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Bataille des Collines de Stirhügel

De La Bibliothèque Impériale

Depuis les recoins sombres des nombreuses forêts de l'Empire, l'ombre du Chaos se rapproche, pendant que des hordes d’Hommes-Bêtes se rassemblent autour des pierres des hardes. La cité-état libre de Nuln compta longtemps sur ses patrouilles pour protéger les routes et les rivières qui acheminent ses précieuses marchandises vers le reste de l'Empire. Hélas, désormais, même ces patrouilles sont incapables de mettre un terme au nombre toujours croissant d'attaques sauvages.

La Cité de l'Industrie modifier

Nuln, au cœur de l'Empire, est indépendante depuis longtemps, sa position de géant de l'industrie lui conférant une influence significative dans le paysage politique tumultueux. Les états et les provinces, du Middenland à Marienburg, comptent sur des livraisons régulières d'artillerie et d'armes à feu pour s'assurer d'être prêts pour la guerre, quels que soient leurs ennemis. Il est vital pour les dirigeants et les hommes d’état, surtout ceux qui se croient dignes d'être Empereur, d'entretenir de solides relations diplomatiques avec la cité-état libre, faute de quoi ils risquent de se retrouver sans l’outillage de guerre nécessaire.

Ces relations sont tout aussi importantes pour Nuln, car la cité-état dépend de ses partenaires commerciaux pour assurer l'approvisionnement en nourriture de sa population et en combustible pour ses forges. Les quotas doivent être respectés et les cargaisons d'armes doivent être livrées à temps si Nuln veut maintenir des liens étroits avec ses partenaires commerciaux et s'assurer que la richesse continue d'irriguer la ville. Ce commerce a cependant été menacé au printemps 2280C.I., lorsque de nombreuses caravanes destinées à Talabecland ont été pillées alors qu'elles traversaient les Collines de Stirhügel, dans le Comté de Stirland, les chariots et leur contenu ayant été apparemment projetés dans les airs et écrasés à terre par des mains monstrueuses, sans qu'aucune trace de ceux qui étaient chargés de garder les convois ne subsiste.

Gardiens de la Grande Route modifier

Pour ce qui est de ces raids, les preuves désignant les coupables ne pointaient que dans une seule direction : les Hommes-bêtes. Des ruffians et des bandits n'abandonneraient pas de précieuses marchandises sur le bord de la route, les Orques et les Gobelins ne perdraient pas de temps à s'emparer des cadavres de leurs victimes. Ce n'est que lorsqu'un groupe de Patrouilleurs Ruraux de Nuln revint en ville que ces soupçons se confirmèrent et que les craintes s'intensifièrent, car les têtes d'une vingtaine d’Hommes-bêtes souillaient les sacoches des cavaliers au visage sinistre. La confirmation que les Enfants du Chaos s'aventuraient si près de la ville sema rapidement la panique, mais l'homme qui commandait les armées de Nuln resta calme, car il était un vétéran de la lutte contre les Braillehardes.

Durant son service dans les armées du Middenland, le Général Hans von Löwenhacke avait dirigé la purge annuelle de la forêt de Drakwald à de nombreuses reprises, se familiarisant ainsi énormément avec les créatures sauvages et leurs tactiques grossières. Il ne tarda pas à faire une déclaration au peuple de Nuln, calmant leur nervosité avec des paroles déterminées et confiantes en la victoire. Alors même que ses paroles étaient reprises par les hérauts le long des rues couvertes de suie, ses capitaines rassemblaient les forces de Nuln afin de riposter aux Hommes-bêtes et de mettre fin à la menace qu'ils faisaient peser sur les routes commerciales de la ville.

Rassemblement au Reik modifier

Alors que l'armée de Nuln commençait à se rassembler sur les rives nord du fleuve Reik, de nombreux habitants de la ville se tinrent sur les remparts pour observer le spectacle. Des rangs serrés de hallebardiers se tenaient prêts à marcher, flanqués de détachements d'arquebusiers et de bandes d'archers expérimentés. De grands canons, des mortiers et d'autres machines de guerre plus excentriques étaient chargés sur des chariots tirés par des chevaux, prêts à être déployés à la hâte une fois les lignes de combat tracées. Des Patrouilleurs Ruraux et des Escorteurs prirent la route de Flensburg, devançant la force principale à la recherche d'embuscades d’Hommes-bêtes. Enfin, prit position aux côtés des régiments d'infanterie, le vénérable Tank à Vapeur Délivrance –une forteresse mécanisée de métal grondant et de vapeur sifflante.

Tandis que cette force imposante se rassemblait sur les rives du Reik pour préparer son voyage vers le nord, le général von Löwenhacke contemplait avec fierté les guerriers rassemblés depuis les murs de Nuln. En l'espace de quelques jours, la force s'était préparée pour la campagne et se tenait prête à marcher vers le Comté de Stirland et les collines de Stirhügel. Même si le franchissement des frontières d’un état par une telle force entraînait généralement des représailles politiques, le général savait pertinemment que les dirigeants de sa ville se souciaient peu de l'opinion de leurs voisins lorsqu'il s'agissait de défendre leurs frontières et leurs intérêts de manière efficace. De même, il savait que ceux qui gouvernaient les terres limitrophes de la puissante cité-état se contentaient généralement de laisser Nuln déployer sa puissance militaire lorsqu'elle le souhaitait contre des ennemis communs.

La Traversée du Stirland modifier

Entre les grandes métropoles de l'Empire se trouvent de vastes étendues de terres sauvages, et lorsque l'armée de Nuln entama sa marche vers les collines de Stirhügel, elle laissa rapidement derrière elle le confort de ses maisons de pierre et de ses villes fortifiées. Avec des éclaireurs montés en avant-garde et des chasseurs d’expérience couvrant les flancs de ses forces, von Löwenhacke prit les mesures nécessaires pour s'assurer que les Hommes-bêtes ne le prendraient pas au dépourvu. La cavalerie dut, quant à elle, rester vigilante si elle voulait éviter de tomber dans le piège du danger qu'elle avait été chargée d'écarter.

Alors que les Escorteurs et les Patrouilleurs Ruraux s'aventuraient plus loin dans les collines couvertes d'arbres, les Hommes-bêtes lancèrent leur première attaque. Des cors primitifs résonnèrent de part et d'autre de la route, les sonorités lugubres répondant aux braiments sauvages des Hommes-bêtes qui s'élançaient depuis l'obscurité de la forêt vers la cavalerie de Nuln. Les Patrouilleurs Ruraux et les Escorteurs réagirent rapidement à l'attaque, faisant avancer leurs chevaux et déchaînant une tempête de carreaux d'arbalète et de tirs d’arquebuse sur la horde qui approchait, ne laissant aux Hommes-bêtes que peu d'occasions de réduire la distance. Subissant rapidement de lourdes pertes, les Enfants du Chaos sonnèrent la retraite et s'enfuirent vers le nord, sous l'abri de la Grande Forêt. Ayant perdu peu d'hommes, quant à eux, dans l'affrontement, des messagers retournèrent auprès de la force principale pour rendre compte de l'escarmouche et de son issue, tandis que les autres se lançaient à leur poursuite pour tenter de déterminer où les Hommes-bêtes pouvaient se terrer.

Poursuite Imprudente modifier

Lorsqu'il apprit que ses éclaireurs s'étaient lancés loin devant la force principale à la poursuite des Hommes-bêtes qui les avaient attaqués, le Général von Löwenhacke ordonna immédiatement à la colonne d’accélérer son allure déjà rapide pour tenter de rattraper sa cavalerie dispersée. Plus d'une fois, il avait vu une harde d’Hommes-bêtes feindre une retraite désordonnée afin d'attirer leur proie naïve loin dans les profondeurs de la forêt et les mâchoires d'un piège et, bien qu'il respectât le désir de la cavalerie de pousser leur avantage sur l'ennemi, il craignait pour leurs chances de survie s'ils se retrouvaient seuls dans la forêt.

En arrivant sur le site de la bataille initiale, la piste laissée par les Hommes-bêtes en fuite et leurs poursuivants zélés n'était pas difficile à trouver ni à suivre. Une large bande de broussailles piétinées, jonchée de carreaux d'arbalète brisés et de corps d’Hommes-bêtes abattus durant leur fuite, indiquait clairement la route à suivre.

Le Général von Löwenhacke et ses Joueurs d'Épée suivaient de près les pisteurs de l'armée qui se frayaient un chemin dans les sous-bois, les guerriers vétérans étant désireux d'apporter leur soutien à ceux qui avaient chevauché à la poursuite des Hommes-bêtes – le reste des forces de Nuln avançant plus lentement afin de déblayer une route plus praticable pour les chevaux tractant l'artillerie et les roues du Délivrance. Plus le temps passait et plus l'avant-garde de l’armée du Général von Löwenhacke s’éloignait à la poursuite de sa proie, plus l'inquiétude du général grandissait –car plus les Patrouilleurs Ruraux et les Escorteurs s'enfonçaient dans la forêt sans le soutien de leurs camarades, plus leur sort devenait incertain.

Un Message Sinistre modifier

Von Löwenhacke fut bientôt éclairé sur le sort de la cavalerie manquante, car dans une grande clairière au bas d'une pente raide, un spectacle grotesque l'attendait. Les éclaireurs étaient en effet tombés dans les griffes d'une force d’Hommes-bêtes plus importante, et les corps massacrés et mutilés des chevaux et des cavaliers témoignèrent de la cruauté sauvage des Enfants du Chaos. De nombreux cadavres avaient été suspendus à des poteaux comme si la clairière était un abattoir impie de chair humaine, l'herbe étant tachée de noir et de cramoisi par le sang et les abats qui tombaient des corps encore chauds. La peur étreignit le cœur de toutes les personnes présentes et certains luttèrent visiblement pour garder leur sang-froid, mais personne ne prit la fuite et les guerriers rassemblés se ressaisirent rapidement, avançant dans la clairière leurs armes prêtes à l'emploi.

À peine les soldats de l'Empire avaient-ils descendu la pente que les bruits gutturaux des Hommes-bêtes résonnèrent dans les bois de tous côtés. Le Général von Löwenhacke hurla rapidement à ses guerriers de se mettre en formation serrée, les Joueurs d’Épée d'élite composant un anneau d'armure de plaques autour des archers qui se tenaient prêts à décocher leurs flèches sur ordre du général. Lentement, les silhouettes des Hommes-bêtes émergèrent de l'obscurité à l'orée de la clairière, gardant leur position tout en jetant un regard haineux aux soldats qui se tenaient devant eux. Von Löwenhacke comprit rapidement qu'il n'y avait pas que des Gors et des Ungors parmi la horde, car les arbres craquaient et se fendaient et alors que la forme monstrueuse d'un Ghorgon se fraya un chemin vers la clairière, poussant un rugissement d'une telle fureur primitive qu'un frisson de terreur parcourut l'échine des soldats de l'Empire.

Fumée & Coup de Feu modifier

Alors que le Général Hans von Löwenhacke s'apprêtait à prononcer les paroles d'encouragement qu'il pensait être les dernières, un boum résonna sur le flanc de la colline et le rugissement du Ghorgon se mua en un gémissement d'agonie lorsque sa mâchoire inférieure fut emportée dans une gerbe de sang et d'os brisés. En jetant un coup d’œil vers le haut de la pente, le général fut accueilli par la fumée qui s'élevait du canon du Délivrance. Tandis que la vénérable machine de guerre dévalait la colline, la valse des artilleurs s'empressa d’armer leurs pièces d'artillerie et se prépara à faire pleuvoir la colère de Sigmar lui-même sur les Hommes-bêtes – le train d'artillerie de Nuln était arrivé, et juste à temps. Une fois leur puissant allié tombé, les cornes de guerre retentirent dans la horde des Hommes-bêtes et des aboiements de colère s'élevèrent en réponse, tandis qu'ils avançaient vers les troupes de l'Empire.

Les Hommes-bêtes avaient à peine fait quelques pas que la batterie d'artillerie ouvrit le feu, envoyant roquettes, boulets de canon et tirs de mortier sur la horde qui approchait. Dans les premiers instants de la bataille, un grand nombre d’Hommes-bêtes tombèrent, d'autres tournèrent le dos et s’enfuirent, disparaissant dans la forêt craignant d'affronter la colère de Nuln. Quelques-uns des Enfants du Chaos les plus sauvages et les plus courageux se jetèrent désespérément dans la clairière sur l'avant-garde de Nuln, mais l'habileté des chasseurs et des Joueurs d’Épée aux côtés du général les dispersèrent rapidement. Les Hommes-bêtes s'étant à nouveau retirés dans la forêt, von Löwenhacke ne fut pas d'humeur à se lancer à nouveau à leur poursuite et ordonna à ses soldats de dresser un camp dans les environs et d'honorer leurs morts.

Corruption Rampante modifier

Après une nuit sans repos, le Général von Löwenhacke savait qu'il ne suffisait pas de repousser les Hommes-bêtes dans les profondeurs de la forêt pour les vaincre – il fallait les traquer et les éradiquer jusqu'au dernier pour que leur menace diminue. Alors que l'armée reprit son avancée, la forêt autour d'eux montrait des signes de maladie et de corruption, la végétation devenant malsaine et vile, noircie par la moisissure et chargée de mucus nécrotique, tandis que les arbres commençaient à ressembler davantage à des bougies fondues qu'à du bois solide. La faune locale n'avait pas non plus été épargnée par l'influence néfaste des Hommes-bêtes, et de nombreuses créatures montraient des signes de mutation, arborant des membres supplémentaires ou des protubérances osseuses qui avaient jailli de leur chair.

N'étant pas ignorant des effets corrupteurs des Hommes-bêtes, von Löwenhacke était certain qu'une Pierre des Hardes devait se trouver à proximité pour qu'une telle maladie s'empare de la forêt et empoisonne le sol. Si le monument impie des Puissances de la Ruine restait debout, il servirait de phare aux hardes d’Hommes-bêtes de tout l'Empire pour qu’elles s'abattent sur le cœur même de la nation fracturée de Sigmar. N'ayant d'autre choix que de renverser lui-même la pierre de harde, le Général von Löwenhacke ordonna aux soldats de Nuln de se mettre en formation serrée et s'enfonça à nouveau dans la forêt dense. Cernés par les ombres sombres et changeantes de la forêt, les guerriers de Nuln surent qu'il n'y aurait pas de retraite possible : ils verraient les Hommes-bêtes se faire massacrer, leurs carcasses brûler sur de grands bûchers et leurs monuments obscènes renversés, ou ils mourraient en tentant de le faire.

Source modifier

  • Warhammer The Old World - Arcane Journal Empire de l'Homme, 2024 (Traduction communautaire du warhammer-forum)
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