains des Montagnes du Bord du Monde. De fait, et bien qu’aucun Nain ne veuille jamais le reconnaître, la poudre noire de Cathay est considérée comme étant la meilleure de tout le monde connu.

Si ces accomplissements sont remarquables en soi, c’est la façon dont le Dragon Céleste traite ses sujets qui distingue Grand Cathay des autres nations du Vieux Monde, car cela reflète son caractère. Souvent, les monarques humains oppriment leurs sujets, les vouant à une vie de pauvreté sans possibilité de progrès, les enrôlant de force dans leurs armées et les écrasant de labeur ou de lourdes taxes. Mais pas le Dragon Céleste.

L'Harmonie des Dragons modifier

Le Dragon Céleste, et par extension ses enfants, pense que le souverain doit être tel un professeur, qui enseigne à son peuple les vertus du service et lui apprend à trouver sa place dans l’ordre naturel des choses. Ainsi, les sujets du Grand Cathay ne servent pas leur monarque par peur ou par absence de libre arbitre, mais parce que face à la sagesse et à la majesté d’êtres aussi vénérables que les Dragons, qui leur témoignent la foi qu’ils ont en la sagacité, l’astuce et la bonté d’âme de leurs sujets, comment ces derniers pourraient-ils faire autrement que de se vouer corps et âme à la cause de leur Empereur?

Cette philosophie transparaît dans toutes les facettes du Grand Cathay, y compris la manière dont elle fait la guerre. Les soldats des armées du Dragon Céleste combattent en rangs ordonnés, entraînés à se mouvoir en parfaite synchronisation afin que l’armée entière agisse comme l’extension de la volonté de son général. Cette harmonie se retrouve également chez les mages et les machines de guerre, les premiers pouvant mêler leurs sorts de la même façon qu’un tisserand assemble des fils épars en une tapisserie, les seconds capables de déchaîner des pilonnages d’artillerie d’une précision inouïe.

Mais ce ne sont pas les seules raisons pour lesquelles le Dragon Céleste se distingue des autres Dragons du Monde de Légende. En effet, Xen Yang ne sommeille pas pendant de longs siècles comme ses congénères, et préfere demeurer éveillé pour gouverner et guider son peuple. De fait, depuis qu’il a accepté le titre d’Empereur et les responsabilités qui en découlent, le Dragon Céleste est devenu plus contemplatif que jamais.

Un Empereur Absent modifier

Si dans les premiers temps de l’empire, Xen Yang avait été à la pointe de nombre des accomplissements du Grand Cathay, il se mit à s’appuyer de plus en plus sur ses enfants, confiant toujours ’plus de responsabilités à Miao Ying, Yuan Bo, Yin-Yin, Li Dao et Zhao Ming, et partageant nombre des secrets du Grand Cathay avec son épouse Quai Yin. Ainsi, après s’être assuré que l’empire était entre de bonnes mains, Xen Yang commença à s’isoler durant de longues périodes à la Cour Céleste. Nul ne sait à quoi il occupe ces périodes de solitude, mais on pense qu’il consacre le plus clair de son temps à la contemplation du monde et de ses merveilles, afin de trouver le moyen de réparer les dégâts causés par les Anciens et l’effondrement de leurs portails. En effet, s’il parvenait à refermer la déchirure dans le voile qui sépare l’univers matériel de l’éther, le Chaos pourrait être enfin vaincu et le monde sauvé de son inévitable destruction.

Il n’est pas rare que, pour ses recherches, le Dragon Céleste et le Dragon Lunaire se rendent dans des royaumes inconnus pour ne pas reparaître pendant des mois, voire des années. Récemment, en 2000 CI, le couple a quitté Wei-Jin et n’est toujours pas revenu. Bien que cette absence prolongée ait été cause de désarroi et de discorde, le peuple du Grand Cathay demeure persuadé que le retour du Dragon Céleste annoncera l’avènement d’une nouvelle ère.

Grand Cathay & le Vieux Monde modifier

Bien que l’Empire du Dragon Céleste soit fort éloigné des nations du Vieux Monde, les sujets du Grand Cathay ne sont pas rares dans ces royaumes lointains. Les marchands Cathayens sillonnent les mers et bravent les périls des Terres Sombres depuis des siècles, et de grandes armées de Guerriers et de Lanciers de Jade sont plusieurs fois venues en aide aux forces d’occident menacées.

Le Dédain du Dragon modifier

Depuis l’aube des temps, le Dragon Céleste est le maître incontesté de son royaume oriental. L’ascension de ce prédateur supérieur se fit au détriment de Dragons plus jeunes et plus faibles. Avec l’arrivée des Anciens, Xen Yang se retrouva de plus en plus seul, car nombre de ses congénères périrent en affrontant des hordes de sauriens, tandis que d’autres sombrèrent dans un profond sommeil, alors même que le monde se réchauffait et que des peuples comme les Elfes et les Nains firent leur apparition.

Pour se protéger dans un monde en constante évolution, le Dragon Céleste se recentra sur lui-même, pour apprendre à maîtriser la magie des Anciens et à vivre parmi les Humains qui prospéraient sur son domaine. Puisque le peuple de Cathay le considérait de plus en plus comme son suzerain, Xen Yang en vint à se voir comme le gardien de l’hémisphère oriental du monde, et il laissa volontiers la responsabilité de l’ouest aux Elfes hautains et aux Nains obstinés.

C’est avec dégoût qu’il observa les Elfes d’Ulthuan dompter la progéniture de ses puissants rivaux d’autrefois pour en faire leurs montures. Impuissant, il assista au massacre de vénérables dragons par des Nains des Montagnes du Bord du Monde qui convoitaient leurs trésors. Mais les humains de l’ouest l’intriguaient tout autant que ceux de l’est, et il les observa avec grand intérêt faire leurs premiers pas sur la voie de la civilisation, imitant de leur propre chef les efforts qu’avaient accomplis ses propres sujets.

La Chute des Titans Célestes modifier

Pendant que les jeunes races se développaient, des peuples plus anciens connaissaient un inévitable déclin. À l’ouest du Grand Cathay, les tribus d’Ogres devenaient chaque année plus nombreuses, au point de menacer la tranquillité du domaine du Dragon Céleste, qui mobilisait régulièrement ses armées pour les repousser.

Dans les montagnes à l’ouest du Grand Cathay, le royaume des Titans Célestes subissait constamment l’assaut des Ogres nomades. Pressentant la fin d’un peuple qui arpentait déjà le monde avant la venue des Anciens, Xen Yang leur révéla les secrets de la poudre noire, ce qui leur permit de fabriquer des armes puissantes pour combattre leurs adversaires.

Mais cette intervention s’avéra futile, car devant la menace que faisaient peser sur Cathay des Tribus Ogres toujours plus audacieuses, le Dragon Céleste demanda à ses Astromanciens de le débarrasser des envahisseurs. La Cour Céleste usa alors de sa magie pour arracher à son orbite une météorite de malepierre pure. Son impact transforma une vaste étendue de toundra sise au-delà de la frontière occidentale de Cathay en un désert empoisonné par les tempêtes de poussière de malepierre constantes. Là où la météorite frappa, une colossale gueule garnie de crocs s’ouvrit, d’où émanaient des vagues de faim et d’angoisse presque palpables, qui poussèrent vers l’ouest les Ogres qui avaient survécu au cataclysme. Si les régions les plus occidentales de Cathay furent épargnées, la grande migration des Ogres dans les Montagnes des Larmes causa la fin des Titans Célestes.

Par Terre & par Mer modifier

Bien que la création du Désert de Malepierre ait apparemment coupé Cathay des contrées occidentales, les sujets du Dragon Céleste n’avaient rien perdu de leur désir de voyages et d’exploration. Au début, les Cathayens se servirent de leurs Lanternes Célestes, mais celles-ci s’avérèrent trop petites pour transporter les provisions nécessaires à la traversée des océans et des terres sauvages au-delà des frontières de Cathay.

Pendant que ses sujets développaient des engins plus grands et plus résistants pour parcourir les cieux, Xen Yang chargea sa plus jeune fille, Yin-Yin, d’envoyer ses flottes explorer les océans du monde et visiter les lointaines nations Humaines. Curieuse et toujours prête pour l’aventure, le Dragon des Mers accepta avec entrain, accompagnant souvent ses agents pendant leurs expéditions. Ainsi, les sujets du Grand Cathay débarquèrent sur des rivages lointains, offrant leurs salutations à ceux qui y vivaient.

De son côté, Zhao Ming, le Maître de l’Ouest, explora les terres incultes au-delà de ses frontières. C’est ainsi que les agents du Dragon de Fer découvrirent d’importantes ressources naturelles et alchimiques dans le Désert de Malepierre, que s’empressèrent d’exploiter les habitants de Shang Yang.

Pour faciliter une telle entreprise dans des conditions si difficiles, les Cathayens cherchèrent des itinéraires sûrs dans le désert et fabriquèrent des chariots blindés qu’ils dotèrent de charmes protecteurs. Les agents du Dragon de Fer établirent ainsi une route permanente à travers la région la plus étroite du Désert de Malepierre. La Route de l’Ivoire, ainsi qu’on l’appela, suivait une piste tortueuse à travers le désert. Délimitée par de grandes pierres taillées où les mages du Dragon de Fer avaient gravé de puissantes formules de protection, la Route de l’Ivoire offrait un itinéraire vers l’ouest que Zhao Ming emprunta avec le même enthousiasme que Yin-Yin parcourut les vastes océans.

En explorant le vaste monde qui se trouvait au-delà des frontières, le peuple du Grand Cathay entra en contact avec une autre civilisation florissante, celle de l’antique Nehekhara. Les premiers représentants du Dragon Céleste à recevoir une audience des Prêtres-rois de Nehekhara arrivèrent à Lahmia par bateau. Les habitants de Nehekhara se méfiaient des étrangers à cause des barbares qui les envahissaient régulièrement par le nord, mais ils comprirent vite que les Cathayens étaient tout aussi sophistiqués et civilisés qu’eux, et les accueillirent au coeur de leurs cités-temples.

Prêtres & Rois modifier

Très vite, les Cathayens et les Nehekhariens échangèrent secrets mystiques et découvertes technologiques avec le même entrain que les métaux précieux et les épices rares. Aux yeux des Cathayens, les Nehekhariens paraissaient superstitieux, plaçant leur destinée entre les mains de tout un panthéon de dieux dont l’adoration définissait chaque facette de leur quotidien. Les récits concernant l’immortel Dragon Céleste et sa glorieuse dynastie captivèrent les prêtres de Nehekhara, et les disciples du Culte Mortuaire se montrèrent désireux d’apprendre le secret du pouvoir et de la longévité de Xen Yang, que ses émissaires refusèrent catégoriquement de dévoiler.

Mais en dépit des secrets qui demeuraient entre les deux grandes nations, leur alliance se renforça et les armées du Grand Cathay combattaient souvent aux côtés des guerriers de l’antique Nehekhara, apportant la guerre aux régions sauvages et désolées des Terres Sombres. Grâce à ces campagnes communes dans les terres infestées de monstres, les deux nations prospérèrent, le Grand Cathay en ouvrant de nouvelles routes commerciales plus sûres, ce qui augmenta le nombre de caravanes marchandes voyageant d’est en ouest; et Nehekhara en étendant ses frontières vers l’horizon lointain.

Le Mal Renaît à Nehekhara modifier

À l’apogée de la puissance de Nehekhara, à une époque où ses frontières s’étendaient au-delà de la Mer de l’Effroi et dans les Terres Sombres, jusqu’aux rives du Fleuve de la Ruine, ses relations avec le Grand Cathay connurent une fin abrupte. Quand le Grand Nécromancien Nagash usurpa le trône de Nehekhara, le royaume bascula rapidement dans les ténèbres de la tyrannie et de l’oppression. Nagash ne s’intéressait qu’à l’approfondissement de ses connaissances en sorcellerie et à la prolongation de sa propre vie, et la magie maléfique qu’il déchaîna choqua le Dragon Céleste par son ampleur. Ses actes confirmèrent les soupçons de Xen Yang à l’égard du Culte Mortuaire, et il retira rapidement ses représentants des cités et des innombrables avant-postes de Nehekhara.

Dans les siècles qui suivirent, Xen Yang se concentra sur la défense de son royaume. Le Dragon Céleste souhaitait que son empire soit autosuffisant, à même de défendre ses frontières contre les multiples dangers qui les menaçaient plutôt que de compter sur l’aide d’étrangers à la fiabilité douteuse en cas de besoin. À cette fin, et alors que la guerre déchirait Nehekhara et que les avant-postes de l’empire des Prêtres-Rois tombaient en ruine, les sujets du Grand Cathay entreprirent de bâtir une immense muraille le long de la frontière septentrionale, un Grand Bastion d’une longueur inimaginable et d’une hauteur infranchissable, fortifié sur toute sa longueur et hérissé des plus puissantes armes de guerre dont disposait le Dragon Céleste. Ce Grand Bastion permettrait de défendre le domaine du Dragon Céleste contre les invasions venues du nord, où régnaient les Puissances de la Ruine.

Nouvelles Alliances modifier

Malgré tous ses efforts pour s’occuper l’esprit, la chute de Nehekhara avait plongé le Dragon Céleste dans la mélancolie. Il avait vu une jeune et vigoureuse nation Humaine balayée par les actes maléfiques d’un seul individu. Il avait été le témoin d’un déchaînement de maléfices si puissants que lui-même, le Dragon qui avait occis les plus effroyables seigneurs de l’éther, redoutait d’avoir jamais à affronter Nagash face à face sur le champ de bataille. Après avoir assuré la sécurité de son domaine, Xen Yang se consacra de plus en plus à l’étude du monde et à la compréhension de la magie. Délaissant les tracas quotidiens de la gestion de son empire, il accorda de plus en plus de pouvoir à ses enfants afin qu’ils règnent en son nom, à tel point que le Grand Cathay faillit se replier sur lui-même et basculer dans l’isolationnisme.

Mais malgré la volonté du Dragon Céleste de se concentrer uniquement sur les besoins de son empire, la soif de voyage et de commerce du Grand Cathay s’avéra insatiable.

En orient, les flottes du Dragon des Mers continuèrent de parcourir les océans, multipliant les échanges commerciaux avec les Elfes d’Ulthuan tandis que Yin-Yin s’efforçait d’approfondir les relations diplomatiques avec un allié si puissant. Grâce à cette démarche, le Dragon des Mers fit en sorte que les flottes du Grand Cathay soient libres de parcourir les océans sans être surveillées en permanence par les Elfes.

En occident, le Dragon de Fer poursuivit l’exploration des terres hostiles sises par-delà ses frontières, utilisant des Jonques Célestes toujours plus grandes pour gagner les contrées lointaines. C’est ainsi qu’il rencontra les Nains des Montagnes du Bord du Monde, et avec sa soeur Miao Ying, la Matriarche de Nan-Gau, ils échangèrent des secrets technologiques et alchimiques avec les seigneurs des montagnes.

Un Empire à l'Ouest modifier

Quinze cents ans après le Temps des Malheurs, où d’effroyables séismes ébranlèrent le Grand Cathay, manquant de détruire le Grand Bastion et annonçant une incursion du Chaos qui faillit engloutir l’empire du Dragon Céleste, les Dragons apprirent l’avènement d’un nouvel empire en occident. Un puissant chef barbare nommé Sigmar Heldenhammer était parvenu à unifier les tribus Humaines qui se trouvaient par-delà les Montagnes du Bord du Monde, au coeur du Vieux Monde. Selon les récits qui parvinrent jusqu’à Xen Yang, Sigmar avait constitué une puissante alliance avec les Nains pour chasser les tribus d’Orques et Gobelins qui infestaient ses terres.

Tout aussi impressionné que curieux, et pressentant l’importance capitale du règne du Sigmar, le Dragon Céleste nomma rien moins que sa propre fille et commandante de ses armées, Miao Ying, comme ambassadrice à la cour de Heldenhammer. Le Dragon de Tempête vogua vers l’ouest, faisant escale dans les îles de la Gueule du Dragon pour rendre visite au Seigneur des Mers d’Ulthuan et en apprendre davantage de l’énigmatique chef barbare qui avait unifié l’ouest. De là, elle dépêcha des messagers vers le port de Marienburg pour annoncer sa venue, avant de choisir pour la dernière phase de son périple de voyager en Lanterne Céleste pour que son arrivée soit aussi mémorable que possible.

Quand elle rencontra Sigmar, Miao Ying fut décontenancée. Elle s’était attendue à rencontrer un barbare rustre et belliqueux, mais se retrouva au contraire face à un roi intelligent et éloquent, à l’autorité aussi naturelle qu’incontestable. Impressionnée, le Dragon de Tempête transmit de bon gré l’amitié de son père à l’Empereur occidental, lui offrant richesses et connaissances en échange d’accords commerciaux. Désireux de nouer de puissantes alliances, Sigmar accepta l’amitié du Dragon Céleste, et offrit des serments de fraternité à l’Empereur d’Orient.

Harmonie Entre l'Est & l'Ouest modifier

Depuis cette époque,- de Sigmar et les nombreuses autres nations Humaines qui sont apparues dans son sillage pour dominer le Vieux Monde ont renforcé leurs liens avec le Grand Cathay, échangeant librement biens, idées et avancées techniques. Du fait de si bonnes relations, les migrations entre le Vieux Monde et le Grand Cathay sont monnaie courante. De fait, nombre des plus grandes cités du Vieux Monde, des métropoles comme Marienburg, Magritta, Erengrad et Nuln, recèlent d’importants quartiers Cathayens, peuplés de marchands, mercenaires, artisans et diplomates.

L’ampleur de ces migrations a conduit à la réouverture des grandes routes commerciales qui traversent les Terres Sombres et les steppes nordiques, que l’on avait abandonnées après la chute de Nehekhara. Nombreux sont les pionniers et les aventuriers qui se lancent dans l’inconnu pour fonder de nouveaux avant-postes de l’humanité, tels que Troqueporc sur les rives de la Ruine, au lieu d’entreprendre de longs périples maritimes. Ces villages fortifiés bâtis sur les ruines des anciens avant-postes de Nehekhara, sont devenus les points vitaux d’un vaste réseau de routes qui relient l’orient à l’occident.

Tandis que de grandes caravanes blindées bravent les étendues hostiles du Désert de Malepierre et que des escadres de Jonques Célestes survolent les steppes de Kislev chargées de produits exotiques des quatre coins du monde, les Dragons du Grand Cathay sont devenus des visiteurs réguliers des cours du Vieux Monde.’De fait, depuis la première rencontre entre Miao Ying et Sigmar, les Dragons ont eu plusieurs occasions de marcher vers l’ouest à la tête de grandes armées. Les visites des Dragons dans les nations occidentales annoncent souvent de grands bouleversements, notamment parce qu’ils arrivent fréquemment en temps de crise pour offrir un soutien décisif. Ainsi, les armées du Dragon Céleste ont maintes fois défendu l’occident, car bien que Xen Yang prétende que la défense de l’ouest est la tâche des Elfes et des Nains, son affection pour les nations Humaines du Vieux Monde le pousse, lui et ses enfants, à intervenir dans les moments les plus difficiles.

Les Armées De Nan-Gau modifier

Chargées de la défense du Grand Bastion, les armées de Nan-Gau comptent dans leurs rangs certains des combattants Irtiv les plus expérimentés et les plus aguerris du Grand Cathay. Depuis des siècles, les soldats de la capitale de la province nordique repoussent les hordes des Puissances de la Ruine grâce à la force de leurs armes et à leur bravoure sans égale.

Disciples du Dragon de Tempête modifier

La capitale de la province septentrionale du Grand Cathay est le point d’ancrage de l’extrémité occidentale du Grand Bastion, si bien que les soldats de la forteresse de Miao Ying sont directement placés sur la route d’envahisseurs qui viendraient des steppes glacées du nord. Malgré la qualité de ses ouvrages défensifs, du fait de la proximité de la frontière nord, les soldats de Nan-Gau sont toujours sur le qui-vive, et ils consacrent beaucoup de temps à affûter leurs talents et à s’entraîner à manoeuvrer en formation pour ne pas faire défaut sur le champ de bataille. Leur approche stoïque de leur devoir est le fruit de leur révérence envers Miao Ying, et s’inspire de la façon dont elle remplit ses propres devoirs de protectrice du nord du domaine de son père, responsabilité qui lui échoit depuis plusieurs vies d’hommes et dont elle compte bien s’acquitter avec zèle dans les siècles à venir.

Nan-Gau est une cité aussi puissante qu’opulente, ce qui lui permet de mettre les meilleures armes et armures à la disposition de ses guerriers. Les Guerriers de Jade sont vêtus de lourdes armures d’écailles et portent des épées d’acier poli et des hallebardes capables de transpercer la peau d’un Troll aussi aisément qu’un fruit mûr. Les Lanciers de Jade chevauchent en formant une véritable muraille d’argent étincelant. Les cavaliers tout comme les montures sont parés d’armures qui offrent peu de failles aux attaques ennemies, et ils embrochent de leurs lances quiconque résiste à la férocité de la charge.

Engins de Guerre modifier

Les armées du Grand Cathay comptent depuis longtemps sur la science de la poudre noire pour écraser leurs ennemis, et Nan-Gau ne fait pas exception à la règle. La cité regorge de forges et d’ateliers d’artificiers qui crachent d’épais nuages de fumée et résonnent du vacarme d’une activité intense à toute heure du jour et de la nuit, ce qui a valu à la ville son surnom de Cité de la Fumée. C’est dans ces forges que l’on produit les grands canons et les batteries Pluie de Feu qui équipent toutes les armées du Grand Cathay, mais avant tout celles de Nan-Gau et les défenseurs du Grand Bastion. Une fois déployées sur le champ de bataille, ces batteries d’artillerie pilonnent l’ennemi, crachant des boulets de canon colossaux capables de fracasser le crâne d’un Géant d’un seul coup, ainsi que des salves de fusées explosives qui font voler des tempêtes d’éclats dans toutes les directions.

En plus de cette redoutable artillerie, les armées du Dragon de Tempête bénéficient de l’appui aérien d’une invention que seules les légions du Grand Cathay emploient, la Lanterne Céleste. Depuis ces forteresses flottantes, les artilleurs peuvent faire pleuvoir une grêle de tirs de Canon Grue et de bombes de poudre à canon. Outre leur fonction de plateformes de tir aériennes et d’armes de guerre dévastatrices capables d’écraser des formations ennemies entières sous leur masse, les Lanternes Célestes apportent également une perspective unique sur le champ de bataille, en permettant aux stratèges et aux Magistrats entraînés par Miao Ying en personne, d’observer la bataille pour diriger les forces de Nan-Gau.


Médias externes modifier

Sources modifier

Warhammer : The Old World - Armées du Grand Cathay

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