Reik

De La Bibliothèque Impériale
« À Reikdorf Sigmar le grand fit une halte,
C’est bien là, sur les rives du Reik vif et puissant
Qu’il fonderait l’Empire, son majestueux royaume
Car ici se pressaient héros et gentilshommes
Prêts à bâtir une oeuvre qui défierait le temps. »
- Sighardt Schneider-Koller, extrait de Sigmar l’Empereur ! 1797 CI’’’


Mort sur le Reik

Près de la moitié des eaux du Vieux Monde finissent par se jeter dans le Reik dont les canaux relient trois capitales nationales à un nombre incalculable de cités, villes et villages. C’est sans doute le fleuve le plus important de l'Empire, car il lui procure un accès au monde entier au travers du grand port de Marienburg. Les marchandises destinées à la Bretonnie et aux autres contrées descendent son cours, tandis que les luxueux produits importés exigés par les membres les plus riches de la société (cognac Bretonnien, soie Cathayenne, parfums d'Arabie, entre autres) le remontent. Jusqu'à Nuln, le Reik est suffisamment large et profond pour permettre la navigation des navires de haute mer. Rarement pris dans les glaces, le fleuve est alimenté à sa source par le Reik supérieur et par la Sol et il est encore augmenté de ses affluents: l'Aver à Nuln, le Stir à Kemperbad, et la Talabec à Altdorf. Les inondations qu'il provoque sont donc un problème récurrent au printemps, au moment de la fonte des neiges. Les cités et les villes font ce qu'elles peuvent pour limiter les dégâts mais, pour le moment, seules Nuln et Altdorf ont réussi à accomplir de réels progrès dans ce domaine.

Ses eaux agitées sont encombrées d’embarcations de toutes origines ; on y trouve non seulement des humains et leurs alliés, mais également des Orques et des Gobelins, des Trolls et des Ogres, ainsi que les nombreux serviteurs des Puissances de la Corruption. Le Reik n’est pas un fleuve légendaire pour rien. Étant donné l'importance du trafic commercial qui s'y déroule, il n'est pas surprenant que le bassin du Reik soit également infesté de pirates, particulièrement entre Altdorf et le Pays Perdu. Les patrouilles sont donc fréquentes dans cette région, mais leurs effectifs sont souvent insuffisants, leurs hommes parfois corrompus et, par conséquent, beaucoup de gens préfèrent engager leurs propres gardes.

Les citoyens de l’Empire affirment bien souvent que les chutes rugissantes du Reik supérieur, situées au sein de l’Empire, sont la source du fleuve, mais ses eaux proviennent en réalité de bien plus loin.

À plus de 1500 kilomètres de son embouchure, au Pays Perdu, par-delà les vallées verdoyantes de l’Empire et les oblasts du Kislev, les eaux de fonte s’écoulent depuis les hauteurs des Montagnes du Bord du Monde. Goutte à goutte, elles se rassemblent peu à peu et descendent dans les ruisseaux chantants qui forment la source de l’Urskoy. Au niveau de Kislev, la capitale, l’Urskoy est déjà assez profond pour que les péniches de commerce l’empruntent ; et de là, des flottes de navires marchands descendent le fleuve vers la Talabec à destination du lointain Empire de Sigmar. Au bout de plusieurs centaines de kilomètres, la Talabec rejoint le Reik dans les laisses de la capitale impériale, Altdorf. Des chalands venus de tout le nord du Vieux Monde naviguent sur les trois canaux qui traversent la ville, se dirigeant tous vers le tentaculaire Reiksport, les fameux docks d’Altdorf où règne jour et nuit une activité grouillante. Au-delà des eaux paresseuses du Reiksport, où le fleuve mesure plus d’un kilomètre et demi de large, son cours se rétrécit et ses eaux gagnent à nouveau en vitesse. Sur ses 400 derniers kilomètres, le Reik, recouvert des ressources de deux nations, arrive enfin à la plus riche de toutes les cités, Marienburg.

Convoyant le plus gros du commerce du Pays Perdu et du Kislev dans ses larges artères, il n’est pas étonnant que le Reik connaisse plus de trafic que n’importe quel autre réseau fluvial du Vieux Monde. Et il n’est pas plus surprenant que la plupart des localités impériales soient installées à proximité, car nombre d’entre elles sont parfaitement disposées à prendre leur part du trésor du fleuve.

La Vie sur le Reik

« Si tu veux savoir ce qui se passe dans le Reikland, demande à un Batelier ! On est les yeux et les oreilles du Reik. La plupart des gens d'ici empruntent le fleuve et on n’oublie jamais un visage. Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai vu un noble passer ici avec sa maîtresse et remonter le fleuve, juste quelques minutes avant que sa femme et ses enfants n’embarquent sur un autre bateau pour aller rendre visite à des parents d’Ostland. Ils se sont croisés sur l'eau sans même le savoir. »
- Bruno Helder, Batelier
Réseau fluvial du Reik.
(Cliquez pour agrandir)

Schneider-Koller, le plus grand poète du Reikland, écrivit autrefois : « Né sur le Reik, béni des Dieux ». Il n’avait peut-être pas tort, car ceux qui vivent sur le Reik ou l’un de ses nombreux affluents comptent parmi les individus les plus prospères du Vieux Monde. Vous découvrirez ici certains d’entre eux, ainsi que des règles qui régissent leur vie quotidienne.

Dockers

Depuis la plus modeste jetée du Stirland jusqu’aux Suiddock affairés de Marienburg, on trouve sur les quais des autochtones prêts à recevoir les navires issus de ce fleuve très animé. Sur les docks les plus vastes, des contremaîtres dirigent des groupes de dockers n’ayant aucune qualification professionnelle pour faire le gros du travail quand il s’agit de charger ou décharger les barges. Sur les plus petits, ceux qui cherchent du travail épient les jetées depuis des tavernes crasseuses, prêts à se mettre au boulot dès qu’ils aperçoivent l’ombre d’une voile. Comme les dockers travaillent uniquement lorsque des navires arrivent ou repartent, leurs revenus sont très irréguliers. Par conséquent, la plupart des familles de dockers vivent dans une extrême pauvreté, et certains finissent par se tourner vers l’alcool et le crime.

Les plus grands des quais ont des dockers qualifiés, appelés Arrimeurs, qui forment généralement des bandes établies, souvent composées des membres d’une grande famille. La sécurité d’un Arrimeur dépend de ses compagnons, en particulier quand il s’agit de manœuvrer des cargaisons dans un espace confiné ou des conditions difficiles : la confiance est donc essentielle. La taille de ces groupes varie selon leur port d’attache, mais ils comptent généralement de six à douze membres. Les Contremaîtres des Arrimeurs travaillent en liaison avec les compagnies des docks et les propriétaires des navires pour organiser le chargement et le déchargement des bateaux sur les quais. Une fois à terre, la cargaison est déplacée par les dockers, moins payés et qui n’ont aucune qualification particulière.

Dans les grandes villes, les Arrimeurs se regroupent en guildes destinées à protéger leurs intérêts et dont l’influence leur donne un avantage lors des négociations. Ces membres de guildes sont célèbres pour leur brutalité et ont souvent plus en commun avec des racketteurs qu’avec des ouvriers qualifiés. Toutefois, les guildes des plus grandes villes sont en général mieux organisées que leurs homologues de province. Cette situation n’est nulle part plus flagrante que dans la très considérée et puissante Guilde des Arrimeurs et des Charretiers de Marienburg. Elle bénéficie d’un monopole absolu sur les dockers de la ville et si l’on en croit la rumeur, son maître n’aurait qu’un mot à dire pour bloquer tout le commerce local.

Bien que la plupart du travail sur les docks soit exécuté par des organisations, des hommes sont employés à titre individuel par les compagnies des docks. Il s’agit par exemple des tonneliers qui réparent les tonneaux et les fûts, des « frappeurs » qui ouvrent et referment les caisses pour les douaniers et des marqueurs qui peignent leur destination sur les caisses de marchandises. Les dockers sont essentiellement des Paysans (ouvriers), Arrimeurs, Artisans (tonneliers et frappeurs), Scribes (marqueurs) et parfois des Coupe-Jarrets. Ils sont généralement dirigés par des Contremaîtres, bien que les Racketteurs soient tout aussi répandus.

Les Arrimeurs

Les Arrimeurs sont des dockers spécialisés, formés à charger et décharger efficacement les bateaux. Charger un navire est un travail dangereux, qui demande des connaissances précises : les bateaux peuvent tanguer et chavirer s’ils sont mal chargés et les matériaux mal fixés peuvent écraser les imprudents. Dans les entrailles étouffantes des navires, ils « nouent des amarres d’Arrimeurs » (des nœuds spéciaux) avec des cales de bois pour sécuriser et protéger les marchandises lourdes. Bien des Arrimeurs se spécialisent dans le transport d’un type de marchandises bien précis, car empiler et empaqueter correctement chaque type de produit nécessite des compétences différentes. Par conséquent, la plupart des docks ont des bandes de « porteurs » qui s’identifient en fonction des produits qu’ils importent ou exportent : porteurs de poisson, de viande ou de bois. Aucune de ces organisations n’est plus connue que les porteurs de charbon en livrée noire de Nuln, connus pour leur attitude désinvolte et leur passion pour les chansons de docker grivoises. Les Arrimeurs portent des bonnets de marin spécifiques, teints aux couleurs de leur bande, à la fois pour manifester leur appartenance à un groupe et pour se protéger des éléments. Les bandes d’Arrimeurs protègent jalousement leurs quais contre leurs rivaux, et il n’y a pas à trop leur forcer la main pour qu’ils « nouent » d’autres types de relations…

Les Contremaîtres

Leurs voix de stentor résonnent dans les cités bondées du Vieux Monde : les Contremaîtres dirigent leurs hommes qui suent sang et eau à coups de jurons et de chansons paillardes. Sur les docks encombrés, le sifflet du Contremaître fait sortir tous les sans-emploi de leurs tavernes enfumées, prêts à se casser le dos pour transporter les cargaisons depuis les quais jusqu’aux entrepôts en échange de quelques pièces. Comme les Contremaîtres sont souvent payés en fonction de la rapidité de leurs hommes, ils peuvent être des tyrans sans pitié, "motivant" leurs ouvriers temporaires par tous les moyens possibles. À l’inverse, les Contremaîtres dirigeant des Arrimeurs commandent à leurs employés à long terme avec une fierté palpable, négociant d’un ton assuré avec les propriétaires des docks et les négociants pour obtenir plus de travail ou une augmentation, et prenant une part active aux affaires de la guilde et aux querelles de territoire. Par conséquent, ils ont tendance à mépriser leurs homologues dirigeant une main-d’œuvre temporaire, et ils ne s’en cachent pas.

Passeurs et Bateliers

Des navires de tous genres sont en mesure d’emmener des passagers d’un port à un autre. Comme il s’agit d’un commerce au potentiel lucratif élevé, bien des chalands sont modifiés de manière permanente pour accueillir des passagers. Un bateau qui effectue le transport de passagers est, sur le principe, identique à un bateau marchand mais la place qui est sur ces derniers consacrée aux marchandises est utilisée pour placer des cabines supplémentaires. Pour ceux qui naviguent de nuit, cela revient à convertir les soutes en cabines pour les plus riches et monter des tentes de toiles sur le pont pour les plus pauvres. Les navires qui effectuent de plus courts voyages nécessitent moins de modifications. Il peut s’agir de bacs parcourant des lignes régulières, comme les coches le font sur terre, ou de bateaux de plaisance, luxueux, à l’usage de nobles ou d’individus très aisés. Certains bacs sont exploités par des propriétaires indépendants et ceux-là transportent généralement aussi de petites cargaisons ; d’autres appartiennent à des compagnies locales comparables aux compagnies de diligences.

Un transport de passagers de taille moyenne a un équipage de 3 à 4 hommes et peut transporter une douzaine de passagers en plus de quelques marchandises diverses, entreposées dans les cabines vides. Un bateau de plaisance typique dispose d’un équipage de 4 à 6 personnes et il ne transporte que quelques passagers, généralement le propriétaire et sa famille ou ses amis. L’équipage et les passagers des bacs se montrent généralement assez courtois bien que, dans certaines régions connues pour être fréquentées par des mutants et/ou des pirates, il règne une certaine méfiance envers les étrangers. A l’inverse, les occupants des bateaux de plaisance sont moins enclins à se compromettre avec les gens du peuple qui naviguent sur des bateaux marchands et autres embarcations.

Comme les bacs sont plus rapides et plus sûrs que la plupart des moyens de transport terrestres, ils sont très populaires chez tous ceux qui voyagent le long des fleuves. Les navires de passagers sont souvent pleins à ras bord de paysans aux yeux écarquillés qui viennent chercher une vie meilleure dans des villes puantes. Naturellement, avec tout l’argent qu’on peut se faire dans ce domaine, toutes sortes de gens cherchent à grappiller leur part du gâteau, les simples propriétaires de bateaux faisant ouvertement concurrence aux bacs professionnels. Dans un marché où tout le monde est prêt à se sauter à la gorge (au sens le plus littéral du terme), bien des bateaux sont loin d’être sûrs, les équipages n’hésitant pas à dépouiller les passagers entre deux escales, voire même à les jeter par-dessus bord.

Les assassinats fluviaux sont devenus si préoccupants que certains dirigeants provinciaux ont institué officiellement des guildes locales de mariniers pour réguler et contrôler les bateaux de passagers. Ces guildes sont soumises à des règles de conduite très strictes et si elles les respectent, elles bénéficient également du droit de traquer et de capturer tout contrevenant. Les quatre guildes de mariniers opérant actuellement sur le Reik ont une réputation exemplaire, mais voyager sous leur aile n’est pas donné. Les voyageurs les plus pauvres préfèrent souvent payer moins en faisant route avec un négociant ou un transporteur privé, malgré les risques qu’ils encourent alors.

Vous pouvez trouver des prix de traversées par barge ou embarcation fluviale qui varient entre 1 et 5 pa suivant la saison, les tarifs des mariniers étant toujours les plus élevés possibles.

Les Passeurs

Des cours d’eau de toute taille quadrillent l’Empire, et bien qu’il soit possible d’en traverser certains à gué, d’autres sont infranchissables sans embarcation. Les Passeurs gagnent donc leur vie en transportant personnes et marchandises au gré des rivières et des fleuves de l’Empire. Ils apprécient plus particulièrement les barges à fond plat car elles présentent un faible tirant d’eau et offrent un grand espace. Les Passeurs qui travaillent dans les régions reculées ont un faible pour le tromblon. En effet, les bandits sont une menace permanente et cette arme les invite à passer leur chemin. Beaucoup de Passeurs sont également des extorqueurs de première qui modifient leurs tarifs selon la fortune apparente de leurs passagers et le désespoir qui anime ceux-ci.

Les Bateliers

Les cours d’eau de l’Empire sont des voies de communication et de commerce de première importance. Ils assurent un transport rapide et relient la plupart des grandes villes du royaume. Les Bateliers sillonnent ces voies navigables encombrées, transbahutant passagers et biens au travers de l’Empire et parfois même jusqu’à Kislev. Bien que les rivières soient plus sûres que certaines routes qui traversent d’épaisses forêts, elles ne sont pas sans dangers. De nombreux cours d’eau passent par des régions sauvages et inexplorées. Le Batelier se doit donc d’être toujours prêt à protéger sa marchandise des pillards et autres brigands. Ainsi, les Bateliers les plus expérimentés sont aussi coriaces qu’ingénieux. Du reste, ce sont de bons combattants et d’excellents navigateurs.

Pirates

Malgré tous les efforts des Patrouilleurs Fluviaux, tout le Reik et ses affluents sont infestés de pirates. Certains utilisent des bateaux dépouillés de tout ce qui peut les ralentir afin de jouer sur la vitesse, alors que d’autres attirent les navires qui passent dans des pièges, mais tous n’ont qu’un seul but : mettre la main sur les riches cargaisons.

La plupart des pirates le sont devenus par désespoir. Ces équipages qui comptent généralement de cinq à dix membres opèrent à partir d’une seule barge. Il est peu probable qu’ils soient prêts à tuer, préférant menacer et duper leurs victimes, et ils s’en prennent rarement aux navires dotés de défenses évidentes.

Fort heureusement, seul un infime pourcentage des criminels du Reik sont réellement des meurtriers sans pitié qui ont décidé de vivre de la piraterie. Ces gredins sanguinaires se regroupent en bandes de vingt membres, ou plus, réparties dans une poignée de bateaux hétéroclites. Certains éléments de ces « flottes » peuvent même être munis d’un canon ou deux. Ils tentent par tous les moyens qui leur viennent à l’esprit de pénétrer dans les navires, et une fois qu’ils y parviennent, ils tuent tous ceux qui s’interposent entre eux et la cale. Certaines bandes de pirates sont assez redoutées pour se livrer au racket, se faisant payer par des compagnies commerciales pour ignorer des navires portant une marque caractéristique, ou même pour s’en prendre à ceux de leurs rivales. La plupart de ces équipages finissent par être traqués par les Patrouilleurs Fluviaux et l’armée, car ils font perdre trop d’impôts et de revenus pour qu’on les laisse faire impunément.

Quoi qu’il en soit, certains équipages pirates prospèrent. Les eaux de l’Averland, souvent négligées par des autorités qui se soucient plus de protéger les troupeaux de bovins et de chevaux, abritent toutes sortes d’équipages pirates qui rivalisent entre eux. Les principaux sont les cruels Taureaux Noirs, qui ont rarement besoin de mettre le pied hors de leurs barges ornées de cornes : grâce à leur effroyable réputation, la plupart des négociants de passage payent tout ce qu’ils exigent pour écarter leurs bateaux. Bien plus préoccupantes et destructrices, du moins en termes de navires sabordés et de matériaux volés, sont les activités du « Don ». L’équipage de ce pirate qu’on dit être de sang noble Estalien rôde sur l’itinéraire le plus emprunté, celui qui relie Altdorf et Marienburg. On retrouve la devise du Don, « La bourse ou la vie ! », gribouillée sur les épaves remplies de cadavres qu’il laisse dans son sillage. Les Patrouilleurs Fluviaux du Reikland subissent une pression croissante de la part des marchands désespérés du Pays Perdu qui leur demandent de capturer ce mystérieux pirate, mais en deux ans de traque, ils ne se sont pas rapprochés d’un pouce de leur proie. On en est venu à murmurer que le Don ne serait finalement pas un noble Estalien, mais un membre de l’aristocratie d’Altdorf. D’autres suggèrent que la raison pour laquelle on ne parvient pas à l’attraper, c’est qu’il n’existe pas : peut-être qu’il n’est rien d’autre qu’un slogan, une excuse pour se livrer à des actes barbares, et que divers groupes sans affiliation sont responsables des massacres.

Les Naufrageurs

Les longs cours d’eau du Vieux Monde sont des endroits dangereux, d’autant plus qu’on y trouve des naufrageurs. Ces pirates fluviaux profitent de la présence d'une zone dangereuse, et de préférence écartée, pour provoquer la perte des bateaux qui passent par là. Leurs techniques en la matière varient, mais la plupart attirent les imprudents vers des hauts-fonds rocheux afin qu’ils brisent leur coque, de façon à pouvoir monter à bord tranquillement et s'emparer de la cargaison. Bien qu’ils ne s’intéressent qu’aux marchandises, certains naufrageurs ont pris l’habitude de tuer, se méfiant des rescapés qui pourraient informer les Patrouilleurs Fluviaux de leur identité ou de leur cachette. Quand les temps sont durs, il n’est pas rare que des communautés entières se tournent vers cette activité pour nourrir leurs familles affamées. Si la plupart des naufrageurs font partie de ces désespérés qui mènent une carrière à très court terme, certains équipages sont très expérimentés et s’en prennent à des commerçants pourtant bien protégés. Ces groupes restent rarement en place très longtemps, car leurs activités ne tardent pas à attirer l’attention des Patrouilleurs Fluviaux, des Chasseurs de Prime et des miliciens locaux.

Patrouilles Fluviales

La plupart des villages et des auberges en bordure de fleuve aménagent une jetée pour la patrouille fluviale impériale, car sans sa présence, les criminels feraient la loi sur ces eaux.

Les Patrouilleurs Fluviaux sont employés par divers groupes (y compris des nobles, des maisons marchandes et de riches particuliers) afin de débarrasser le Reik des activités criminelles. Malheureusement, il arrive que ces patrouilleurs soient aussi malhonnêtes que ceux qu’ils chassent, et il n’est pas rare qu’ils acceptent des pots-de-vin, confisquent la cargaison des plus faibles ou imposent des amendes sans fondement. Pire encore, comme la plupart des bateaux de patrouille sont dotés d’armes à poudre et investis du droit d’en user pour arrêter les autres navires, il peut s’avérer extrêmement tentant pour eux de se tourner vers la piraterie.

Un bateau normal de la Patrouille Fluviale est, pour l’essentiel, identique à un bateau marchand mais il emporte un équipage d'une petite douzaine d'hommes et il peut être manœuvré indifféremment à la voile ou à la rame. De plus il est armé d’un gros tromblon ou d’une petite bombarde montés à la proue. Les Patrouilleurs Fluviaux utilisent aussi des embarcations à rames, plus rapides et manœuvrées par un équipage de 6 hommes ; ou de gros vaisseaux de patrouille. Ceux-ci sont deux fois plus grands que les bateaux marchands et équipés d’une petite bombarde et de six ou huit tromblons montés sur pivots. L’équipage est principalement constitué de Bateliers armés mais il peut aussi comprendre un petit contingent de combattants embarqués et, sur les vaisseaux disposant d’une bombarde, un chef-canonnier.

Une Enquête de Routine

Un bateau d'aventuriers peut être stoppé et fouillé par une Patrouille Fluviale qui est à la recherche d'un prisonnier évadé ou de marchandises de contrebande. Pendant que ces Patrouilleurs poursuivront leurs vaines recherches sur le bateau des aventuriers, ceux-ci pourraient bien connaître quelques moments d'angoisse, surtout s'ils transportent quelque chose qu'ils ne devraient pas détenir. Toute marchandise de contrebande sera confisquée, et les contrebandiers se verront infliger une amende égale à la moitié de la valeur de la marchandise saisie. Bien entendu, la Patrouille Fluviale se montrera naturellement soupçonneuse face à un groupe d'individus parcourant l'Empire armés jusqu'aux dents et elle ne manquera pas de les questionner longuement pour savoir où ils vont et ce qu'ils vont faire. Les Patrouilleurs se montreront sceptiques si on leur parle de cultes du Chaos et d'autres choses du même genre. Sachant cela, les aventuriers pourraient bien inventer une histoire convaincante et s'assurer que cette rencontre ne se soldera pas par un combat, car les Patrouilleurs ont un net avantage en nombre et en puissance de feu. Toute action agressive de la part des aventuriers pourrait bien se solder par un désastre. Après quelque temps (une ou deux heures) les Patrouilleurs laisseront le bateau repartir.

Sauf s’ils sont lancés dans une mission spécifique, les patrouilleurs seront toujours contents de s’arrêter et d’échanger des informations avec les aventuriers. Les aventuriers peuvent aussi, à certains moments, connaître quelques ennuis avec la Patrouille. Si cela se produit, il importe de se souvenir que la Patrouille Fluviale a pour principale mission de maintenir l’ordre sur les cours d’eau de l’Empire et elle est certainement plus soucieuse de donner la chasse aux pirates que d’arrêter de petits contrevenants. Dans la plupart des cas, les patrouilleurs se contenteront d’imposer une amende avant de laisser partir les aventuriers plutôt que de les escorter, ainsi que leur bateau, jusqu’à la ville la plus proche où il leur faudra fournir des preuves devant un tribunal qui, peut-être, ne sera pas organisé avant plusieurs jours.

Toutefois, bien que les pots-de-vin soient toujours accueillis favorablement, les activités les plus corrompues sont rares. La plupart des Patrouilleurs travaillent dur pour débarrasser le fleuve des criminels. Quand se présente un problème qu’ils ne peuvent résoudre seuls, comme une flotte de pirates bien organisés, une communauté de Naufrageurs ou des Peaux-Vertes chassant le Troll d’Eau, les Patrouilleurs peuvent faire appel aux miliciens locaux. Si la situation devient désespérée, la patrouille peut également requérir l’aide des Patrouilleurs. Toutefois, on ne s’adresse à eux qu’en dernier recours, car Patrouilleurs terrestres et Patrouilleurs Fluviaux se querellent souvent quand leurs juridictions empiètent l’une sur l’autre, ce qui se produit fréquemment quand des criminels quittent le fleuve et s’enfuient dans les bois.

Les Patrouilleurs Fluviaux

Quand résonne le son du clairon sur les eaux troubles du Reik, cela ne peut signifier qu’une chose : l’arrivée des Patrouilleurs Fluviaux. Ces agents de l’ordre râblés ne sont généralement pas mieux considérés que des coupe-jarrets par ceux qui empruntent le fleuve, car ils sont contraints de harceler tous les navires en règle quand ils recherchent des marchandises de contrebande, et ils ont appris que la politesse et la confiance ne payent pas. Les patrouilleurs surmenés, qui restent parfois en faction un mois d’affilée, sont responsables des régions fluviales trop vastes pour être efficacement contrôlées. Ils passent le plus clair de leur temps à se concentrer sur les pires contrevenants (ce qui comprend pirates, contrebandiers et voleurs de barges) et laissent courir les moins dangereux en échange d’une amende à payer sur le lieu de l’infraction. On les voit régulièrement sur les fleuves et les rivières, et leurs patrouilles les emmènent jusqu’au lointain Kislev.

Commerçants

Les bateaux marchands constituent les rencontres les plus courantes que l'on puisse faire sur les cours d'eau de l'Empire : les embarcations aux soutes bien remplies de marchandises se bousculent sur les cours d’eau du Vieux Monde, ne le cédant en termes d’effectifs qu’aux nuées de bateaux de pêche nourriciers et commerciaux.

Les barges utilisées pour le commerce sur le Reik sont de divers types. Le plus ancien et le plus répandu est la Gabare ou "coche d’eau", que l’on trouve dans tout le Vieux Monde. L’innovation la plus récente, le Reikaak, vient de Marienburg. Quelle que soit l’embarcation utilisée, qu’il s’agisse d’une Gabarre, d’un Bachot, d’un Reikaak, d’un klipper ou autre, les incultes les qualifient tous de « barges ».

La plupart des membres d’équipage de ces barges (qu’on regroupe sous l’appellation de Bachoteurs) se méfient autant des autres habitants des rives du fleuve que des pirates et des Naufrageurs. Ils auraient des chiens de barge pour se garder de ce genre de voleurs et de brigands, bien que selon l’opinion générale, ils soient surtout doués pour distraire les Patrouilleurs Fluviaux et les dissuader de trop fouiner en quête de marchandises de contrebande. Naturellement, les Bachoteurs nient vigoureusement ce genre d’allégations.

Les barges de commerce ont un équipage de six Bateliers ou Contrebandiers, appartenant habituellement tous à la même famille, et disposent parfois de Matelots pour assurer leur protection. Certains se font un peu d’argent en plus en offrant de transporter un Marchand ou quelques passagers supplémentaires. Ceux-ci, ainsi que l’équipage, seront ravis de pouvoir discuter des conditions de navigation et des autres événements avec un bateau de rencontre. Ils peuvent aussi constituer une excellente source de nouvelles.

Gabare

Les Gabares sont des barges à voile, à poupe carrées et à fond plat appelé « sole » qui lui permet, avec un faible tirant d'eau, de porter un maximum de charge. Bâties avec les techniques de construction à clin des Norses, on les trouve sur le Reik depuis plusieurs siècles. Elles nécessitent un équipage de trois hommes, mais il en faut bien cinq si l’on veut naviguer nuit et jour sans interruption. Les Gabare font généralement 18 mètres de long et sont capables de transporter une charge entre 120 à 180 m³ pour les plus grandes. Les Gabares dépassent rarement les 24 mètres.

Reikaak

Les Reikaaks sont inspirés des fins navires de commerce des Hauts Elfes venus d’Ulthuan. Ils ont une proue et une poupe étroite et pointue, et un gréement à livarde. Ils sont plus rapides, plus légers et plus faciles à manœuvrer que des Gabares, ne nécessitant que deux hommes d’équipage, si bien qu’ils sont économiques pour les marchands pingres. Le Reikaak est un navire relativement nouveau, mais il va inévitablement remplacer la Gabare et devenir la barge dominante. En fait, presque toutes les barges récemment affrétées à Marienburg sont des Reikaaks. Une embarcation de 18 mètres est assez grande pour transporter entre 120 à 150 m³, ceux de taille supérieure peuvent emporter jusqu’à 140 m³ additionnel et sont bien plus solide. Le plus grand Reikaak construit à ce jour, l’Emmetje, mesure 32 mètres de long et appartient à la maison marchande des van de Kuyper, à Marienburg.

Autres Rencontres

Beaucoup d’autres individus vivent sur le Reik en dehors de ceux décrits ici. On y trouve le trafic fluvial, évidemment, comme les bateaux de pêche, les bateaux de plaisance, les contrebandiers, etc., mais il n’est pas impossible d’y croiser des embarcations plus exotiques. Comme le Reik est praticable même par des navires de haute mer jusqu’à Nuln, on peut y rencontrer des Loups Impériaux, ainsi que des vaisseaux diplomatiques venus de Bretonnie, d’Ulthuan, voire même des machines à vapeur Naines. Parfois, un guide local peut prétendra être le seul à pouvoir faire traverser des rapides ou un danger caché à un bateau, ou à lui faire passer une section précise du fleuve ; ou un détachement d’agents des forces de l’ordre ou un groupe militaire réquisitionera un navire civil et recrutera pour faire face à une urgence. Les aventuriers peuvent croiser une barge pénitentiaire, un cirque flottant, un bateau de pèlerins… Sur le Reik, tout est possible.

Pêcheurs

Les bateaux de pêche sont une vision très courante dans les régions les plus peuplées de l’Empire. En effet, le Reik, la Talabec, le Stir et l’Aver sont très poissonneux. La plupart des bateaux de pêche ne sont rien d’autre qu’une simple barque à rame, propriété d’un seul Pêcheur qui sert aussi d’équipage. Toutefois, lorsque la rivière est plus large (500m et plus), on peut aussi rencontrer des pêcheurs qui utilisent des embarcations plus grandes, de la taille d’un petit bateau marchand. Celles-là sont la propriété d’une famille dont les membres constituent l’équipage ; près des grandes villes et des cités, ce sont parfois des compagnies de pêche qui arment des bateaux. En ce qui concerne les Pêcheurs à la ligne, on ne les rencontre pas à plus de sept ou huit kilomètres des agglomérations.

Les Pêcheurs sont des gens indépendants. Ils travaillent en petites équipes et toutes les décisions leur reviennent quand ils sillonnent les flots. Cette nature fougueuse explique que les tavernes situées sur les docks sont toujours animées. Les Pêcheurs connaissent parfaitement les étendues de rivières sur lesquelles ils travaillent et ils pourront toujours indiquer aux aventuriers les dangers de la zone ainsi que les principales rumeurs qui courent dans un rayon de dix kilomètres. Ils sont généralement prêts à vendre du poisson frais à toute personne qui le leur demande.

Bateau-Théâtre

Il n’est pas extraordinaire de rencontrer des carnavals itinérants se déplaçant sur les cours d’eau plutôt que sur les routes. Certains d’entre eux entretiennent leur propre embarcation. Les bateaux-théâtres sont généralement de gros bateaux marchands reconvertis et disposant d’aménagements pour les spectacles : rangement des costumes, des accessoires et autre matériel, et quelques cabines transformées en loges. Le pont peut être transformé de façon à servir de scène. Dans les plus grands, c’est toute la cale qui a été convertie pour servir de théâtre couvert. Aux côtés des bateleurs de toutes spécialités, des prestidigitateurs, des joueurs professionnels et des charlatans peuvent aussi voyager sur ce type de bateaux. Ils gagnent leur vie en escroquant les naïfs qu’ils trouvent le long des rivières et s’en vont avant que les ennuis ne les touchent.

Les gens du spectacle qui vivent sur les bateaux-théâtres sont toujours ravis de pouvoir s’arrêter et discuter avec des voyageurs, tout spécialement si cela se passe dans un endroit où ils peuvent attirer quelques spectateurs et donner une représentation.

Contrebandiers

Un bateau de contrebandiers ressemble à un bateau marchand ordinaire. La différence réside dans les cachettes - assez bien dissimulées - qui sont disséminées un peu partout et qui accueillent les marchandises que le bateau n’est pas censé transporter. Certains de ces bateaux sont également allégés pour améliorer leur vitesse de façon à pouvoir, le cas échéant, distancer les vaisseaux de la Patrouille Fluviale. Les contrebandiers sont enclins à s’arrêter pour échanger des informations et des rumeurs, tout comme les marchands ordinaires, mais ils s’efforcent toujours d'éviter les représentants de la Patrouille. La marchandise de contrebande la plus courante est l’alcool Bretonnien qui n’entre dans l’Empire que par cette voie depuis que l’Empereur a décidé d’appliquer l’Édit des Boissons Étrangères sous l’influence conjointe des Guildes des Brasseurs, Vignerons et Distilleurs de tout le pays qui, pour la première fois de leur existence, agissaient de concert.

Strigany

On rencontre les Strigany aussi bien le long des cours d’eau que sur les routes. Leurs bateaux sont comparables aux transports de passagers normaux mais ils sont généralement peints de couleurs plus vives et encombrés de pots, de casseroles, de sacs, de plantes, de linge étendu et autres objets divers. Les Strigany sillonnent la rivière constamment, faisant halte dans toutes les agglomérations qu’ils rencontrent pour y faire du commerce et en tentant souvent de commercer avec toutes les embarcations qu’ils rencontrent sur leur chemin. Dans les régions écartées des centres de population, ils sont parfois les bienvenus ; ils apportent en effet toutes sortes de nouvelles ainsi que des marchandises, mais ils ne sont jamais encouragés à rester longtemps au même endroit. Le gros de la population se montre plutôt méfiant envers eux et rejette souvent la responsabilité de tout problème local sur les Strigany quand aucun autre coupable ne semble évident.

Moyennant finance, ils peuvent fournir des remèdes à base de plantes et soigner des blessures. Ils peuvent aussi réaliser des divinations et vendre des porte-bonheur, authentiques ou non.


Mort sur le Reik

Si le Reik est un bon gagne-pain pour les individus prudents et solides, c’est le contraire pour les téméraires et les faibles. Non seulement on y trouve partout des chutes d’eau, des monstres, un rude climat, des rapides, des récifs et des naufrageurs, mais il faut compter avec le cours d’eau lui-même : sombre, profond, vif et mortel.

Débris Flottants

De fortes pluies, dans les montagnes, peuvent entraîner des débris dans le cours d'eau. Des arbres déracinés et des branches arrachées flottent dans le courant et les bateaux doivent entreprendre des manœuvres pour éviter de les percuter. Dans des passages étroits ou en eau peu profonde, il n'est pas impossible que les débris se soient enchevêtrés jusqu'à former un barrage qu'il faudra éliminer avant de pouvoir continuer à naviguer.

Récifs, Hauts-Fonds

Certaines parties du fleuve, spécialement dans les environs d'Altdorf, comportent des bancs de sables assez traîtres. En d'autres endroits, le danger est représenté par des récifs ou des courants. Dans ces zones dangereuses, on peut rencontrer des Pilotes, qui sont également membres de la Patrouille Fluviale. Ces spécialistes sont souvent porteurs de nouvelles et de rumeurs concernant les bateaux de passage, mais leur fonction consiste à faire passer des bateaux en toute sécurité. Pour une somme fixée à 1co pour un petit bateau et 5co pour un gros, ils sont toujours capables de diriger une embarcation à travers la zone dangereuse qu'ils connaissent très bien. Si c'est quelqu'un d'autre qui dirige le bateau, il est préférable qu'il soit familiarisé avec l'endroit, ou qu'il soit capable de repérer les obstacles à temps. Dans ces conditions il pourra passer sans trop d'ennuis. Dans le cas contraire…

Nager

Si ceux qui vivent sur le Reik apprennent généralement à nager et à plonger au cours de leur vie, ce n'est pas le cas de la vaste majorité des continentaux (et des Nains). Pour eux, le simple fait de garder la tête hors de l'eau peut représenter un défi, même en eau calme. Enfin, qu’ils sachent nager ou non, tous ceux qui tombent à l'eau doivent lutter contre le courant - qui peut entraîner un nageur très loin en aval en quelques instants - mais aussi contre leur équipement. En effet, se jeter dans l’eau alourdi par toute une panoplie d’objets est tout à fait stupide : si une armure est indispensable pour combattre, celle-ci va lourdement handicaper celui qui essaye de nager (dans tous les sens du terme). Heureusement, un combattant peut se débarrasser de n’importe quel objet - comme un sac - pour s’alléger. Les vêtements et l’armure font exception : il faut une certaine agilité pour retirer n’importe quel vêtement ou morceau d’amure de cuir quand on est dans l’eau.

Naturellement, un combattant en armure lourde coulera comme une brique s'il tombe à l'eau.

Maladies Liées à l’Eau

On contracte généralement les maladies liées à l’eau en la buvant, et elles peuvent représenter une grave menace pour ceux qui vivent dans des conditions d’hygiène précaires. Heureusement, le Reik aux eaux vives est dépourvu de contamination grave, mais ses affluents plus modestes et plus lents transportent souvent des maladies potentiellement mortelles.

Quand l’eau est contaminée par les excréments d’une créature, la boire peut provoquer de graves crises de Courante Galopante. En buvant l’eau d’une rivière paresseuse ou en aval d’une localité, il existe un risque de contracter cette maladie, qui augmente après une forte pluie, car celles-ci diluent toutes sortes de matières contagieuses dans l’eau, ou après une inondation. Ceux qui nagent dans une eau contaminée par les bactéries responsables de la Courante Galopante plutôt que de la boire ne risquent pas grand-chose… tant qu'ils arrivent à garder la bouche fermée.


Sources

  • Warhammer JdR - Le Compagnon
  • Warhammer JdR V1 - Mort sur le Reik
  • Warhammer JdR - Les Héritiers de Sigmar