Orion, le Roi des Forêts

De La Bibliothèque Impériale
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Orion, Avatar de Kurnous, Roi des Forêts d’Athel Loren
«...Et Orion est consumé par les flammes, pour renaître à nouveau : un cercle de régénération éternel. Alors qu’il émerge une fois de plus, il porte en lui les souvenirs de ceux qui lui ont précédé, marqués par le feu.»
- Treiya Aile-d’argent, Enchanteresse


Orion est le Roi consort d’Athel Loren. Bien qu’immortel, son existence est irrévocablement liée aux saisons. Ainsi se consume-t-il sur son bûcher funéraire au milieu de l’hiver pour renaître au premier jour du renouveau. Chaque année, à la veille de l’équinoxe de printemps, les Cavaliers Sauvages désignent un jeune prince pour porter le Manteau d’Orion durant l’année à venir. L’élu est mené jusqu’au Chêne des Âges et confié à Ariel. La Reine opère alors le miracle de la résurrection, en façonnant son défunt époux dans la glaise du jeune prince et l’esprit de Kurnous. Le matin suivant, l’élu émerge de l’étreinte du chêne révéré, non plus sous la forme d’un Elfe mortel, mais dans le corps ressuscité d’Orion, le Roi Divin d’Athel Loren.

Lorsque son royaume est menacé, Orion est le premier à le défendre. Il empoigne ses armes sacrées et souffle dans son cor, dont la note se réverbère à travers Athel Loren. Tous les Elfes Sylvains ressentent l’appel de la Chasse Sauvage, et beaucoup sont submergés. Ils se rassemblent alors autour d’Orion, abandonnant volontiers leur nature civilisée pour le frisson de la chasse et le goût piquant du sang porté par le vent.

Bien que la nature d’Orion soit imprégnée de l’attrait de Kurnous pour la chasse, le tempérament du Roi peut varier grandement d’une année à l’autre. Si Ariel et Isha ont depuis longtemps fusionné en une seule entité, la personnalité d’Orion ne se résume pas au caractère de Kurnous mêlé à celui du jeune élu, mais comporte l’empreinte de tous les Elfes qui ont porté le manteau du Roi des Forêts, sans exception. L’influence de ces anciens esprits sur les actions d’Orion est rarement directe, mais leurs murmures hantent ses pensées. Ce sont tantôt des conseils, parfois des reproches, toutefois Kurnous demeure la voix la plus forte de toutes, le seul capable de supplanter les désirs du jeune élu. Bien que la personnalité du Dieu de la Chasse ait été érodée au fil des cycles de trépas et de renaissance, son legs de pouvoir sauvage et de sagesse divine reste au-delà de l’entendement des mortels. C’est pour cette raison que l’esprit de l’élu doit être fort, car il doit lutter contre celui de Kurnous et dominer ceux de ses prédécesseurs pour ne pas sombrer dans la folie. C’est un lourd fardeau, qui pèse davantage tous les ans, car chaque nouveau cycle ajoute une voix au chœur intérieur. Il arrive qu’un élu ne soit pas à la hauteur : ces années-là, le pouvoir incommensurable d’Orion est dirigé par un esprit indiscipliné.

Les rituels de sélection d’un élu sont jalousement gardés, car certains individus chercheront toujours à biaiser le processus. En effet, il est arrivé que les Elfes d’Ulthuan et ceux de Naggaroth tentent d’interférer dans la renaissance d’Orion, chaque partie espérant orienter les Elfes d’Athel Loren dans la direction la plus favorable. Hélas, le peuple Sylvain n’est pas immunisé à la convoitise. En dépit du sacrifice requis par la renaissance l’Orion, la plupart des nobles considèrent comme une grande fierté de voir un membre de leur famille élevé au rang de consort d’Ariel, fût-ce pour une année seulement. En fait, certains des seigneurs les plus ambitieux voient en la période de sélection une double victoire potentielle : être imprégné de la gloire du parent élu, et éloigner un rival. Peu d’Elfes admettront ouvertement un tel sentiment, bien sûr, car la société d’Athel Loren est censée aspirer à quelque chose de plus noble que des intrigues, mais en vérité, la chose existe bel et bien en filigrane, pourvu qu’on sache observer.

Ce ne sont pas seulement les intrigues des mortels contre lesquelles il faut se préserver, car de nombreux Dieux seraient enchantés d’intervenir dans la renaissance d’Orion. La plus encline est Anath Raema, la Chasseresse Sauvage. Cette divinité a autrefois recherché l’affection de Kurnous et n’est plus capable de distinguer l’être divin qu’elle convoitait jadis et la forme qu’il revêt actuellement lorsqu’il arpente le monde des mortels. En maintes occasions, Anath Raema a cherché à faire sélectionner un prince plus sensible à ses charmes qu’à ceux d’Ariel. La plupart du temps, ses efforts sont vains, mais ce n’est pas toujours le cas. Les Elfes Sylvains parlent rarement des saisons où le cœur d’Orion est divisé ; ils évoquent simplement des années sombres, et se promettent de ne plus jamais laisser pareils drames se reproduire.

Lorsqu’Orion renaît avec une âme ténébreuse, il y a néanmoins une consolation, tout comme il existe un malheur inavouable en ces années où il émerge du Chêne des Âges en tant que parangon de la race des Elfes. Sage ou dément, noble ou hanté, chaque incarnation d’Orion connaît la même fin, car de même que chaque printemps assiste à sa résurrection, chaque hiver le voit dépérir. Ainsi en est-il de toute chose : vie et mort sont inextricablement liées. Si au solstice d’été la puissance d’Orion est à son apogée, il doit, lors du solstice d’hiver, s’offrir en sacrifice au cycle de l’existence dans les flammes du bûcher.


Orion possède les Objets Magiques suivant :
  • La Serre du Faucon : Confectionnée dans une unique branche de bois rare, la Serre du Faucon est le pinacle de l’artisanat du chasseur. De tous les Elfes, seul Orion possède une force suffisante pour bander cet arc. C’est d’ailleurs légitime, car seul le meilleur chasseur de la forêt a l’habileté de tirer le plein potentiel de la Serre du Faucon.
  • La Lance de Kurnous : Cette lance est vivante. Elle fut taillé dans le tronc du splendide bouleau qui poussait dans le jardin paradisiaque d’Isha, et tissée d’enchantements pour que le bois conserve sa vigueur. La Lance de Kurnous est irrévocablement lié à son maître, et retourne dans la main d’Orion après qu’il l’ai projeté sur un ennemi. Le Roi des Forêts maintient qu’un authentique chasseur doit être capable d’abattre n’importe quelle proie avec une lance aussi aisément qu’à l’arc, et prouve ces dires dès qu’il en a l’occasion. Bien sûr, la taille colossale de la Lance de Kurnous confère un avantage certain à Orion, et avec la force du Roi, elle peut éventrer un auroch aussi aisément qu’un homme.
  • La Cape d’Isha : Ce vêtement sacrée est tissée chaque printemps par Ariel la Reine Magicienne en personne. C’est la seule protection portée par Orion au combat, et la seul dont il a besoin. C’est à travers la Cape d’Isha qu’Ariel transmet à son bien-aimé une part de sa force, afin que les blessures qu’il subit soient brèves.
  • Cor de la Chasse Sauvage : Ce cor est l’un des artefact les plus anciens d’Athel Loren. La légende raconte que ce fut un cadeau de Kurnous à ses enfants mortels à l’aube de la création, un gage de sa faveur qu’il plaça au dessus de la myriade d’êtres bestiaux qui peuplait le monde. À présent le Cor de la Chasse Sauvage est retourné à son maître légitime. Entre les mains d’Orion, il est bien plus qu’un symbole de bénédiction divine, c’est l’instrument de la brutalité et de la détermination du Dieu de la Chasse, qui imprègne d’une part de la férocité de Kurnous tous ceux qui entendent son appel.


Sources

  • Livre d’Armée des Elfes Sylvains, V6
  • Livre d’Armée des Elfes Sylvains, V8