Halfling

De La Bibliothèque Impériale
La taille du Halfling dépasse rarement la moitié de celle d’un homme, mais il est doté d’un fort bel appétit. Il vit avec ses congénères dans des trous creusés à flanc de colline, et est d’un naturel plutôt grincheux en dehors des repas, car beuveries, banquets et histoires paillardes sont ses passions. Habile au tir a l’arc, il n’aime pas les Gobelins et tout ce qui pourrait s’en prendre à son garde-manger. Le Halfling est aussi coriace, rondouillard, poilu et peu loquace, car il sait qu’une bouche est faite pour manger.
Le pays des Halflings, bien dissimulé au cœur des forêts du centre de l’Empire, s’appelle le Moot. Ils y travaillent la terre et produisent beaucoup de nourriture qu’ils fournissent aux cités de l’Empire pour de coquette sommes. Le Halfling fait très rarement preuve de témérité, sauf lorsque l’ennemi s’approche dangereusement du chariot de ravitaillement transportant les provisions. Il devient alors un adversaire redoutable et déploie un réel talent pour le combat.
- Extrait du Grimoire Aurus


Les Halflings sont intégrés dans l'Empire depuis si longtemps que leurs origines se perdent dans la nuit des temps.

Peuplant le Mootland, les Halflings sont des petits humanoïdes paisibles et gloutons, peu intéressés par les choses militaires. Leur taille est souvent inférieure à un mètre et varie entre 60 cm et 1,30m. Ils sont rondelets, trapus, souvent ventripotents et en aucun cas aussi puissamment bâtis que les Nains. Ils sont glabres, à part les rouflaquettes portées par les vieux et les mâles élégants mais leurs mains et leurs pieds sont couverts de poils et sont très larges pour d’aussi petites gens. Les poils des pieds sont une constante source de fierté pour tous les Halflings et ils préfèrent généralement être pieds nus, même dehors.

Il ne s’agit pas de personnes au sens humain du terme, mais cette race semble toujours avoir accompagné les hommes dans leurs migrations. Les archives des Nains parlent d’une « tribu d’hommes imberbes qui furent dans un premier temps pris pour des enfants », et qui voyageaient aux côtés des tribus humaines lors de leur traversée des Montagnes du Bord du Monde. Parallèlement, certains érudits impériaux pensent que les Halflings constituent une race d’hommes qui serait le résultat d’une expérience de Véréna visant à mieux résister au Chaos, tandis que d’autres avancent qu’ils seraient la création, aussi humoristique que déconcertante, de Ranald. D’autres encore, emmenés par Albrecht de Nuln, philosophe impérial inspiré, pensent que les Halflings sont des cousins des Ogres et qu’ils partagent des ancêtres communs qui se séparèrent un jour en deux espèces distinctes, peut-être à cause d’une mutation. On peut en effet établir de nombreux rapprochements entre les deux races : elles résistent à l’influence du Chaos, elles partagent un besoin dévorant de dénicher ce qui va composer leur prochain repas et sont affectées par des troubles compulsifs : pour les Ogres, le besoin d’extorquer ce qu’ils convoitent et d’arracher tout ce qui n’est pas volontairement concédé, pour les Halflings, celui de chaparder tout ce qui n’est pas fixé au sol ou cloué aux murs. Quoi qu’en disent les autres, les Halflings vous raconteront qu’ils ont toujours été tels qu’ils apparaissent aujourd’hui, qu’ils sont très bien comme cela et qu’ils se passent volontiers de la sollicitude d’autrui. Le Moot est peu visité par les gens des autres provinces, car rares sont les personnes qui peuvent s’accommoder très longtemps des Halflings. Ceux qui en reviennent parlent de leur personnalité sournoise et mystérieuse : le vol, les railleries et l’esprit de clan sont très répandus. Les Halflings qui retournent parmi les leurs sont les bienvenus, jusqu’à un certain point. Les terres fertiles du Moot ont facilité l’existence des Halflings qui y résident, qui ne semblent pas chercher à se rappeler l’existence d’un monde au-delà de leurs frontières.

Les Halflings, qui restent d’une nature rurale, même au sein de leurs villes, sont plutôt terre-à-terre et apprécient les plaisirs de la chère, les boissons fortes, le bon tabac et les discussions qui feraient rougir les marins de Marienburg. Explicites à l’extrême, les Halflings ne sont pas gênés par le fait de raconter en détail les exploits nocturnes de leur tante à de parfaits étrangers, ne serait-ce que « pour passer le temps ». Ils adorent bavasser et les fermiers de la région accueillent les étrangers à bras ouverts, tant que ceux-ci ont quelques pièces, casse-croûte ou bonnes histoires dans leur besace, si possible, les trois à la fois.


En dehors du Moot, les Halflings sont généralement perçus par les gens étroits d’esprit comme des cuisiniers et des voleurs, ou encore des cuistots-voleurs, bien que cette vision soit plutôt injuste car elle tend à généraliser à partir de deux traits bien distincts. Le premier est leur capacité indéniable à cuisiner un bon plat à partir d’à peu près n’importe quoi. Le second est leur perception particulière de la propriété et du vol. La plupart des Halflings ont grandi au sein de grandes familles de frères et soeurs, de tantes, d’oncles, de "cousins par alliance" et autres parents plus ou moins proches. La pratique qui consiste à prendre ce qui peut s’avérer utile, qu’il s’agisse d’une tourte, de quelques couronnes ou même d’un bijou, est profondément ancrée dans la personnalité des Halflings. Après tout, si tout le monde fait partie de la famille, pourquoi demander la permission ? Bien sûr qu’ils vous le "prêtent". Ces deux caractéristiques ont influencé la perception des étrangers, qui considèrent que les Halflings peuvent, au mieux, servir de domestiques sur lesquels il faut garder l’oeil.

À noter que les étudiants Halflings sont tolérés dans les Universités de l’Empire en raison d’une obscure ordonnance impériale demandée par l’Ancien du Moot, il y a bien lontemps de cela.


Les Halflings adorent les réjouissances diverses qui viennent rompre la monotonie de la vie rurale. Plusieurs festivités sont organisées tout au long de l’année : aux solstices d’hiver et d’été, ainsi qu’aux équinoxes du printemps et de l’automne. Sans oublier la grande fête de la culture Halfling : la Semaine de la Tourte. Mais la plupart des Halflings n’attendent pas les jours fériés pour s’amuser ; toute soirée est bonne pour faire la fête. En plus de manger et boire (et de boire et manger), les fêtes Halflings permettent de danser autour d’un mât ou d’un feu de joie. En général, le sexe des participants définit leur répartition (du moins au début), les jeunes filles et les jeunes hommes cherchant à s’impressionner mutuellement. Les courses sont également fréquentes. Les Halflings étant trop petits pour monter à cheval, ces courses se déroulent souvent à pied en traversant des champs ou des cours d’eau, ou encore des bosquets, le premier arrivé remportant un ruban qui attachait la chevelure d’une femme Halfling que l’on a nommée reine de la fête. Quant au dernier arrivé, il se fait gentiment balancer dans une mare des environs.


Les Halflings vénèrent les Dieux de l’Empire, Sigmar en particulier, qu’ils considèrent comme l’un de leurs protecteurs attitrés, alors qu’aucun texte de Sigmar ne mentionne l’existence de la race, et encore moins le fait qu’il faille la protéger. Ils ont aussi leurs dieux, mais leur culte reste tout de même plus distancié que ceux des humains, des Nains ou des Elfes. Les Halflings ne sont guère religieux, leur nature insouciante n’étant pas conciliable avec les exigences d’un culte sérieux et organisé.


La Magie Halfling

Il y a quelque chose dans la nature des Halflings qui ne s’accorde pas très bien avec la Magie : c’est en effet la seule race civilisée du Vieux Monde qui n’a pas créé ses propres formes de sorcellerie. Si les Halflings n’ont pas la méfiance ou les peurs que peuvent avoir les humains ignorants, la Magie ne les intéressent guère. Certains deviennent cependant sorciers, mais il n’existe aucune sorte de collège dans le Moot, et presque tous les sorciers Halflings ont étudié auprès d’un maître humain dans un des collèges de l’Empire. Un ou deux d’entre eux ont même atteint de hautes fonctions et acquis le respect de leurs pairs humains, mais le mage Halfling le plus puissant n’est guère honoré par son propre peuple.

Bien que les Sentinelles Halflings soient des tireurs très doués, les Halflings du Moot et d’ailleurs n’ont jamais été perçus comme un peuple martial, le concept même de guerriers Halflings étant à la source de nombreuses plaisanteries humaines, mais la vérité est plus nuancée. S’il leur faut défendre leur patrie, ou leurs quartiers au sein de villes humaines frappées par des émeutes, les Halflings ordinairement si paisibles peuvent se montrer agressifs et courageux. Au cours de la dernière guerre, la doyenne Hisme Fiercœur envoya un important contingent de Halflings qui servirent d’éclaireurs et de francs-tireurs dans l’armée impériale. Plusieurs d’entre eux furent cités dans les rapports des chefs militaires pour leur bravoure et leur ingéniosité, même si ces courriers étaient souvent accompagnés de plaintes des officiers chargés de l’intendance. Être petit a cependant ses avantages : la plupart des humains ne les prennent pas au sérieux, et en cas de situation dangereuse, un Halfling est souvent le dernier attaqué lorsqu’il est dans un groupe. Certains adversaires peuvent même passer à côté de l’un d’eux pour aller affronter un adversaire plus grand…

Mais pour les Halflings, la guerre semble très lointaine et l’opinion générale considère qu’à l’instar de l’Empire lui-même, elle les ignorera royalement. C’est aussi peut-être cet esprit isolationniste qui a poussé les Halflings à dénaturer la langue impériale et à l’altérer de bien des façons. D’un rythme très rapide et mal articulé, le Reikspiel parlé dans le Moot, qui mélange les accents, peut s’avérer totalement incompréhensible. Les Halflings recourent également à de nombreux mots argotiques et autres codes dont le sens varie d’une année à l’autre. On dit d’ailleurs que le langage des voleurs humains est une variante de cet argot bâtard.

  • Résistance au Chaos : Les Halflings ne cultivent pas les qualités guerriers comme celles des Nains et des Elfes, tout simplement parce que les Anciens les destinaient sans doute à une autre tâche alors que le Chaos commençaient à s'attaquer au monde. Cette race - out comme les Orgres - a hérité d'une puissante capacité à lui résister. À l'origine, elle était même insensible au pouvoir de ce dernier et au mutations. Mais rien n'est cependant longtmps immunisé à la puissance du Chaos et peu à peu, le Changeur de Toutes Choses ronge peu à peu l'œuvre des Anciens.


Personnalités


Liste d’Armée

Il existe une liste d’armée totalement non-officielle créée par des fans pour mettre sur pieds une "armée" de Halfling à Warhammer, disponible ici (en anglais) : Warhammer Armies - Halflings


Source

  • Warhammer JdR - Les Héritiers de Sigmar