Ordres Impériaux de Chevalerie

De La Bibliothèque Impériale
« Pour l'Empire ! »

Les guerriers nobles de l’Empire n’ont point l’habitude de rejoindre l’armée régulière de leur province, car cela les contraindrait à se mêler aux soldats du rang. Ils choisissent de se battre au sein de l’un des Ordres Impériaux de Chevalerie, des confréries d'héroïques combattants qui chargent au combat sur de puissants destriers caparaçonnés. Juché sur leurs montures, leurs corps protégés par de brillantes armures de plates complètes forgés par les Nains et leurs bras armés des meilleurs aciers, ces Chevaliers sont une inspiration pour tous. La vue de ces cavaliers lourds chargeant sur la plaine telle une déferlante de muscle et de métal dans un bruit de tonnerre est terrifiante, tout comme leur impact lorsqu'ils percutent leurs ennemis, et ceux qui ne sont pas empalés sur les pointes acérées de leur lance de cavalerie finissent invariablement piétinés à mort sous les sabots dur comme l'acier de leurs montures. Demandez à un chevalier quelles sont ses armes et son armure préférées, et il vous répondra certainement que sa foi est son bouclier, ses croyances son armure et sa vertu son épée. Bien évidemment, tout cela est purement théorique : en réalité, seuls les fanatiques montent au combat nus et désarmés, et rares sont les chevaliers qui se battent sans une armure lourde, un bouclier et différentes armes.

Afin de rejoindre l'un de ses Ordres, un noble doit renoncer à ses responsabilités féodales et passer un rite d’initiation strict et souvent difficile. Maints fils de la noblesse - souvent des puinés - choisissent de rejoindre l’un des nombreux Ordres disséminés à travers l’Empire. Ces derniers varient en taille, certains ne sont qu'une poignée de chevaliers et leurs membres appartiennent à la communauté locale, mais d’autres sont de grandes organisations avec des membres à travers tout le pays et dans de nombreuses principautés. Certains sont dédié à la mémoire d'un héros des temps anciens, tandis que d'autres sont les templiers d’une divinité particulière, tels les zélés Chevaliers du Sang de Sigmar, réputés pour leur zèle. Chaque ordre dispose d'une commanderie principale établie dans une cité ou une province, toutefois la plupart maintiennent des bases secondaires disséminées à travers tout l’Empire.

Les Ordres Impériaux de Chevalerie sont organisés selon une hiérarchie très stricte, chaque novice étant entraîné au maniement des armes et instruit dans le code strict de la chevalerie jusqu'à ce qu’il soit jugé digne de devenir un Chevalier à part entière. Puis, à mesure que le Chevalier prouve sa valeur sur le champ de bataille, il pourra gravir les échelons au sein de son Ordre et se forger un nom.

Chaque Chevalier arbore les symboles de son Ordre sur son bouclier ou son armure, ainsi que d’autres icônes revêtant une signification importante, ces héraldiques et ces icônes funestes remontant à la fondation des confréries. Les Ordres de Chevalerie les plus célèbres ont été fondés il y a des siècles et leur commanderie abritent pléthore de trophées de batailles et d'antiques bannières qui furent brandies alors que l’Empire était jeune et que Sigmar foulait encore ses terres.


Histoire

Comme pour la plupart des thèmes académiques dans l’Empire, les origines et l’histoire des Chevaliers sont des sujets âprement contestés. Ce qui suit est un extrait de Les Invincibles Armées de l’Empire, de Bertram Lehrer, un expert auto-proclamé dans ce domaine.

J’affirme que l’histoire des Chevaliers remonte aux douze tribus qui s’installèrent sur ces terres quelque trois millénaires plus tôt. L’historien Sapherien Allurian nous fait savoir, dans son Études sur les Guerres Elfiques, que les Elfes ont, depuis des millénaires, une tradition d’unités de cavalerie de choc. Il postule que, comme les Elfes vivaient dans le Vieux Monde quand les humains ont commencé à s’y installer, ces peuplades ont pu en avoir copié l’idée, ou bien le concept a été préservé au cours des siècles via la tradition orale ou la mémoire collective. Si cela est vrai, cette théorie suggère que les Ordres de Chevalerie de notre glorieux Empire seraient une filiation de la fameuse cavalerie Elfiques, tels les illustres Heaumes d’Argent.
Il est certain qu’au temps de Sigmar, les membres de la noblesse combattaient sur des chevaux ; il est même possible que Sigmar lui-même ait mené de telles unités de cavalerie. Même s’ils n’étaient pas vraiment les Chevalier tels qu’on les connaît aujourd’hui, ces cavaliers devaient être lourdement protégés selon les standards de l’époque, et armés des précurseurs primitifs des lances de cavalerie. Le haut statut d'un noble de sang reste un emblème important pour la chevalerie jusqu’à ce jour : être un noble depuis des générations sera toujours un élément indispensable pour être membre d'un Ordre de Chevaliers. Mais l’histoire de la Chevalerie n’a pas toujours été emprunte de noblesse. Quand les effets de la Peste Noire commencèrent à déstabiliser le pays au début du 12ème siècle, certains Chevaliers ont commis des actes sordides en ravageant des villages, ce qui ne peut être considéré comme n’étant rien d’autre que du pillage. Que l’Empereur Boris l’Avide ait approuvé ou non de telles activités n’est pas connu, mais il n’a certes rien fait pour les arrêter, et il était si aisément corruptible qu’il est inconcevable d’imaginer qu’il ait pu refuser des pots-de-vin afin de fermer les yeux.
Ces actes indignes ne parvinrent qu’à rendre la relation entre les Chevaliers et la paysannerie encore plus incommode : d’un côté, les paysans voient les Chevaliers comme les sauveurs de l’Empire, mais de l’autre, ils doivent endurer les déprédations de ce mêmes Chevaliers lors des guerres privées entre Nobles querelleurs. Quoi qu’il en soit, les Ordres de Chevaleries fournissent aux armées de l’Empereur des troupes de choc aux charges dévastatrices, et les récits de glorieux hauts-faits où les Chevalier furent acclamés en héros ne manquent pas. Par exemple, ils étaient aux premières loges lors de la libération de l’Estalie, alors sous l’occupation des forces du Sultan Jaffar en 1450, mais leurs plus grandes victoires furent celles gagnées pendant la Grande Guerre Contre le Chaos, quelque 800 ans plus tard.
Les Chevaliers sont le joyau de la couronne des armées de l’Empire. Malgré la prolifération d’armes à poudre noire, comme les arquebuses et les canons, peu de manœuvres sont aussi décisives que la charge bien minutée d’un régiment de Chevaliers sur un champ de bataille. Ils sont véritablement notre bastion contre nos ennemis et les plus grands combattants de l’Empire.

Les propos de Bertram Lehrer ne font naturellement pas l’unanimité. Ses détracteurs sont nombreux, comme on peut le voir par exemple dans cet extrait des textes du bien nommé Harald Gunn, publiés au Journal des Technologies Militaires de Nuln.

Les théories du Sieur Leher doivent plus à une inconvenante fixation sur tout ce qui pourrai être lié aux Elfes qu’à un quelconque bagage scientifique véritable. Que cet Allurian, qui - selon ses propres écrits - n’a jamais quitté Ulthuan, puisse être présenté comme possédant une connaissance supérieure à nos propres historiens sur le sujet de l’histoire de l’humanité est parfaitement ridicule. Il est un fait avéré que les anciennes tribus utilisaient les chevaux comme moyens de transport, et non pas comme des montures de guerre. La Reine Freya des Asoborn conduisit, comme chacun le sait, son fameux char lors de la bataille du Col du Feu Noir, et ceci est la référence la plus proche que nous puissions trouver aux troupes de Chevaliers tant désirées par Leher. Cela peut sembler très patriotique de qualifier Sigmar de premier Chevalier, mais rien ne saurai être plus faux.
Les Chevaliers tels que nous les connaissons n’auraient pas pu exister avant que les technologies liées à la chevalerie ne voient le jour : une tendance vu et revu par les universitaires et les ingénieurs de l’Empire. La création des armures de plates complètes forgées par les Nains et l’élevage de destriers suffisamment fort pour supporter le poids d'un homme équipé d’une telle armure nous a donné les régiments de Chevaliers que nous voyons aujourd’hui.
Et l’Histoire les verra disparaître tout aussi sûrement. Bien que l’influence de leurs victoires dans les chroniques de l’Empire ne peut être nié, ce serai une erreur de croire que la chevalerie possède quelques valeurs surnaturelles qui la protégerai de la marche du progrès : un fait que Leher est bien trop prompt à occulter. Aucune armure, Naine ou non, ne peut stopper un boulet de canon, et quand on considère les avancées spectaculaires des techniques relatives à nos armes à poudre noire au cours des derniers siècles, on ne peut pas ne pas imaginer un temps où tous les soldats seront équipés d’arquebuses et soutenu par de l’artillerie. Les Tanks à Vapeur et les Pistolkorps, voilà les Chevaliers du futur !

Les Ordres de Chevalerie

Être un Chevalier dans l’Empire c’est être un membre d’un des Ordres de Chevalerie. Les Ordres sont diversifiés, chacun ayant sa propre histoire, ses traditions et ses armoiries. Certains, comme les Chevaliers du Loup Blanc, ont même leur propre style de combat distinctif. D’autre, comme les Chevaliers Panthères, ont été fondée dans des contrées lointaines et exotiques. Sans exceptions par contre, les Ordres de Chevalerie sont de puissants groupes de combattants et leur apparition sur un champ de bataille peut faire pencher la balance en faveur de l’Empire.

Chacun des Ordres de Chevalerie est une organisation autonome qui ne répond qu’à son Grand Maître, un Chevalier choisi par ses pairs du Cercle Intérieur de l’Ordre pour devenir leur dirigeant. Les familles nobles et les différents cultes de l’Empire supportent les Ordres de Chevalerie avec de nombreuses contributions et autres donations, tout ça bien sûr dans l’espoir d’apparaître comme de bons et loyaux sujets de l’Empereur et demander aux Ordres de l’aide ou de la protection. Malgré ces "cadeaux", les Ordres ne sont pas aux services de leurs mécènes : un grand seigneur peut apporter une contribution de grande taille avec lui lorsqu’il vient supplier le Grand maître pour son aide, mais les Chevaliers ne sont pas des Mercenaires qui peuvent être acheté. On a déjà vu un Grand Maître conserver l’argent, mais refuser de partir en guerre.

Saintes Armoiries

Chevalier dont l'armure et le caparaçon arborent l’héraldique de la Reiksguard.
Au combat, une armée de Chevaliers et de Croisés offre un spectacle haut en couleurs, chacun affichant fièrement son tabard, son armure et sa barde arborant les armes de son ordre. Ces armoiries servaient jadis aux officiers à différencier les différentes unités placées sous leurs ordres. Nombre des couleurs aujourd’hui portées au champ de bataille furent officialisées lors des croisades contre l'Arabie, lorsqu’un même officier avait parfois sous ses ordres des hommes issus d’une dizaine d’ordres. Au fil des victoires des chevaliers, les couleurs et symboles de ceux-ci devinrent des sources de fierté et de prestige, incarnant tout ce que représentait leur ordre.

Les symboles revêtaient souvent une grande importance ; ils permettaient de se souvenir d’exploits ou de victoires (comme les félins des Chevaliers Panthères, prouvant ainsi leur courage et leur endurance), mais représentaient aussi leur foi et leurs croyances (comme le loup des Loups Blancs, symbolisant leur loyauté envers Ulric). Certains symboles ne sont pas de simples motifs héraldiques abstraits, mais ont aussi un avantage purement pratique, comme dans le cas du Bouclier Poli des Myrmidéens.

Un aventurier appartenant à un ordre est censé porter les couleurs et les armoiries de ses camarades quand il est en mission, afin d’être aussitôt identifié par tous ceux qui ont les connaissances adéquates.

Organisation

Tandis qu’il existe certaines variations, tous les Ordres de Chevaleries sont généralement organisés de la même façon. Chaque Ordre est dirigé par un Grand Maître, qui se tourne vers les Chevaliers du Cercle Intérieur pour leur demander conseils et suggestions. Quelques Chevaliers sont nommés Précepteurs et leur sont confié les commandes d’une unité ou d’un chapitre de Chevaliers. Sous les Chevaliers même sont les palefreniers, forgerons, valets et autres membres du personnel qui sont nécessaire pour permettre un homme dédié au combat d’être prêt à se battre à tout moment. Des érudits auraient postulé que chaque Chevaliers nécessite une douzaines de citoyens de l’Empire pour le soutenir.

Recrues

Les Ordres de Chevaleries recrutent généralement d’un seul groupe d’aspirant : le Pistolkorp. Ceux qui se surpassent parmi les rangs des Pistoliers attirent généralement l’attention des Ordres de la Chevalerie. C’est à ce moment que la famille de l’aspirant est tenue de faire des donations de bonne taille et de façon répété à un Ordre en échange de quoi, leur fils aura peut-être une chance de prouver sa valeur dans une série de tests et d’épreuves qui varient en difficulté selon l’Ordre mais qui seront toujours très exigeantes. Le Reiksguard, par exemple, organise un énorme tournoi dans lequel les aspirants doivent démontrer leur compétence à cheval avec une lance avant de mériter leur titre de Chevalier. Il existe une rumeur comme quoi les Chevaliers du Loup Blanc enverraient leur aspirants seuls dans les bois, en plein hiver, avec comme ordre de ne pas revenir tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas chassé et tué un loup blanc à mains nues. Ces épreuves peuvent souvent durer des années et sont souvent fatale.

Plusieurs aspirants échouent à leur épreuves, ne possédant ni la volonté ni l’endurance nécessaire pour rejoindre les rangs de l’Ordre (malgré tout, l’Ordre va conserver toute contributions monétaire effectué par la famille). Dans l’éventualité où l’aspirant démontre qu’il a les compétences et la discipline requise, il deviendra Écuyer et serra intronisé dans l’Ordre.

À partir de ce moment, il assistera un tuteur Chevalier, à la ville comme au champ de bataille. Bien que les Écuyers ne soient parfois rien de plus que des domestiques, servant à manger et à boire à leur seigneur ou s’occupant de l’armure et du cheval de celui-ci, ce travail éreintant est censé les endurcir et les préparer à la chevalerie. En retour, leurs seigneurs doivent leur apprendre à se battre, mais certains semblent faire montre de laxisme en la matière. Pour les enfants chéris des nobles, cette période peut durer pendant quelques mois au pire, mais les moins fortunés s’y embourbent pendant des années avant de pouvoir faire leurs preuves.

Chevaliers

La plupart des membres d’un Ordre auront le rang de Chevalier (ceux issus d’Ordres Religieux soient connus sous le nom de Templiers). Leurs tâches varient selon l’Ordre ou les circonstances : de nombreux Chevaliers ont par exemple juré de protéger les classes populaires, d'autres - comme les Chevaliers Griffons - auront le devoir de protéger et garder les temples, mais il est attendu de tout Chevalier qu’il soit prêt à chevaucher vers une bataille à tout moment et dans les plus brefs délais. De la sorte, ils passent la majorité de leur temps à s'entraîner et à perfectionner leur compétence à l’épée, la lance et autre armes communément utilisé par leur Ordre. Quelques Chevaliers peuvent être assignés d’autre tâche détaché de leur salle capitulaire, envoyé comme messager vers d’autres propriétés de l’Ordre ou relégué à s’assurer des intérêts de celui-ci à la cour ou dans une campagne. Il est attendu des Chevaliers détaché de leur Ordre qu’il se comporte en concordance avec l’honneur militaire de leur Ordre tandis qu’ils sont en campagne. Parfois, des citoyens, des bourgmestres ou des seigneurs mineurs vont quémander de tel Chevalier pour de l’aide. Dans un certain sens, un Chevalier détaché de son Ordre est souvent indiscernable de quelqu’un qui vit une vie d’aventurier.

Le Cercle Intérieur

Les Chevaliers vétérans, parmi les plus puissant combattant de l’Empire, forment le Cercle Intérieur de l’Ordre. Ce sont des héros qui personnifient les valeurs de leur institution et ont accompli des faits d'armes élogieux en terrassant leurs ennemis sur d'innombrables champs de batailles. Lorsque ces derniers s’en vont en guerre, leur valeur prend toute sa mesure, en effet ils n'affrontent que les ennemis les plus dangereux. L’entrée dans le Cercle Intérieur est perçue comme un but auquel la plupart des membres de l’ordre aspirent, une fois qu’ils se sont révélé des guerriers courageux et des défenseurs de l’honneur et des valeurs de l’ordre. Beaucoup d’ordres peuvent exiger la réalisation d’un exploit ou d’une quête particulière afin d’entrer dans leur Cercle Intérieur. Ces prouesses sont habituellement adaptées au caractère de l’Ordre lui-même. Par exemple, on peut s’attendre à ce qu’un Chevalier de la Rose Noire détruise une puissante créature mort-vivante, alors qu’un Chevalier du Soleil Flamboyant pourrait devoir se montrer capable de commander sur le champ de bataille.

Le Cercle Intérieur est donc composé des meilleurs combattants de l’Ordre, ainsi que ceux que les Grands Maîtres reconnaissent comme étant dignes de confiance et de bon caractère. Les Chevaliers du Cercle Intérieur se battent parfois côte à côte sur le champ de bataille et fournissent les meilleures unités de combat qu’un général de l’Empire peut espérer mettre en jeu. Les Chevaliers du Cercle Intérieur sont au courant de tous les secrets inconnus de ceux qui en sont en dehors. En tant que tel, il y a souvent une nature distante avec ces hommes.

Précepteurs

Le Grand Maître est bien sûr trop occupé pour surveiller les tâches, la formation et la discipline de son Ordre de Chevalier, et il s’appuie donc sur ses Précepteurs pour s’occuper des affaires quotidiennes du commandement des hommes. Les Précepteurs peuvent être au commandement d’une maison de chapitre, ou d’une petite unité de Chevaliers assignés pour soutenir une armée impériale dans une ville particulière, une caserne ou une campagne. Quelle que soit la nature de ses responsabilités, un Précepteur est également censé diriger ses hommes dans la bataille quand l’occasion l’exige, et les Précepteurs vétérans qui ont été marqués par des décennies de guerre sont des adversaires formidables.

Les Précepteurs sont choisis dans les rangs de l’Ordre, qu’ils soient membre ou non du Cercle Intérieur. Ils sont toujours des Chevaliers chevronnés qui ont montré un talent pour le commandement, les stratégies militaires et sont généralement bien respectés par leurs pairs et les Chevaliers.

Grands Maîtres

Plus puissant encore que les Chevaliers du Cercle Intérieur, le Grand Maître est celui qui dirige l’Ordre. À la fois combattant hors pair et chef charismatique, c’est un vétéran de centaines de batailles possédant une expérience inégalable de l’art du combat et dont le parcours est jonché des cadavres des adversaires terrifiants qu’il a occis. Un Comte Électeur peut faire appel à un Ordre de Chevalier pour qu'il se joigne à ses forces, mais en définitive, la décision de combattre ou non reste celle du Grand Maître. Cela fait de ce dernier un puissant allié, mais également un individu très influent, et tout le monde prend grand soin de ne point l’offenser. Lorsqu’un Comte Électeur demande son aide à un Ordre de Chevalerie, il n’est pas rare que son Grand Maître impose comme condition au soutien de son Ordre que le commandement de l’armée entière lui soit transmis. Les troupes régulières qui suivent un Grand Maître à la guerre sont souvent rassurées par le fait qu’ils sont sous le commandement d’un homme qui a vu nombre de conflits, en plus d’être un combattant de renom lui-même. Le fait que lorsqu’un Grand Maître marche à la guerre, il le fait en compagnie d’un grand nombre de Chevaliers solidement blindés n’y est sans doute pas pour rien non plus. En vérité, les Comtes-Électeurs acceptent la plupart du temps avec joie, car il est bien connu que les Grand Maître sont d’extraordinaires meneurs d'hommes, mais ce n'est pas toujours le cas. Parfois l’ego, l’ambition ou la folie font qu’un Ordre de Chevalerie refuse d'apporter son aide, comme ce fut le cas lors de ce qu'on appela par la suite « la Folie d’Hertwig ».

À la Bataille de la Route Noire, Wolfram Hertwig, Comte-Électeur de l'Ostermark, refusa catégoriquement que le Grand Maître des Chevaliers de la Lumière Éternelle prenne le commendement de son armée. En conséquence, le Grand Maître Kessler et ses Chevaliers firent demi-tour et regagnèrent leur commanderie principale, laissant Hertwig et son armée affronter seuls une invasion de Peaux-Vertes. Bien que la Waaagh! fut finalement vaincue, l’armée du Comte subit des pertes prodigieuses, si bien que durant plusieur années, l’Ostermark dût dépendre du Talabecland pour sa survie. La Folie d’Hertwig est aujourd'hui encore une histoire dont la morale s'impose à tous les arrogants qui sont prêt à laisser leur fierté les aveugler. Avoir à ses côtés les meilleurs combattants de l’Empire est une chose qui n’a pas de prix !

L'Entraînement des Chevaliers

Certains individus grossiers prétendent que le danger que les Chevaliers affrontent pendant la bataille est un petit prix à payer pour une vie de privilèges et de luxes. C’est injuste et faux. Les Chevaliers subissent des entraînements rigoureux pour exercer leurs fonctions. Malgré leur association avec la Noblesse, les Chevaliers mènent une vie dure et austère, consacrée à devenir des guerriers accompli. Pour devenir un Chevalier efficace, un aspirant doit devenir un cavalier expert, apprendre à porter et à entretenir une armure lourde de plaque forgé par des maîtres Nains, et être en mesure de frapper un adversaire avec une lance de cavalerie au galop. Pour affiner leurs compétences de combat, les Chevaliers s’entraînent aux combats simulés les uns avec les autres en utilisant des armes contondantes. Pour être précis avec une lance, ils s’entraînent sans relâche à se frapper les uns des autres à dos de cheval, à pleine vitesse.

Ces entraînements sont des spectacles dramatiques en eux-mêmes, et dans les rares occasions où les citoyens de l’Empire sont autorisés à voir ces affaires normalement privé, ils attirent l’attention de beaucoup de gens dans les environs. Les spectacles publics ou les tournois coïncident généralement avec les célébrations tenues pour marquer Mitterfruhl, (l’Équinoxe de Printemps) et le premier jour d’été (18ème Sigmarzeit). Ils sont habituellement tenus dans les cours austères et militaires de la maison de chapitre de l’Ordre.

Les Chevaliers Impériaux et Bretonniens

S’il existe une autre nation avec une tradition de chevalerie aussi sophistiquée et avancée que celle de l’Empire, il s’agit bien sûr de la Bretonnie. Dans les deux cas, les Chevaliers montent de superbes chevaux, portent des armures de plates complètes et combattent du haut de leur monture, habituellement - mais pas toujours - avec une lance de cavalerie. C’est bien là, par contre, que toute similitude s’arrête. En Bretonnie, les Chevaliers sont tenu de se comporter en conformité avec le Code de la Chevalerie. Les Chevaliers Bretonniens croient que la vertu et la pureté les protègent de toutes attaques et les rapprochent de leur divine patronne, la Dame du Lac. Certain Chevaliers entreprennent la quête du Graal, ils jurent ainsi de le chercher pour l’éternité, jusqu'à ce qu’ils deviennent si pur que la Dame elle-même se présente à eux et qu’ils puissent ainsi boire à son Graal.

Pour les Chevaliers de l’Empire, les apparats et la poursuite du code de conduite des Bretonniens sont au mieux ridicules et extravagantes, ou de dangereuses distractions au pire. Les Chevaliers Impériaux ont leurs propres standards de vertu et de pureté. Tout ce qui est nécessaire pour être un bon et vertueux Chevaliers de l’Empire, c’est de détester ses ennemis, s’entraîner vigoureusement et se battre vaillamment pour les détruire.


Les Ordres

Les Ordres de la Chevalerie peuvent varier considérablement en taille, puissance, croyance et tradition. Certains ordres peuvent être aussi petits que dix hommes, consacrés à la défense d’une ville ou d’une tour unique et être désespérément pauvres. D’autres peuvent être innombrables, avec des maisons de chapitre dans chaque ville importante de l’Empire et tenant de vastes étendues de terre et des revenus associés. Certains se consacrent à un Dieu particulier, d’autres à une vertu abstraite ou une région, ou d’autres seulement à la prouesse martiale (ou, comme le non charitable pourrait dire : "eux-mêmes"). Le nombre d’Ordres dans l’Empire est inconnu, et il serait impossible de les décrire tous. Certains des plus importants et notables, cependant, sont décrits ici.

L'Ordre des Chevaliers du Soleil

Bannière de l'Ordre du Soleil Flamboyant

Chapitre principal : Carroburg, Middenland

Grand maître : Siegfried Trappenfeld

Couleurs : noir et or, avec un motif en forme de soleil doré

S'ils constituent le plus célèbre des ordres chevaleresques de Myrmidia, les Chevaliers du Soleil n'ont pas toujours été les plus pieux. Jadis, il s'agissait d'un ordre séculier de l'Empire qui ne prêtait allégeance à aucun Dieu précis, mais durant la période qui précéda les croisades contre l'Arabie, il connut une conversion miraculeuse entrée depuis dans la légende. Soixante des Chevaliers étaient stationnés en Estalie lors de l'attaque du sultan. Ils étaient acculés par ses forces, sans possibilité de recevoir de l'aide, lorsqu'une soudaine secousse sismique provoqua la chute d'une gigantesque statue de Myrmidia sur leurs ennemis, cc qui leur permit de renverser le cours de la bataille et de conduire plusieurs centaines d'Estaliens en lieu sûr. Ils se convertirent alors au culte de Myrmidia et entreprirent la croisade contre l'Arabie au nom de la déesse de la Stratégie et de la Guerre, accumulant ainsi énormément de gloire, pour eux mais également pour le compte de leur culte. Bien que certains ne leur accordent que peu de crédit en raison de leur adoration d’une divinité étrangère, les Chevaliers du Soleil n’en restent pas moins des défenseurs inflexibles de l’Empire depuis des siècles, et sont des alliés appréciés à leur juste valeur par les Comtes Électeurs.

L'Ordre

Les Chevaliers du Soleil Flamboyant
Les Chevaliers du Soleil ne constituent pas le plus vaste des ordres myrmidéens, loin de là. L'Ordre de la Lance de Vertu, plus ancien, et bien d'autres sont beaucoup plus importants. En revanche, ils sont les plus connus et les plus respectés, mais également les plus riches de tout l'Empire.

L'ordre est basé au beau milieu de l'Empire, mais il gagne soutien et influence dans le sud. où il détient un grand pouvoir politique. Ces dernières années, le culte de Myrmidia a étendu son influence parmi les guerriers, si bien que la déesse a remplacé Ulric dans les prières de nombreux soldats. L'ordre a ainsi profité de la progression du culte.

Les principaux devoirs de l'ordre consistent à entretenir et à protéger les grandes routes de pèlerinage qui séparent l'Empire et les sites saints de Magritta. Ce travail est des plus lucratifs car de nombreux soi-disant pèlerins de la haute société sont prêts à payer cher pour que leurs Dieux les tiennent à l'abri durant leur périple, les Myrmidéens étant dans ce cas de figure la manifestation terrestre de la protection qui leur est accordée.

Les Chevaliers

Les Chevaliers du Soleil portent une armure de plaques richement décorée d'or et de noir. Le symbole de l'ordre, un soleil doré irradiant seize rayons, apparaît bien en évidence, sur la poitrine ou le casque. Les armures les plus complexes s'accompagnent d'un casque en forme de soleil stylisé surmonté d'une couronne hérissée de seize pointes. Chaque Chevalier manie l'épée, la lance d'arçon et la lance, sans oublier un bouclier parfaitement poli qui réfléchit la lumière du soleil et lui permet d'éblouir ses ennemis.

Les Chevaliers du Soleil passent le plus clair de leur temps loin de leurs chapitres et de leurs temples car ils entreprennent souvent des croisades et autres quêtes pour le compte de leur ordre. Ils voyagent en petits groupes, parfois seuls, et soutiennent les expéditions militaires qui ont besoin d'eux, qu'il s'agisse de galvaniser des unités de soldats cernées au beau milieu d'un champ de bataille, de prendre la tête de compagnies privées de leurs Officiers, de prodiguer leurs conseils aux généraux et nobles, ou encore d'entrainer une milice locale. Chaque Chevalier doit passer les premières années qui suivent son initiation à exécuter ce type de mission. Ce n'est qu'ensuite qu'il s'en retourne à son chapitre pour devenir un membre à part entière de l'ordre.

  • Bouclier Poli : Les templiers de Myrmidia partent en guerre armés d’un grand bouclier poli en bronze, utilisé pour renvoyer la lumière du soleil et donner l’impression qu’une horde embrasée arrive au combat, surtout dans les zones où la lumière du soleil est très vive, ou son reflet éblouit alors les assaillants.
Bannière de l'Ordre de l'Ours Noir

L'Ordre de l'Ours Noir

Cet ordre rassemble sans nul doute les Chevaliers parmi les plus tapageurs et les plus indisciplinés de tout l’Empire. Les Chevaliers de l’Ours Noir possèdent une forteresse aux frontières de l’Averland, ainsi qu’une commanderie en Averheim même. La proximité des terres hantées de Sylvanie et des Montagnes du Bord du Monde infestées de Peaux-Vertes donne l’occasion aux Chevaliers de prouver sans cesse leurs talents guerriers.

Lors des rares fois où ils n’ont personne à affronter, ils organisent joutes et tournois afin de dépenser leur intarissable énergie (la pratique de la course au Halfling leur a cependant été interdite par décret depuis 2402). Ces lices mettent à l’épreuve tous les talents chevaleresques que se doit de posséder selon eux un guerrier, ceci incluant escrime, équitation et beuveries. L’origine du nom de l’ordre est source de débats. La version officielle, appuyée par les Chevaliers eux-mêmes, parle d’un Chevalier sans le sou mais d’une grande noblesse, qui sauva un jour une jeune pucelle en affrontant un ours à mains nues. Afin de le remercier la jeune fille, qui s’avéra être une riche héritière, lui fit une généreuse donation que le Chevalier mit à profit afin de fonder l’ordre et lui donner une demeure en Averheim. D’autres prétendent que cet argent fut donné par la jeune femme en échange de la sauvegarde de sa virginité lorsqu’elle vit le Chevalier s’approcher, aussi hirsute que l’ours qu’il venait de vaincre. Toujours est-il qu’en mémoire de cet acte de courage, les tournois organisés par les Chevaliers de l’Ours Noir débutent par un combat à mains nues entre leur Grand Maître et un ours, ceci expliquant d’ailleurs les changements fréquents de personnes dans la hiérarchie de l’ordre. Une fois encore, des esprits chagrins s’amusent à propager d’odieuses rumeurs sur les origines du nom de l’ordre, appuyant sur le fait que la Taverne de l’Ours Noir en Averheim est un lieu de dilettantisme très prisé de ses Chevaliers.

Les Chevaliers Griffons

Bannière de l'Ordre des Chevaliers Griffons

Dieu tutélaire : Sigmar

Chapitre Principal : Altdorf

Grand Maître : Tomas Bacham

Couleurs : vert foncé et or

Ordres Affiliés : Chevaliers Panthères

Les Chevaliers Griffon sont sans hésitation l’ordre le plus militarisé et le plus discipliné de l’Empire, les manœuvres faisant partie de leur entraînement journalier. Un vétéran de cet ordre est un exemple de discipline et de talents martiaux sur le champ de bataille, capable d’attaquer, de contre-attaquer et de battre en retraite avec efficacité selon les aléas du combat. Ils sont chargés de protéger le grand temple de Sigmar, ainsi que les doyens du culte lors de leurs déplacements.

L’Ordre

Magnus le Pieux fonda les chevaliers du Griffon en 2305 dans le cadre de la reconstruction de l’Empire, après la Grande Guerre contre le Chaos. Ils forment un ordre relativement récent en comparaison des nombreuses autres institutions chevaleresques de l’Empire. Constitués des cent chevaliers Panthères les plus pieux, il s’agit de templiers consacrés à Sigmar et à la protection de son culte. Leur rôle principal est de veiller sur le grand temple de Sigmar de la capitale ; anciennement Nuln, mais situé à Altdorf depuis 2429.

L’ordre entretient de bonnes relations avec le culte de Sigmar, mais celles qui le lient à la Reiksguard sont beaucoup plus tendues, parce qu’elle estime qu’il empiète sur sa juridiction d’Altdorf et son rôle de gardienne de l’Empereur. Les relations ne sont pas meilleures avec les chevaliers du Cœur Flamboyant, la garde personnelle du Grand Théogoniste, qui se livrent avec les chevaliers du Griffon à une lutte d’influence au sein même du grand temple.

Les Chevaliers

Les chevaliers du Griffon s’entraînent dans la caserne attenante au grand temple. On dit qu’ils sont les plus déterminés de tous les templiers. Ils sont fiers de leur héritage et de l’honneur qui leur a été fait, au point de friser bien souvent l’arrogance. Leurs détracteurs estiment qu’il s’agit là de l’une de leurs faiblesses ; les chevaliers y voient au contraire une force.

Les chevaliers du Griffon revêtent toujours leurs plus beaux atours quand ils paradent ou combattent, portant bien souvent une armure de plaques laquée de vert foncé et d’or. Au combat, ils manient le marteau et l’épée, sans oublier la lance d’arçon à laquelle flotte au vent leur bannière. Jadis, le rite de passage du grand maître consistait à capturer et à dépecer un griffon dont il portait ensuite la peau, mais ces créatures sont aujourd’hui très prisées dans les ménageries impériales, si bien que ce rite est tombé en désuétude.

Les chevaliers du Griffon passent le plus clair de leurs journées à patrouiller dans le grand temple de Sigmar, protégeant les chapelles saintes et reliques, sans oublier les prêtres et autres membres du culte. La seule zone sur laquelle leur juridiction ne s’étend pas est constituée des appartements privés du Grand Théogoniste, protégés par les chevaliers du Cœur Flamboyant. Quand un prêtre du grand temple doit effectuer un déplacement, il peut demander à être accompagné par un Griffon ; un lecteur ou archilecteur peut quant à lui exiger la présence d’une unité complète de gardes du corps.

Les Chevaliers Panthères

Bannière des Chevaliers Panthères

Fondé au milieu du XVIe siècle, l’Ordre des Chevaliers Panthères a servi de troupe d'élite dans le Middenland. Étant donné son rang il comptait parmi les ordres de chevalerie les plus respectés de tout l'Empire, du moins jusqu'à ce jour. Dès le départ, les Chevaliers Panthères formaient une force efficace, envoyée pour combattre lors des Croisades contre l'Arabie aux XVIe et XVIIe siècles, et pour aider à déloger les troupes du sultan qui occupaient l'Estalie. À plusieurs reprises, ils prouvèrent leur valeur, ayant à leur actif plus de victoires que de défaites. Quand ils furent appelés dans le Vieux Monde, ils ramenèrent avec eux un animal fantastique qu'ils utilisent aujourd'hui encore comme mascotte : la panthère.

Une fois les croisades terminées, les Chevaliers Panthères s'installèrent au Middenland, servant d'escorte personnelle au Graf. En tant que sigmarites. Ils furent immédiatement confrontés à une compétition forcenée de la part des Chevaliers du Loup Blanc, Ulricains convaincus et stricts, ainsi que des Midden Marschalls aux ordres du Graf. En tant qu'organisation, ils sont régulièrement entrés en conflit avec d'autres factions militaires. Pour réduire les tensions, le Graf replaça leur base d'opérations à Carroburg, mais il conserva le chapitre de l’Ordre à Middenheim pour servir directement à la défense de la cité.

Au fil des siècles, les Chevaliers Panthères ont maintes fois prouvé qu'ils étaient de nobles guerriers voués à la préservation de l'Empire et de ses idéaux. Naturellement, un tel pouvoir s'accompagne d'une richesse et d'un prestige considérables, des aspects que les Chevaliers Panthères trouvaient tout à fait à leur goût. Quand les affaires politiques prirent une importance primordiale dans cet ordre, la corruption s'ensuivit, ce qui le rendit vulnérable aux infiltrations de cultistes du Chaos. Quand leur corruption fut découverte par un groupe de Répurgateurs, la honte et la suspicion s'abattirent sur les Chevaliers Panthères, et ils y sont encore confrontés aujourd'hui.

Un Chevalier Panthère
Les Chevaliers sont tombés dans une telle disgrâce à cause du récent scandale qu'ils surcompensent en se transformant en traqueurs fanatiques de Mutants et d'hommes-bêtes. Ils ont un côté extrémiste, désireux à faire régner la pureté raciale au sein de l'Empire, et massacrant tous ceux qu'ils soupçonnent de corruption.

Boris Todbringer a fini par se fier aux Chevaliers Panthères pour qu'ils l'aident dans sa vendetta permanente contre le Seigneur des Bêtes Khazrak le Borgne, mais bien que des détachements de Chevaliers combattent au sein et autour de la Drakwald, il n'est pas rare que les Chevaliers Panthères se mettent au service d'un ou plusieurs Répurgateurs pour traquer et capturer un Mutant particulièrement insaisissable. En fait, les Répurgateurs utilisèrent les Chevaliers Panthères lors d'un assaut mal préparé contre Luthor Huss, qu'ils croyaient être un Mutant et un hérétique à l'époque.

Les Chevaliers Panthères se distinguent des autres Chevaliers par la représentation d'une tête d'homme-bête qui surmonte leur casque et leurs grands cimiers. Il s'agit là d'un changement par rapport au grand félin tacheté qu'ils portaient autrefois, ce qui n'empêche pas certains de conserver ce motif précis sur leur tapis de selle.

Pour être accepté au sein de l’Ordre, un écuyer doit traquer et tuer à lui seul un grand félin des forêts, dont il placera la peau sous sa selle quand il sera adoubé. Par la suite, le Chevalier Panthère répartit son emploi du temps entre son service envers le Graf et les quêtes privées destinées à anéantir les sbires du Chaos où qu'ils soient.

A Talabheim, la présence de cet ordre ne date pas d’hier, même si sa loyauté va avant tout à Middenheim, qui le finance largement. On dit que l’annexe de l’Ordre à l’Œil de la Forêt est la deuxième en importance de tout l’Empire. Ces Chevaliers sont considérés avec grande suspicion et beaucoup estiment que leur présence ne sert qu’à permettre à Middenheim d’étendre son influence où elle n’est pas la bienvenue. La Tempête du Chaos a mobilisé la plupart de ces hommes pour venir défendre Middenheim, soulageant du même coup provisoirement ces craintes. Mais maintenant que la Tempête est endiguée, les survivants reviennent progressivement à Talabheim. Le Graf envisage d’envoyer d’autres Chevaliers pour renforcer les rangs de l’Ordre à Talabheim et mieux surveiller les faits et gestes de la cité.

Les Chasseurs de Sigmar

Les Chasseurs de Sigmar sont un ordre plutôt récent dont l’objectif est de traquer et détruire les poches de résistance chaotique dans la Drakwald.

Il fut fondé par Jerik Wildorn après la Tempête du Chaos, en réponse à la présence accrue d’Hommes-Bêtes et d’autres abominations dans les bois profonds du nord de l’Empire. Jerik est un pisteur et un forestier hors pair qui a enseigné son savoir aux autres Chevaliers-chasseurs. Ils escortent souvent les marchands qui voyagent en ces terres de danger, mais ils passent le plus clair de leur temps à éradiquer le mal qui se tapit au fond des bois. Leur stratégie consiste à frapper fort avant que des bandes ne se rassemblent et ne forment une véritable armée. Leurs attaques préventives ont en tout cas sauvé du pillage un certain nombre de villages isolés.

Les Chevaliers-chasseurs passent de longues périodes dans des lieux sauvages, ils doivent donc pourvoir à leur pitance et transporter tout l’équipement dont ils ont besoin. Ils ne savent en effet jamais à l’avance si la traque sera longue ou ardue. Sales et malodorants, les Chasseurs de Sigmar ne sont pas les Chevaliers les plus glamour et en groupe, on les confond souvent avec des Chevaliers Mercenaires. Pourtant, leur combat incessant contre les séides du Chaos est indispensable et il n’est pas rare que la population locale leur offre le gîte et le couvert en remerciement de leur peine.

Le Grand Ordre de la Reiksguard

Bannière du Grand Ordre de la Reikguard
« Chevalier de la Reiksguard, l'Empereur vous appelle ! La mort ou la gloire nous attend, mais si nous trépassons, ce sera en guerrier, l'épée à la main, et il n'existe pas de mort plus noble que celle-là ! »
- Kurt Helborg, le Reiksmarshall

Les armées de l'Empire sont composées de différentes forces issues de plusieurs contingents provinciaux. Cependant l'épine dorsale de la Garde Impériale de l'Empereur, aussi bien au palais que sur le champ de bataille, est la Reiksguard. Fondée durant le règne du Wilhelm, premier Empereur de la lignée des princes d’Altdorf, la Reiksguard recrute parmi les fils de la haute noblesse. Contrairement aux autres ordres, la Reiksguard combat aussi bien à pied qu’à cheval. Dans tous les cas, son équipement est d’une excellente facture. Ses membres sont protégés par des armures de plates complètes polies et brillantes, et arborent des panaches aux couleurs de l’Empereur Karl Franz.

Cette Ordre de Chevalerie recrute dans tout l'Empire des Chevaliers issus de riches ou puissantes familles nobles. C'est un honneur considérable pour une famille d'avoir son fils aîné au service de la Reiksguard. En tant que meilleure troupe d'élite à la disposition de l'Empereur, ils accompagnent ce dernier en temps de guerre comme en temps de paix, formant sa garde du corps personnelle sur le champ de bataille et durant ses devoirs protocolaires. Le corps d'infanterie de la Reiksguard est formé de plusieurs Régiments de Reiksguard. Ce sont les propres troupes de l'Empereur et la chose qui ressemble le plus à une armée d'état. Par tradition, le Grand Maître de la Reiksguard porte également le titre de Reiksmarshall, ce qui fait qu’il ne répond qu’à l’empereur en personne en matière de guerre. L'Ordre est basé près du palais de l'Empereur et les Chevaliers peuvent être vus défilant dans les rues, escortant l'Empereur dans les déplacements officiels, et patrouillant sur les murs de la citée.

Contrairement à ce que peuvent dire certains, les Chevaliers de la Reiksguard ne sont pas des Templiers de Sigmar, mais seulement des Chevaliers ayant prêté serment de protéger l'Empereur que ces mêmes zélotes considère comme l'incarnation vivante de Sigmar. En dépit de son influence, l’ordre a toujours su rester apolitique, loyal avant tout à l’Empereur régnant et par le passé, cette conduite l’a souvent placé en désaccord avec des Ordres moins intransigeants.

L’histoire impériale est jalonnée de batailles remportées par une charge décisive des Chevaliers de la Reiksguard, des histoires qui ont rendu l'ordre très populaire à travers l'Empire. Quand un jeune et impétueux Chevalier de la Reiksguard retourne dans sa ville natale pendant ses permissions, il est salué par les acclamations du peuple et des festivités tapageuses se poursuivent tout au long de la nuit.

Au combat, la Reiksguard forme des régiments imposants afin d’impressionner l’ennemi par ses rangs de guerriers en armures resplendissantes - comme un miroir - richement ornée, coiffés de plumets rouges et blancs et de rubans écarlates. Quand ils accompagnent l'Empereur dans ses nombreuses processions d'usage, ils ajoutent à la splendeur et à la magnificence de l'occasion quelque chose par leur bouleversante prestance et leur fabuleuse et coûteuse armure. Durant le tournoi Impérial annuel les membres de la Reiksguard s'affrontent les uns aux autres pour l'honneur d'être choisi par l'Empereur. Ces événements sont des points culminants principaux de l'année attirant les habitants de tout l'Empire et d'au-delà.

Les Chevaliers de la Reiksguard étant eux même des fils de la noblesse, nombre d'entre eux ont bon espoir d'hériter du titre et des propriétés de leur père un jour ou l'autre. Pour les plus jeunes d'entre eux qui ne seront jamais héritiers, la plupart quittent l'armée pour poursuivre d'autres intérêts et les autres restent dans la Reiksguard, devenant ses officiers, commandants ou généraux.

La glorieuse Reikguard charge les ennemis de l'Empereur

Les Templiers de la Lumière Éternelle

Bannière des Templierss de la Lumière Éternelle

Déesse tutélaire : Véréna

Chapitre principal : Altdorf

Grand maître : Sigismund Drak

Couleurs : bleu foncé et or

Connus dans tout le Vieux Monde, les Chevaliers de la Lumière Éternelle sont damnés et doivent supporter le faix d'une vieille malédiction. Beaucoup les voient donc avec un mélange de sympathie et de dérision, car nul ne comprend vraiment comment on peut accepter de rejoindre les rangs de cette vénérable institution et donc d'être maudit. Malgré tout, ils sont nobles et fidèles à leur déesse, et si l'on parle régulièrement de la malédiction qui les frappe, on aborde tout aussi souvent leur courage et leur héroïsme. Cependant, ils finissent toujours par connaître une triste fin malgré les efforts désespérés déployés pour repousser leur malédiction. C'est certainement leur sens du sacrifice qui les rend très populaires aux yeux des gens.

L'Ordre

A l'instar de nombreux ordres de templiers, les origines des Chevaliers de la Lumière Éternelle remontent aux croisades contre l'Arabie, où ils connurent gloire et fortune grâce au rôle qu'ils jouèrent durant la guerre. Mais avec la richesse et la notoriété vint leur malédiction : la légende prétend qu'au moment de traverser une bourgade remplie de femmes et d'enfants, ils fermèrent leur cœur et massacrèrent ceux-ci jusqu'au dernier. Dans un dernier râle, la matriarche du village maudit les Chevaliers pour l'éternité, les obligeant à mener une existence héroïque qui finit toujours par sonner leur glas.

La malédiction se manifesta pour la première fois lorsque l'ordre rentra des croisades, ses navires chargés de fabuleux trésors. Malgré une mer calme et la compagnie d'une flotte navires appartenant à divers ordres, ses navires (et eux seuls) sombrèrent corps et biens, envoyant les richesses au fond du Golfe Noir. Depuis, l'ordre a été victime de nombreux revers de fortune, qu'il s'agisse d'étranges épidémies n'affectant qu'eux, de pourriture frappant la nourriture qu'ils achètent, de chevaux boiteux, etc. Presque tous les Chevaliers connaissent une fin atroce et de nombreux récits parlent de ces guerriers héroïques qui survivent à de terribles batailles pour succomber à une maladie, à un quignon de pain avalé de travers, à une chute malencontreuse dans un escalier, etc. A chaque fois la mort est des plus banales et rares sont les Chevaliers de la Lumière Éternelle qui connaissent une fin honorable.

Toujours est-il qu’ils sont désarçonnés au moment le moins opportun, que leurs épées se brisent alors qu’ils vont porter le coup fatal, ou que la terre se change en boue ou en sables mouvants sous les sabots de leurs destriers. Seul un membre de cet ordre (Kurt von Tzalza) peut être touché à l’œil par un projectile tiré dans son dos. Seul un Grand Maître des Templiers de la Lumière Éternelle (Sigismund Drak) peut être jeté hors de sa selle, droit dans une charrette emplie de fumier lors du défilé de la victoire à Altdorf, ladite charrette étant la seule située à des kilomètres à la ronde. Seule la commanderie de cet ordre peut être engloutie lors d’un tremblement de terre survenu dans une région à l’activité sismique ordinairement inexistante. Il existe beaucoup d’autres exemples d’un tel manque de fortune.

Malgré leur malchance chronique, les Chevaliers de la Lumière Éternelle sont connus pour leur courage. Du reste, ils sont épris de vérité, de justice et de liberté. Souvent, ils prennent la défense d'un individu ou d'une cause que nul n'oserai soutenir. Ils furent les seuls guerriers à défendre le village d'Hafbad, alors frappé par une épidémie, d'une horde en marche, tandis que nul ne voulait s'en approcher. Et ce furent les seuls Chevaliers à oser affronter le redoutable Shaggoth Brakorth dans les Montagnes du Bord du Monde.

Les Chevaliers de la Lumière Éternelle se livrent rarement aux activités d'ordinaire réservées à de nombreux templiers comme la garde d'un temple ou la protection d'un prélat. Ils entreprennent constamment quêtes et croisades, dans un souci de justice ou pour tenter de lever la malédiction, en imaginant que cela soit possible.

Les Chevaliers

Les Chevaliers de la Lumière Éternelle sont généralement issus des rangs de l'aristocratie. Il s'agit bien souvent des cadets de nobles familles trouvant un compromis entre une carrière militaire et une vie religieuse. Quelles que soient les infamies et notoriété de l'ordre, les candidats sont toujours aussi nombreux. Certains personnages étranges de ce monde, principalement des nobles, pensent qu'il vaut mieux appartenir à un ordre célèbre mais maudit, qu'à un autre banal mais inconnu.

Les Chevaliers font le serment d'observer les valeurs de Verena que sont la vérité et la justice. Cependant, lorsqu'on est noble, ces valeurs sont parfois faussées. Les roturiers auprès desquels ils "rendent justice" ne sont donc pas toujours d'accord avec leurs décisions.

Les Chevaliers de la Lumière Éternelle manient l'épée à deux mains, symbole de l'épée de justice, et portent de très coûteuses et complexes armures de plaques. Ils ont tendance à se jeter au combat sans la moindre retenue, sans se soucier de leur propre sécurité ni de la malédiction qui leur pend au nez, partant du principe que s'ils sont condamnés, ils n'ont pas grand-chose à perdre.
Symbole de l'Ordre de l'Épée Brisée

L'Ordre de l'Épée Brisée

L'Ordre de l’Épée Brisée est ainsi nommé en hommage à Dott Barthos, lequel commandait des Chevaliers Mercenaires rassemblés pour traquer une bande d’hommes-bêtes. Cette dernière avait, durant des mois, terrorisé la région et pillé plusieurs fermes. Leur plus sanglant raid vit trois familles massacrées, une jeune fille enlevée et trois vaches mutilées. Quelque chose devait être fait pour les arrêter.

C’est ainsi que Dott Barthos et ses Chevaliers traquèrent les rejetons du Chaos jusque dans la forêt. Un terrible combat s’ensuivit et Dott Barthos engagea Sizlak Vil-Sabot, le chef de la harde. Il fut grièvement blessé, mais dans un dernier coup emplit de haine et de rage, il fendit le crâne du chef homme-bête. Son épée se brisa sous la violence du choc, mais cela ne l’empêcha pas de poursuivre de son ire les ennemis restants. Le tumulte de la bataille finit par s’apaiser, et Dott Barthos succomba à ses blessures. Mais il serrait toujours dans son poing le tronçon de son arme.

Les Chevaliers survivants formèrent l’Ordre de l’Épée Brisée et jurèrent de pourchasser le mal et de protéger les citoyens de l’Empire. Le crâne de Sizlak Vil-Sabot et les fragments de l’épée de Dott Barthos trônent toujours dans la grande salle de la commanderie de l’Ordre.

L'Ordre de la Faux Sacrée

L'Ordre de la Faux Sacrée s’est donné pour mission de patrouiller les routes obscures de l’est du Stirland. Leur histoire est remonte loin dans le passé, mais reste nimbée de mystère car leurs archives sont gardées sous clef. La rumeur veut que l’ordre abrite des lignées à la fort mauvaise réputation. Ce qui est sûr est que ces Chevaliers sont d’excellents chasseurs de vampires. Ils traquent et éliminent la menace vampirique ainsi que ceux qui la soutiennent. Leurs méthodes sont à l’image de leurs proies, peu orthodoxes voire tout à fait non conventionnelles. La majeure partie des provinces limitrophes n’ont que du dédain pour ces Chevaliers et ils ne sont pas les bienvenus dans leurs villes et auberges. Ce refus n’est pas sans fondement car dans leur empressement à détruire le mal, l’Ordre de la Faux Sacrée a tendance à avoir la main lourde et ne laisse souvent d’un village que des ruines fumantes. Engoncés dans leurs armures de jais et armés de leurs faux rutilantes, les Chevaliers de l’ordre que l’on peut croiser à la tombée de la nuit sur les routes du Stirland ont un aspect effrayant. Leur dévouement est pourtant très utile à l’Empire, et leur œuvre empêche la province de plonger dans la noirceur et la corruption.

Les Chevaliers du Sang de Sigmar

Les Chevaliers du Sang de Sigmar ont un passé glorieux. Leur Grand Maître, Hans Leitdorf, n’est autre que le frère du Comte Électeur d’Averland, et ses membres sont recrutés dans toutes les maisons nobles de l’Empire. Le processus de sélection est encore plus long et difficile que dans la plupart des autres ordres, et chaque aspirant doit passer une année à étudier le prêche sigmarite avant d’être interrogé par un conseil de prêtres qui juge de son mérite.

La Garde Noire

Bannière de la Garde Noire
Dieu tutélaire : Morr

Chapitre principal : Luccini

Grand maître : Lavarro San Andera

Couleurs : noir

Les Gardes Noirs sont les templiers de Morr. Leur premier devoir est de protéger les jardins de Morr et ses prêtres. D'habitude, ceux qui veulent y entrer se présentent à la suite d'un événement significatif dans leur existence, très souvent la mort d'un être cher enfin libéré de ses souffrances par le trépas. Cette expérience permet au futur garde de comprendre l'importance du rôle de Morr et lui montre le culte sous un jour plus sympathique.

D'autres membres de la Garde Noire y entrent après avoir combattu des Morts-Vivants, mais cela ne concerne qu'une minorité. Ils sont souvent peu satisfaits de devoir se contenter de veiller sur des tombeaux. Comme certains prêtres partagent leurs sentiments, ceux-ci peuvent entrer dans la Garde Noire afin de prendre la tête d'unités de templiers choisis parmi les plus militants pour les conduire au combat contre les morts sans repos et les Nécromanciens.

Lors de funérailles importantes, le défunt est souvent accompagné d'une garde d'honneur composée de Gardes Noirs. Les templiers ne font pas le moindre bruit durant la cérémonie et ils semblent même se déplacer en silence malgré leurs lourdes armures. L'importance d'un enterrement se détermine généralement à la somme dépensée pour la cérémonie, mais les Gardes Noirs ont le droit de choisir les cérémonies auxquelles ils acceptent de participer. La plupart des unités ont coutume d'assister de temps à autre à l'enterrement d'un pauvre choisi au hasard, afin d'entretenir les spéculations du peuple, mais ils se plient généralement aux demandes des prêtres. Ces templiers sont redoutés pour leur dévotion envers le Dieu des Morts, et des histoires macabres abondent sur leurs rites d’initiation. Néanmoins, leurs compétences martiales ont sauvé plus d’une fois la vie de leurs alliés, et l’efficacité proverbiale avec laquelle ils moissonnent les vies de leurs ennemis est renommée à travers tout l’Empire.

Lorsque les parents veulent effrayer leurs enfants, ils leur disent que les Gardes Noires viendront les chercher s’ils ne sont pas sages.

L'Ordre

Les sinistres Gardes Noirs.

Les Gardes Noirs partent rarement à la guerre dans le but de conquérir ou d'éliminer une menace, préférant de loin veiller sur les ennemis venus du royaume des morts. Bien évidemment, la plupart des forces armées luttant contre les comtes de Sylvanie comptent des membres de la Garde Noire dans leurs rangs. Les Gardes Noirs ont aussi participé aux Croisades contre l'Arabie. Leur présence fut des plus précieuses lors du siège d'El-Haikk, leur silence et leur attitude exemplaire terrifiant nombre des défenseurs qui croyaient qu'il s'agissait des esprits courroucés de leurs ancêtres revenus pour les terrasser.

Les raisons qui se cachaient derrière leur implication dans cette croisade devinrent plus claires lorsque le sultan fut abattu et ses armées dispersées. Plutôt que de s'en retourner chez eux, les Gardes Noirs poursuivirent en direction de la Terre des Morts. Ils y affrontèrent les morts-vivants des Rois des Tombes et entamèrent une guerre de longue haleine, s'alliant avec les autochtones qui vivaient dans leur ombre glacée. Nombre des Gardes Noirs périrent lors de la croisade de Khemri, rebaptisée la Croisade Noire en leur honneur mais ceux qui en revinrent rapportèrent de fabuleux trésors et d'obscurs ouvrages, aujourd'hui enfermés dans les chambres fortes souterraines du temple de Morr de Luccini, d'où on ne les ressort qu'en cas d'extrême nécessité.

  • Gardes Noirs contre Chevaliers du Corbeau : Les Chevaliers du Corbeau constituent en quelque sorte un ordre jumeau des Gardes Noirs. Composés de guerriers intrépides et expérimentés, leur but est de dénicher et de détruire tous les squelettes, zombies et ombres qui parcourent le monde, mais également d’exterminer les Vampires et les Nécromanciens qui en sont à l’origine. Il s’agit d’un ordre offensif, opposé aux Gardes Noirs en ce sens qu’il ne connaît pas de longues périodes de calme.

Les Chevaliers

Les Gardes Noirs sont très facilement reconnaissables car ils portent une armure lourde d'un noir obsidienne recouverte d'un corbeau ciselé et matelassée, ce qui leur permet de se déplacer dans un silence surnaturel. L'armure dissimule totalement le Chevalier qu'elle renferme: elle joue donc un rôle théâtral, renforçant ainsi l'aura de terreur de l'intéressé, mais également pratique, car un simple contact permet à certaines créatures de la nuit d'absorber la force de leurs victimes. Enfin, quand ils combattent des adversaires revenus d'entre les morts ou qui usent de Magie noire pour frapper leurs proies de cauchemars et autres sorts corrompus, elle leur permet de dissimuler leur identité.

Les membres de la Garde Noire font vœu de silence lors de leur initiation: ils n'ont pas le droit de parler ou d'émettre le moindre son quand ils sont de service. Cela renforce l'aura menaçante qui les entoure. Ils ont le droit de parler à certains moments, notamment pour lancer un ordre ou un avertissement sur le champ de bataille, mais certains membres observent leur vœu de silence en permanence, à l'exception des heures de la prière. Les plus fanatiques vont même jusqu'à se trancher la langue pour éviter toute tentation.

Les Gardes Noirs combattent à dos de formidables destriers à robe sombre, eux aussi bardés de laque noire ou d'obsidienne. À cheval, ils manient d'énormes épées à deux mains ou marteaux de guerre animés d'une lueur argentée lorsqu'ils châtient leurs adversaires. Mais il ne leur est pas toujours possible de combattre à dos de cheval, notamment lorsqu'ils montent la garde ou poursuivent leurs ennemis dans les tombes et autres cryptes. Ils se servent alors de hallebardes imposantes.

Le Garde Noir joue principalement un rôle de gardien des temples et des jardins de Morr. Il protège ces lieux sacrés de toute profanation, qu'il s'agisse de pilleurs de tombes ou autres, patrouillant l'endroit les armes à la main. Nombre de ces Chevaliers sont détachés auprès de dignitaires Morriens, leur offrant leur protection et ajoutant à l'atmosphère sinistre qui entoure ces prêtres. Si les Gardes Noirs ont rarement l'occasion d'affronter les plus vils adversaires de leur foi, ils accueillent ces occasions à bras ouverts et font montre d'une grande efficacité dès qu'il s'agit de détruire des morts-vivants.

Les membres de la Garde Noire sont assurément des personnages curieux, car il faut avoir un tempérament très bizarre pour passer son temps à arpenter les cimetières embrumés du Vieux Monde. La plupart sont des individus tourmentés qui se sentent plus proches des morts sur lesquels ils veillent et des morts-vivants qu'ils combattent que des vivants.

  • Armure Complète d’Obsidienne : Les Gardes Noirs de Morr tirent leur nom de leur impressionnante armure de mailles et de plaques, composée d’obsidienne. Cette armure est très encombrante, mais son apparence menaçante terrorise tous leurs adversaires. Il s’agit toujours d’une armure complète. Son encombrement est compensé par le pouvoir qu’elle exerce sur les adversaires. En effet, la simple présence du porteur d’une telle armure dérange ses adversaires.
Bannière de l'Ordre du Lion d'Or

L'Ordre du Lion d'Or

Cet ordre séculaire a été fondé lors des croisades contre l’Arabie. Un groupe de Chevaliers s’était réfugié dans un village du désert après que leur armée eut été décimée lors d’une grande bataille.

Alors qu’ils désespéraient l’un d’eux, Erich von Strommer, décida de leur redonner courage en accomplissant un haut fait d’armes. Afin de leur prouver que leur cause était juste, il partit en promettant de ramener la tête d’un lion, déclarant que s’il réussissait dans sa quête, ce serait alors un signe favorable de Sigmar. Il revint finalement au bout de plusieurs jours, délirant de fièvre, mais tenant contre lui la tête d’un énorme félin.

Voyant cela, ses camarades reprirent courage et en l’honneur de leur compagnon, adoptèrent le nom de Chevaliers du Lion d’Or. Ils s’enfoncèrent dans le désert et finirent par rencontrer une armée alliée et depuis, l’Ordre du Lion d’Or sert loyalement l’Empire et ses armées.

Les Chevaliers Carmins

Fondé par le riche dilettante Frederici Tolscano en 2310, l'Ordre Carmins est une bande de Chevaliers flamboyants et arrogants. Ce n'est guère étonnant puisque ses membres sont exclusivement de riches privilégiés. Pourtant, la fortune n’est pas suffisante pour être admis au sein de l’ordre, lequel a des règles de recrutement très strictes. Les Chevaliers Carmins sont des individus politiquement influents qui peuvent choisir les campagnes auxquelles ils veulent, ou non, prendre part. Leur choix est souvent dirigé vers celles qui présentent le moins de risques et offrent le plus de gloire potentielle. Chaque membre de l’ordre possède une armure laquée rouge vif dont le casque est surmonté d’un cimier tricolore vert, blanc, rouge. La laque appliquée sur l’armure s’écaille aisément durant les combats et requiert de fréquentes applications pour maintenir une apparence rutilante. Les Chevaliers Carmins répugnent à employer le bouclier, considéré comme un instrument défensif de la plèbe, ils préfèrent recourir à une technique secrète de combat à deux épées. L’une d’elles sert à parer, tandis que l’autre assène des coups mortels. En dépit de leur intolérance, les Chevaliers Carmins sont les bienvenus sur tous les champs de bataille car leur science de l’épée est inégalée. Si le Général parvient à supporter leurs récits peu modestes d’après le combat, les Chevaliers sont un atout important pour toute armée de l’Empire.

L'Ordre des Marteaux de Sigmar

L'Ordre du Marteau de Sigmar fut fondé en Altdorf peu après la destruction de la cité de Mordheim. Les diacres zélés de Sigmar encouragèrent les fils des nobles locaux à rejoindre l’ordre naissant. Une fois les effectifs suffisants, les diacres envoyèrent les Chevaliers dans les ruines pour y restaurer l’ordre et secourir la foi et les fidèles.

Les templiers de cet ordre sont toujours là où les convictions vacillent, et là où les crânes des hérétiques attendent un coup de marteau, leur arme emblématique et le symbole de leur foi en Sigmar.
Symbole des Chevaliers du Cœur Ardent

L'Ordre du Cœur Ardent

Les Chevaliers du Cœur Ardent forment l'un des nombreux ordres militaires au service du Temple de Sigmar. C'est une unité de cavalerie d'élite dédiée à la destruction de tous les Gobelins. L’Ordre a une longue et glorieuse histoire qui date de la guerre civile, lorsque le culte de Sigmar était hors-la-loi dans le Talabecland. Un membre de cet ordre fut un compagnon de Gotrek et Felix. Les Chevaliers du Cœur Ardent sont basés à  Altdorf , et sont des Templiers de Sigmar. Ils sont les gardiens de la Grande cathédrale de Sigmar, et forme la garde personnelle du Grand Théogoniste en personne. 

Les Chevaliers ont une longue tradition d'envoyer leurs membres aider les Nains dans les moments difficiles, et beaucoup des leurs ont trouvés une mort honorable dans les profondeurs de l'Ungdrin Ankor. Féroce et zélé, l'Ordre conserve une haine à l'encontre des Peaux-Vertes. Le commandant des Cœurs Ardents est le capitaine Adrian Hoven.

Ils portent des manteaux, des caparaçons et des boucliers blancs. Ils utilisent des Cœurs rouges comme symbole sur leurs boucliers avec des croix maltaises noirs.

L'Ordre des Chevaliers de la Rose Noire

Fondé pendant l'époque des Trois Empereurs en tant que garde du corps de l'un des prétendants, le Comte Électeur du Stirland, l' Ordre des Chevaliers de la Rose Noire a une longue et mouvementée histoire, changeant d'allégeance au moins trois fois dans les guerres civiles dans lesquels ils sont nés. Bien qu'ils portent encore l'emblème de leur aïeuls, leurs loyautés est aussi mouvant que le sable. Ils sont recrutés parmi les meilleurs guerriers de leur terre, et ne dépassent pas pas une centaine d'homme en effectif. C'est un grand honneur d'être choisi, et chaque homme est payé et équipé à la charge de l’État. Chaque chevalier apporte sa propre expertise et ses connaissances des combats pour les enseigner à ses frères d'armes.

Leurs armures sont noires, en référence à leur nom, à l'exception de leurs gantelets qui sont rouges, signifiant le sang versé de leurs ennemis. Ils portent de lourdes lances, des massues, des épées et des boucliers en forme de cerf-volant arborant une rose et les épines enlacé autour d'un cœur saignant. Ce qui rend ces chevaliers unique est leurs chevaux en armures. Les caparaçons de ces destriers suggèrent l'affiliation de l'Ordre avec le dieu Morr : crânes ou Morr lui-même y sont représentés. Un tel rappel de la mortalité d'un homme associé à la nature et la crainte de l'imagerie imprimée sur les caparaçons, est un spectacle terrifiant pour tout ennemi.

Les Chevaliers du Loup Blanc

Bannière des Chevaliers du Loup Blanc

Dieu tutélaire : Ulric

Chapitre principal : grand temple d'Ulric de Middenheim

Grand maître : Rein Volkhard

Couleurs : rouge et argent, avec peaux de loup

Les Chevaliers du Loup Blanc, plus souvent qualifiés de Loups Blancs, constituent le plus célèbres de tous les ordres de templiers. On les identifie facilement à leurs fourrures de loup et aux violents affrontements auxquels ils participent. Les Chevaliers du Loup Blanc sont le plus vaste et le plus vieil ordre de templiers du Vieux Monde, leur création remontant à l'ère de l'Ar-Ulric Wulcan, il y a plus de deux mille ans. Leur cape en peau de loup alliée à leur barbe et à leurs longs cheveux broussailleux leur donnent une apparence quelque peu barbare, mais ne vous y trompez pas : il s'agit d'un ordre militaire très discipline et leur présence lors de la plupart des grandes batailles du Vieux Monde témoigne de leur courage.

L'Ordre

Pour l'Ar-Ulric!
Presque tous les temples d'Ulric, de la plus petite chapelle grand temple de Middenheim, disposent d'au moins un ou deux Loups Blancs. II existe des chapitres indépendants, mais ils sont rares. Ces importants chapitres abritent plusieurs unités de Loups Blancs, dont le rôle consiste principalement à protéger les intérêts Ulricains. Les templiers qui y sont stationnés organisent bien souvent des expéditions militaires visant à porter le combat chez l'ennemi (en fondant sur le camp orque ou en assiégeant le château d'un nécromancien par exemple).

Les Chevaliers

Les Chevaliers du Loup Blanc se démarquent aussi bien dans leurs missions quotidiennes que sur le champ de bataille. Ils ne séparent jamais de leur armure lourde laquée de noir traitée à l'aide d'huiles foncées. Chaque Chevalier porte une fourrure de loup sur les épaules. Du reste, leur rite de passage consiste à traquer, à tuer et à dépecer un loup à mains nues pour devenir un membre à part entière de l'ordre.

Les Loups Blancs combattent sur des chevaux de guerre bardés de rouge et brandissent des marteaux de cavalier lorsqu'ils chargent (ils n'utilisent donc pas de lances d'arçon). Quand ils sont à pied, ils reportent leur choix sur de gigantesques marteaux de guerre à l'aide desquels ils décrivent des arcs de cercle meurtriers. En outre, ils ne portent ni bouclier ni heaume, les premiers étant réservé aux couards et l'absence des seconds leurs permettant de montrer leurs barbes et leur longs cheveux et de pousser de tonitruants cris de guerre

Les Loups Blancs sont chargés de protéger les temples et les prêtres d'Ulric de l'Empire et d'ailleurs. Les unités sont envoyées en quête ou en mission, ou encore à la guerre, s'intégrant alors à l'armée du Middenland ou à une armée de templiers partant en croisade.

Les Chevaliers Navigateurs

C'est un ordre de templiers-marins d'élite de Manann, basés à Marienburg, où ils sont chargés de garder le grand temple et de protéger la cité et ses flottes. Ils sont sous l'autorité de la matriarche du culte par l'intermédiaire de leur grand maître. Ce sont avant tout des capitaines et des marins de haut niveau: ils possèdent une importante flotte de vaisseaux de guerre qui leur servent à débarrasser les mers environnantes des pirates et autres maraudeurs.

On peut également les engager (contre une confortable rétribution) soit comme marins ou officiers à bord d'un navire, soit pour escorter ce navire au moyen des bâtiments de l'ordre. Ils ont quelques chapitres dissémines dans le Vieux Monde, principalement des lieux de mouillage pour leurs navires, mais les autres nations se montrent réticentes a recourir a leurs services, de peur de devenir leurs obligées ou de devenir trop dépendantes de leur assistance et, à travers eux, de celle de Marienburg.
Cerbererivage.jpg

La Garde Tempête

Les prêtres de cet ordre se consacrent à exterminer les adeptes de Stromfels, à dénicher ses cultes et à faire échouer leurs machinations. Les prêtres de la Garde Tempête sont vêtus d'une imposante cape à capuchon, bleu marine et gris foncé, brodée de délicats motifs de vagues blanc et argent, et ils sont souvent armés d'un trident et d'une lance qu'ils sont très habiles à manier. Leur base est un temple isolé, caché dans une crique rocheuse de la côte du Nordland. Ils travaillent souvent en collaboration avec les Fils de Manann pour mener leurs missions à bien.

Les Fils de Manann

Dieu tutélaire : Manann

Chapitre Principal : Salkalten, Nordland

Grand Maître : Hrofil Halfdane

Couleurs : turquoise et blanc

Les Fils de Manann constituent le plus vaste de tous les ordres chevaleresques du dieu des Océans, mais ils n’ont pas le prestige et les richesses de leurs grands rivaux, les chevaliers Navigateurs. Les autorités du culte de Marienburg les voient d’un mauvais œil, les prenant bien souvent pour des marins d’eau douce et des laquais à la solde de l’Empereur. Si tout cela ne semble pas franchement fondé, il est vrai en revanche que les Fils de Manann s’intéressent beaucoup plus à Altdorf qu’à Marienburg et qu’on ne les trouve presque exclusivement qu’au sein de l’Empire.

L’Ordre

Ces dernières années, les Fils de Manann se sont montrés beaucoup plus actifs dans les provinces septentrionales de l’Empire. Unis pour défendre leurs compatriotes des pillards venus des pics gelés de Norsca, ils ont entrepris de fortifier le rivage contre leurs attaques. Leur succès a été si foudroyant et leur vigilance telle qu’ils sont aujourd’hui inondés de candidatures de recrues désireuses de donner leur vie au service de l’océan.

Les Chevaliers

Vêtus d’une armure turquoise émaillée de blanc, les Fils de Manann sont courants dans les villes côtières du nord de l’Empire. Ils se battent avec des armes liées à leur héritage de marins ; sabres d’abordage et targes, qui leur permettent de se battre avec efficacité sur le pont des navires.

Quand ils ne combattent pas en mer, les Fils de Manann chevauchent de grands destriers pâles, qui aux dires de nombreux témoins ne seraient pas de simples montures, mais de grands élémentaires d’eau. Cela est bien évidemment faux, mais les Fils de Manann font tout pour renforcer cette impression. Leurs chevaux sont entraînés dans les vagues de l’océan septentrional, ce qui leur donne une force et une endurance dont ne disposent pas les montures des autres ordres. À dos de cheval, un Fils de Manann évite généralement la lance d’arçon, reportant son choix sur un redoutable trident en l’honneur de son dieu tutélaire. Les Fils de Manann protègent les navires contre les pirates et les pillards et pourchassent les adeptes de Stromfels et les naufrageurs.

Grand Amiral Hrofil Halfdane

Hrofil Halfdane, grand amiral des Fils de Manann, est un colosse de 2,10 mètres aux longs cheveux blancs et à la barbe imposante, dans lesquels il entrelace des coquillages. Halfdane est un Norse qui s’est taillé gloire et fortune en combattant au sein d’unités de mercenaires dans tout le Vieux Monde. Lorsque le navire à bord duquel il se trouvait fut coulé par une incroyable tempête, Halfdane supplia Manann de l’épargner et il fut rejeté sain et sauf sur la côte nord de l’Empire. Il remercia alors le Dieu des Océans en mettant son épée au service de son culte. Halfdane est un leader fascinant qui a gravi les échelons de l’ordre au fil des vingt années passées, jusqu’à en prendre la tête.

L'Ordre de l'Albatros

Ordrealbatros.png

L'Ordre de l'Albatros est composé de prêtres pilotes et navigateurs et il est très étroitement contrôlé par les autorités du grand temple de Manann de Marienburg. Pour une commission dont le montant exact dépend de la durée du voyage envisagé, de la destination du navire et de la valeur de son chargement, le nocher (c'est ainsi qu'on l'appelle) embarque à bord d'un navire et fait de son mieux pour le mener à destination en apaisant les humeurs de Manann. Parfois, ces prêtres ne valent guère mieux qu'une amulette porte-bonheur, mais en d'autres occasions il s'agit de navigateurs très expérimentés sur les épaules desquels repose entièrement le succès ou l'échec de toute une expédition.

L'ordre se trouve sous l'autorité directe de la matriarche et les commissions sont perçues par le grand temple. Autrefois ces rémunérations étaient versées à l'arrivée du navire à bon port mais aujourd'hui, sous la direction avisée de la matriarche, les armateurs doivent payer à l'avance. Le culte présente officiellement ses activités comme destinées à apaiser Manann pour le voyage en préparation, mais en réalité il s'agit plutôt d'une manière de s'assurer que, quelle que soit l'issue du voyage, le temple ne sera jamais perdant.

En général, les Albatros, comme on appelle également les membres de l'ordre, ne sont pas seulement des navigateurs mais aussi des prêtres lanceurs de sorts, capables de canaliser la volonté de Manann pour favoriser leur voyage.

Les Coureurs des Bois

Dieux tutélaires : Taal et Rhya

Chapitre principal : Talabheim

Grand maître : Ulrika Grunfrau

Couleurs : vert et brun

Les adeptes de Taal et Rhya n'ont pas de templiers bardés d'acier et festonnés de pennons aux couleurs éclatantes pour les représenter en rangs serrés sur les champs de bataille. Ils ne sont tout simplement pas de la trempe de ceux qui peuvent faire de tels guerriers. Les adeptes de ces deux Dieux sont des gens de la campagne et des villageois, plus familiers avec la chasse au blaireau et les terriers de renard cachés au fond des bois qu'avec les lices des tournois. Mais cela ne signifie pas que le culte manque de défenseurs dévoués pour tout ce qui lui tient à cœur. En vérité, il existe un ordre ancien, dont la fondation remonte avant l'Empire, d'après ce que l'on dit : l'ordre de rôdeurs connus sous le nom de Coureurs des Bois.

De tous les ordres connus des neuf cultes de l'Empire, les Coureurs des Bois sont les plus étonnants. Renonçant aux armes lourdes en métal, aux boucliers ornés et à l'armement dont se servent les autres templiers, les Coureurs des Bois comptent avant tout sur la ruse et la discrétion pour venir à bout de leurs adversaires. Plutôt que de s'encombrer de mailles et de plaques, ils portent du cuir. De même, plutôt que de brandir l'imposante épée a deux mains, ils utilisent l'arc et de longs poignards. Ce sont les protecteurs des sites saints et bosquets sacrés aux yeux des Dieux, et tous ceux qui souillent de tels endroits ont affaire à eux.

L'Ordre

Taal et Rhya ne disposent que d'un ordre officiel de guerriers, si bien que ce sont les Coureurs des Bois qui jouent le rôle de templiers. Étant donné qu'ils s'intéressent avant tout à la nature, au pistage et au braconnage, beaucoup ne les prennent pas au sérieux, les reléguant au rang de simples forestiers et non de templiers. Toutefois, les Coureurs des Bois prennent leurs responsabilités au sérieux et sont de fervents protecteurs des sites saints qui leur sont confiés.

Toutes les nouvelles recrues doivent prêter serment d'errance, ce qui les empêche de rester au même endroit pendant plus d'une semaine. Ils passent de bosquet sacré en oratoire, contribuant à l'entretien et à la protection de chacun. Étant donné que nombre de leurs routes se croisent, les Coureurs des Bois s'organisent en petits groupes qualifiés de meutes. La hiérarchie et l'organisation de chacune sont variables et changent presque aussi souvent qu'elles se déplacent.

La tête de l'ordre est tout aussi souple, changeant régulièrement en fonction des besoins de l'institution. Les meutes combinent leurs talents pour servir au mieux les Dieux. Habituellement pacifiques, elles mettent leur sérénité de côté quand elles découvrent un site sacré profané. Dès lors, elles n'ont de cesse de traquer la vermine qui en est responsables.

L'actuel leader des Coureurs des Bois, Ulrika Grunfrau, a pris la tête de l'ordre après la mort de l'ancien, qui traquait un Seigneur des Bêtes dans les forêts du nord de l'Empire. Elle suit les traces de son prédécesseur et a mené de nombreux raids dans la Drakwald et la forêt des Ombres contre des tribus d'hommes-bêtes et de Mutants, sauvant ainsi de nombreux lieux sacrés. Certains membres du culte pensent que Grunfrau est un peu trop encline à mener le combat jusqu'à l'ennemi, et qu'elle risque inutilement la vie de Coureurs des Bois lorsque des sites sacrés ne sont plus menacés, mais beaucoup des siens pensent que le culte ne sera pas à l'abri tant que les forêts ne seront pas débarrassées des hommes-bêtes.

Les Chevaliers

Les Coureurs des Bois ressemblent plus à des pisteurs qu'à des Chevaliers. Ce sont les maîtres de la nature, qui parcourent bois et forêts tels des spectres vengeurs, éliminant intrus et ennemis sans le moindre remords. Ce sont des individus exceptionnellement doués pour la vie dans la nature, dont la plupart vénèrent Taal plus que Rhya, bien que certains habitants du nord l'honorent sous son aspect d'Haleth la Chasseresse. Ils font serment de ne jamais demeurer à un endroit plus d'une semaine et ils patrouillent, à cheval et à pied, dans les régions les plus sauvages de l'Empire. Ils veillent sur les anciens temples et tumulus afin qu'ils restent inviolés, s'opposent aux déprédations impitoyables que l'on fait subir à la terre et aux rivières et éliminent les menaces issues du Chaos et des Peaux-Vertes. Ils voyagent généralement seuls, quelquefois en groupe de deux ou trois, et entrent rarement dans les villes. Armés d'arcs et d'épées, ce sont de puissants protecteurs des étendues sauvages.

Ils enfilent des vêtements pratiques et confortables aux teintes habituellement vert et brun, ce qui leur permet de se fondre dans leur environnement. Les Coureurs des Bois ont un faible pour l'arc, et plus particulièrement l'arc long. Ce sont des tireurs émérites, que seuls les Elfes Sylvains parviennent à surclasser. L'un des premiers actes de tout Coureur des Bois consiste à fabriquer son propre arc. Ainsi, il lui faut parfois des semaines pour trouver les matériaux, huiles et herbes sacrées nécessaires à sa confection.

Au combat, le Coureur des Bois privilégie une armure légère, partant du principe que l'agilité et la discrétion sont la meilleure des protections. Il préfère donc le cuir, foncé à l'aide d'huiles et d'encres, afin de mieux se dissimuler dans son environnement. Beaucoup se recouvrent également le visage et la peau de peintures vertes, brunes et rouges pour mieux se camoufler.

Ulrika Grunfrau

L’actuel leader des Coureurs des Bois, Ulrika Grunfrau, a pris la tête de l’ordre après la mort de l’ancien, qui traquait un Seigneur des Bêtes dans les forêts du nord de l’Empire. Elle suit les traces de son prédécesseur et a mené de nombreux raids dans la Drakwald et la Forêt des Ombres contre des tribus d’hommes-bêtes et de mutants, sauvant ainsi de nombreux lieux sacrés. Certains membres du culte pensent que Grunfrau est un peu trop encline à mener le combat jusqu’à l’ennemi, et qu’elle risque inutilement la vie de Coureurs des Bois lorsque des sites sacrés ne sont plus menacés, mais beaucoup des siens pensent que le culte ne sera pas à l’abri tant que les forêts ne seront pas débarrassées des hommes-bêtes.

Les Chevaliers du Cerf

Fier et majestueux, cet ordre est relativement récent. Peu attirés par l’approche de la guerre basée sur les embuscades qu’affectionnent la plupart des Talabeclanders, les Chevaliers du Cerf tirent une gloire certaine de leurs unités ultra disciplinées et très compacte sur le champ de bataille. Certains les accusent de se préoccuper davantage des exercices de parade que des véritables qualités martiales, mais ils ont fait leurs preuves à plusieurs reprises.

Les Chevaliers du Cerf méprisent les autres ordres chevaleresques et se considèrent comme les véritables fils de Talabheim. Depuis la disparition récente du Comte Halmut Feuerbach‎, l’ordre débat largement sur la question de savoir à qui vouer sa loyauté. Bien que la comtesse Elise Kreiglitz-Untern‎ semble s’imposer comme successeur, certains sont convaincus que le Comte Feuerbach est toujours vivant et qu’une fidélité dispersée serait aussi dommageable pour l’ordre que pour la cité.

Les Élus de Taal

Les Élus de Taal correspondent à une organisation regroupant des bûcherons d’élite qui patrouillent l’enceinte du Taalbastion, notamment le Taalgrunhaar. Ils assurent en particulier la protection des pèlerins contre les bandits et traquent les quelques Mutants et animaux dangereux qui parviennent à pénétrer dans le cratère. Il leur arrive parfois de sortir du Taalbastion pour surveiller la vieille route des Nains au sud.

En temps de guerre, les Élus de Taal font office d’éclaireurs et de troupes spéciales d’intervention rattachés à l’armée principale, bien qu’un détachement reste en retrait pour assurer la protection des bois sacrés. Ces hommes sont les maîtres des frappes éclair, de la pose de pièges et du pistage. Les membres des Élus de Taal n’ont que mépris pour les uniformes, mais tous portent une peau de cerf sur les épaules pour se distinguer du reste de la population. Leur chef actuel s’appelle Joerg Hafner, redoutable guerrier et traqueur hors pair. Ce dernier préfère la nature sauvage à la vie urbaine, mais ses responsabilités à la tête des Élus de Taal, ainsi qu’à celle de la milice, l’impliquent plus qu’il ne le souhaiterait dans les affaires politiques. Hafner entretient de bonnes relations avec les Chevaliers du Cerf, qu’il considère comme de vrais frères d’armes.

Sources

  • Livre d'armée de l'Empire, V8
  • Livre d'armée de l'Empire, V7
  • Warhammer JdR V3 - Omen of War (traduction par Christer et Felix Braun)
  • Warhammer JdR - Les voies de la Damnation
  • Warhammer JdR - Tome de la Rédemption
  • Warhammer JdR - Terreur à Talabheim