Prince Dragon de Caledor

De La Bibliothèque Impériale
Un Prince Dragon de Caledor chevauchant un puissant Dragon d’Ulthuan. Une vision de gloire malheureusement devenue de plus en plus rare.
Les talents d’un Prince Dragon sont tels qu’il peut empaler de sa lance à pointe d’acier deux adversaires en une seule attaque.

Caledor est la terre légendaire des Dragons, là ou les seigneurs des temps anciens chevauchaient ces nobles montures au combat. Les Princes Dragons, car tel était leur nom, était les plus grands guerriers d’Ulthuan, champions des conflits contre les Démons et de la guerre civile déclenché par Malékith.

Autrefois, Caledor était le plus puissant royaume des Hauts Elfes et Ulthuan était dominé par la puissance martiale et les lois probes des Princes Dragons de Caledor, mais si aujourd’hui sa grandeur n’est plus, la fierté de Caledor est demeurée intacte. Ses Dragons ne sont plus aussi robustes et aussi forts qu’avant, et ils passent l’essentiel de leur temps plongés dans une hibernation dont il est difficile de les faire sortir. Aujourd’hui, la plupart des Dragons dorment dans leur antre au plus profond des montagnes de l’Échine du Dragon et de l’Enclume de Vaul.

Alors qu’auparavant les seigneurs de Caledor montaient des Dragons, aujourd’hui ils vont au combat sur le dos de rapides coursier Elfiques. Malgré tout, leur gloire d’autrefois continue de les auréoler, et reste pour eux source de fierté. Leurs traditions martiales sont restés intactes et ils se considèrent comme une élite même parmi les nobles d’Ulthuan. D’ailleurs, « Prince de Caledor » est souvent utilisé dans les autres royaumes pour désigner un Elfe particulièrement arrogant…

Ces anciennes traditions se reflètent dans les armures portées par les chevaliers de Caledor et dans les caparaçons de leurs montures, forgés en Ithilmar et modelés d’après les protections portées pas les monteurs de Dragons d’antan. Il s’agit dans le deux cas de plaques d’armure forgées au cœur d’un volcan des montagnes de l’Échine du Dragon grâce à des enchantements créés peu après la naissance d’Ulthuan. Une Armure Dragon est insensible aux flammes, de la même façon que la légendaire armure d’Ænarion. Ainsi, un Prince Dragon de Caledor revêtu de son armure peut traverser sans peur n’importe quel brasier, qu’il soit issu du souffle ardent d’un Dragon, de l’alchimie des Nains ou des flammes magique des Skavens.

Les Princes Dragons se considèrent supérieurs aux autres Elfes d’Ulthuan, au point de s’estimer totalement différents de ces derniers. Pire, ils méprisent les ordres qu’on leur donne (tout au plus est-il possible de leur faire des suggestions habiles). Chez d’autres guerriers, cette arrogance serait problématique, mais chez les Princes Dragons, elle prend la forme d’une assurance et d’une efficacité martiale frisant le surnaturel.

Les Princes Dragons n’entrent en lice que pour se lancer dans les actions les plus risquées. Ils choisissent toujours les ennemis les plus redoutables, à la fois pour se couvrir de gloire et pour tenter de trouver des adversaires à leur mesure. Ils sont la meilleure cavalerie Elfique - certains disent même du monde - et le prouvent quand ils chargent les lignes ennemies avec un dédain affiché et une moue dédaigneuse, semant la mort avec leurs lances de cavalerie et leurs épées, plus vite que n’importe quels autres combattants d’Ulthuan.

Dans la fournaise des combats, la cire de l’apparence fond et la réelle personnalité des Princes Dragons se fait jour. Leur orgueil se mue en détermination ; leur arrogance en courage. Le dédain qu’ils témoignent ordinairement envers ceux qui ne sont pas de leur sang s’envole, car ils deviennent des guerriers prêts à donner leur vie pour le peuple d’Ulthuan. Ce n’est que lorsque la bataille prend fin que le caractère hautain des Princes Dragons reprend le dessus. Leur fierté revient, plus flamboyante que jamais, au point que leurs alliés se demandent si leur comportement altruiste n’était pas un simple songe.

  • L’Orgueil de Caledor : Les Princes Dragons de Caledor sont si fiers que leur bannière reste levée, même quand les autre régiments baissent la leur pour affirmer leur allégeance envers le Roi Phénix au début de la bataille. Lorsqu’on les interroge à ce propos, ils rétorquent que cette tradition date du temps de Caledor le Conquérant, qui leur accorda ce privilège en récompense de leur noble sacrifice, et qu’il serait injurieux d’aller à l’encontre de la volonté de cet ancien roi. Cela reviendrait à montrer envers la ligné des Rois Phénix un irrespect que dix mille bannière levées ne pourraient surpasser. D’autres disent que, de toutes façons, ils refusaient déjà de baisser leur bannière avant que Caledor ne leur accorde ce privilège !

Sources

  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V7
  • Livre d’Armée des Hauts Elfes, V8