Éonir
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- « Notre forêt se meurt. L’heure est grave. Le peuple Éonir ne doit pas devenir complice de l’agonie de la nature. En appeler aux nobles humains ne réglera en rien notre situation. Mais si cela peut pousser leurs chasseurs et leurs bûcherons à se rendre compte du problème, alors je pense que toute communication n’est pas vaine. »
- - Galstra Enfant des Arbres, Diplomate Elfe
La forêt de Laurelorn est un royaume elfique indépendant situé au nord-ouest de l’Empire, entre le Nordland et le Pays Perdu. Les Elfes de la Laurelorn, ou Éonir, sont fiers de leur héritage ; à leurs yeux, leur culture est distincte de celle des autres Elfes.
En effet, si les habitants de l’Empire qualifient les Elfes de Laurelorn d’Elfes Sylvains pour les distinguer des Hauts Elfes, qui vivent à Ulthuan, des Elfes des Mers qui naviguent sur les grands navires marchands et habitent le quartier Elfique de Marienburg, et des Elfes Noirs, qui pillent de temps à autres les côtes de l’Empire, ce sont là des distinctions artificielles : il n’existe aucune différence physique entre ces cinq groupes ; ce sont leurs traditions, leurs modes de vie et leurs valeurs qui les distinguent profondément.
Les Éonir sont assurément assez différents des Asraï de l’Athel Loren et disposent de leur propre Reine. En réalité, si les deux communautés partagent les mêmes histoires et origines dans le Vieux Monde, le royaume de la Laurelorn est plus ancien que celui de l’Athel Loren et ils sont culturellement différents, les Éonir ayant gardés certains éléments de la culture Asur des colons originels d’Ulthuan. Aux yeux des Éonir, les Asur ne sont que des hypocrites qui ont abandonné le Vieux Monde, puis ont eu l’audace de contester l’indépendance de la Laurelorn. Cet état d’esprit permet aux Éonir de compatir avec les Druchii de Naggaroth sur certains points : eux aussi ont été ostracisés par les Asur.
Cette vision du monde se reflète directement dans la manière dont les Elfes Sylvains conçoivent leur rapport aux autres peuples. Contrairement aux Hauts Elfes, aucune troupe d’Asraï ne s’intéresse vraiment aux formes de civilisation conventionnelle, les percevant comme une menace pour leurs forêts bien-aimées et leur mode de vie. Ils diffèrent seulement dans leur manière de l’exprimer. Les Elfes Sylvains de la Laurelorn s’engagent activement dans la politique pour se protéger, se mêlent à d’autres peuples, et n’hésitent pas à attiser la haine entre différents groupes afin de recentrer les regards vers leurs cibles de prédilection. De ce fait, question caractère, ils sont plus proche des Hauts Elfes, tout en conservant les aptitudes et le savoir-faire propres aux Elfes Sylvains. En comparaison, les groupes de guerriers d’Athel Loren préfèrent se dissimuler dans les ombres, rejetant tout contact avec les autres, portant des coups mortels destinés à semer la peur et la terreur dans le cœur de quiconque considérerait le forêt avec avidité.
Les Éonir sont isolationnistes, ils ne se considèrent pas comme une partie intégrante de l’Empire et ne désirent qu’une chose : qu’on les laisse en paix dans les magnifiques forêts qu’ils en sont venus à considérer comme leur patrie. À la différence des humains, qui cherchent à domestiquer les territoires sur lesquels ils vivent, les Elfes de Laurelorn considèrent la forêt et la terre comme une entité vivante, avec laquelle ils doivent vivre en harmonie, qu’ils se sentent tenus de protéger. Toutefois, et tout comme ceux d’Athel Loren, ils reconnaissent volontiers que l’humanité leur fait un rempart qui défend leurs terres contre les Peaux-Vertes et le Chaos. En conséquence, ils essaient de ne pas indisposer leurs voisins impériaux, sauf lorsque ceux-ci tentent de prendre possession de Laurelorn elle-même. Les dirigeants humains du Nordland et du Middenland ont bien tenté de revendiquer la Laurelorn mais ils ont appris, en le payant fort cher, à y réfléchir à deux fois avant de tenter de mettre leurs revendications en application.
La plupart des citoyens de l’Empire qui habitent à l’orée de la Laurelorn ont appris à respecter les Éonir et à craindre les Esprits de la Forêt. Ces Elfes ne leur sont toutefois pas aussi énigmatiques que peuvent l’être les Asraï, qui sont perçus comme des esprits féériques en Bretonnie. Derrière leurs manières hautaines et leur désinvolture, les Elfes de la Laurelorn savent néanmoins qu’ils vivent dans l’Empire et que c’est avec l’Empire qu’ils doivent traiter. Cette entente entre les deux peuples a permis à la Laurelorn de forger des relations plus cordiales avec l’Empire qu’avec Ulthuan ou l’Athel Loren, ne serait-ce que pour s’assurer que les humains ne causent pas leur propre perte et celle de tout ce qui les entoure.
Ainsi, il n’est pas rare de croiser des éclaireurs, espions ou diplomates de la Laurelorn sur les routes du Nordland, du Middenland ou du Pays Perdu. Ils peuvent avoir décidé d’entreprendre un grand périple dans le "monde extérieur", être investis d’une mission particulière ou encore se sentir mal intégrés dans leur société natale et être en quête d’une vie paisible ailleurs. La noblesse du Nordland a négocié de nombreux accords avec la Reine de la Laurelorn, et deux Éonir ont même rejoint la cour du Graf Boris du Middenland.

Histoire modifier
Dans la société Éonir, les Elfes sont répartis dès la naissance en classes sociales appelées « lignages ». Les deux lignages principaux de la société Éonir sont les Toriour et les Faniour. Ils sont nommés d’après les mots Eltharin tor (la ville) et fan (la forêt), combinés avec oriour (la naissance ou le lignage). Récemment, un nouveau lignage a été formé en Laurelorn : le lignage de la jeunesse. Il tire son nom du lignage Harioth de l’Athel Loren, qui signifie lui-même « jeunesse », « énergie débordante » et « jalousie ». Il existe aussi quelques lignages professionnels (pour les éclaireurs, les enchanteurs, etc.), qui tirent leur nom de leur équivalent Asraï. Cela dit, les Éonir ne s’associent que rarement à des groupes si vastes, et se limitent généralement à une troupe de taille réduite.
À l’origine, les colonies Elfes d’Elthin-Arvan (le Vieux Monde en Eltharin) étaient administrées par des seigneurs des royaumes d’Ulthuan, tous alliés au Roi Phénix. Malheureusement, le cataclysme connu comme la Déchirure les a isolées de l’île pendant 600 ans. Durant cette période, les colonies se sont unies et autoproclamées le 11e Royaume d’Ulthuan, régi par un Grand Conseil constitué des seigneurs des plus grandes principautés. À l’époque, les Elfes n’avaient établi qu’une poignée d’avant-postes dans la Laurelorn.
Les Esprits de la Forêt de Laurelorn semblaient moins hostiles que ceux de l’Athel Loren, qui avaient refusé de partager la forêt avec les colons Elfes. Une suivante de la Reine Éternelle a monté une expédition pour étudier les Esprits de la Forêt, les alignements de sites, et les ruines oubliées des Anciens dans les environs. Rapidement, deux communautés principales se sont établies à Tor Lithanel et Kor Immarmor, et un réseau de routes s’est développé pour connecter la Laurelorn aux autres colonies.
Les Elfes d’Elthin-Arvan voyaient en la belle forêt un refuge comparable à Avelorn, le foyer spirituel des Elfes à Ulthuan. Lorsqu’Ulthuan a finalement repris contact avec la Laurelorn, le Grand Conseil s’est plié à contrecœur à l’autorité du Roi Phénix. Plusieurs Seigneurs Elfes d’Ulthuan, qui s’étaient livrés à des expériences illicites, ont été bannis de l’île et se sont exilés dans la Laurelorn pour poursuivre leurs recherches. Ces « Seigneurs Gris » tombés en disgrâce ont construit d’immenses demeures et laboratoires magiques cachés au plus profond de la forêt.
La Guerre de la Barbe modifier
La Guerre de la Barbe, qui a opposé les Elfes aux Nains, a tendu les relations entre la cour du Roi Phénix et le Grand Conseil d’Elthin-Arvan. Malgré de notables divergences de priorités stratégiques, les armées des colonies ont été placées sous les ordres de généraux d’Ulthuan. Lorsque le Roi Phénix a décrété l’abandon des colonies, celles-ci ont pris cette décision comme une trahison : sans l’assistance des dragons et des légions d’Ulthuan, elles n’avaient que peu d’espoir de vaincre les Nains.
La Laurelorn a été l’une des dernières colonies à tenir, mais Kor Immarmor a été détruite, et Tor Lithanel assiégée. Les Éonir craignaient qu’en l’absence de renforts, le prochain assaut des Nains ne ravage leur royaume forestier. En désespoir de cause, ils se sont tournés vers les Seigneurs Gris exilés, qui ont invoqué une armée d’Esprits des profondeurs de la forêt. L’immense ost Nain a pénétré dans la forêt, y a rencontré ces nouveaux adversaires, et n’a plus jamais été revu.
Une fois la menace Naine écartée, la Laurelorn a servi de refuge à des Elfes de nombreuses autres colonies qui, eux aussi, avaient refusé de quitter Elthin-Arvan. Les Éonir ont accueilli les réfugiés et leur ont permis de s’installer dans la forêt, mais ne les ont jamais considérés comme des résidents du Bois Doré à part entière. Les colons originels, persuadés qu’ils étaient les seuls à suivre l’authentique voie traditionnelle des Elfes, sont devenus arrogants. C’est à cette période que la culture Éonir s’est distinguée des autres sociétés elfiques.
De Nouveaux Alliés modifier
Au cours des siècles de paix qui ont succédé à la Guerre de la Barbe, les Éonir ont vécu relativement isolés. Les Nains ont peu à peu abandonné leurs forts des Collines d’Argent, ce qui a permis aux Éonir de s’installer à nouveau dans certaines clairières jusqu’ici contestées. Des frictions occasionnelles avec la tribu des Teutogens ont défini les frontières entre les terres des humains et celles des Elfes. Puis, après la formation de l’Empire, les citoyens de la nouvelle nation ont appris à craindre et à respecter les Elfes.
En 1109 CI, lorsque la province voisine de la Drakwald est tombée dans les pattes des Hommes-Bêtes, les Éonir se sont temporairement alliés à l’Empire. Quinze ans plus tard, ils ont autorisé une armée menée par l’empereur Mandred le Tueur de Rats à traverser la Laurelorn pour intercepter une invasion Skaven. Au cours des 800 dernières années, les comtes et barons du Nordland ont réussi à négocier quelques droits d’installation et d’exploitation sur le périmètre de la Laurelorn. Aujourd’hui encore, le Nordland et la Laurelorn signent un nouveau pacte défensif dès qu’une migration majeure d’Hommes-Bêtes menace la région.
Les relations que la Laurelorn entretient avec les autres communautés elfiques se sont, elles aussi, améliorées. En 1337 C.I., lorsque le Seigneur des Bêtes Morghur est arrivé dans la Forêt des Ombres, les Éonir ont aidé leurs cousins Asraï à traquer le monstre. Les relations diplomatiques avec le Roi Phénix ont repris au cours du 21e siècle, lorsque le Roi Phénix Finubar d’Ulthuan a enfin reconnu l’indépendance de Tor Lithanel, plusieurs millénaires après sa sécession. Enfin, tout récemment, les Éonir ont envoyé des émissaires à Naggaroth pour négocier une cessation des pillages sur le littoral de la Laurelorn.
Un Sinistre Présage modifier
Malgré la sécurité relative de la Laurelorn ces dernières années, de sombres jours s’annoncent. Des pillards Norses ravagent le littoral de plus en plus souvent, et les Elfes Noirs convoitent les plantes médicinales rares de la région. Les augures ont prédit une invasion majeure de la forêt par la Norsca, Naggaroth, ou les deux d’ici peu. Les Esprits de la Laurelorn, eux, s’affaiblissent d’année en année à mesure que la Magie s’amenuise. Et si les communautés du Nordland continuent d’empiéter sur les terres sacrées des Éonir, de violents conflits éclateront bientôt, et rendront les anciens alliés vulnérables face aux attaques d’Hommes-Bêtes et de Peaux-Vertes. La Reine de la Laurelorn a prédit un grand cataclysme qui menace de déchirer le monde entier, mais elle n’a encore révélé sa vision à personne.

Culture modifier
La culture des Éonir, qui vivent dans la Laurelorn, est distincte des autres cultures elfiques, et s’inspire à la fois de traditions des Asraï (de l’Athel Loren) et des Asur (d’Ulthuan). Bien qu’aux yeux des humains, les Éonir soient simplement des « Elfes Sylvains », ils restent néanmoins très différents des Asraï. Les Éonir n’ont pas formé de lien ou de pacte spirituel avec leur forêt de la même manière que les Asraï ont pu le faire avec l’Athel Loren. Leur relation avec les Esprits de la Forêt est donc plus faible, et ils sont plus à même de s’aventurer hors de leurs clairières pour interagir avec des étrangers.
La religion des Éonir reconnaît tous les dieux du panthéon, ce qui les rend plus proches des Asur que des Asraï d’un point de vue spirituel. Leurs rites divinatoires, méditatifs et funéraires sont différents pour chaque lignage. Tandis que le lignage des Enfants de la Ville (Toriour) lie l’âme de ses morts à une gemme spirituelle, le lignage des Enfants de la Forêt (Faniour) offre ses membres défunts à la nature, qui les réincarne parfois en Lémures. L’organisation des communautés Éonir s’appuie sur une tradition généalogique ancestrale qui distingue les familles qui descendent des colons de celles dont les aïeux étaient des réfugiés.
Société modifier
Le lignage des Enfants de la Forêt (Faniour) : la classe moyenne comprend les descendants des réfugiés qui ont rejoint la Laurelorn pendant la Guerre de la Barbe. Le lignage Faniour habite les bois qui entourent les communautés originelles. Ses membres construisent souvent leur maison à la cime des arbres. La majorité des Éonir font partie de ce lignage.
Les Éonir sont répartis en trois classes sociales (appelées « lignages ») selon l’origine de leur famille. Durant la Guerre de la Barbe, la forêt a accueilli tellement de réfugiés que ceux-ci sont devenus plus nombreux que les colons originels. Ces derniers se sont donc unis pour préserver leurs intérêts. Les réfugiés ont à leur tour formé leur propre lignage afin de se protéger de leur nouvel environnement hostile. À la fin de la guerre, les Éonir des deux lignages avaient pris l’habitude à se regarder mutuellement de haut, et ont donc gardé la même organisation sociale. Ces deux lignages ne séparent pas les nobles des roturiers : le lignage « inférieur » compte d’ailleurs plusieurs nobles bannis parmi ses membres.
Ces lignages sont les seuls regroupements sociaux conséquents de la société Éonir. Contrairement aux Asraï, qui peuvent tisser des liens avec d’autres Elfes de toute l’Athel Loren grâce à leurs intérêts communs, les Elfes du Bois Doré ne se sentent vraiment proches que des autres membres de leur troupe. Une troupe est un petit groupe qui se rassemble dans un intérêt ou un but commun, qu’il s’agisse de jouer de la musique ou de faire la guerre. Par exemple, une Elfe du lignage des Enfants de la Ville peut avoir rejoint une troupe de Ménestrels qui compte aussi quelques forestiers parmi ses membres. Cependant, elle ne ressentirait aucune affinité avec un forestier ne faisant pas partie de sa troupe, même s’il s’agit aussi d’un Ménestrel.
Si la plupart des Elfes Sylvains vivant au contact de l’Empire sont des Éonir, et la majorité d’entre eux appartiennent au lignage des Enfants de la Forêt (Faniour), liés à ses arbres et à ses Esprits depuis des générations. D’autres, plus rares, sont issus des Enfants de la Ville (Toriour), dont les coutumes et les ambitions les rapprochent davantage des Hauts Elfes et de leurs traditions.
Tous les Éonir ne bénéficient cependant pas du même respect. Certaines familles, arrivées plus récemment dans la forêt, portent encore le poids de leur jeunesse aux yeux des anciens lignages. Ces “sangs neufs” sont observés avec méfiance, parfois traités avec une condescendance à peine voilée. Leur place dans la société reste fragile, et seule la réussite d’épreuves exigeantes, prouvant leur attachement sincère à la forêt et à ses lois, peut leur permettre d’être pleinement reconnus parmi les Enfants de la Forêt.
Gouvernement modifier
La Laurelorn est une monarchie indépendante fondée lors de la Guerre de la Barbe, après la décision du Roi Phénix d’Ulthuan d’abandonner les colonies d’Elthin-Arvan. Avant le couronnement de la première Reine, la colonie était gouvernée par un Grand Conseil et régie par le Roi Phénix. Lorsque Tor Lithanel a fait sécession d’Ulthuan, un Triumvirat a été créé pour superviser le Grand Conseil, et un Sénat de conseillers a été mis en place. Comme les décisions sont prises par vote du conseil plutôt que par décret royal, les Éonir considèrent leur pays comme le plus démocratique des royaumes des Elfes.
La Reine de la Laurelorn modifier
La Reine Marrisith est la quatrième régente de l’histoire quadrimillénaire de la Laurelorn. Son arrière-grand-mère Maruviel, faisait partie des suivantes de la Reine Éternelle, quand elle fut désignée par le Grand Conseil comme la toute première Reine, lors de la Guerre de la Barbe. De plus, Maruviel était la première fille de Morelion, le fils d’Ænarion, ce qui fait de la reine Marrisith une descendante directe du premier Roi Phénix. La reine Marrisith est sur le trône depuis plusieurs siècles, mais elle est encore jeune selon les standards de la royauté elfique. C’est d’ailleurs pourquoi elle délègue une part non négligeable de son autorité au Grand Conseil.
La monarchie de la Laurelorn est déterminée par succession matrilinéaire, une tradition qui rappelle celle des Reines Éternelles d’Ulthuan avant la venue du Chaos. Selon cette tradition antique, un Roi ne peut prendre le pouvoir que si aucune héritière n’est éligible au trône. Cela n’empêche pas le prince Aesryn, le grand frère de la reine Marrisith, de convoiter le trône de sa sœur, qu’il trouve indigne de gouverner.
Le Grand Conseil modifier
Tor Lithanel est gouvernée par un conseil qui rassemble les représentants de chacune des Maisons majeures du Domaine du Soleil, ainsi que le député de chacun des quatre domaines (sauf un, qui devient toujours préfet à la place). Tous les membres du Grand Conseil font partie du lignage Toriour. En plus de diriger Tor Lithanel, le Grand Conseil reçoit des ambassadeurs de l’Empire et décide des conditions des traités.
Le Triumvirat modifier
Le Triumvirat constitue la haute cour de la Laurelorn : lorsque le Grand Conseil est dans une impasse, c’est sa décision qui fait loi. Le Triumvirat comprend la reine Marrisith et deux préfets. L’un des préfets est élu chaque année parmi les quatre députés. L’autre est le champion de la Reine (« le Maître du Festival »), qui est choisi lors d’un festival de jeux qui se conclut par des épreuves martiales. Le vainqueur de ces jeux est jugé digne de la bénédiction d’Asuryan, et donc du troisième siège du Triumvirat.
Le Triumvirat observe silencieusement les délibérations du Grand Conseil jusqu’à ce qu’il soit appelé à voter. Sa présence n’est pas nécessaire, et le conseil peut s’assembler sans lui. Lorsque le Triumvirat est absent pour les délibérations, c’est un vieil arbitre ratatiné du nom de Yadoh qui fait régner l’ordre en frappant la hampe d’une hallebarde sur le dallage en marbre. Yadoh a au moins quatre mille ans, a été le champion de la première Reine, et se souvient encore de la Guerre de la Barbe.
Le Sénat modifier
Une fois par saison, le Sénat s’assemble à Tor Lithanel pour débattre des affaires diplomatiques qui impliquent les voisins des Éonir ou la défense générale de la Laurelorn. En temps de crise, le Sénat peut être appelé à se réunir en urgence. Les Sénateurs sont des doyens, des guerriers et des éclaireurs de renom qui viennent des quatre domaines qui composent la grande Laurelorn. Les Sénateurs n’ont aucune autorité politique : ils ne font que s’appuyer sur leurs expériences de première ligne pour proposer des procédures ou des plans d’action au Grand Conseil. Il est rare qu’un Elfe du lignage Faniour atteigne un poste plus élevé que Sénateur.
Les Éonir et la Monnaie Impériale modifier
Les Elfes de la Laurelorn n’utilisent généralement pas de monnaie métallique entre eux. Cependant, cela ne les empêche pas de garder une réserve de pièces pour faire des affaires avec l’Empire. La plupart des Éonir connaissent et comprennent la valeur de la monnaie impériale, et n’hésitent pas à la troquer ou à la négocier pour qu’elle arrive dans les poches d’un Elfe qui fait affaire avec des marchands humains.

L'Art de la Lisière modifier
- « Y avait une harde d’hommes-bêtes qui rôdait pas loin de Drachenhöhle, du coup on a dû sortir les chevaux et partir à leur recherche. C’était facile de suivre leur trace, ils piétinaient tout sur leur passage et en plus, ils puaient comme des latrines d’Orques. On les a retrouvés morts dans leur camp, chacun percé d’une flèche en plein cœur. Bon le truc, c’est que les gars et moi, on s’est déjà frottés aux Elfes de la forêt une ou deux fois. Ils fabriquent eux-mêmes leur équipement, du coup l’empennage de leurs flèches, c’est un peu un genre de signature. Là, c’étaient toutes les mêmes. Donc toute la harde a été butée par un seul archer. Les gars et moi, on a enterré les cadavres et semé quelques graines par-dessus, mais je peux te dire, on s’est barré TRÈS prudemment. »
- - Gunther Rosch, Soldat impérial
Là où les autres Elfes livrent bataille, chassent ou pillent, les Éonir ont fait de la lisière un art : agir sans s’exposer, frapper sans s’installer, et défendre la forêt même en marchant loin de ses arbres. Pour eux, la lisière ne se limite pas aux frontières de la Laurelorn ; elle se déplace avec eux jusque sur les routes de l’Empire et dans les terres où la corruption menace la nature.
Les forces armées des Elfes de la Laurelorn ne ressemblent en rien aux armées disciplinées de l’Empire. Il n’existe ni levée en masse, ni formations permanentes visibles : la défense de la forêt repose sur une guerre discrète, menée loin des regards. Depuis des siècles, le cœur de la Laurelorn demeure inviolé, malgré les assauts répétés des Peaux-Vertes, des Hommes-Bêtes, des créatures du Chaos et les ambitions des mortels.
La majorité des combattants Éonir sont regroupés en petites unités issues de lignages proches, souvent appelées Gardiens Tribaux. Archers aguerris et chasseurs patients, ils patrouillent les clairières, les lisières et les sentiers invisibles, interceptant les menaces avant qu’elles n’atteignent les communautés Elfes. Leur connaissance intime de la forêt leur permet de frapper vite, puis de disparaître sans laisser de trace.
À l’écart de ces groupes opèrent des guerriers plus solitaires encore, que les humains appellent parfois les Rôdeurs Fantômes. Ces chasseurs silencieux parcourent non seulement la Laurelorn, mais aussi les terres environnantes, traquant les forces du Chaos et les ennemis de la nature jusque dans les régions les plus reculées. Leur présence est rarement perçue, mais partout où la forêt survit envers et contre tout, beaucoup soupçonnent que leurs flèches ne sont jamais bien loin.

Sources modifier
- Warhammer JdR V4 - Archives de l’Empire : Volume I
- Warhammer JdR V4 - Livre de Règles
- Warhammer JdR V2 - Les Héritiers de Sigmar