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Carroburg

De La Bibliothèque Impériale
  • Dirigeant : Duc Leopold von Bildhofen.
  • Population : 12 000 personnes, population de 8 000 habitants gonflée par les réfugiés.
  • Richesse : Riche.
  • Ressources : Commerce, verre et poterie.
  • Remarques : Ancienne capitale du Middenland (quand il était indépendant de Middenheim).


Autrefois siège des Rois Teutogens et, plus tard, capitale impériale sous le règne des empereurs du Drakwald, Carroburg reste la ville principale de l’ouest du Middenland. Bâtie sur des pentes raides qui partent de la rive orientale du Reik, Carroburg est un labyrinthe de rues et d’escaliers sinueux. L’eau et les égouts circulant vers le bas, les résidants privilégiés de cette communauté cherchent à habiter le plus haut possible dans la ville. C’est aussi pour ces raisons que l’activité des décrotteurs de chaussures et de bottes est particulièrement effrénée quand on se rapproche des quais.[1]

Les soldats de la cité-état de Carroburg portent un uniforme rouge sombre.[2]

Géographie modifier

Dans les hauteurs de la ville se tiennent deux palais. Le plus imposant n’est autre que la résidence du Comte Électeur de Middenheim et du Middenland, toujours prête à accueillir ses visites occasionnelles. Il s’agit d’une haute demeure ancienne, aux fenêtres étroites, dénuée de toute entrée de plain-pied. Bien que cette curiosité architecturale existe depuis le début, les Carroburgers croient que le graf l’apprécie surtout parce qu’elle empêche la foule en colère de prendre le château d’assaut. Surtout quand on sait que la populace est effectivement furibonde depuis l’imposition du "sou à la livre", taxe qui exige un sou supplémentaire pour chaque livre de cargaison arrivée au port. Officiellement imposé pour lever des fonds permettant la restauration des défenses lointaines de Middenheim, les plus cyniques estiment que cet impôt ne sert qu’à renflouer les coffres de l’Ar-Ulric.

L’autre palais appartient au duc Leopold von Bildhofen, gouverneur de Carroburg au service du Graf. La famille von Bildhofen est très ancienne, ses racines remontant à l’époque des grandes maisons du Drakwald, l’Empereur Magnus le Pieux comptant apparemment même comme l’un de leurs ancêtres. Le duc Leopold, qui effectue régulièrement des donations aux temples et aux œuvres de bienfaisance, et qui soutient le statut de la ville de "vague de l’avenir", est très populaire dans la région. Cette dernière idée plaît beaucoup à ses cousins aristocrates, dont certains le considèrent comme le défenseur des intérêts de "l’ouest" à la cour de Middenheim.[1]

Le Temple de Clio la Scribe modifier

Le temple de Clio la Scribe est étonnamment vaste et richement décoré pour une divinité mineure. C’est sans doute en raison des sommes importantes (ou « dons ») que les cultistes réclament en échange de leurs services de scribes, d’enlumineurs et de documentalistes. L’endroit bénéficie également de contributions importantes de la part de divers temples de Véréna.

Situé au cœur de Carroburg, le temple est un vaste édifice carré pourvu d’une énorme porte en façade. Les murs sont recouverts de superbes gravures, de fresques et de mosaïques dépeignant Clio, Véréna et des cultistes dévoués au travail. La bibliothèque est impressionnante et remplie d’ouvrages originaux traitant de philosophie, d’histoire et de théologie, le tout accompagné d’exemplaires d’autres volumes célèbres copiés par les scribes professionnels du temple.

En plus de l’habituel contingent de domestiques, gardiens et autres séculiers, le temple de Clio abrite plusieurs dizaines de scribes, enlumineurs et autres artistes professionnels qui passent leurs journées penchés sur leur bureau au sein des salles de travail parfaitement éclairées qui dominent le centre du bâtiment. Les cultistes y offrent leurs services à tous ceux qui en ont besoin, et ont même établi une échelle mobile pour s’adapter aux plus démunis, comme les petites gens qui ont besoin qu’on leur remplisse des documents administratifs. Mais pour les plus nantis, non seulement le temple travaille vite et bien, mais il produit en plus des textes et illustrations somptueux, si bien que même les épreuves ordinaires sont de véritables œuvres d’art. Le temple facture en conséquence, un gros tome enluminé pouvant coûter plusieurs centaines de couronnes. D’autres cultes envoient parfois leurs ouvrages les plus précieux à Carroburg pour que le temple de Clio les copie, à des fins d’archive.

Le temple grouille d’activité pendant la journée, mais ferme une heure le matin pour que les cultistes fassent de l’exercice dans la cour située devant le bâtiment. Les nouveaux venus en ville sont habituellement surpris de voir ces prêtres en robe marcher au pas avant d’entreprendre toute une série d’étirements et de gestes pendant que le maître tient la mesure au moyen d’une prière lente répétée d’une voix chantante.[3]


Histoire modifier

Carroburg a commencé à prendre de l'importance à l’époque des Empereurs de la Drakwald. Elle était moins exiguë et moins confinée qu'Altdorf, plus accessible que Middenheim, épargnée par l'atmosphère fétide de Marienburg. C’était un rival sérieux de Marienburg pour le commerce sur le Reik, allant même jusqu'à bloquer le fleuve et à imposer un péage à tous les navires souhaitant aller vers le nord ou l’ouest. Cette pratique n'a pris fin qu'après que l'électeur de Westerland ait accepté d'appuyer la candidature d'un Hohenbach au trône impérial. La lignée des empereurs de Drakwald a continué à favoriser la croissance de Carroburg, transformant la ville en un joyau cosmopolite pour rivaliser avec Altdorf, Mordheim et même Nuln. En effet, nombreux étaient ceux qui pensaient que la cour impériale déménagerait à Carroburg lorsque Nuln fut abandonné par l'Empereur. Une vieille rancune entre le Comte Vilner et l'empereur Boris Hohenbach aurait été à l'origine de la restauration d'Altdorf en tant que capitale.

Lorsque les Norses ont attaqué le Westerland et occupé Marienburg, la chute des échanges commerciaux a décimé les coffres de Bourgeois de Carroburg. La dévastation de la Drakwald par les Hommes-Bêtes a réduit encore le commerce. Les brutes n'ont jamais eu l'audace d'assiéger la ville elle-même, mais leurs déprédations n’ont pas été ressenties moins fortement. L'agriculture de la Drakwald a été pratiquement anéantie, forçant les riches Bourgeois à dépenser leurs richesses pour l'importation de nourriture et de laine. Des vagues de réfugiés ont afflué vers la ville, à la recherche de la protection de ses murs de pierre, taxant davantage les ressources des Bourgeois.

Puis la Peste Noire a frappé. Déjà au bord du désastre, la peste était la dernière poussée dont Carroburg avait besoin pour descendre dans la fosse. Mais les malheurs n’étaient pas finis : les Skavens ont attaqué la ville, qu’ils ont transformé en un camp d’esclave et ils ont utilisé le Schloss Hohenbach comme forteresse. La ville a été libérée par Mandred von Zelt en 1119. Le seul bâtiment majeur ayant survécu était la cathédrale de Véréna, un sanctuaire en marbre.[4]

Le Schloss Hohenbach était la grande forteresse de la dynastie des Hohenbach: c’était de là que la Drakwald et Carroburg étaient dirigées. Située sur une falaise au dessus du Reik, l’Otwinsstein, le Schloss Hohenbach dominait aussi Carroburg. Les tours du châteaux étaient grandes, froides et sévères, dépourvus de l'art et de l'élégance qui caractérisaient le Palais impérial. Le château avait été construit comme une forteresse, et dix générations de Hohenbach n'avaient pas été en mesure de le doter de chaleur ou de joie. Les murs et les tours du Schloss Hohenbach étaient jonchés de catapultes, et l’Otwinsstein était criblé de tunnels. Plutôt que de perdre des hommes et du temps à assiégé une si puissante forteresse aux mains des skavens, Mandred demanda aux sapeurs Nains de faire effondrer la falaise. Ainsi, le siège du pouvoir de la Drakwald, symbole de la puissance des Hohenbach, fut englouti dans le Reik. [5]

Carroburg a été dirigée par le Graf de Middenheim, qui régnait alors sur deux provinces jusqu’en 1550, date à laquelle l’empereur autoproclamé de Middenheim (Heinrich ou Siegfried) déclara la guerre à l’Empereur ottilien de Talabheim (Frederic V). L'ouest du Middenland déclara son indépendance par rapport à Middenheim, sous le commandement de la famille von Bildhofen qui reçut le Croc Runique du Drakwald en récompense de son soutien à l'Empereur de Nuln. En 1812, les Middenlanders du grand duc Karl-Heinz ont assiègé Middenheim et ont été repoussés grâce à l'aide des nains. Les catacombes ont été fermées et scellées pour l'éternité. En 1865, le siège inverse a lieu.[6]

Depuis la Tempête du Chaos, comme de nombreuses villes distantes des combats, Carroburg a dû faire face à un afflux de réfugiés en provenance de l’est. La plupart vivent dans des campements de fortune à l’extérieur de l’enceinte ou dans des taudis en bois improvisés dans les ruelles. Cette arrivée massive se répercute forcément sur les ressources de la région et le crime se montre de plus en plus problématique, aussi bien pour les Carroburgers que pour les réfugiés, qui s’accusent mutuellement. Les autorités de la ville s’efforcent jusque-là de faire respecter la paix, mais des émeutes menacent d’éclater si les choses devaient empirer.[1]

Source modifier

  1. 1,0 1,1 et 1,2 Warhammer JdR v2 - Les Héritiers de Sigmar
  2. White Dwarf UK 146
  3. Warhammer JdR v2 - Le Tome de la Rédemption p.172
  4. C.L. Werner, The Black Plague 2 : Blighted Empire, Black Library, 2013
  5. C.L. Werner, The Black Plague 3 : Wolf of Sigmar, Black Library, 2014
  6. Warhammer JdR v1 - Middenheim, la Cité du Loup Blanc
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